Compte rendu

Compte rendu de la séance du Conseil communal du 23 juin 2005


Quelques points importants ont émaillé la séance.

 

Nouveau mobilier urbain
C’est entouré de l’auteur de projet et des représentants des deux sociétés retenues que l’Echevin Gérard Monseux (PS) a présenté au Conseil, l’attribution du marché du nouveau mobilier urbain. Pour plus d’équité, le territoire a été scindé en trois zones et le marché des planimètres et " abribus " séparé de celui des colonnes publicitaires. Cela faisait donc six lots que les deux géants mondiaux du secteur, Decaux et ClearChannel, se partageront. Le remplacement du mobilier commencera dès cet automne par le centre-ville et se poursuivra dans les autres zones en 2006. Partout, un souci d’unité sera respecté avec un même lettrage, les mêmes couleurs et le même design. En compensation, les sociétés placeront notamment de la signalisation piétonne et des panneaux touristiques sur le Ravel. Enfin, la Ville percevra une redevance qui, en 15 ans, lui rapportera globalement 2.200.000€.

Une CLE pour l'accueil
L’Echevin de la Jeunesse et de l’Education Jean-Pol Demacq (PS) a présenté le premier projet de la Coordination Locale pour l’Enfance (CLE), application du décret qui vise la qualité de l’accueil extrascolaire. Le Centre de Loisirs de Mont-sur-Marchienne accueillera les enfants de 3 à 12 ans le mercredi après-midi et en semaine après l’école. Il ne s’agira pas d’une simple garderie mais d’un lieu central, équipé, adapté et disposant de moyens humains suffisants pour proposer à tous les enfants des activités d’éveil, des animations culturelles, sportives et d’extérieur. A terme, en fonction des moyens attribués par l’O.N.E, l’expérience pourrait s’étendre dans d’autres sections.

Joyeuses entrées
Dressant l’inventaire du mauvais goût qui orne les différents ronds-points aux entrées de Charleroi, Manu Simon (ECOLO) a interrogé le Collège sur " d’éventuels projets visant à donner une allure plus digne aux entrées de ville". Il a demandé quelles perspectives ouvraient les futurs travaux du métro pour le rond-point du Boulevard Tirou et ses trois coqs. Pour l’Echevin de l’Aménagement Gérard Monseux (PS), la Ville souhaite à travers ses ouvrages publics, " honorer les artistes régionaux, caresser l’âme des habitants en se promenant sur l’histoire militaire et industrielle, (…) définir la spécificité de notre ville à travers ses références ". Deux visions des mêmes choses, donc…En ce qui concerne les aménagements du métro, le Collège devra bientôt prendre une orientation pour le rond-point Tirou. Conscient des imbrications de la culture et de l’aménagement urbain, il associera l’Echevin de la Culture Christian Renard à la réflexion.

A propos de la Propreté
Philippe Sonnet (MR) est revenu sur le " Plan propreté " présenté voici trois ans. Le renforcement des effectifs promis serait remis en question par la Région et du matériel obsolète ne serait pas remplacé. L’Echevin de la Propreté Lucien Cariat (PS) estime que le plan ambitieux fonctionne correctement. Une partie des citoyens ne respecte pas les devoirs élémentaires du contrat de propreté et au fil du temps, les besoins se sont révélés plus importants qu’estimés car plus une ville grandit et s’anime, plus elle produit de déchets. Selon lui, il faudrait, par exemple 50 hommes de plus, même avec les machines modernes récemment acquises. Le Collège a pris la décision de recruter 30 contractuels pour assurer la transition entre la fin des contrats subsidiés par la Région wallonne et ceux qui les remplaceront. Car ils ne sont pas remis en question mais seulement retardés.

Le coût de la liberté
Olivier Chastel (MR) a interrogé le Bourgmestre sur la possibilité pour la Ville d’avoir recours aux logiciels libres, peu coûteux et dont l’usager est libre de disposer librement. Il a mentionné l’exemple de La Louvière qui aurait réalisé une économie de l’ordre de 500.000€ tout en améliorant les performances de son parc informatique. Selon Jacques Van Gompel (PS), les services informatique communaux sont conscients de ces potentialités. Citant d’autres exemples, comme ceux de Paris et Munich, il a toutefois tempéré l’enthousiasme vis-à-vis des plates-formes " open source ". Si les droits d’utilisation sont nuls, un important budget devrait par contre être prévu pour la formation des gestionnaires et utilisateurs. De nombreuses applications existantes devraient également être traduites pour pouvoir fonctionner. Charleroi dispose de projets " open source ", mais il est indispensable de procéder à une analyse minutieuse avant d’envisager la migration vers le " libre ". Dans sa gestion des technologies de l’information, la Ville devra surtout veiller à la pérennité des formats, à l’accessibilité et à la sécurité des communications pour le citoyen.

La rentrée du Conseil communal est fixée au 22 septembre.