Au Conseil communal du 29 septembre

Lundi 06 Octobre 2014 - 08:23

Enseignement, mobilité, revitalisation urbaine, sécurité et logement: C'est autour de ces thématiques que se sont concentrés, pour le principal, les débats lors du conseil communal qui s'est réuni le lundi 29 septembre 2014 sous la présidence du bourgmestre Paul Magnette.

Lequel, après un bref huis clos dédié à l'examen d'une procédure disciplinaire à charge d'un agent définitif, a ouvert la séance publique, comportant, en son premier point, l'approbation du pv de la séance du 8 septembre 2014. Chose peu habituelle: Deux remarques, émises par les conseillères Malika El Bourezgui (Ecolo) et Sofie Merckx (PTB+). Somme toute un peu pour la même raison: les difficultés, en l'absence d'un compte rendu analytique qui n'est plus disponible et qu'elles regrettent, d'obtenir l'intégralité de ce qui s'est dit en séance. « J'étais absente à la séance du 8 septembre et une question posée par M. Meysman au sujet du stationnement des personnes handicapées m'intéressait beaucoup. J'ai tenté d'obtenir une copie de l'enregistrement, mais il paraît que c'est techniquement compliqué. Je trouve que c'est peu respectueux du travail des élus et de ceux qui s'intéressent aux questions de leurs collègues ». Idem pour Sofie Merckx: « Il m'est déjà arrivé de demander des réponses intégrales quand je n'ai pas eu le temps de tout noter mais ça m'a été refusé ».

« Nous en prenons acte, ceci dit, clôtura le bourgmestre, on essaie toujours de vous fournir les informations par l'un ou l'autre biais ».

C'est parti pour trois ans de travaux sur le petit ring de Charleroi.  « A ce stade, je ne vois pas de dispositif particulier mis en place pour favoriser des alternatives (à la voiture) ». A ce propos, interrogea en subsance X. Desgain (Ecolo) la Ville, pour son compte propre, en a-t-elle pris pour inciter à des alternatives à l'usage de la voiture seule? « Je pense que, comme employeur d'un grand nombre de personnes et PO de l'enseignement, qui génère aussi un volume important de déplacements, il est important que des mesures incitatives soient mises en place pour favoriser le recours aux transports en commun, au covoiturage ou au déplacement par mobilité douce chaque fois que c'est possible pour le personnel, ce qui permettrait de réduire le nombre de véhicules qui viennent en ville et la rendre plus accessible ».

« Vu le caractère exceptionnel du chantier, précisa P. Magnette, la Sofico, maître d'ouvrage, a souhaité mettre en place un comité d'accompagnement réunissant l'ensemble de l'administration et des services sous la présidence du gouverneur de la Province. Il s'est vu attribuer trois missions: la coordination des services de secours, la coordination des différents chantiers à Charleroi ainsi que l'information et la communation (au sujet desquelles plusieurs mesures ont déjà été mises en oeuvre). En ce qui concerne les alternatives, « la volonté a été de mettre l'accent sur la promotion du métro, qui n'est que très peu impacté par le chantier; plus particulièrement, pour informer le personnel communal, à propos duquel, malheureusement, nous ne disposons pas de statistiques qui permettraient de déterminer quelle proportion habite les entités – ce sont des données que nous devrions tenter de réunir pour favoriser la mobilité- un avis leur a été envoyé tant par voie informatique que par voie interne. Cet avis informe et conseille les usagers sur les mesures de circulation prises et les alternatives existantes. L'ensemble de ces mesures semblent porter leurs fruits puisque, à ce stade, les membres du comité d'accompagnement sont plus que surpris par le bon climat dans lequel se déroule le chantier et finalement l'assez faible nveau de nuisance engendré ».

« j'en conclut que, par rapport au personnel communal et par rapport aux élèves, en dehors des mesures d'information sur ce qui existe déjà, rien n'est mis en oeuvre ni pour faciliter le covoiturage, ni pour faciliter la mobilité douce. Je ne peux que le regretter, » reprit X. Desgain. « Je pense que ça vaut vraiment la peine de travailler à un plan de déplacement du personnel, à des plans de mobilité scolaires; il y a là vraiment un potentiel à développer pour réduire le nombre de voitures qui viennent en ville ».

« La dificulté, pour le personnel, c'est surtout qu'il est extrêmement dispersé sur l'ensemble de notre territoire; ça rend donc l'organisation de plans de mobilité particulièrement compliquée. Dans le projet de cité administrative localisée à proximité immédiate des transportrs en commun que nous avons, indiqua encore P. Magnette, évidemment, ça tiendra une place de choix; dans les réaménagements que l'on fait au fur et à mesure ont tient aussi beaucoup compte de l'aspect mobilité ».

Mot de la fin par S. Merckx, juste pour « m'étonner du fait que c'est le président qui réponde enièrement à la question posée étant donné que, logiquement, vous êtes bourgmestre empêché ».

On en conviendra avec Lucie Demaret (MR) la rentrée scolaire est souvent l'occasion de faire le point sur une série de thématiques relatives à l'éducation. Plus précisément, quelle est la politique menée par les établissements communaux afin de promouvoir la lecture auprès des élèves de l'entité: collaborations, achats groupés, bourses au livres, aide financière,etc?

L'échevin Serdar Kilic: « Comme vous le savez, nos écoles sont soumises aux lois régissant les marchés publics. C'est ainsi que, chaque établissement fait appel aux services de la Ville, laquelle passe un marché de fournitures avec la société Libris Agora. Les ouvrages de référence sont donc livrés à l'ensemble des établissements communaux de l'enseignement primaire à un prix concurrentiel. »

Côté collaborations,  actuellement, il en existe aussi, ponctuellement, avec des bibliothèques en relation avec les projets pédagogiques développés. « Je souhaite intensifier cette collaboration entre organismes culturels et enseignement tous réseaux confondus; d'ailleurs, nous voulons accentuer notre relation avec le réseau de lecture publique de notre région. Des contacts en ce sens seront pris ».

Une liste des ouvrages à lire est-elle par ailleurs proposée par les établissements scolaires aux bibliothèques afin de veiller à ce que l'offre puisse satisfaire la demande? « Il semble difficile que, systématiquement, une liste exhaustive soit proposée par les écoles » selon S. Kilic qui a également indiqué que financièrement, l'aide aux écoles est surtout apportée dans le cadre de l'encadrement différencié. Enfin, à Charleroi, a-t-il conclu, « nous avons la chance de disposer d'un centre de ressources, d'information et d'animation pédagogiques, le CRIAC, qui oriente ses achats de livre en fonction des projets développés. Et que penser des bourses aux libres?, initiatives intéressantes (au même titre que l'opération « ouvrir mon quotidien » et les classes lecture) qu'il y a lieu, selon l'édile, d'approndirr afin de promouvoir le goût de la lecture dans nos classes.

C'est peu dire que les riverains du « bas de Marcinelle » (av. P. Pastur et Mascaux, rues du Pont et Destrée notamment) en ont marre des inondations. A tel point qu'ils ont fait circuler dernièrement une pétition qui a récolté 350 signatures. « Au cours des dernières années, elles ont été de plus en plus fréquentes » selon S. Merckx qui a relayé devant le conseil leurs préocuppations. Y a-t-il un bassin d'orage dans ce secteur, est-ce que tous les collecteurs de cette zone sont bien libres, le réseau d'égouttage n'est-il pas trop vétuste?... autant de questions posées à l'échevin Eric Goffart.

Déjà bien avant les récentes intempéries , informa ce dernier, des instructions ont été données aux services compétents de la voirie afin qu'ils procèdent à une revérification de l'ensemble du réseau concerné. « A l'exception de quelques avaloirs qui devaient être curés et qui l'ont été dépuis lors, il m'a été confirmé que l'écoulement des eaux pluviales est, d'après ces constatations, pleinement opérationnel dans la zone évoquée ». Par conséquent, « la situation critique qui apparaît suite à de fortes pluies, est clairement due à une surcharge du réseau. Afin d'y apporter une solution efficace, une analyse du bassin versant a été demandée et est en cours de réalisation. Cette analyse permettra de déterminer les moyens à mettre en oeuvre pour atteindre la qualité de service voulu en matière d'égouttage. J'y serai particulièrement attentif ».

En attendant, S. Merckx se demande, à titre de suggestion, s'il ne serait pas intéressant de prévenir les habitantrs de la zone par SMS en cas de fortes précipitations.

« Il y a d'autres endroits sur le territoire de la ville de Charleroi où la question se pose de la même façon », dixit X. Desgain. « Je pense aussi que, parallèlement au réseau d'égouttage, la question du bassin d'orage doit également être étudiée de même qu'une plus grande attention doit être portée a l'imperméabilisation des sols. Il faut y veiller dans tous les permis d'urbanisme qui sont délivrés ».

Charleroi est une grande ville sportive. En témoigne le trophée Commune sportive 2014 remporté pour la xième fois le 27 septembre à Arlon, ce qui méritait bien des félicitations du bg et du conseiller M. Kadim au passage. « Tout d'abord, permettez-moi de féliciter la Ville de Charleroi pour sa victoire lors du 18ème trophée des Communes sportives. Et félicitations aux sportifs qui se sont distingués dans les disciplines suivantes: VTT, natation, pétanque, mini-foot, jogging ou encore tir-à-l'arc (pour les échevins) devait indiquer ce dernier.

Mais notre ville est aussi reconnue pour un autre trophée, celui du Pays de Charleroi. Oui, mais les dispositions prises par les organisateurs ces dernières années, à l'instar de la suppression des prize-money, n'ont-ils pas eu pour effet de faire baisser le niveau de participation. Ne faudrait-il pas dès lors penser à les réinstaurer, tout en gardant l'accessibilité à l'ensemble des joggeurs comme se le demande le conseiller Mohamed Kadim (cdH)?

 « La politique en matière de sport vise avant tout à promouvoir la pratique sportive auprès du plus grand nombre. Pour ce faire, rétorqua l'échevin Philippe Van Cauwenberghe, la Ville de Charleroi doit proposer des tarifs accessibles à un maximum de personnes. La suppression des prize-money a été décidée il y a quelques années en vue de permettre une diminution des frais d'inscription d'autant que la situation financière de la Ville ne permet pas d'augmenter les moyens sur les différentes courses. Les prize-money ne profitent qu'à une minorité de participants; une inscription à prix démocratique profite au plus nombre. Il est a mon sens plus important pour les courses de la Ville d'être avant tout atrractives par leur caractère sportif, festif et de convivialité afin de faire participer un maximum de personnes plutôt que de viser des coureurs de haut niveau. Nous sommes néanmoins disposés à revoir la formule qui attirerait un maximum de joggeurs et rehausserait le niveau mais pas à n'importe quel prix ».

« Monsieur l'échevin devait conclure M. Kadim, samedi dernier, j'ai participé au jogging de Mellet, appelé communément « jogging des carottes ». Il y avait 850 participants; 4€ en préinscription et 6€ le jour même; 1500 € de tombola, et pour un total de 150€ en prize money. Vous voyez si cela ne ruine pas une commune d'environ 2400 habitants et cela est peanuts pour la Ville de Charleroi ».

La première question d'actualité, et elle est bien d'actualité, elle est venue du banc Ecolo avec X. Desgain qui se demande si des citoyens carolos sont partis combattre en Syrie, et si oui, quelles étaient les mesures spécifiques prises par les autorités communales pour prévenir ces départs, assurer le suivi des personnes, etc..

« Cette problématique ultra sensible, informa l'échevine Déléguée Françoise Daspremont, est suivie principalement par la Sûreté de l'Etat et la section anti-terrorisme de la police fédérale. Bien entendu, des échanges d'informations ont lieu entre les polices locale et fédérale mais font l'objet d'un suivi couvert par le secret professionnel. Des task force locales ont également été mises sur pied. Leurs modus operandi viennent d'ailleurs d'être précisés par le ministre de l'Intérieur et par le ministre de la Justice dans une récente Circulaire relative à la gestion de l'information et aux mesures de suivi des Friends Fighters (ces combattants d'origine belge ou européenne qui reviennent en Belgique). »

D'accord sur le principe du secret professionnel mais, surenchérit X. Desgain, au niveau du dialogue entre les autorités communales et les communautés concernées. « C'est très délicat, lui rétorqua P. Magnette. Les communautés? Lesquelles. Elles ne sont pas forcément structurées avec des représentants officiellement désignés. Il y a un risque à amener un dialogue susceptible de créer les amalgames que vous évoquez. Susciter le dialogue, cela peut vouloir dire qu'il y a un problème, ce qui manifestement ne semble pas être le cas à Charleroi ».

On le sait notre ville s'est engagée, au travers de quatre écoles, dans le programme éducatif ESERO, dont le but est d'oeuvrer au développement de l'esprit scientifique chez nos enfants. Fabienne Devilers (MR) se félicite de l'initiative qu'elle a demandé à l'échevin Serdar Kilic de détailler, chose qui lui sera fournie par écrit vu l'impossibilité de décrire chaque déclinaison dans chaque école. Mais que retenir? Que « Le mérite en revient principalement à nos directeurs d'écoles et à nos équipes, toujours à la recherche de méthodes pédagogiques innovantes ». En l'espèce, les 4 écoles sélectionnées ont répondu à un appel à projet de l'Agence Spatiale Européenne destiné, avant tout, à valoriser l'apprentissage scientitique. « Nos sommes certains que nos enfants s'ouvriront davantage à la curiosité et à l'esprit critique sachant qu'ils seront perpétuellement placés en situation de recherche et de stimuli. Cette initiative, ajouta l'édile, fera en outre l'objet d'une évaluation interne de façon a en extraire les meilleures pratiques pédagogiques. L'objectif essentiel est de lutter contre l'échec et le décrochage scolaires en donnant plus du sens aux études dans l'esprit des étudiants. J'espère qu'après cette phase pilote, il nous sera possible d'élargir la méthodologie à d'autres domaines d'apprentissage tels que les mathématiques ou le français. »

Quo Vadis? Domine? Non, Charleroi, où vas-tu? Petit à petit, les projets constructifs en matière de revitalisation urbaine notamment prennent forme dans notre chère cité. Jean-Pierre Deprez (MR) est le premier à savourer ce plaisir de voir cette dynamique positive de remodelisation poursuivre sur sa lancée. Et il l'a dit. Oui, mais ne risque-t-elle pas de connaître un frein, à la ville basse, où « le village gaulois  composé de quelques irréductibles résiste toujours autour des colonnades? « Les intérêts de ces commerçants doivent être certes totalement respectés parce qu'ils ont été forgés à l'aune de leurs mérites; mais encore est-il qu'ils ne pourraient entraver les droits de tous les autres commerçants et citoyens au développement harmonieux de notre cité dans un délai raisonnable ».

En parlant de délai et de procédures, l'échevine Déléguée F. Daspremont a rappelé l'essentiel. A savoir qu'en date du 1er septembre 2014, le juge de paix du 1er Canton de Charleroi a déclaré recevable mais non fondée la demande de la Ville de Charleroi de procéder à l'expropriation des biens indispensables à la poursuite de l'opération de remembrement urbain de ce quartier du centre ville. La Ville, a indiqué l'édile, a aussitôt fait appel de ce jugement devant le Tribunal de première Instance du Hainaut. Les plaidoiries sont fixées au 6 octobre, le jugement attendu pour la mi-octobre. « Dans l'hypothèse d'un jugement favorable à la Ville, les travaux de démolition des colonnades comenceront début novembre ».

Avant de mettre en oeuvre la procédure d'expropriation par voie judiciaire, la Ville, a encore rappelé F. Daspremont, a fait une proprosition à l'amiable au co-propriétaires des immeubles concernés au montant estimé par le Comité d'Acquisition. « Mais ces offres sont restées sans suite. Les exigences des derniers irréductibles s'élevaient, dans certains cas, à plus de 400% de la valeur estimée ».

Quand aux procédures entamées devant le Conseil d'Etat maintenant. Les 4 délibérations prises par le Conseil communal en dates du 24/10/2011, 30/04/2012, 12/07/2012 et 14/01/2014 ainsi que celle prise par le Gouvernenement wallon d'arrêter le PRU Rive gauche tel qu'introduit par la ville ont fait l'objet de recours en suspension devant la haute instance, qui les a rejetés en date du 6/12/2013 pour absence de moyens sérieux. Mais rien n'y a fait puisque les intéressés se sont fait forts d'attaquer devant la même juridiction tant le nouveau permis d'urbanisme délivré par le Fonctionnaire délégué en date du 8/07/2014 que le permis d'environnement accordé par arrêté ministériel une semaine plus tard. On en est là et la suite des événements c'est donc le 6 octobre prochain.

« Mais que se passe-t-il si le juge d'appel ne donne pas raison à la Ville de Charleroi? Comme s'en inquiète le conseiller réformateur « Nous examinons tous les sénarios, y compris les pires, mais nous partons du principe que nous n'allons pas perdre (P.Magnette)

Quant à la planification des travaux (de voiries, de trottoirs et de démolition der parcovilles) à la ville haute, l'autre partie de la question du conseiller, c'est l'échevin Eric Goffart qui apporta les précisions. A savoir, en ce qui concerne les trottoirs que la phase 1 (rues L. Bernus, Isaac, Huart Chapelle, Chavanne, du Parc)est terminée; que la phase 2 (rues Charnoy, du Gouvernement, Vauban, Tumelaire, de la Science, Zénobe Gramme, de l'Athénée, bd Joseph II et Defontaine) s'achève; que la phase 3 a débuté récemment avec des travaux rues d'Angleterre, d'Italie, place du Manège et bd. P. Janson »; « Il s'agit avant tout de rendre ses trottoirs (10.000 m2 au total) propres et praticables pour l'ensemble des usagers, en particulier les PMR et les familles » . Tout cela est coordonné avec les travaux de démolition des parcovilles, qui se poursuivront début 2015. « Nous procéderons alors aux travaux relatifs aux voiries et à d'autres réfections nécessaires. »

A la fin du mois d'août dernier, une nouvelle passerelle surplombant le métro a été inaugurée à Gily. Cette dernière relie la rue Elie Braconier au Ravel. Nonobstant, ainsi que l'a indiqué le conseiller J-Ph. Preumont (PS) il existe encore une coupure au niveau de la chaussée de Fleurus et de la place Saint-Pierre. « Selon certaines informations, des terrains seraient acquis ou en cours d'acquisition pour prolonger le Ravel et le relier directement à cette nouvelle passerelle ».

L'inauguration de cette nouvelle passerelle à Gilly a été l'occasion de rappeler à la RW qu'il restait des aménagements à planifier sur la ligne de la Houillère, notamment, informa l'échevin Eric Goffart. « On me confirme que le nouveau ministre des Travaux publics est particulièrement attentif au devenir du réseau Ravel et en particulier en ce qui concerne Charleroi ».

En pratique, dit-il, selon la DGO1, les études sont en cours pour la jonction entre la nouvelle passerelle et Gilly Sart-Allet notamment avec la démolition de la friterie abandonnée qui jouxte la chaussée de Fleurus. L'adjudication devrait avoir lieu courant de l'année 2015, le début des travaux fin 2015/début 2016. Par ailleurs, a encore informé E. Goffart, plusieurs travaux sur les ouvrages d'art sont programmés sur les Ravel par la Direction des Routes de Charleroi. Enfin, la même Direction des Routes, plancherait, toujours selon l'édile, sur la réalisation de 2 passerelles permettant une sécurisation optimale de cette ligne, à savoir, au-dessus de la rocade de Gilly et à la rue Bois Noël, à Jumet, enjambant la ligne ferroviaire 140 Charleroi-Fleurus-Ottgignies.

On revient aux problème de mobilité et aux travaux du ring. De l'avis de tous, il vaut mieux s'en remettre aux transports en commun et confier son véhicule aux parkings, qui ne manquent pas, en centre-ville. Le hic, selon A. Tanzilli (cdH), est que la signalisation de ces parkings est loin d'être optimale. « Lorsque les automobilistes arrivent à Charleroi, qu'ils soient habitants, travailleurs ou simplement de passage, ils constatent la même chose: ces parkings sont très mal indiqués. Il n'y a pas, aujourd'hui, ajouta le conseiller humaniste, de signalisation claire et à jour des parkings en centre-ville: certains panneaux indiquent toujours les parcovilles, actuellement en phase de déconstruction ». A cet inconvénient s'ajoute la politique tarifaire qu'il y aurait peut-être lieu de repenser afin de la rendre plus cohérente.

« J'entends bien qu'il est important de les mettre en avant; il y a déjà un effort qui a été fait notamment au travers de drapeaux signalétiques et d'actions de promotion en collaboration avec les commerçants » lui indiqua l'échevin C. Devilers. En ce qui concerne la gratuité du parking de la Digue, les retours que nous avons des usagers pour des déposes de moins de 15 minutes, sont extrêmement favorables. Les chiffres, en termes de remplissage, s'améliorent et c'est la preuve que les gens commencent à les connaître ». En ce qui concerne le tarif, « il faut savoir que c'est un des tarifs les moins chers de Belgique. Evidemment, nous sommes toujours dans la réflexion. Une analyse interviendra début 2015 de manière a voir s'il n'y a pas d'autres modalités à lancer mais en ce qui concerne le prix et l'utilisation, pour notre part, les éléments et les retours sont positifs conclut C. Devilers.

A plus long terme, ajouta P. Magnette, dans le cadre de notre projet Charleroi District Créatif et notre portefeuille Feder, l'indication intelligente des parkings sera un des projets phare à hauteur de ce qui se fait dans les villes modernisées où l'on peut, aux entrées de ville, directement obtenir une photographie des parkings disponibles.

« Ce qui m'apparaît important, en attendant, c'est vraiment de travailler à une signalisation plus voyante aux entrées de ville, quitte à ce qu'elles soient temporaires. L'intérêt n'est pas tant pour le client habituel que l'usager extérieur » conclut A. Tanzilli.

Dernière question d'actualité, avec Malika El Bourezgui et le plan Vauban. Le plan Vauban dont on sait qu'une de ses facettes est la sécurité par laquelle passe la lutte contre les trafics de drogue en tous genres à la ville haute. Des moyens y sont consacrés et ils devraient même être renforcés, dit-on, avec l'arrivée de 6 policiers fédéraux. Les petits délinquants n'auront qu'à bien se tenir, certes, mais les autres, les « gros poissons »? « Ce ne sont certainement pas des sans papiers ou des chômeurs ou des personnes assistées par le CPAS qui ont la capacité fiancière, logistique et relationnelle d'importer des kilos de cannabis, de cocaïne et d'héroïne sur notre territoire. Et justement, qu'est-ce que vous envisagez comme renfort de moyens pour attaquer aussi plus haut dans la chaîne du trafic de la drogue?

Réponse du bg P. Magnette: « La tâche qui nous incombe directement est celle que vous appelez le bout de la chaîne. Effectivement, car notre police locale est sur le terrain et la situation à laquelle elle est confrontée est celle du petit commerce. Derrière, il y a bien sûr les grossistes, mais ce n'est pas la police locale de Charleroi qui va pouvoir elle-même demanteler les grands réseaux internationaux. Ceci dit, le travail mené sur le terrain est un travail extrêmement important dans le cadre du démantèlement des réseaux. Les gros poissons, qu'on arrête de temps en temps, le sont, en général, grâce à des dossiers biens instruits par les constatations effectuées par la police locale ».

En ce qui concerne la problématique des illégaux, a ajouté le bg, la difficulté à laquelle nous sommes confrontés est celle de faire exécuter les ordres de quitter le territoire. C'est la raison pour laquelle j'ai demandé rendez-vous à Mme De Block, à qui j'ai demandé des renforts pour soutenir nos opérations et à qui j'ai demandé à ce qu'on puissse faire exécuter ces ordres de quitter le territoire. Le Conseil zonal de sécurité qui est convoqué devrait également se saisir de cette problématique ».

Mme El Bourezgui:« Je ne dis pas qu'il ne faut pas poursuivre les actions par rapport à la petite délinquance, je suis la première à dire qu'il faut continuer à harceler; le problème est que c'est un appel d'air, mais si on ne se base que là-dessus, l'alimentation elle continue: les gros dealers ont de la marchandise à écouler. Et on se rend compte, maintenant dans les quartiers, que des jeunes gens se mettent à dealer parce que ça rapporte. Donc, il faut aussi qu'on attaque le problème sur le fond. »

Quant à la problématique des illégaux qu'on ne sait pas toujours dire vers quel pays il faut les renvoyer, pour Mme El Bourezgui, « c'est la partie visible de l'iceberg car  dans les quartiers il y a beaucoup de dealers qui sont chez eux et qui ne sont pas dans les rues. Et puis, pour certians ressortissants, les Marocains par exemple, il faut savoir qu'ils sont tous fichés digitalement ».

Par ailleurs, étant donné le transfert récent de certaines compétences de la Ville vers le CPAS, « nous aimerions que, de temps en temps (1x/an?), au niveau du Conseil communal ou une commission toutes sections, obtenir un retour car ce sont des problématiques qui intéressent beaucoup les Carolos, à juste titre. »

Dans le reste de l'ordre du jour, plusieurs points ont également fait débat. A l'instar du point 38 concernant la fin de la convention de mise à disposition d'une maison située à la rue du Pont d' Arcole, 353, à Gilly liant la Sambrienne et la Ville. « Cela veut-il dire que la maison de quartier de Sart-Allet va fermer ses portes »? interrogea Sofie Merckx.

Le président du CPAS Eric Massin; « Il faut savoir que la maison de quartier comme les espaces citoyens gérés par le CPAS c'est une bonne vingtaine de personnes et mettre ces 20 personnes dans cette maison ce n'est pas possible. C'est mal configuré. D'autre part, il y avait quelques travaux à devoir effectuer et en l'état actuel des choses, une seule personne qui n'était pas particulièrement sécurisée. Nous avons donc préféré mettre fin à la convention d'autant que nous sommes en phase de réflexion au sujet de la restructuration de l'ensemble des espaces citoyens et maisons de quartier. Ce que nous souhaitons, c'est d'avoir la propriété d'un bâtiment plus vaste afin de pouvoir y implanter l''ensemble des services ou du moins la plus grosse partie »

« Je trouve qu'on arrête le bail sans avoir autre chose à la place; ça veut dire qu'on arrête purement et simplement un service dans ce quartier » insista S. Merckx.

Et face à l'insistance de X. Desgain, Eric Massin l'a répété: « Nous fermons la maison de quartier, 1. pour un problème de sécurité de la personne; 2. car cette maison, à cete endroit-là n'est pas à même d'héberger une maison de quartier; 3. car une réaffectation, un redimensionnement du projet et un retissage territorilal est à l'analayse. Ce qui ne veut pas dire, conclut E. Massin qu'il n'y aura pas d'espace citoyen demain à Gilly. Il y en aura certainement un au sud, un au nord, un à l'ouest et un dernier à l'est.

Au point 41, c'est la diminution du montant des loyers des appartements de l'ilôt Dauphin qui était soumise à l'approbation des conseillers.

« Il s'agit de 14 appartements, des logements publics, qui sont vides depuis plus d'un an » rappela Sofie Merckx. « Je soutiens la diminution qui est proposée malgré qu'elle ne me semble pas assez conséquence étant donné les autres charges auxquelles doivent faire face les futurs locataires. Si malgré cette diminution nous n'arrivons pas à louer ces biens, je jense qu'après un délai de six mois, il faudrait peut-être les intéger dans le logement social. Nous ne pouvons pas nous permettre de garder des logements vides aussi longtemps ».

« Depuis que le comité de direction de gestion de la Sambrienne a accepté cette baisse de loyer, il y a eu des demandes » informa l'échevine Ornella Cencig. Espoir donc...

Mais le problème viendrait peut-être d'ailleurs, comme l'a appris Sofie Merckx, « apparemment, parce que le montant du loyer ne peut éxéder 25% des revenus de la personne ». « Il y a donc un problème pour attirer des gens à revenus moyens à Charleroi, dans ce quartier « , en conclut Malika El Bourezgui.

« Je constate que, dans un premier temps, on a fixé des montants de loyers trops élevés par rapport à la réalité du marché. C'est sans doute une mauvaise stratégie, selon X. Desgain, qui s'est dit également étonné que les diminutions ne soient pas de la même ampleur pour toutes les tailles d'appartements.

On reste dans le logement, avec, au point 43, la communication des projets retenus dans le cadre du plan d'ancrage communal 2014/2016. Petit préambule avec l'échevine Ornella Cencig.

« Nous savions tous que nous n'allions pas obtenir 16 projets et 902 logements. Cela dit, depuis le plan d'ancrage 2004-2006, Charleroi n'avait jamais obtenu autant de financement pour des logements, et ce nonobstant la situation budgétaire de la Wallonie ».

Concrèrement, ce financement permettra la concrétisation de 156 logements au total. Tout d'abord 53 logements sur le site de la Broucheterre, ensuite 77 dans le cadre du projet Cité Solaire 2 (marcinelle) et 12 autres appartements avenue du Centenaire à Montignies-sur-Sambre. « l'ensemble de ces 144 appartements sont des logements passifs qui font la part belle aux économies d'énergie et 82 sont des logements adaptables, donc facilement modulables aux besoins de leur locataire ». Enfin, il y a 12 autres logements, de transit, qui porte le nombre de ce type d'habitat à 37 (sur un seuil de 40) sur notre territoire. « Comme on le voit, je pense qu'on peut se féliciter de ce qui a pu être obtenu en terme de plan d'ancrage communal dans notre ville. Je rappelle que celui-ci n'est pas la seule voie possible pour construire de nouveaux logements et reconfigurer certains quartiers. Nous pouvons aussi, par xemple, faire appels à des développeurs privés et c'est ce que nous ferons par le biais de notre salon de l'Immobilier qui aura lieu les 16 et 17 octobre prochains ».

Réactions:
X. Desgain: « Je pense que c'est un bel exemple qu'on n'est pas obligé d'être membre d'un collège communal pour amener un bon relais des intérêtes de la Ville de Charleroi au niveau du Gouvernement wallon et d'y imprimer une marque verte ».

Sofie Merckx: « Si le plan semblait prometteur, celui qui est approuvé est pour nous un plan minimaliste, un plan rikiki qui ne répond vraiment pas aux besoins de logements dans notre ville. 17,5% seulement des projets ont été retenus: il est impossible, avec un tel plan, de répondre aux demandes des 3337 familles inscrites sur une liste d'attente ».

Par ailleurs, ajouta l'élue du PTB, « vous avez dit dans la presse que votre espoir était qu'au moins la moitié des projets soit retenu. Pq la Ville n'a-t-elle pas introduit de recours. Etant donné la situation critique en matière de logements à Charleroi, je ne peux qu'inviter tous les partis présents ici ce soir et qui disposent de nombreux relais au niveau de la RW à peser de tout leur poids pour obtenir la révision de cette décision ».

A ce titre, lui rétorqua O. Cencig il faut savoir que la Ville peut introduire un recours devant le Conseil d'Etat uniquement sur la forme et pas sur le fond. « Il faudrait dès lors démontrer que la RW a commis une inégalité en nous octroyant 156 logements. Aller en recours, ce serait dire à la RW: vous êtes une bande de cons et vous n'avez pas pensé à Charleroi alors qu'elle n'a pas que notre ville à satisfaire. Maintenant, une ville avec 30.000 logements ici à Charleroi, c'est une ville Bisounours à lquelle vous rêvez, mais ce n'est pas la réalité" conclut l'échevine non sans avoir fustigé au passage la malhonnêté intellectuelle et la méthode populiste avec laquelle vous arrivez à dire n'importe quoi (dans le presse) et faire dire à des journalistes des choses qui sont fausses ».

« On ne traite pas d'une ville Bisounours. A Charleroi, surenchérit Mme El Bouezgui, vous savez qu'il y a un problème de loyers: ils ont explosé. Les gens n'arrivent plus à les payer et ils essaient donc d'avoir un logement social. C'est donc parce que ça répond à un besoin au niveau de la population, qui est en situation de précarisation.