Au Conseil communal du 29 février

Lundi 07 Mars 2016 - 08:24

Des questions et interventions en veux-tu en voilà au menu de la réunion du Conseil communal du lundi 29 février présidé par le bourgmestre en titre Paul Magnette. On a aussi (re)discuté, une fois le pv de la séance publique du 25 janvier 2016 approuvé sans remarques, de la Convention des Maires et analysé une proposition de charte pour lutter contre le dumping social et environnemental dans les marchés publics. Elles étaient déposées l'une comme l'autre à l'initiative d'Ecolo.

On le sait, ce n'est pas la première fois que le groupe Ecolo vient avec cette Convention des Maires sous les bras au Conseil avec l'espoir qu'elle soit paraphée par la Ville de Charleroi. Mais ce ne sera pas encore pour cette fois-ci. Pour la Ville, ainsi que l'ont expliqué l'échevine Déléguée aux Affaires mayorales, Françoise Daspremont, et l'échevin Cyprien Devilers, il convient de ne pas mettre la charrue avant les boeufs. « On ne veut pas s'engager sans savoir comment nous atteindrons nos objectifs » devait indiquer en substance ce dernier pour lequel le PAED (Plan d'Action pour une Energie Durable attendu à l'automne défini dans le cadre du programme Pollec 2- la ville a reçu un subside de 15.000€ à cette fin) est un préalable jugé indispensable. « Charleroi avance, mais avance intelligemment, en connaissance de cause. Charleroi ne veut pas seulement se limiter à un acte symbolique; on souhaite aller au-delà et faire de l'écologie pragmatique ».

Un acte symbolique que la signature de ce Plan d'action en faveur de l'énergie durable? Ce n'est évidemment pas l'avis de X. Desgain, qui reconnaît que les choses avancent, mais qui estime qu'on aurait pu donner un signal fort dès aujourd'hui en faisant apparaître au bas du parchemin le nom de Charleroi aux côtés des dizaines d'autres villes signataires. On l'aura compris, ce n'est pas tant sur le fond que sur le timing que les points de vue de la majorité et de la verte opposition divergent. « Je demanderai donc le report du point à un prochain conseil communal mais je pense que vous auriez pu le faire aujourd'hui pour donner un signal à l'ensemble des acteurs concernés et qu'ils réfléchissent et voient quels engagements ils peuvent prendre » conclut X. Desgain.

Qui garda le micro pour détailler la teneur de cette autre charte proposée également par son groupe et visant, cette fois, à lutter contre le dumping social et environnemental dans les marchés publics. « La Ville de Charleroi, par les nombreux marchés qu'elle attribue chaque année, a la capacité réelle d'améliorer la situation, indiqua le conseiller. « C'est pourquoi nous déposons aujourd'hui une charte qui vise tout d'abord à sensibiliser les soumissionnaires et leurs sous-traitants au respect des clauses contre le dumping social. Comme écologistes, nous demandons aussi que le choix des entreprises et des produits se basent sur le meilleur rapport qualié-prix avec des critères environnementaux, sociaux et éthiques plutôt que sur l'offre la moins chère. Nous proposons aussi que la Ville mette en place, avec les services de police, une plate-forme d'échange d'informations et d'alerte afin de le détecter le plus rapidement possible et de faire intervenir les autorités compétentes. Nous pensons donc que cette charte (inspirée d'un projet rédigé par la FGTB) améliorera l'emploi, la qualité de l'emploi et, plus globalement, l'environnement dans la région de Charleroi, trois préoccupations prioritaires des écologistes carolos ».

Ok pour Paul Magnette mais qui propose cependant d'attendre les conclusions du travail entrepris sur cette problématique par le Comité de développement Stratégique. Lequel, selon le bourgmestre, au contraire d'une charte, qui est « proclamatoire », devrait aboutir sur des mesures concrètes et contraignantes. « Ce groupe de travail a très bien avancé puisqu'un premier rapport de ses travaux a été présenté en date du 25 septembre dernier. Plusieurs réunions de travail ont eu lieu depuis. Des propositions ont été faites aux syndicats, mais aussi à la Fédération de la Construction et à la DG05. Tout cela sera présenté prochainement, en plénière, à tous les bourgmestres du bassin de vie de Charleroi afin que toutes les communes (25) puissent disposer de mesures claires, précises et juridiquement sûres. A travers cette démarche, a ajouté P. Magnette, notre région fait oeuvre pionnière et ce sera aussi très très important pour s'appliquer aussi à tous les grands marchés de travaux annoncés dans le cadre du programme Feder. Bref, « Nous n'avons aucun souci avec la charte que vous portez mais je vous inviterai (comme la convention précédente) à la reporter de quelque temps » Le moment venu, après une analyse en détail (en commission) conclut le bourgmestre, « on verra, sur cette base, s'il y a des éléments qui manqueraient et appelleraient un complément ». OK sur le principe même si X. Desgain devait estimer, lui, que le texte, tel que rédigé, va au-delà de la simple déclaration d'intention ». Mais bon!, comme il l'indiqua, sans doute que les deux démarches peuvent se soutenir l'une l'autre.

Les interventions pour suivre et, une première portant sur travaux (à venir) à la chaussée de Fleurus à Gilly avec Latifa Gahouchi (PS). Si personne ne conteste leur utilité, ainsi que l'a indiqué la conseillère, ils ne vont pas sans susciter une certaine inquiétude dans le chef des commerçants notamment qui craignent un scénario chaussée de Bruxelles bis. Surtout que les rumeurs vont bon train... « Malgré l'évolution technique du dossier, les riverains et l'association des commerçants sont en attente d'informations concernant les aménagements que la chaussée de Fleurus connaîtra ». En toute hypothèse, il pourrait s'agir des tronçons du carrefour du Gazomètre jusqu'au carrefour des 4 Bras et celui du carrefour des 4 Bras jusqu'à l'intersection de la rue du Wainage notamment

« Je ne peux que me réjouir de la décision du ministre Maxime Prévot d'intégrer une rénovation de la chaussée de Fleurus, de façade à façade, dans les plans d'investissement de la Wallonie » répliqua l'échevin Eric Goffart. « Cette inscription budégatire, dit-il, a été réalisée sans attendre la mise en place du plan infrastructures de plus de 600 millions d'euros annoncé.  Il s'agit d'un chantier qui est réalisé sur une voirie régionale, de sorte que c'est la direction des Routes de Charleroi qui est a la manoeuvre. C'est elle qui dresse les esquisses, prend contact avec les acteurs de la mobilité, rencontre les impétrants, introduit les demandes de permis, gère l'organisation des chantiers mais aussi la communication ». N'empêche, « le Collège communal sera particulièrement attentif au bon déroulement des opérations ». Lui-même espère en savoir un peu plus lors d'une réunion au cours de laquelle ladite Direction des Routes sera appelée à venir lever toutes les interrogations légitimes.

Bref, c'est la Région qui a les cartes en main ici et il en est de même pour ce qui concerne la prolongation du Ravel à cet endroit comme s'en inquiétait J-Ph. Preumont (PS). A ce propos, l'édile a informé que, dans ce cadre, les terrains ont été expropriés du moins ceux voisinant la chaussée de Fleurus; quant à la friterie, elle est démolie depuis le carnaval de l'année dernière...

Une longue liste de voiries se trouvant dans un état catastrophique, des feux lumineux en panne depuis près de quatre ans, des incivilités environnementales à la pelle, des marquages au sol et des panneaux de signalisation manquants, des murs de bâtiments communaux qui créent l'inquiétude,... Pour Anthony Dufrane (PS), il serait peut-être temps de « sortir les Damrémois du sentiment d'abandon »!

Pour Eric Goffart, « Le réseau routier communal damrémois n'est pas dans un très bon état, c'est le moins que l'on puisse dire. A Dampremy comme à la Docherie on constate, peut-être plus ailleurs, un manque chronique d'investissements. Face à ce constat, plusieurs rues de Dampremy, parmi les plus importantes et les plus dégradées sont d'ores et déjà budgétées et inscrites dans le plan communal d'investissements 2013/2016 ». Parmi celles-ci, les rues Joseph Wauters, Decoux, Lecomte et Janson. « La procédure de marchés publics doit aboutir à une attribution de ceux-ci fin de cette année. Il s'agit de travaux en profondeur, de façade à façade. A côté de ces chantiers d'envergure, il est aussi possible de rénover les revêtements dans le cadre des marchés stock ».

A ce stade, précisa E. Goffart, les services de la Voirie ont proposé le lifting de la rue F. Orban. Ils devraient se dérouler dans le courant de cette année.

Quant à l'école du Phénix, une intervention est planifiée en ce qui concerne le mur d'enceinte et 56.000€ seront investis pour le remplacement de la chaudière.

Quant à l'aspect environnemental, l'échevin C. Devilers s'est fait fort de citer quelques-unes des actions entreprises par les services de l'écologie urbaine et de la propreté. Il a cité les circuits de nettoyage effectués par les pousse-pousse, la collaboration à l'initiative citoyenne Propremy (qui a remporté le Prix de la propreté 2015), la grande campagne annuelle de ramassage des déchets avec les riverains, les diverses campagnes de prévention et de sensibilisation, les fréquents nettoyages mécaniques effectués sur demande, l'enlèvement quotidien de dépôts clandestins. « On ne peut donc pas dire que ces quartiers sont abandonnés » conclut l'édile.

J-Ph. Preumont, qui a collaboré à l'élaboration de cette intervention, s'est dit prêt de son côté à fournir une liste de dépôts clandestins sur Dampremy. Il a plaidé aussi, en relayant le souhait des citoyens, pour la remise en état du parc Elio Ivan et les fameuses maisons de la rue Sainte-Barbe.

Par rapport à ce problème d'incivilités, « c'est un phénomène que l'on constate un peu partout » ajouta pour sa part Malika El Bourezgui (Ecolo). C'est quelque chose qui interpelle; on assiste à une montée de l'incivilité, du non-respect de l'espace public ». Sans doute cela vaudrait-il la peine, dit-elle, de procéder à une étude histoire de comprendre quels sont les facteurs qui font qu'on en arrive à une situation pareille. Mais bon, l'intervention sortait un peu du cadre de l'intervention initiale et sans doute, comme elle y fut invitée, reviendra-t-elle avec une question plus ciblée lors d'un prochain conseil.

Ainsi que l'a rappelé Kevin Saladé (PS), la majorité communale a fait de la culture un élément majeur du redéploiement de la Ville. « Après trois années d'exercice du pouvoir, quel bilan tant soit peu exhaustif pouvez-vous dresser à mi-mandat » demanda-t-il au bourgmestre en titre P. Magnette.

« En effet, indiqua ce dernier, on a fait de la culture un des piliers du projet de ville sous cette législature et ceci se traduit par des engagements tout-à-fait concrets » Tout en mettant en exergue la vitalité des acteurs culturels carolos et la qualité des événenents qui ont fait rayonner Charleroi bien au-delà de ses frontières, P. Magnette a rappelé les investissements significatifs dans la brique: 17 millions pour le Quai 10, 7,2 millions pour le Théâtre de l'Ancre, 5 millions pour le BPS 22, 4,6 millions pour Charleroi/Danses, 4,5 millions pour le PBA, 750.000€ pour le Musée des B-A, 185.000€ pour l'extension de l'Eden, 45.000€ pour la bibliothèque du Vecteur, 800.000€ pour celle de Roux et un million pour celle de Gosselies, etc. « Au total, c'est, sur des fonds européens, wallons, de la Fédération W-B et de la Ville quelques 41 millions qui auront été investis dans les infrastructures. Sans parler d'autres travaux que nous continuerons à soutenir et autres projets qui devront aboutoir dans les prochaines années. Au delà de ça, la polique culturelle s'est aussi déployée au travers de grands événements qui ont fait parler de Charleroi bien au-delà de la métropole, qui ont fédéré les opérateurs cultutrels ». Pêle-même: la Ville des Mots en 2013, le festival d'art urbain Asphalte en 2014 (et en 2016), Smoke on the Water, et les très nombreuses manifestations qui auront lieu dans le cadre du 350è anniversaire de la ville de Charleroi. « Nous avons aussi soutenu un certain nombre de publications et, dans une concertation continue avec les ministres de la culture successifs, j'ai veillé à obtenir des ajustements budgétaires bien nécessaires pour nos institutions. On le voit, les moyens financiers ont été largement apportés à Charleroi et ceci alors même que nous sommes dans une période de rigueur budgétaire. On a ainsi pu améliorer la situation de (toutes) ces institutions tout un poursuivant un travail de correction qui prendra encore un certain temps ».

« Je pense que le déploiement de la vie culturelle à Charleroi est extraordinaire par rapport à ces dernières années « conclut pour sa part Kévin Saladé. Qui espère tout de même que Charleroi renouera, un jour, avec l'époque des grandes expositions à caractère historique comme du temps d'un certain Laurent Busine...

Alors que la plupart des Carolos se réjouissent et trépignent d'impatience à l'idée de jouir de nouveaux espaces publics, d'autres, n'ayons pas peur des mots, se plaisent à les saloper. « Nous demeurons inquiets lorsque nous constatons, trop fréquemment encore, qu'une minorité d'individus viennent ternir les efforts consentis par les autorités communales et la plupart des citoyens » argumenta Maxime Sempo (MR). Comment convaincre ces irréductibles qui font fi de tout règlement et de tout savoir vivre en société? « Lors de l'analyse du budget 2016, j'ai pu observer plusieurs lignes budgétaires dédiées au déploiement d'une structure chargée d'oeuvrer et de lutter contre les incivilités ».

Les précisions de F. Daspremont: « Il est vrai que la malpropreté a très difficile à se résorber en terre carolo. Les incivilités les plus dérangeantes restent liées à l'environnement ; elles représentent quelques 70% des PV ou des comptes rendus administratifs rédigés par la police locale ou les agents sanctionnateurs ». Le flagrant délit reste toutefois indispensable pour santionner le maximum de contrevenants selon L'échevine Déléguée. « Pour cela, un projet pour le placement de caméras mobiles est à l'étude auprès du service SOS Propreté ». Parallèlement, dans le cadre de l'élaboration du budget 2016, « la Ville a dédicacé de nouveaux moyens pour mieux lutter contre les incivilités par le recrutement de nouveaux agents dont 1 juriste et 5 employés d'administration et par un logiciel spécifique de gestion des nombreuses infractions et incivilités. Le dossier est à l'étude et sera présenté au Collège dans les prochains mois ».

Fort bien, mais « j'espère, repris M. Sempo, qu'au niveau des budgets on pourra confirmer ces moyens les années à venir ».

Selon X. Desgain, « la situation serait bien meilleure si les agents de quartier étaient davantage présents sur le terrain ». Oui, mais encore faut-il pouvoir en dénicher. Et ca c'est plus facile à dire qu'à faire selon le bourgmestre: « On a bien du mal à recruter; c'est malheureusement une fonction qui n'attire plus ».

Je préfère manger à la cantine, avec tous mes copains et copines... Ce n'est pas forcément le cas dans celles de Charleroi selon L. Parmentier (Ecolo). « Il me revient que malgré un cahier des charges très « pointu », le nombre d'enfants mangeant un dîner complet dans nos cantines scolaires est en constante diminution et amène au pire: certaines implantations scolaires ne proposent même plus de dîner complet ». Alors, la faute à la piètre qualité gustative des produits proposés?

« Vous semblez mettre en cause la qualité gustative des repas; je vous laisse libre de cette appréciation mais je peux vous affirmer qu'en ce qui concerne l'actuel marché public (avec API-restaurant sa), ni l'administration centrale, ni mon cabinet n'ont eu connaissance du moindre reproche à ce propos » lui rétorqua l'échevin Serdar Kilic selon lequel il faut se garder d'établir des corrélations hâtives.

Concernant la baisse de la fréquentation « s'il est vrai que depuis 3 ans on constate une légère diminution globale, il faut la relativiser et la contextualiser. Tout abord, il s'agit globalement d'une diminution de 2500 unités sur 45.300 ce qui représente, en réalité, un seul repas scolaire servi en moins dans chaque école sur la totalité des repas scolaires livrés au quotidien. Et encore, cette légère baisse, selon S. Kilic, ne touche que les écoles primaires car, à l'inverse, on constate une augmentation sensible dans les écoles maternelles communales, pourtant elles aussi servies en éxécution du même marché public et du même prestataire et avec les mêmes menus que ceux livrés dans les écoles primaires ». Il semble d'ailleurs, ajouta l'édile,  que les principales diminutions de livraisons de repas scolaires dans le primaire sont à signaler dans les écoles situées dans des quartiers plus précarisés. « Il faut admettre que le coût des repas scolaires, même si nous sommes, à Charleroi, dans une bonne moyenne, est devenu un réel obstacle pour certaines familles. Face à ce dernier constat, et à ma volonté de continuer à proposer aux parents des repas scolaires équilibrés à un tarif raisonnable, une réflexion devrait être selon moi, menée dans le cadre de l'éxécution du prochain marché public et du nouveau règlement financier qui en découlera. L'actuel marché public venant à échéance au mois de septembre 2016, un dossier est dès à présent en préparation et devrait être prochainement soumis à l'approbation du Collège et attribué en juin prochain ».

Enfin, pour S. Kilic, il serait effectivement intéressant de recueillir, de manière objective, les avis des personnes concernées au premier chef par exemple par le biais d'une enquête de satisfaction. Un comité d'accompagnement pourrait être aussi mis sur pied dans la perspective d'ajuster les services aux besoins des écoles.

Quelles mesures pour soutenir la colocation? C'était la question, pour suivre, posée par X. Desgain à l'échevine en charge du logement, Ornella Cencig. Selon le conseiller, ce mode d'habitat, choisi par de plus en plus de jeunes, prend progressivement de l'importance. « Encore faut-il le rendre accessible et attractif ». Alors quid chez nous?

« Il est certain que la colocation, telle que vous l'envisagez – des jeunes qui souhaiteraient vivre ensemble dans le parc locatif privatif – doit être bien évidemment soutenue par notre Collège ».

Dans le cadre du logement public, l'édile a rappelé qu'il y a d'un côté l'AIS, qui a hérité des logements collectifs qu'elle met en location avec un accompagenemt social et puis il y a une convention, signée avec le CPAS qui permet de loger, en période hivernale, des personnes sans abri. En ce qui concerne la Sambrienne, dit-elle, « je n'ai pas de statistiques sur le sujet mais je vous renvoi alors vers le Code Wallon du Logement qui donne une définition du ménage, du locataire mais pas des personnes colocataires qui ne feraient pas partie du même ménage. Il faut donc que chacun, de notre côté, nous puissions rendre attentif le ministre dans le cadre de la réforme qui est annoncée pour justement envisager différents cas de figure » conclut O. Cencig, selon laquelle, finalement, compte tenu des réglementations régionales et fédérales, le pouvoir communal a peu d'emprise en la matière ».

« A entendre votre réponse, je pense qu'il y a encore beaucoup de travail à faire » repris X. Desgain. « Il faudra aussi, à un moment donné, être attentif aux limites de la Circulaire sur la division des logements pour qu'il n'y ait pas de dégâts collatéraux sur les jeunes qui veulent faire de la colocation de façon saine dans de bonnes conditions. Je reviendrai avec des propositions concrètes » promit-il.

Un réussite la rénovation de la place de la Digue?

Dixit Antoine Tanzilli (cdH), « pour certains commerçants en tous cas, cela ne semble pas être le cas. En effet, en dehors des grands événements, ils restent encore, pour certains, très négatifs. Ceux-ci pointent notamment le côté trop austère (ah la fameuse halle maraîchère abandonnée en cours de toute...) et sans doute trop peu accueillant. Vous me répondrez peut-être que le projet Rive Gauche avance bien et que certainement cela aidera au redéveloppement du quartier, mais Rive Gauche sera finalisé dans plus d'un an, c'est une éternité pour les commerçants. Aussi, l'offre de parking ne semble pas les convaincre outre mesure: la gratuite serait bien trop courte. »

Sur le choix de laisser cette place relativement dépouillée, « c'est vrai, pour diverses raisons, a indiqué le bg P. Magnette, qu'on a décidé de ne pas construire cette halle. Et on s'en réjouit tous les jours. Si cette halle avait été là, on n'aurait pas pu organiser des événements comme Viva For Life ou le marché de Noël. Et puis, les maraîchers n'ont de toute façon pas envie d'aller faire le marché à cet endroit. Parfois, insista P. Magnette, en matière d'aménagement urbain, moins c'est souvent mieux. « Aujourd'hui, la place de la Digue est pour beaucoup d'enfants un terrain de foot, pour d'autres un endroit où on apprend à faire du vélo et tant mieux! Ce n'est pas forcément les usages pour lesquels elle a été pensée mais c'est la démonstration de la formidable liberté des citoyens qui vont donner un sens à ce lieu. En un certain sens, le dépouillement de la place, il est voulu. Les plus belles places du monde (ne) sont(-elles pas) les plus dépouillées ? Peut-être que dans cinq ou dix ans, on se dira qu'il faut tel ou tel aménagement mais, en attendant, le place vit et vit très bien justement à cause du fait qu'elle est très dépouillée ».

A propos du parking souterrain maitenant, l'autre pan de la question du conseiller humaniste, l'administrateur délégué de la RCA, Cyprien Devilers a rappelé que la vocation du parking de la Digue était d'être un parking de rotation. « La notion de remplissage que l'on peut avancer doit donc être manié avec précaution. Bien qu'il ait connu un démarrage progressif, on peut constater qu'il a trouvé sa place dans le paysage du stationnement carolo, en complément du parking des Rivages. A titre indicatif, il accueille quelques 10.000 visiteurs/mois pour une durée globale de stationnement de 25.000 heures ». Selon C. Devilers, l'offre de parking semble satisfaire l'ensemble des visiteurs; de plus, contrairement à un parking payant en voirie, il accueille gratuitement des personnes pour des stationnements inférieurs à 15 minutes. L'édile a également rappelé la possibilité offerte aux commerçants d'acquérir pour leurs clients des tickets d'une durée d'1 heure à des tarifs très concurentiels. Plus de 30.000 de ces tickets ont été écoulés sur l'année. « On ne peut que s'en réjouir ».

Quant à l'aspect plus purement commercial, tout en rappelant les actions et événements ressenties plutôt de manière positive par les commerçants, l'échevin Ph. Van Cauwenberghe a indiqué que les comptages piétons sur la période 2010/2015 font état d'une certaine stabilisation. « Il est évident que les futurs projets autour de cette place ne feront qu'améliorer ces chiffres ». La preuve que certains y croient, c'est l'installation récente de certaines enseignes (La Brasserie de la Digue, la Palmeraie, un bar à vin pour ne pas les citer...) et que d'autres envisagent de le faire. « Et d'après mes infos, ça fonctionne plutôt pas mal ».

On retiendra, pour clore l'incident, les remarques tant d'A. Tanzilli que de son collègue socialiste Italiano Gaetano à propos plus précisément du parking. Pour le premier, sans doute que l'allongement de la gratuité pourrait être un argument de vente pour les commerçants; pour le second, au surplus, peut-être faudrait-il aussi reconsidérer le tarif horaire des tickets offerts par les commerçants aux clients.

Selon Paul Magnette, la réflexion à ce sujet devrait pouvoir trouver sa place dans le cadre du nouveau plan de stationnement qui sera prochainement mis en place conformément à l'application du Plan communal de mobilité.

Tax-shift: Quel impact pour le citoyen carolo? Un article de presse relatait que la perte pour la ville de Charleroi s'élèverait à 11 millions d'euros releva Mohamed Kakim (cdH). « La situation, si elle s'avère exacte m'inquiète un peu » dit-il: « Comme nous le savons tous, la Ville de Charleroi est toujours sous plan de gestion, des mesures d'économie sont prises tous les jours. Si le manque à gagner est aussi élevé pour Charleroi, j'imagine que des mesures complémentaires devront être prises ».

« Pour 2016, le SPF Finances nous informe que l'impact est estimé à 137.000€ pour en arriver à 797.686€ en 2021 » devait préciser l'échevine Déléguée, F. Daspremont. « L'impact précité doit être considéré de façon cumulative ce qui signifie qu'en 2021, il faut y ajouter les montants des années antérieures pour obtenir l'effet total du tax-shift, ce qui nous donne 3.871.122,44€ pour cette dernière année ». Néammoins, pour l'édile,  il y a lieu de nuancer les informations relatées dans la presse. En effet « il est impossible, aujourd'hui, de calculer l'impact réel sur les finances communales; mais il est clair qu'à partir du moment où il y a une diminution de la fiscalité sur les revenus du travail, il y a un impact évident sur les additionnels communaux. Le gouvernement fédéral nuance ces chiffres dits « bruts ». Pour lui, les estimations ne tiennent pas compte des effets de retour des différentes mesures du tax-shift 1 et 2. Elles ont pour objectif de permettre d'augmenter la compétitivité et de relancer le marché de l'emploi.  Tout cela ne reste, toutefois, que spéculatif; d'autres effets de retour sont aujourd'hui difficillement estimables. Néanmoins, nous ne pouvons nier que ces mesures auront un impact qui risquent de peser lors de la confection des budgets communaux à venir ». En tout état de cause, ajouta F. Daspremont, il s'agit d'une décision fédérale qui s'impose aux pouvoirs locaux et pour laquelle aucune compension n'est actuellement prévue. Dans ce contexte, nous serons de toute évidence amenés à compenser cette perte de recettes mais il n'est actuellement pas à l'ordre du jour d'augmenter conséquemment les taxes communales ».

« J'espère que lorsque vous aurez les informations correctes vous reviendrez vers nous avec les différents montants » conclut de son côté M. Kadim.

L'édition 2016 du carnaval carolo 2016, assurément une belle réussite, ainsi que s'en est félicitée Line Manouvrier (PS). « Néanmoins, il y a eu quelques dysfonctionnements et je regrette le manque de respect du Collège et du Conseil communal tout entier vis-à-vis des groupes présents ». Bilan et perspectives avec l'échevine Julie Patte...

Malgré les conditions météo plus que déplorables précisa l'échevine, « le premier bilan du carnaval est positif au regard des modifications apportées par rapport à l'édition 2015 ». Parmi les points positifs relevés par l'édile, la présence de plus de 200 participants costumés encadrés par l'Eden « Ce fut une plus value indéniable; le cortège s'en est enrichi quantitativement mais aussi et surtout en qualité ». L'implication des citoyens bénévoles dans le carnaval de leur ville est clairement aussi un autre point positif à retenir de cette édition 2016: « ils sont prêts à recommencer l'an prochain et d'autres groupes ont déjà interrogés l'Eden dans ce but ». L'Eden qui a d'ores et déjà fait savoir, dixit J. Patte, qu'il allongerait l'année prochaine la durée de la grande fabrique du carnaval.

Autre point très positif selon J. Patte, le bilan commercial pour l'Horeca des places Charles II, du Manège et bd bertrand: « Il a été exceptionnel »!.

La participation du sporting de Charleroi sur un char décoré aux couleurs du club fut une autre nouveauté plébiscitée par le public; le déplacement du départ du cortège vers les installations du stade du Pays de Charleroi a de son côté permis un meilleur accueil des groupes participants.

Alors certes, il y a eu les conditions climatiques désastreuses: « elles ont eu des effets sur le scénario et le timing prévus initialement.

Du côté des petits dysfonctionnements : « pour chacun d'entre eux nous avons proposé des actions correctrices. Pour l'accueil des groupes, par exemple, on a suggéré qu'une liste soit préétablie afin de s'assurer de la présence des uns et des autres ». Mais « au-delà de ces ajustements techniques nécessaires, conclut J. Patte, le carnaval 2017 reprendra les évolutions positives de l'édtion 2016 à savoir le revitalisation de notre folklore traditionnel et le renforcement de la participation citoyenne que nous voulons faire monter en puissance d'année en année ».

Du carnaval à la foire sans transition avec une question de J-P. Deprez (MR) à propos de l'endroit qui sera amené à accueillir cet événement centenaire. On sait qu'un déménagement est envisqgé. Mais où? « Certaines idées ont déjà émises: des bonnes, des moins bonnes et des incongruités ». Les précisions de Julie Patte.

« Depuis plusieurs mois, nous analysons les différentes options en prenant en considération les paramètres quantifiables (superficie nécessaire, aménagements indispensables, zones de chalandise,...) ainsi que les souhaits de forains » informa cette dernière. Qui précisa que les espaces susceptibles d'accueillir la fête foraine d'une grande ville ne sont pas légion. Mais, « avec les services concernés, nous avons évoqué une multitude de scénarios; celles que vous citez (parking des expos, parking De Cock à Marcinelle, bd De Fontaine) résistent au tri sélectif bien que présentant toutes des inconvénients. » L'édile a indiqué que les forains ont désigné les membres de leur comité de promotion pour intégrer un groupe de travail avec la Ville. « Nous avons en effet fait le pari de travailler avec eux, dès le départ, à cette mutation de la foire; je les rencontrerai dans les prochains jours pour leur faire rapport de nos travaux; nous auons ainsi l'occasion d'affiner nos propositions et leurs impératifs. Je peux vous assurer que nous mettons tout en oeuvre pour que le déplacement de la foire ne soit pas une foirade comme vous le dites. Je suis confiante au regard du dialogue très constructif que nous avons avec les forains; eux, comme nous, voyons dans ce déménagement une opportunité de redynamiser la foire de Charleroi qui, tout le monde en convient, décline d'année en année ».

Le regroupement des maisons communales annexes en districts avance mais certaines de celles-ci, ainsi que l'a indiqué le conseiller J-Ph. Preumont (PS) sont loin de présenter les meilleures garanties en terme de conditions d'accueil, tant pour le public que pour le personnel. Il y a le cas bien connu de Gilly, appelée à devenir le « chef-lieu » du district Est, mais aussi celui de Gosselies selon J-Ph Preumont. « Depuis mai 2012, la salle des guichets du service population est fermée et les lieux sont totalement en chantier. Avec les fermetures annoncées des maisons communales annexes de Ransart et Jumet, la situation risque de devenir particulièrement problématique ».

Concernant les aménagements intérieurs, l'échevin E. Goffart a indiqué qu'un avenant au projet de travaux (intégrant les éléments de la charte urbanistique impulsée par le Bouwmeester) avait été présenté en Collège le 23 février dernier pour un montant de 55.000€. « Selon le planing prévisionnel de l'administration, l'entreprise devrait démarrer les travaux en avril prochain; ils devraient être terminés cet été, ce qui permettrait d'organiser le déménagement en septembre. Par ailleurs, la Direction de la Citoyenneté nous indique que le service au public est resté et reste assuré sans interruption ».

Les mises à blanc des espaces boisés à l'intérieur de l'échangeur de la A 503 et du R9 n'aura échappé à personne. Surtout pas à X. Desgain (Ecolo) pour lequel cette opération de mise à nu aura d'indéniables conséquences en terme de biodiversité. « Il s'en suit une perte de biodiversité importante, un risque de coulée de boues en cas de très fortes pluies et une augmentation des nuisances sonores là ou la végétation constituait un écran efficace ».

Mais à propos, toutes les dispositions légales ont-elles été respectées en la matière?

« Concernant ce chantier, je vous confirme, indiqua l'échevine Délégue Françoise Daspremont, qu'aucun dossier n'a été porté à notre connaissance. L'ensemble de tous les lieux dénoncés sont la propriété des Routes et Bâtiments Hainaut-Brabant Wallon. Ce déboisement a été effectué par le propriétaire pour des mesures de sécurité; suite à une analyse des statistiques d'accidents, la Région a décidé d'abattre tous les arbres le long des autoroutes sur une longueur de plus ou moins 10 mètres. Il semblerait, par ailleurs, que ces arbres avaient été plantés, à l'origine, pour être abattus après environ 15 ans; la plupart d'entre eux ont plus de 30 ans ».

En vertu du Règlement communal adopté par le Conseil en date du 21 février 2011, des sanctions sont prévues a ajouté F. Daspremont, toutefois, aucune amende administrative ne peut être infligée par le Fonctionnaire Ville et les agents communaux constatateurs car l'article 119 bis de la nouvelle Loi communale n'a pas été visée dans ces 2 règlements.  Il sera tenu compte de cet élément lors de la prochaine évaluation de ce règlement et, dans l'attente, j'ai demandé à mes services de me proposer un courrier rappelant aux responsables régionaux les démarches à respecter en matière d'abattage d'arbres en application dudit règlement ».

Y avait-il lieu d'introduire une demande de permis d'urbanime? Selon l'échevine Ornella Cencig « nous ne sommes pas dans le cas de figure où un permis d'urbanisme serait nécessaire car l'article 84 9° (auquel faisait référence X. Desgain), n'est plus d'application depuis 2012 ».

« Je constate tout de même que l'administration régionale a procédé à des abattages sans introduire de demande comme cela est prévu par le règlement communal. Je ne peux que regretter que, comme il a été adopé, il ne permet pas d'infliger des sanctions administratives » repris X. Desgain. Qui plus est, pour lui, « si on peut entendre l'argument de sécurité, on aurait pu se limiter à des coupes limitées, à un entretien, mais certainement pas à des mises à blanc effectuées, à l'intérieur de l'échangeur de l'A 503, au-delà de 10 mètres du bord de l'autoroute. Je pense qu'on n'aura que des ennuis avec ça » conclut-il.

Et pourquoi-pas une reconnaissance Gay Friendly pour Charleroi? « Vous n'êtes pas sans savoir que le nombre d'agressions envers des homesexuels homme ou femme n'est pas rare à Charleroi » rappela Hicham Imane (PS). « Cela serait poser un geste fort en la matière », qui plus est, selon le conseiller, cela permettrait d'augmenter la visibilité du bureau que le Centre pour l'Egalité des Chances compte ouvrir prochainement à Charleroi.

« Toutes les initiatives qui permettent de réduire les discriminations à l'égard des minorités ne peuvent être que bien accueillies » lui précisa l'échevin Mohamed Fekrioui. « Pour l'heure, la Ville de Charleroi n'a pas encore été sollicitée pour l'obtention d'un label de ce type; si une association nous en avait fait la demande, nous étudierions sa proposition ». Et elle pourrait ne pas tarder selon l'échévin. En effet, « nous avons été contactés par une asbl qui souhaite créer la Maison Arc-en-Ciel ici, à Charleroi. Sachez cependant qu'il ne faut pas attendre un label spécifique pour lutter contre la discrimination ». Et M. Fekrioui de rappeler tout le travail réalisé par le service Egalité des Chances qui fête cette année ses 15 années d'existence. « De l'enfance précarisée aux femmes en détresse en passant par l'accessibilité pour tous, le service Egalité des Chances est attentif à toutes les discriminitions via les nombreuses collaborations ».

Notre stand de tir est-il opérationnel à 100%? Faisant écho du rapport du Comité P au sujet de l'utilisation et la gestion des stands de tir au sein de la police intégrée (sur les 175 stands en Belgique, seuls 89 conviendraient pour former les policiers à l'usage d'armes à feu) et rappelant que des travaux d'adaptation du site de l'Asie sont toujours en souffrance, L. Parmentier a posé la question à l'échevine Déléguée, F. Daspremont.

Selon elle, « Le stand de tir de notre zone de police est opérationnel à 100%. Il fonctionne à un rythme moyen de 24 tireurs par jour et jusqu'à 32 tireurs par jour lorsque des situations particulières l'exigent. Nos policers sont donc bien en capacité de s'entraîner » a assuré F. Daspremont. Qui a précié que la réorganisation du programme et des séances mise en place fin 2015, avec en outre la présence d'une responsable de service attitrée pour la planification et le suivi des séances devrait permettre d'atteindre les objectifs des 5 séances par an et par policier. « Ceci, tout en tenant compte de la fermeture du stand de tir à raison de deux semaines par an pour les entretiens semestriels réalisés par un service spécialisé de la police fédérale de Bruxelles ».

Quant au rapport de 2014 dont faisait état L. Parmentier « nous n'en avons pas connaissance. Sans doute s'agit-là d'un rapport sur les stands fédéraux de Marcinelle ou de Jumet, toujours est-il qu'en ce qui concerne notre stand de tir marcinellois, depuis fin juin 2007 à ce jour, nous n'avons jamais dû le fermer pour réaliser des travaux, exception faite des périodes normales d'entretien et de nettoyage ».

Pas vraiment convaincu de cette dernière réponse, L. Parmentier s'est dit prêt à fournir au Collège ce fameux rapport de 2014 faisant état, selon lui, d'un problème au stand de tir de Charleroi.

Le Coliseum et encore le Coliseum. Ainsi que l'a rappelé Albert Frère (cdH), ce lieu émblématique de la ville basse ne cesse de faire couler de l'encre ces derniers temps. Et pour cause puisque aujourd'hui, trois ans après l'avoir acquis, il entrerait dans les intentions de la SPRL Coliseum Event de le revendre. « Pourriez-vous me dire ce que vous comptez faire pour maintenir à Charleroi une salle emblématique pouvant accueillir près de 1500 personnes et étant un véritable symbole culturel pour de nombreux Carolos ?».

« Comme un peu tout le monde, je ne souhaite qu'une chose: que le Coliseum retrouve sa vocation culturelle et sa vitalité » devait indiquer le bg P. Magnette. « Effectivement, lorsque la Ville a envisagé de vendre ce bâtiment à celui qui l'occupait, nous avons pris des précautions pour que la vocation culturelle du lieu soit maintenue et notamment exigé que, au moins pendant 5 ans, il continue à être exploité en ce sens. La Ville, a ajouté P. Magnette, s'était dotée de moyens pour faire respecter ces obligations. Mais... « Aujourd'hui, par exemple, l'indemnité est encore de 90.000€ pour non respect de celles-ci »

Par ailleurs, a encore expliqué le bg, « nous avons beaucoup de mal à comprendre le choix du propriétaire de vendre son bâtiment, de surcroît à un opérateur qui n'aurait pas d'ambition culturelle puisque depuis 2013 (l'acte de vente a été signé le 10 octobre de cette année-là), tout a été mis en oeuvre pour renouer le dialogue et qu'une démarche a été entreprise pour préserver une subvention largement compromise par la fédération W-B puisque le Coliseum n'avait quasiment respecté aucune des clauses de la Convention établie dans le cadre du projet Club Plasma. Aujourd'hui, il est difficile pour la Ville d'agir puisqu'il s'agit d'une salle 100% privée; nous ne pouvons agir que par la bande; nous tâchons de prendre un certain nombre de contacts avec des opérateurs culturels privés de la région pour essayrer de les sensibiliser à l'importance culturelle de ce lieu et espérer que l'un d'entre-eux se porte acquéreur ». Pour le reste, a conclu le bg, nous avons été informés par le promoteur de Rive Gauche qu'il ne souhaitait pas acquérir ce bâtiment compte tenu du prix excessif demandé. Nous sommes donc, il faut le reconnaître, dans une forme d'impasse. Nous allons donc devoir continuer à manier la carotte et le bâton ».

C'est désormais une certitude: Charleroi aura bientôt son pop-up store. Une question posée par véronique Salvi (cdH) à l'échevin Ph. Van Cauwenberghe a permis d'en apprendre plus sur les modalités liées à l'ouverture d'un magasin « éphémère » dans le bas de la ville.

En fait, ainsi que l'a expliqué l'édile, ce projet s'inscrit, au même titre que d'autres mesures dans le Schéma de developpement stratégique proposé par l'AMCV et adopté pas plus tard que la semaine dernière par le Collège communal. Compte tenu de la spécificité de chaque quartier définie dans ce Schéma, la décision a été prise, a expliqué Ph. Van Cauwenberghe, d'ouvrir un pop-ip store dans la rue de Marcinelle. « Différentes cellules sont disponibles dans cette rue; mais nous avons notamment des contacts pour une cellule de 2 à 300 m2. Le bail devrait être signé demain (mardi 1er mars). Nous pensons que l'endroit est idéal car bien situé et permttrait (aussi) de réfléchir à une stratégie globale pour l'entièreté de la rue et non pas un one shot ». Ceci permettrait donc au quartier de se développer en attendant l'ouverture de Rive Gauche et donc de bénéficier d'une grande visibilité et de plus de fréquentation. Le but, a encore informé l'édile, étant de créer un effet boule de neige afin d'inciter d'autres créateurs et/ou artisans à venir installer leur QG dans cette zone.

Pratiquement, c'est l'absl Charleroi Centre Ville qui coordonne le projet. « Elle est en train de contacter les artisans et créateurs qui souhaiteraient participer au projet (une dizaine se seraient déjà montré intéressés). Plusieurs réunions d'information ont déjà été organisées. Une fois le bail signé avec le propriétaire du magasin, des conventions d'occupation seront signées avec les créateurs et artisans ayant marqué leur accord pour participer à l'aventure du pop-up store carolo ou magasin partagé ».

Le magasin sera ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h, des nocturnes seront organisées une fois/mois en collaboration avec les commerçants de la rue. Une vendeuse sera engagée et sera présente à temps plein dans le pop-up store. « Bien évidemment les créateurs qui le souhaitent pourront animer eux-mêmes leur emplacement et vendre directement leurs créations aux clients. L'ouverture du magasin sera accompagnée d'une campagne de promotion et l'inauguration officielle aura lieu en collaboration avec les commerçants de la rue ».

« Il est évident que c'est une initiative intéressante et que d'autres villes vont s'en saisir » reprit V. Salvi dont le seul regret, à ce stade-ci, dit-elle, est que « vous ne commenciez que par une seule cellule. Je suis persuadée qu'à partir du moment où les conditions seront claires et précises, une série de jeunes créateurs sera volontaire pour entrer dans ce genre de dynamique qui ne peut être que bénéfique pour le centre ville Je vous invite dès lors, au niveau du Collège, à très vite multiplier les opérations ».

Dans le reste de l'ordre du jour le Conseil était invité, au point 15, a adopté une série de règlements complémentaires pour le stationnement des personnes à mobilité réduite.

On retiendra l'intervention de X. Desgain pour demander qu'une priorité soit accordée à ces dossiers: « J'espère que ça ira vite parce que les gens sont en besoin dans ces situations-là ».

« Je vous rassure, c'est une priorité mais je ne peux pas aller plus vite que les marchés publics » lui rétorqua l'échevin Eric Goffart.

Au point 21, le Conseil était appelé à avaliser les délégations au Collège communal en matière de marchés publics. Sofie Merckx (PTB+) et L. Parmentier (pour le groupe Ecolo) ont fait savoir qu'ils voteraient contre. Au motif, dixit ce dernier, « que nous on aime savoir ce qui se passe dans notre ville ».

Au point 22, le Conseil était appelé à voter un marché public de services pour la réalisation d'un organigramme (150.000€).

« C'est effectivement heureux que la démarche soit lancée. On peut s'étonner qu'on n'ait pas de forces internes pour le faire mais le constat étant là je ne peux que le comprendre » devait souligner X. Desgain. « Nous voudrions, dès le début de la démarche préciser quelques balises qui devraient conduire à l'organisation de l'organigramme. Pour nous, il ne faut pas se limiter aux fonctions légales de la Ville mais aussi développer des dispositions pour assurer un meilleur vivre ensemble. Il nous paraît aussi important, comme écologistes, qu'une direction transversale du développement durable soit créée; elle remettrait des avis à l'image du Directeur financier. Il en va de même pour nous pour assurer une meilleure présence de l'administration et de ses services dans les quartiers; enfin, nous pensons qu'il est important de pouvoir rapatrier en interne de l'administration des tâches aujourd'hui externalisées quand on sait que l'extrernalisation entraîne des surcoûts ». Nous pensons que la construction de l'organigramme doit être conçue de telle manière qu'il puisse évoluer au fil du temps et qu'on prévoit l'organisation de formations pour permettre aux fonctionnaires de suivre l'évolution de l'organigramme et des métiers. Le lancement du marché » conclut X. Desgain, correspond à quelque chose que nous demandons depuis très longtemps. Il va permettre de clairifier beaucoup de choses et, je l'espère, d'avoir une administration plus efficace qu'aujourd'hui et une meilleure répatition des forces en fonctions des différents services et des besoins qu'on va rencontrer. J'espère qu'en cours d'élaboration, on pourra aussi avoir un échange pour voir comment les choses évoluent et se construisent petit à petit ».

Il est évident, informa le bg P. Magnette, qu'il ne s'agit pas seulement d'examiner les fonctions légales, mais tout ce que la ville fait ou aspire à faire et d'en faire une analyse en terme de besoins humains. L'avantage de le faire avec un consultant extérieur est qu'il n'est pas partie prenante et donc il peut avoir ce regard extérieur et totalement indépendant, même s'il devra collobarer avec l'administration et les syndicats pour ce faire. On y renviendra bien sûr le moment venu avec le débat de fond ».