Au Conseil communal du 25 janvier

Vendredi 29 Janvier 2016 - 11:04

N'était la motion déposée par la majorité en faveur d'une stratégie transport et mobilité à l'échelle du bassin de vie de Charleroi, ce serait, une fois de plus, les nombreuses interventions et questions d'actualité des conseillers, portant parfois sur des sujets sociétaux sensibles, qui auraient alimenté, pour l'essentiel, les débats du premier conseil communal de l'année 2016 présidé par le bourgmestre en titre Paul Magnette, le lundi 25 janvier.

Une fois le pv de la séance du 14 décembre 2015 approuvé sans remarque et les bons voeux de circonstance adressé par lui à l'assemblée, ce dernier pouvait s'attacher à résumer ce texte soutenu par les 3 partis de la majorité communale ainsi que son corollaire déjà adopté par le Comité de Développement stratégique de la région de Charleroi Sud-Hainaut.

Considérant ceci, considérant celà,... « Le conseil communal, comme on peut le lire au bas du document, insiste sur l'importance de développer les alternatives à la voiture individuelle et de déployer un service de transports en commun rapide, ponctuel, fréquent, d'une large amplitude horaire pour irriguer le bassin de vie carolorégien et sur l'implication de chaque partenaire pour investir en priorité dans cette amélioration de service; insiste sur le rôle clé des principaux acteurs de la mobilité que sont la SNCB, la SRWT et le SPW; rappelle et réitère sa motion adoptée par le Conseil communal en date du 30 mars 2015 visant à demander la remise en place du Thalys sur la dorsale wallonne et l'intégration des liaisons au départ de Charleroi dans les prochains plans de la SNCB. En conséquence, soutient la proposition annexe adoptée par le Comité de Développement stratégique de la région de Charleroi, visant à développer une approche multidisplinaire et une vision stratégique communne et multimodale pour l'ensemble du bassin de vie, que ce soit en matière de transports en commun, de transport fluvial et aérien, de mobilité douce ou encore de circulation routière ».

Justement, que dit-elle, cette proposition annexe? Elle parle notamment des défis permanents posés en matière de développement du territoire, de développement durable, d'évolution démographique, elle parle de la nécessité, au niveau des TEC d'une réorganisation globale (développer l'offre sur la N5 ainsi que sur la N 53 par exemple) renforcer l'offre du métro léger avec, à terme, développer la ligne vers l'Est, de la nécessité de renforcer tout le périmètre de l'intraring potiellement fort en terme d'emplois, renforcer la gare de Charleroi Sud, mais aussi les autres gares, de développer le RER carolo, les connexions internationales (Thalys mais aussi la ligne Erquelinnes-Jeumont,...). « Sur cette base, le Comité de Développement stratégique a décidé de créer en son sein une commission Mobilité qui aura pour objectif d'être à la fois le lieu où on planifiera de manière stratégique toute la vision globale de mobilité de notre bassin de vie et où, en même temps, on veillera à défendre et soutenir ces projets partout où ils doivent l'être » ajoutait P. Magnette.

« J'ai eu en main la note que avez présentée au Comite de Développement stratégique; quant à la mise en place d'une commission Mobilité, je n'ai aucun problème avec ça. Mais nous trouvons, dit en substance Xavier Desgain qu'il faut être beaucoup plus explicite que la note, qui n'est qu'un catalogue, qui ne sont pas des prises de position ». Exemple avec la ligne de train Charleroi-Erquelinnes. « Nous demandons qu'elle soit maintenue et qu'on la prolonge jusqu'à Paris (en liaison directe), c'est évidemment beaucoup plus fort. C'est un exemple, mais c'est comme ça pour tous les points pour lesquels nous avons fait des propositions d'amendement ». Bref, il aurait fallu, selon le conseiller écolo « Une expression du conseil communal de la Ville de Charleroi qui soit beaucoup plus claire par rapport à l'attitude de la SNCB qui risque de démanteler certaines lignes et de réduire, encore, la qualité du service sur d'autres. Nous ne pouvons pas nous rallier à une motion qui ne dit pas grand chose finalement».

"Nous avons proposé une adaptation de la motion mise en discussion au départ d'abord pour intégrer les préoccupations environnementales, les préoccupations des usagers et celles des cheminots. Parce que nous pensons que les préoccupations de ces trois grands groupes sont compatibles et qu'on doit pouvoir les réunir dans une prise de position ferme, claire et nette; nous voulons que le Conseil communal insiste sur le fait que la SNCB joue un rôle prioritaire dans les alternatives à la voiture dans les déplacements du bassin de vie de Charleroi et pour les déplacements depuis le bassin de vie de Charleroi vers les autres grandes villes ».

Alors, une « mollesse » qui s'expliquerait par la volonté de ne froisser aucun partenaire politique? ( la motion a fait l'objet d'un vaste consensus parmi 25 communes, quatre formations politiques y compris Ecolo, les partenaires sociaux et des employeurs) . « Charleroi au-dessus des divergences politiques, c'est notre engagement commun » rectifia P. Magnette.

« C'est le consensus minimum mais, dans ce cas-ci, il est mou; (et donc) il est mauvais pour l'environnement, l'emploi, mauvais pour les gens qui doivent de déplacer en transports en commun et mauvais pour les navetteurs ».

P. Magnette: «Je transmettrai votre appréciation à Jean-Marc Nollet qui a approuvé ce consensus ».

Sur le fond et sur la méthode, des critiques aussi dans le chef de Sofie Merckx (PTB+). Sur la méthode, « On me dit qu'on a pris contact avec les 4 membres de l'opposition; j'ai personnellement téléphoné ce jour à 15h34 pour pouvoir obtenir le texte, que j'ai finalement eu, mais le seul contact que j'ai eu, c'est avec Luc Parmentier qui ne fait pas encore partie, je crois, d'un quelconque cabinet politique. Avec moi, il n'y a pas eu de débat. Je sais que c'est difficile, que ce n'est pas encore rentré dans les moeurs, mais aujourdui, ben oui, il y a un 5è parti dont il va falloir tenir commpte ».

Cela dit, Sofie Merckx a rappelé qu'elle même avait déposé une motion semblable début janvier mais non prise en compte. Soit, elle de s'en étonner (cela s'expliquerait par le fait qu'lle n'ait pas transmis aux services ad hoc le dossier complet selon le bg Magnette), mais l'idée, précisa l'élue, c'était vraiment de demander de la part de Charleroi de soutenir un investissement public dans la SNCB, un investissement qui est important selon elle non seulement pour maintenir ce service public mais aussi pour le développement économique de notre région, les défis écologiques. « La motion qui est proposée par la majorité, je ne la soutiendrai pas parce que je pense qu'elle ne demande pas clairement cela; elle comporte aussi le danger du tout à la voiture, soutient le tracé de la N 5 proposé par le GW, ne remet pas en cause le R9, etc; si elle évoque une réorganisation de l'offre des TEC, elle ne parle pas du tout d'une augmentation de l'offre de ce service public ».

La motion a finalement été adopée (abstention groupes Ecolo, PTB+ et FN).

Dans le registre des interventions, la première était portée par Hicham Imane (PS). Relatant une situation problématique à laquelle fut confronté dernièrement un home pour personnes âgées de Diest, il s'enquit de savoir auprès du président du CPAS Eric Massin, comment étaient gérées les demandes d'euthanasie dans les institutions carolos.

Avec beaucoup de retenue, ce dernier a informé que des équipes, au sein des MRS carolos ont déjà accompagné quelques demandes d'euthanasie actives. Dans ce cas, dit-il, toute demande est entendue par le personnel soignant et le médecin coordinateur. Cette demande est ensuite transmise au médecin traitant de la personne, lequel a le libre arbitre d'y répondre positivement ou pas, de faire appel à un collégue, si elle répond toutefois aux critères prévus par la loi sur l'euthanasie. L'équipe de seconde ligne en soins palliatifs peut être aussi appelée en soutien technique ajouta E. Massin. Dans le cadre de la demande «On continue à sensibiliser le médecin à l'écoute de la douleur des résidents pour une prise en charge concrète de celle-ci afin de rendre plus confortable la fin de vie de nos résidents et plus serein le ressenti des accompagnants. Nous essayons de ne pas isoler le concept d'euthanasie mais de l'intégrer à toutes les démarches de soins palliatifs afin de pouvoir offrir la bonne réponse au bon moment selon la volonté du résident. Le cas échéant, nous mettons tout en oeuvre pour organiser ce passage en respectant toutes les volontés du résident ainsi que de ses proches. C'est un moment intense, qui doit se faire dans la sérénité car il est difficile pour tout le monde ».

Il y a ensuite, termina E. Massin, l'accompagnement final, celui qui permet d'entourer tout particulièrement l'ensemble des acteurs impliqués dans un processus de fin de vie; il y a les formations et le suivi pour le personnel, cette brochure aussi, éditée en partenariat avec l'ISPPC et tout simplement intitulée « Il y a peu de mots, juste des mains tendues ».

« C'est vrai que la fin de vie on y pense quand les gens sont en maison de repos, mais en tant qu'acteur de terrain de premier échelon, indiqua Sofie Merckx, il faut pouvoir aborder ce débat avec les gens avant d'y arriver. Et elle de plaider pour des actions de sensibilisation (qui existe déjà selon E. Massin) donnant l'occasion à chacun de réfléchir sur la manière d'envisager sa fin de vie.

Ainsi que l'a rappelé, pour suivre, Nicolas Tzanétatos (MR), il entre, et ce depuis belle lurette déjà, dans les intentions de la chaîne européenne de commerce de gros Metro Cash & Carry de s'implanter à Charleroi. « L'arrivée de Metro à Charleroi permettrait de réhabiliter les entrepôts détruits par un incendie en 2009 et de créer une cinquantaine d'emplois ». Oui, mais où en sont les négocations?

« Comme vous l'avez dit, l'informa l'échevin Ph. Van Cauwenberghe, nous avons rencontré il y a une huitaine de jours les responsables du groupe Metro; ils sont intéressés par l'implantation d'un Cash &t Carry sur le territoire de Charleroi. Comme eux, nous pensons que le marché vespéral, dont c'est la vocation, est le plus adapté et le plus cohérent pour l'installation de professionnels de l'Horeca ».

Selon l'échevin du Commerce,  une structure comme celle-là, avec une cinquantaine d'emplois à la clé, ne peut être que bénéfique pour toute le site. « A ce stade, il n'y a pas de négociations mais il y a une volonté commune de les voir s'implanter à Marcinelle.

Ph. Van Cau a par ailleurs précisé que, depuis la décision du CC (26/10/2015) relatif à la liquidation de la Régie des Marchés, des intérêts se sont manifestés pour le site mais « nous préférons donner la priorité au dossier Metro.

« On sait que cette nouvelle chaîne de magasins entend ouvrir six nouveaux points de vente en Belgique d'idci 2020. je pense que ce serait dommage qu'on passe à côté de Charleroi » conclut pour sa part N. Tzanétatos.

Les 6 et 7 févriers prochains, Charleroi accueillera la première Muslim Expo. « La tenue d'une telle manifestation n'a rien de contraire à quoi que ce soit et a même toute sa place au sein de notre ville, si riche par sa diversité ethnique, cultuelle, philosophique et sociale; par contre, insista Maxime Sempo (MR) je ne peux que rester perplexe et étonné face à la liste de certains invités orateurs lors de ce salon, précisément, et pour n'en citer que deux, Tariq Ramadan et Michel Collon. Je crains réellement que ces invités, sous une apparence d'ouverture et d'universalité, relayent un discours marqué par le prosélytisme et le sentiment anti-Occidental. (...); Bref, ces conférenciers peuvent, à mes yeux, visiblement créer une menace à l'ordre public et engendrer des comportements radicalistes en cette période, je le rappele, où nos libertés n'ont plus été, depuis des décennies, mises autant en péril ».

Troubles à l'ordre public de la même espèce que celui généré en plein conseil par ces énergumènes qui ont vociféré tout sauf des choses appelant au respect de l'autre et au bien vivre ensemble?

« Concernant l'opportunité d'accueillir sur notre territoire une telle manifestation, je vous rappelle, indiqua d'emblée l'échevine Déléguée aux Affaires mayorales F. Daspremont (qui n'y fera pas acte de présence) qu'elle se déroulera sur un site privé. A mon niveau, seuls les éléments probants conduisant à estimer que cette manifestation serait de nature à perturber l'ordre public peuvent conduire à une intervention de ma part et, plus largement, des autorités de la Ville. En la matière, sur ce dossier et sur n'importe quel autre, toute décision éventuelle est prise sur base d'un rapport circonstancié établi par la police locale. Conformément aux recommandations émises par l'Ocam depuis le passage au niveau de sécurité 3, un document, (ainsi que souhaitait le savoir Maxime Sempo), a bien été déposé par les organisateurs (que son cabinet a d'ailleurs rencontré) le 16 décembre dernier. Etant donné qu'aucune intervention de la Ville n'est requise, ajouta F. Daspremont, ledit document a simplement été transmis au service de la police pour suite utile. Interrogé, le Chef de Corps nous informe, qu'après analyse et à ce stade, aucun élément ne justifie un ordre qui interdit la tenue de cet événement. Il me semble néanmoins peu probable qu'un rapport de police négatif me soit transmis: des manifestations du même type se sont tenues auparavant, en d'autres lieux, sans qu'aucun incident n'ait été à déplorer. Toutefois, insista l'édile, si des propos condamnables devaient être tenus, il va de soi que la Ville examinerait tous les droits de recours possibles ». Conclusion: « A ce stade, ne faisons pas de procès d'intention ».

Des regrets par rapport au fait que des contradicteurs ne soient pas annoncés pour tenir tête aux conférenciers controversés, Maxime Sempo dit en avoir aussi par rapport aux mesures de prévention prônées par le plan anti-radicalison de la Région wallonne: N'est-on pas, justement, ici, face à ce qu'on souhaite détecter le plus rapidement possible interrogea-t-il? Il s'agit, a tout le moins, d'être préventif.

Reprenant la parole, pour se justifier au passage de sa non présence à cet événement – en tant qu'autorité communale, il vaut mieux afficher une certaine neutralité lors de rassemblement à caractère cultuel ou philosophique, F. Daspremont a précisé que, comme pour tout autre événement, des mesures de sécurité seraient bien sûr prises durant ce salon.

« Je suis rassurée par les propos de Mme Dapremont quand elle dit qu'il ne faut pas faire de procès d'intention. Quand on entend tout ce que l'on dit autour de cette manifestation, je pense, indiqua quant à elle Malika El Bourezgui (Ecolo) qu'il faut calmer le jeu. D'autres du même type, avec les mêmes orateurs se sont déroulées ailleurs et cela n'a provoqué aucune trouble à l'ordre public. S'il y a des inquiétudes, j'invite Maxime Sempo à se rendre justement à ces conférences pour y avoir un débat contradictoire. J'espère qu'il aura autant de verve si un jour un certain Zeymour ou Houellebeck voudront venir faire une conférence à Charleroi ».

Après avoir donné quelques détails sur le parcours intellectuel de certains orateurs attendus à cet événement, Kevin Saladé (PS) a dit se réjouir d'entendre que « maintenant il ne fallait pas mélanger les fonctions communales et les événements cultuels. J'imagine que, dorénavant, pour le Te Deum, il n'y aura plus non plus de représentant de la Ville de Charleroi ».

Pour le bg P. Magnette: « Ce sont des sujets très tendus sur lesquels, à nouveau, l'attention médiatique est attirée sur nous. Nous vivons des temps difficiles, tendus sur toutes ces questions; nous sommes une ville multicultuelle et il est essentiel de rappeler les principes de liberté de confession, de conviction et de liberté d'expression. » Mais lui de rappeler aussi que « nous sommes très vigilants aussi au respect de l'ordre public et des lois qui répriment les propos racistes ou négationistes. Evidemment, s'il devait y avoir le moindre dérapage, la Ville prendrait toutes les mesures qu'elle doit prendre. Il est clair aussi que tout le monde comprenne que l'autorité politique n'acceptera aucune intimidation, d'où qu'elle vienne ».

Une année qui commence, c'est le bon moment choisi par J. Ph. Preumont (PS) pour rappeler aux bons souvenirs de nos édiles les travaux tant attendus du côté de sa chère cité gillicienne. Il y a ceux projetés place Chantraine, ceux espérés rue des Vallées pour refermer l'egout à ciel ouvert qui déplaît tant aux riverains et passants, ceux de réhabilitation ou de reconversion du site VSAG rue du Pirotia, ceux de voiries,.. Mais aussi, et peut-être surtout, ceux qui pourraient être entrepris dans le cadre du projet Europan, sur le quartier pilote proche des Quatre Bras.

Par rapport à ce dernier, P. Magnette rappela qu'une cinquantaine de « jeunes » architectes ont répondu à l'appel. « Ils ont beaucoup travaillé sur ce quartier qui nous apparaît comme particulièrement intéressant (pour rasssembler toute une panoplie de services publics. C'est un centre ville dans la Ville. »

Après le temps des réflexions, vint celui des projets. De tous ceux proposés, 4 furent primés ex aequo. On pourra les découvrir très prochainement. « Ils présentent des visions variées des espaces architecturaux. Nous nous penchons sur ces projets et ensuite nous désignerons l'un d'entre eux via une procédure marché public négociée. » Selon P. Magnette, le projet retenu in ultime pourrait être développé en partenariat avec des opérateurs privés.

En attendant, le marché travaux relatif à l'égouttage a été attribué en ce qui concerne le quartrier saint Joseph. Dixit l'échevin Eric Goffart, la Ville est attente de la planification de ceux-ci par Igretec.

Autre bonne nouvelle: elle concerne les voiries. Grâce au marché stock de 5,5 millions d'€ attribué en décembre dernier par le Collège, toute une série de routes vont être rénovées durant 2016 à Gilly (et ailleurs); En ce qui concerne les travaux de la place Chantraine, « le projet est en voie de finalisation. Une réflexion plus globale portant sur la question de la mobilité doit maintenant être menée; Quant à l'avenir du site de l'ancienne salle du VSAG, maintenant que la site est assaini (une priorité pour des raisons de sécurité et de salubrité), « c'est avec les habitants du quartier qu'il faut une réflexion sur le nouveau visage que l'on entend donner à ce site. A ce propos, le comité de quartier se montre particulièrement dynamique » s'est félicité l'échevin Goffart.

Enfin, pour ce qui est de la maison communale, les travaux, ainsi que l'a indiqué E. Goffart, ont été attribués en juillet dernier, mais la présence d'amiante en a retardé l'entame, de sorte que le dossier se trouve, aujourd'hui, entre les mains de la Région wallonne. « La situation est compliquée mais on lève les points de blocage les uns après les autres » conclut-il.

Une reconversion en ceci par ici, une reconversion en cela, par là: On en parle, on en parle, mais, finalement, toujours aucun projet de réhabilitation ou de sauvetage concrets à se mettre sous la dent en ce qui concerne l'hôtel de ville de Jumet .

Pour Luc Parmentier (Ecolo), Maxime Sempo (MR) et Philippe Hembise (PS), qui sont (re)venus aux nouvelles du malade, il est pourtant urgent de statuer car il y a péril en la demeure. « Haut symbole historique, politique et folklorique de notre commune, l'hôtel de ville du Chef Lieu mérite un avenir meilleur que celui de la Brasserie de l'Union ou du cinéma Varia » devait indiquer en substance le premier, déjà sur la balle en 2011 quand un rapport de l'inspection du travail mettait en avant l'état sanitaire et la sécurité précaire du bâtiment.

Pour son collègue réformateur « Il devient urgent de statuer, car, ne pas entretenir un tel bâtiment, c'est, qu'on le veuille ou non, le vouer à sa destruction à moyen terme. Ce serait du gâchis tant pour le patrimoine matériel de la ville mais aussi pour son patrimoine immatériel quand on sait tout ce que cela représente pour le folklore et l'histoire avec une grand H à Jumet ».

« Pendant toutes ces études, ces réflexions et ces hésitations, les années passent et le bâtiment continue à se degrader (...) Le drame, ponctua M. Hembise, qui regrette d'autant plus l'absence de nouvelle depuis le lancement d'une étude sur l'affectation du secteur par la SOWAER, serait, vous le devinez, l'abandon de celui-ci avec pour corollaire la « taudisation » progressive créant un chancre dans un quartier déjà malmené ».

« Je rejoins bien évidemment l'idée que la maison communale du Chef Lieu est un élément important de notre patrimoine » rétorqua l'échevine Déléguée F. Daspremont. « A ce titre, et avec la place du Chef Lieu, il constitue également l'ossature d'une réflexion urbanistique cohérente. L'étude de la SOWAER aura pu permettre de dégager des pistes de solutions concrètes et réalistes ». Aurait pu, car, « il est apparu que, d'une manière générale, les orientations développées (tant pour le logement, la mobilité, les espaces verts,...) restaient très généralistes. » Et donc, sur base de cela, « il a été demandé à la SOWAER de finaliser l'étude en y intégrant les remarques formulées par la Ville et en faisant appel à un bureau en capacité de réaliser cette mission ». En attendant, « interpellée par ces citoyens désireux de sauverger leur patrimone, j'ai, en accord avec les chefs de file de la majorité, fait la proposition d'étudier la piste d'une vente pour l'euro symbolique. Cette piste est, comme d'autres actuellement, ouverte et il est prématuré de pronostiquer son aboutissement ». Selon l'édile, Il pourrait s'agir d'une asbl qui pourrait regrouper toutes les bonnes volontés et initiatives jumétoises. A suivre donc...

Le cas échéant, il y aura matière à communiquer, ce qui ne fut pas le cas jusqu'ici, raison, expliqua l'échevine, de l'absence de réunions avec les riverains, ainsi que lui en faisait le reproche L. Parmentier.

Curieux de voir l'évolution du dossier, et visiblement satisfait de la tournure qu'il semble prendre, Maxime Sempo devait profiter de l'occasion pour appeler, de son côté, à ce qu'on n'oublie pas non plus un autre monument en péril situé non loin de la MCA de Jumet: la chapelle des Affligés. « On y est très très attentifs au niveau du patrimoine » devait le rassurer l'échevin Mohamed Fekrioui.

Dernière intervention sur le sujet, celle de Sofie Merckx (PTB). D'une part pour féliciter les citoyens de jumet « qui se sont mobilisés » pour la sauvegarde de ce patrimoine, et de l'autre, pour fustiger l'attitude de la Ville: « Je suis un peu déçue du manque de responsabilité que la Ville prend dans la sauvegarde du patrimoine; ça fait partie de nos compétences et on vient avec l'idée de se défaire d'un bien pour l'euro symbolique. Je pense que, contrairement à ce qui a été dit, le temps joue contre nous dans ce dossier car un bâtiment qui va être vide bientôt risque de se dégrader ». Et les cas ne sont pas rares selon l'élue.

L'échevin E. Goffart, mais aussi le bg P. Magnette et l'échevine Déléguée lui ont assuré que, faute de grands travaux d'infrastructures, le bâtiment bénéficierait néanmoins de travaux de maintenance afin qu'il puisse continuer à vivre dans l'état qui est le sien aujourd'hui.

Enfin, reste la question du personnel et de sa migration vers d'autres implantations. F. Daspremont a informé que celle-ci se faisait avec la plus grande intelligence possible, de manière constructive, en y impliquant tant les différentes directions concernées que les agents eux-mêmes consultés individuellement sur leurs desiderata.

Ainsi que l'a rappelé Latifa Gahouchi (PS), les directions d'écoles sont souvent débordées par les tâches administratives. Dès lors, « elles ne peuvent se concentrer sur les projets et les pratiques pédagogiques nécessaires à l'épanouissement et la réussite de tous les élèves ». Qui plus est, selon la conseillère, dans une région comme la nôtre où « il est essentiel que les directions, avec l'appui des conseillers pédagogiques notamment, puissent se concentrer sur les projets émancipateurs et le suivi le plus pointu des évèles pour éviter la relégation scolaire ». Alors quid pour pallier ce phénomène chez nous?

En ce qui concerne l'enseignement fondamental, a informé l'échevin Serdar Kilic, chacune des 45 écoles dispose désormais d'au moins une aide administrative à mi temps soit, au total, près de 25 agents administratifs spécifiques.

Ce personnel supplémentaire a été financé soit via la Fédération W-B, soit la RW ou sur fonds propres de la ville (8 agents ont encore été engagés récemment dans le cadre du dispositif de l'aide à la promotion à l'emploi et placés directement sous la supervision de 15 directions d'écoles communales).

En ce qui concerne l'enseignement secondaire, « les directeurs d'écoles bénéficient quant à eux d'un staff complet de sous-direction, de secrétaire(s) de direction, de commis en dactylographie subventionnés par la F W-B. Des surveillants-éducateurs eux aussi subventionnés par la F W-B ou pris en charge sur fonds propres complètent l'équipe en accomplissant un certain nombre de tâches administratives liées aux élèves qu'ils sont par ailleurs amenés à encadrer ».

Serdar Kilic a aussi rappelé l'engagement récent (via la F W-B) d'un ajoint à la direction de la Garenne destiné spécifiquement à lutter contre le décrochage scolaire en apportant une aide au personnel enseignant.

Enfin, d'une manière générale il a rappelé que le département de la gestion pédagogique de la Direction de l'Enseignement a, depuis plus d'un an, été presque entièrement reconstitué par l'engagement, sur fonds propres, et à durée indéterminée, de conseillers pédagogiques particulièrement professionnels et dynamiques. « Cette équipe, si elle n'aide pas directement chaque direction d'école sur un plan administratif, leur apporte sans aucun doute une aide précieuse au niveau pédagogique. Je suis néanmoins conscient que ces efforts ne sont pas suffisants. Ils seront poursuivis et ce en parfaite concertation avec l'administration compétente ».

« Toutes ce mesures m'apparaisent intéressantes, mais, comme vous le dites, répliqua Latifa Gahouchi, doivent encore, et encore et encore continuer... Car une direction d'école surchargée par la paperasserie et qui a le blues, ce n'est, si on voulait résumer sa pensée, évidemment bon pour personne...

Pour la période juillet à septembre 2015, la Ville de Charleroi décidait d'insérer des encarts promotionnels sur les cartes d'embarquement Ryanair. « L'objectif était de promouvoir les atouts de Charleroi et d'ainsi augmenter le nombre de visiteurs en ville » ainsi que l'a rappelé Mohamed Kadim (cdH). Mais finalement pour quel bilan? La question était posée à l'échevine Julie Patte.

« Il est toujours difficle de quantifier les retombées exactes d'une action de promotion. Le passage des touristes étrangers se mesure par le nombre de nuitées et, éventuellement, par la fréquentation des musées ».

A ce propos, elle a indiqué que la Maison du Tourisme du¨Pays de Charleroi utilise, depuis 2015, un nouveau système de statistiques qui prend en compte toutes les données des visiteurs. « Ce système est fourni par la Région wallonne; nous nous dotons donc, lentement mais sûrement, d'outils d'évaluations qui nous donneront des indications précieuses pour orienter notre travail ».

En l'espèce, a informé Julie Patte, il s'agissait, pour Charleroi, d'une toute première action promotionnelle du genre. « Nous examinerons les statistiques qui nous seront fournies par l'Observatoire du Tourisme d'ici peu; nous déciderons alors, ou pas, de renouveler une telle opération ». Qui, a première vue semble encourageante dans la mesure où 826 touristes italiens (895 espagols) se sont exprréssément adressés à la MT endéans la période visée en 2015 contre 698 en 2014. Sans compter, sans doute, tous les autres qu'il est inpossible de comptabiliser selon Julie Patte.

Afin de poursuivre cette campagne de captation de passagers de l'aéroport, J. Patte dit avoir rencontré les responsables de Ryanair mais aussi de BSCA afin d'examiner, avec eux, des actions de communication futures. Qui passeraient notamment par le remplacement des visuels un peu vieillots disposés dans le terminal mais aussi d'en placer d'autres vantant nos différents atouts touristiques et pas seulement. « Je suis convaincue que ces aspects communication ne doivent pas être travaillés uniquement par la ville de Charleroi mais en collaboration avec la RW. » Ce sera l'objet de rencontres que l'édile se fixe pour les prochaines semaines.

Malgré les petits soucis rencontrés notamment en matière de pollution de sol, les travaux de la nouvelle caserne des pompiers avancent bien du côté de la rue des Hiercheuses, à Marcinelle. Comme prévu, le petit bijou devrait être opérationnel fin de cette année. Plus de confort pour nos firemen, optimisation ses services, etc, on semble avoir pensé à tout sauf à son accessibilité directe à la A503. « Pourtant, le choix de construire le bâtiment au pied du terril des Hiercheuses a été pris notamment en raison de l'accès rapide à l'autoroute toute proche et s'inscrivait dans la logique de renforcement des déplacements rapides et sûrs des véhicules et des personnes en cas d'alerte » rappelait Véronique Salvi (cdH), qui interpellait le collège sur ce sujet.

Qui plus est, « selon les documents que je me suis procuré, il appert qu'aucun élément relatif à l'accessibilité ne se trouvait à la base dans la demande de permis; d'ailleurs, à l'époque, un avis favorable conditionnel était remis par la Direction des routes de Charleroi. . Si rien n'est fait d'ici l'ouverture de la caserne prévue cette année, les pompiers devront emprunter la rue des Closières afin d'accéder à l'A503 via les accès Bierchamps. Cela implique une plus longue distance à parcourir avant de se retrouver sur la voie rapide. Et donc, ajouta Véronique Salvi, un délai d'intervention d'une minute supplémentaire. « Néanmoins, il me revient qu'une solution semblerait se dégager: modifier la bretelle de sortie de l'A503 dite Hiercheuses afin de permettre aux véhicules des pompiers de longer l'A503 (vers le R9) sur une future bande d'arrêt d'urgence jusque dans le fond de la bretelle de sortie. Pour cela, il est donc nécessaire de décaler l'ensemble de la sortie jusqu'en aval».

« Nous rencontrerons, au début de l'exploitation, l'ensemble des conditions qui nous sont imposées exception faite pour celle relative à la bretelle d'accès à la A503 » informa l'échevine Deléguée F. Daspremont. Pour rappel, « les conditions d'exploitation émises par la Direction des routes de Charleroi prévoit, notamment, que l'accès par la A503 de tout véhicule autre que de secours est interdit et que l'accès du personnel se fera exclusivement par la rue de la Tombe (ce qui prévaudra aussi pour les véhicules de secours de retour de mission).

Sur base de ce qui est prévu dans le permis, ajouta F. Daspremont, une étude a été réalisée en accord avec la DG01 en 2014 afin de déterrminer les mesures destinées à améliorer la sécurité concernant l'accès à la A503 pour les véhicules de secours lors des départs en intervention. En conclusion, il en est ressorti que, d'une part la bretelle de lancement doit être aménagée par un élargissement et un changement de courbure afin que les camions lourds de pompierss puissent se lancer sans risques d'accident; d'autre part, que le carrefour de sortie de la A503 et de la rue des Hiercheuses doit être pourvu de feux de signalisation avec passage au vert automatisé à l'approche des véhicules d'intervention afin de limiter au maximum les risques de collision. A l'occasion de ces réunions « le SPW nous a confirmé qu'il envisageait de rénover en profondeur la A503 dans un horizon de 2 à 5 ans et que les aménagements nécessaires pourraient être intégrés dans les cadre de ce chantier. Dès lors, nous avons sollicité une dérogation aux conditions du permis unique pour nous permettre d'exploiter la caserne des pompiers avant même que les aménagement précités soient réalisés ».

Dans un premier temps, aucun départ en intervention ne se ferait donc par la A503, mais via la rue de la Tombe. Une étude, dixit l'échevine Déléguée, montre que cette déviation entraînerait une augmentation d'une minute dans les délais d'intervention par rapport aux ceux prévus via la bretelle dès qu'elle sera aménagée.

L'estimation des travaux s'élèverait à 269.782 euros, à charge, désormais, de la nouvelle zone de secours Hainaut-Est. « Au sein de cette dernière, une demande de prise en charge au départ des financements fédéraux non consommés sera introduite dans les prochains jours. A défaut, les travaux se feront directement à charge du budget extraordinaire de la Zone. Compte tenu de l'importance du financement de Charleroi dans le budget de ladite zone (45%), l'impact pour la ville serait de 150.000€ ».

 En résumé, repris V. Salvi, d'ici deux à cinq ans, les camions devront emprunter les voiries dites classiques. J'espère qu'on ne se trompe pas dans les calculs car 1 minute quand ça brûle, c'est sans doute 1 minute de trop. Il faudrait malgré tout, conclut la conseillère, voir de quelle manière on peut activer la mise en place de ces travaux ».

Mais il y aurait peut-être une autre solution, celle avancée par Xavier Desgain... « Si j'ai bonne mémoire, dans le plan communal de mobilité actualisé, il est prévu de réduire la vitesse des véhicules sur la A503 et sur l'A54 vers Gosselies à 70km/h parce qu'il y avait trop d'accidents sur ce tronçon. Et donc, si on impose effectivement la limitation à 70 km/h sur l'A503, je ne vois plus où est le problème d'intégration des camions de pompiers et des ambulances. La solution la plus simple pour moi est donc d'appliquer ce qui est prévu dans le PCM. Ca permettrait une économie financière et cela garantirait une sécurité sur ce tronçon où il y a tout de même régulièrement des accidents assez graves, notamment à cause de la vitesse ».

En ce qui concerne les feux de signalisation prévus à la sortie de la A503 sur la rue des Hiercheuses: « j'espère qu'ils seront plus intelligents que les feux dits intelligents de la rue des Hiercheuses qui fonctionnent toujours de façon erratique et incompréhensible pour l'ensemble des usagers ».

Dans le contexte d'évolution sociologique avec le vieillissement de la population et l'affaisement des soutiens familiaux, se pose la question de l'habitat pour les personnes fragilisées par le vieillissement. Selon Malika El Bourezgui (Ecolo), « Aujourdhui, les personnes âgées représentent près de 20% de la population et, en 2030, elles représenteront 25%  (...) Face à ces enjeux, force est de constater qu'à ce jour, à Charleroi, il n'y a pas encore d'alternative aux offres classsiques pour nos seniors. Et pourtant, depuis quelques années, de nouvelles formes d'habitat ont émergé ailleurs comme l'habitat intergénérationnel, l'habitat groupé, le colocation... ».

« Dans le cadre de ce qui a été adopté par le Conseil communal, il y a des priorités qui ont été choisies. Est-ce que cela veut dire pour autant qu'il n'y a aucun travail qui est fait pour répondre aux enjeux du vieillissement, que du contraire » devait indiquer le président du CPAS, Eric Massin. Primo « il y a  le service d'aide et de soins à domicile du CPAS qui intervient avec des ergothérapeutes pour l'adaptation des logements; secundo: au-delà des MR/MRS (une dizième MR pourrait être accueillir sur le site de l'ancien CHU), il y a des constructions de résidences services à l'image de celle inaugurée récemment à Monceau/S où celle projetée à Marchienne qui offrira, à terme, 23 nouveaux appartements. Des alternatives nous en proposons mais, même par rapport à ça, on fait plus." Par exemple, avec la transformation du site de l'ancienne maison communale de Couillet en 13 logements intergénérationnels. « Et on ne s'arrête pas là: Je demande aux services de produire des projets. Aujourd'hui, nous avons 1200 demandes/an et nous ne pouvons que répondre à 250/300 d'entre-elles. Ca veut dire que nous sommes en cruel manque ».

Pour Mme El Bourezgui, « il faut tenir compte du fait qu'on ne peut pas construire et construire encore et du fait que certaines âgées ne souhaitent pas entrer en institution. C'est tout l'enjeu qu'il faudra relever. Par rapport aux politiques du logement, j'entends bien que vous faites de la priorisation mais par rapport au vieillissement de la population, je n'entends pas qu'il y a une réflexion qui a été menée avec les différents partenaires pour, qu'ensemble, on puisse offrir de nouvelles alternatives ».

« Le logement intergénationnel, ajouta quant à lui X. Desgain, impose aussi, souvent, si les gens veulent garder leurs droits sociaux, deux domiciles dans le même bâtiment. Avec la Circulaire logement, ça complique considérablement les choses. C'est regrettable car c'est quelque chose qui va à l'encontre de la logique. Je vous invite à réfléchir à l'adaptation de cette Circulaire en fonction de la question du logement intergénérationnel ».

Qu'en est-il de la mise en place de la commission spécifique pour l'organisation de noces? Ainsi que l'a rappelé Fabienne Devilers (MR), elle avait été promise lors du conseil communal d'octobre 2015 mais, depuis, s'étonne-t-elle, toujours pas de commission ad hoc installée et aucune célébration, non plus,

Après réflexion et analyse, devait lui apprendre l'échevine Délégue F. Daspremont, nous pouvons dire qu'une solution se dégagera très prochainement. Quant à ce qu'aucune programmtion de noces ne se fasse en janvier, c'est surtout dans la mesure où le personnel est occupé aux préparatifs de déménagement préalable à la mise en place des cinq futures maisons citoyennes ». Cette situation devrait se prolonger en février selon l'édile, pour revenir à une situation normalisée début du printemps

Qui du respect des droits démocratiques à Charleroi? Pour S. Merckx, la question mérite d'être posée. En effet, « le mois passé, la plateforme Palestine a demandé une autorisation pour ériger pendant deux heures un calicot le 27 décembre, sur l'esplanade du Palais des beaux-Arts. Ils ont fourni toutes les informations nécessaires à la police administrative et envoyé une photo du mur (symbolique) de l'apartheid en Palestine. S. Merckx s'étonne que cette dernière ait demandée non seulement les dimensions précises du calicot et une copie du texte mais aussi copie du tract qui devait être distribué aux passants ce jour là.

« Renseignement pris auprès de la Ligue des Droits de l'homme, il s'avère que cette demande est abusive; il n'appartient en aucun cas à l'autorité communale d'exercer un quelconque contrôle sur le contenu du message qu'entend diffuser une organisation qui n'a jamais fait l'objet, ni en tant que telle ni en la personne de ses membres, d'aucune poursuite de quelque nature ».

X. Desgain, qui avait posé une question écrite sur le sujet, s'est dit aussi très surpris de l'attitude de l'autorité communale dans cette situation : Ca contraste très fort avec la réponse que Mme daspremont a faite tout-à-l'heure à propos du salon Muslim. C'est, ici, manifestement une exigence de communication du contenu d'un message d'une association avant que l'action n'ait lieu. C'est donc réprimer la liberté d'expression ».

Le bourgmestre P. Magnette: « En effet, il s'agit d'un problème d'interprétation qui a été reconnu et qui a été indiqué aux auteurs de ce document." Il a confirmé que, oui, à la lumière d'une anamyse juridique, « il ne revient pas aux autorités de la Ville, qu'elles soient administratives ou politiques, de contrôler à priori le contenu de tracts délivrés sur la voie publique. Ces éléments de droit sont désormais connus de tous et instructions ont été données clairement par le DG aux différents services de la Ville d'y être particulièrement attenfifs ».

Si X. Desgain devait saluer la franchise du Collège en l'espèce, Sofie Merckx, quant à elle, tint « une fois n'est pas coutume à le féliciter pour la réponse donnée ». Et elle d'espérer, qu'avec ça, on est à la fin, on clôture la série d'incidents qu'on a pu vivre ces derniers mois ».

Mais où diable sont donc passées les images de la thermographie aérienne de Charleroi? X. Desgain, qui posait la question, s'est dit étonné que la publication de cette photographie thermique (qui permet de donner des indications en matière de déperdition de chaleur d'un bâtiment et donc d'y remédier en conséquence) ait disparu subitement de la toile.

« Comme vous, je suis étonné de la disparition de ces données » devait lui répondre l'échevin C. Devilers. Mais vous devez comprendre que nous ne pouvons pas être tenus respoinsables de la dispoarition de données qui ne nous appartenaient pas. Ces données ont été collectées dans le cadre du projet Living Green, un projet d'Interreg IVB, géré par Espace Environnement dans le cadre d'une mission limitée dans le temps et clôturée. Cela dit, devait ajouter l'échevin, « dans le cadre d'un programme de subsides lancé par la Région wallonne (POLLEC 2), la Ville de Charleroi a obtenu 15.000€ pour désigner un bureau d'études dans le cadre d'un plan d'action énergie durable. Nous pourrions ouvrir la réflexion sur l'opportunité d'intéger ces données dans ce plan plus vaste de sensibilisation ».

Reprenant la parole, X. Desgain devait rappeler que la mise à disposition de ces données ne coûtent en définitive que quelques centaines d'euros par an. « Dans le cadre du programme POLLEC 2, je pense que cela peut être tout-à-fait intéressant, dit-il, tout en prévenant de ne pas recommencer un travail qui avait été déjà bien fait à l'époque par Factor X.

Il faudrait être devin pour connaître, aujourd'hui, l'impact réel qu'auront, à terme, sur l'activité commerciale existante, tous ces projets attendus en centre ville. En attendant, ainsi que le soulignait Albert Frère (cdH), la situation, à la ville haute, ne pourrait pas être pire. » Précisément, que compte faire la ville pour enrayer la situation? Et puis, où en est ce schéma de développement commercial promis? « En attendant sa mise en oeuvre, pourriez-vous me dire, demanda-t-il à l'échevin Ph. Van Cauwenberghe, quelles actions vous comptez mettre en place dans les meilleurs délais pour redynamiser tout le quartier? »

A propos du schéma de développement commercial,  la phase de diagnostic étant terminée, un collège spécial sera prévu le 16 février 2016. Il permettra d'étudier, notamment, les scénarios à développer. « Ce qu'on peut dire, à ce stade, c'est que l'analyse des commerces carolos a révélé que les commerces du quartier de la ville haute ne se portaient pas si mal que ça paradoxalement à ce que l'on peut croire. En effet, l'analyse de terrain a montré un taux de vacance des cellules de près de la moitié moins qu'à la ville basse ».

Du côté des actions et animations, « nous essayons, en collaboration avec ma collègue en charge des fêtes et l'asbl Charleroi Centre Ville, de les répartir de manière à couvrir au mieux le territoire du centre ville. Nous pouvons aussi dire que le plan Vauban porte ses fruits et que les grands travaux passés et futurs devraient faire évoluer de manière positive le visage du haut de la ville ». Ce qui devrait être tout bénéfice pour le comerce...

Dans le reste de l'ordre du jour, le Conseil devait se prononcer sur le renouvellement et la modification du règlement relatif à la taxe communale de collecte et de traitement des déchets ménagers pour les exercices 2016-2019.

« S'il n'y avait eu que la modification du règlement pour tester l'expérience pilote (menée sur Charleroi), nous aurions voté pour; mais nous ne pouvons pas accepter la prolongation du reste du règlement avec une taxe forfaitaire particulièrement élevée qui décourage les habitants de Charleroi de faire le tri » devait énoncer, au nom d'Ecolo (qui s'est donc abstenu), X. Desgain.

Rappelant qu'en termes de collectes sélectives (et de déchets résiduels) précisément Charleroi est en dessous des objectifs fixés par l'ICDI dans son plan stratégique, X. Desgain estime, qu'on pourrait, à tout le moins, faire une expérience pilote sur la ville de Charleroi via une collecte sélective en double poubelles à puces, comme cela se fait dans des communes limitrophes. « l'idée est que certains quartiers de Charleroi ne sont pas très différents des communes où l'ICDI collecte avec la double poubelle ».

Pour l'échevine deléguée (et présidente de l'ICDI), F. Daspremont, ce système est particulièrement bien adpaté pour les entités communes rurales ou semi rurales. Dès lors, dit-elle, notre stratégie environnementale vise l'implémentation de ce système dans la couronne rurale de notre territoire. Aujourd'hui, huit communes/14 sont équipées de ce système. A ce jour, nous estimons que cette procédure est sans fondement dans les communes à forte densité de population à cause de la présence d'habitat vertical (ce qui va avec un problème de locaux de stockage, un taux d'occupation des voiries important par les véhciles...).La ville de Liège a d'ailleurs pû faire marche arrière face à ces difficultés, rappela-t-elle.

Cela dit « convaincue de l'intérêt de collecter sélectivement la fraction organique des déchets dans les villes et communes fortement peuplées, nous sommes en cours de développement d'une solution par sac biodégradable pour Charleroi, Châtelet, Farciennes et Fleurus ». La phase test durera un an et devrait débuter en avril/mai 2016. Seront également testés, des conteneurs groupés pour la collecte des déchets résiduels.

Pour l'instant, ajouta l'échevin de l'Environnement, Cyprien Devilers, « nous avons aussi à l'étude des systèmes de conteneurs enterrés comme à Anvers ou Barcelone. Il y a déjà des échanges avec des promoteurs dans un ensemble de projets en cours à Charleroi. En bref, conclut-il, je pense qu'il ne faut pas tomber dans le piège des fausses bonnes idées; il faut rester réalistes et pragmatiques: Si on augmente trop le coût pour des systèmes fins de collecte, on risque de créer des pollueurs économiques, tout simplement parce que certains n'auront plus les moyens de se payer la gestion de leurs déchets ».