Compte rendu

Compte rendu de la séance du Conseil communal du 26 octobre 2006


Fin de mandature prudente

La séance d’octobre du Conseil communal a été monopolisée par la situation politique à Charleroi.

Ainsi, le Premier Echevin Jean-Pol Demacq présidant le Conseil communal a entamé les débats par une lecture de la lettre de démission de Jacques Van Gompel inculpé le 20 octobre.

Face à une foule de journalistes et de citoyens, Jean-Pol Demacq a notamment rappelé « toute l’émotion qui a entouré l’arrestation de Jacques Van Gompel » sans oublier d’évoquer la nécessité de la poursuite en toute indépendance du travail judiciaire.

« Oui Charleroi est malade, mais sa guérison passe sans doute par une ambition collective et combative » (J-P Demacq)

Ensuite, il a rappelé la mise en affaires courantes et « prudentes » décidée par le collège échevinal. Affaires prudentes car l’ordre du jour du Conseil communal a subi des modifications seuls les comptes et budgets de la zone de police ainsi que la modification budgétaire du CPAS étant maintenus intacts.

Jean-Pol Demacq fut intarissable sur le besoin urgent de renouveau politique : « ensemble nous relèverons cet énorme défi. Oui Charleroi est malade mais sa guérison passe sans doute par une ambition collective et combative pour assurer le redéploiement de Charleroi qui veut devenir un exemple de bonne gouvernance ».

Luc Parmentier (Ecolo) a répliqué en rappelant l’importance du Livre blanc de la Bonne Gouvernance qui doit devenir un « livre de chevet ». Il a par ailleurs demandé que les conclusions de l’audit externe de la Région wallonne fassent rapidement l’objet d’une présentation devant le Conseil communal, et a conclu son intervention en assurant la majorité du soutien constructif d’Ecolo.

« L’audit externe me paraissait impérieux. Il est impossible pour les nouveau partenaires de prendre place au Collège sans connaître l’état des lieux » (O. Chastel)

Olivier Chastel (toujours conseiller communal MR) a pour sa part plaidé pour la reconstruction de Charleroi, soulignant l’opportunité de la décision du Collège de se mettre en affaires « prudentes ». Selon Olivier Chastel, certains agents communaux n’auraient pas gardé une ligne de travail droite : « L’audit externe me paraissait impérieux. Il est impossible pour les nouveau partenaires de prendre place au Collège sans connaître l’état des lieux ».

Véronique Salvi (CDH) enfin, a fait appel aux échevins et au personnel communal pour qu’ils collaborent à la réalisation de l’audit externe de la Région wallonne.

La Ville de Charleroi avait interdit l’exploitation du centre de tri de Frecar Recycling

Le chapitre de la situation politique carolo étant clos, le conseiller communal Ecolo Jacques Coupez a produit la seule interpellation de cet avant-dernier conseil communal de la mandature. Il s’est fait le porte-voix des doléances des riverains de l’entreprise Frecar recycling. En avril dernier, des habitants de Roux et Gosselies avaient interpellé les autorités communales sur l’ensemble du trafic engendré par l’activité de cette entreprise, qui transite par le centre de Roux et le quartier de Sart-les-Moines à Gosselies. Au mois d’août, le Ministre wallon de l’Environnement a déjà refusé d’octroyer à Frecar le permis d’exploiter et apposé les scellés. Frecar a introduit un recours auprès du Ministre wallon de l’Aménagement du territoire qui devrait statuer vers la mi-novembre. Jacques Coupez a demandé aux autorités communales de donner un « signe fort » aux riverains en faisant entendre la voix de la Ville de Charleroi auprès de la Région wallonne. Gérard Monseux, échevin de l’écologie urbaine, a répondu qu’il espérait lui aussi que le Ministre wallon de l’Aménagement du Territoire entende les arguments développés par tous. Il a rappelé que la Ville de Charleroi avait interdit l’exploitation de ce centre de tri.

Enfin, le même Gérard Monseux a rassuré tout le monde, et Etienne Knoops en premier, en annonçant la reprise des travaux de la route de Mons en novembre.