Au Conseil communal du 20 octobre

Vendredi 24 Octobre 2014 - 10:21

On s'y attendait et ils sont venus, en masse: Face aux rumeurs persistantes de licenciement, plusieurs centaines d'agents communaux, soutenus par les délégations syndicales CGSP Admi, CSC Services publics et SLFP en front commun, sont venus manifester toute leur inquiétude de perdre leur emploi lors du conseil communal du 20 octobre. Autant dire que l'entame de la réunion fut plutôt chahutée.

Depuis quelques jours, plan d'économie oblige, la rumeur fait en effet état d'un licenciement collectif de 2 à 300 personnes à la Ville de Charleroi. C'est ce qui explique la mobilisation d'un bon demi-millier de travailleurs communaux l'autre soir au conseil communal. Ajoutez-y ceux qui, à l'appel du PTB, venaient manifester leur opposition à la fermeture des guichets uniques et des maisons de quartier, cela fait une belle assistance. Qui fait évidemment du bruit!

Tant P. Magnette que le DG de l'administration, Christophe Ernotte, ont dû faire avec le brouhaha ambiant pour expliquer que la Ville était, comme le réclament haut et fort les syndicats - lesquels dénoncent au passage un manque de concertation- prête à étudier des pistes alternatives aux licenciements. Mais aussi déterminée à lutter contre l'absentéisme et favoriser la mobilité interne.

Xavier Desgain (Ecolo) et Sofie Merckx (PTB+) se sont aussi saisis de la question. « Cette perspective (de licenciement de 200 à 300 travailleurs de la Ville), est d'autant plus préoccupante que de nombreux services communaux sont bien en peine de remplir leurs missions correctement, faute de personnel en nombre suffisant » devait déclarer le premier. Même constat tiré par sa collègue: « La Ville de Charleroi peut-elle se permettre de se séparer de 200 agents, voire davantage, alors que l'on connaît de nombreux problèmes dus à un manque de personnel dans certains services? (...) Le contexte budgétaire de la Ville est sombre, effectivement. Mais si nous supprimons des emplois, ne supprimerons-nous pas encore plus de services aux citoyens, ce qui aggravera la situation sociale et déforcera l'attractivité de la ville »?

« Nous sommes au milieu d'un long processus dans le lequel le Collège, l'administration et les syndicats dialoguent au fil de l'évolution des travaux. Et nous ne pouvons dès lors que regretter que des informations sans fondement inquiètent stérilement les agents de la Ville » précisa pour sa part l'échevine déléguée, Françoise Daspremont. « Ce n'est que le 23 octobre que le Collège se réunira en conclave afin de prendre attitude sur un ensemble de propositions qui ne comprennent pas, à ce stade, d'importantes réformes de réorganisation ».

Un long processus, de surcroît très difficile qui consiste, selon P. Magnette, à équilibrer un budget en période de crise économique. « Nous essayons de le faire de la manière la plus concertée possible avec les organisations syndicales, dans la plus grande transparence sur tous les chiffres, et dans le climat le plus constructif possible. Parce que ce qui a été dit aussi, a ajouté le bourgmestre, c'est que « cette ville souffre aussi du fait que son administration a besoin d'être réorganisée en profondeur. C'est donc de tout cela qu'on doit discuter, globalement, afin de soutenir l'ensemble des services. Enfin, « je tiens à couper court aux rumeurs qui prétendraient que nous voulons privatiser, voire fermer, des pans entiers de services ».

« Je ne suis pas rassuré car j'ai eu peu de réponses précises aux questions que j'avais posées » conclut X. Desgain. Quant à sa collègue Mme Merckx, après avoir manifesté son soutien au personnel elle rappela encore que «en tant que Ville de Charleroi, nous avons des obligations. Tant envers le personnel que le citoyen. Je vous invite donc à revenir sur cette idée de licencier les gens et à étudier d'autres mesures. La crise qui touche Charleroi, ni les travailleurs ni les habitants n'en sont responsables. Je ne vois donc pas pourquoi la Région wallonne ne peut pas davantage aider Charleroi. Décider aujourd'hui de licencier sans réel plan d'amélioration du service au citoyen ni d'analyse approfondie des conditions de travail c'est prendre le risque de rompre encore un peu plus le lien de confiance entre la Ville, ses travailleurs et ses habitants ».

On imagine aisément que ce point devait canaliser l'essentiel des débats. Qui ont débuté avec l'approbation (sans remarques) du pv de la séance publique du 29 septembre 2014, la démission d'Olivier Chastel (MR) en qualité d'échevin et la prestation de serment de Cyprien Devilers dans la foulée, et poursuivi avec les traditionnelles interpellations et questions d'actualité.

Dans le premier registre Sofie Merckx fut la première à prendre la parole pour relayer les nuisances dont sont victimes les riverains de la rue G. Tourneur, à Marchienne-au-Pont. Nuisances de toutes sortes et problèmes d'insécurité provoqués, dit-elle, par le charroi incessant de poids lourds desservant les différentes sociétés situées sur cette voirie. « Les riverains constatent que le phénomène, qui dure depuis plus de dix ans, ne fait que s'accentuer » précisa l'élue, pour laquelle, une des pistes de remédiation à étudier serait la création d'un pont reliant la route de Mons directement à la rue G. Tourneur. Et pourquoi pas en insérant l'investissement dans le programme Feder 2014-2020?

« Ce type d'aménagement ne doit pas être appréhendé à la légère: il doit être concerté avec tous les organismes concernés, notamment le SPW, étant entendu que la route de Mons est une voirie régionale, mais aussi les sociétés implantées dans la rue en question »  précisa l'échevine déléguée, Françoise Daspremont. Les fonds Feder? L'édile rappela que « notre portefeuille de projets Charleroi District Créatif concentre les investissements sur le cadran Nord-Ouest de la Ville Haute afin de répondre au déficit d'attractivité du centre ville ». Néanmoins, « une réflexion orientée sur un horizon à plus court terme et des aménagenements moins coûteux peuvent être envisagés. Ainsi, « la réfection du revêtement est d'ores et déjà planifiée (au primtemps 2015 avec un matériau absorbant davantage le bruit, ainsi que l'a confirmé l'échevin Eric Goffart). Reste l'importance du trafic et la vitesse des véhicules. Là aussi, «tout est faisable, mais aucune décision ne doit être prise dans la précipitation:  Il faut pouvoir concilier activité économique et tranquillité publique ».

Toutefois, en ce qui concerne la problématique de la vitesse, « j'ai d'ores et déjà demandé au chef de corps de vérifier la possibilité d'effectuer des contrôles tant préventifs que répressifs ».

En parlant de contrôles, il y en a d'autres qui sont effectués à l'endroit. De manière permanente pour la qualité de l'air – grâce à une station de captage installée à proximité et qui fait état de relevés tout-à-fait satisfaisants ces dernières années, ainsi que l'a indiqué C. Devilers, et de manière ponctuelle en ce qui concerne les niveaux sonores pour lesquels ils sont en cours de finalisation.

Fort bien, « il ne faut se précipiter,  mais cela fait plus de dix ans que les nuisances durent; je pense, conclut Mme Merckx, que les gens sont demandeurs de solutions à plus long terme ».

Et donc de ce fameux pont qui, pour X. Desgain aussi, s'imposera nécessairement. A condition, chose qu'il espère, qu'on s'inscrive toujours dans le cadre de l'assainissement des zones d'activté AMS Nord et AMS Sud.

Toujours X. Desgain, et une interpellation au sujet des logements au-dessus des commerces. « Le potentiel de logements au-dessus des commerces qui pourraient être remis sur le marché est considérable et mérite d'être largement valorisé. Au-delà de la taxe communale sur les logements inoccupés, qu'attend la majorité pour mettre enfin en place une stratégie efficace pour que ces logements reviennent sur le marché locatif, et qu'une part significative de ceux-ci soient accessibles aux ménages et personnes à faibles revenus ? ».

« Je partage votre analyse sur l'enjeu que représente les logements au-dessus des commerces » indiqua l'échevine Ornella Cencig. Cependant, « il ne faut pas perdre de vue que nous ne partons pas d'une page blanche, mais de logements existants souvent d'une qualité vétuste et plus configurés de manière telle à permettre du logement ». Les rénover alors? « Quand bien même la volonté du propriétaire est là, les capacités financières ne suivent pas forcément ». D'où, une des pistes suivies par le Collège: accroître la sensibilisation de ces derniers aux avantages à tirer d'une plus grande collaboration avec l'AIS (55.900€ de subvention à la clé de la part du Fonds du logement). « Je pense aussi que des opérations de rénovation urbaine comme Phénix hier et Charleroi DC demain vont inévitablement créer un environnement économique favorable qui permettra justement à des investisseurs privés de vouloir occuper à nouveaux les étages des rez-de-chaussée commerciaux actuellement vides ».

« Je pense, conclut X. Desgain « que, par rapport au nombre de logements mobilisables ( promesse a été prise de lui faire parvenir les chiffres), la Ville pourrait se mobiliser plus fortement. Par exemple, en pensant à ouvrir certains îlots et à y créer des éléments attractifs propres à faire revenir certains habitants en ville ».

On revient aux nuisances sonores, à la vitesse et aux problèmes d'insécurité, cette fois avec Line Manouvrier (PS) qui dénonce celles qui sont de mises à la Cour Dejean et alentours, à Lodelinsart. « La répétition de ces nuisances sonores produites par des engins motorisés non conformes utilisés par de jeunes individus irrespectueux et inciviques, conjuguée aux trafics de tout genre, est devenue insupportable » informa la conseillère.

« Nous mettons tout en oeuvre pour rémédier à ce problème » informa l'échevine délégue F. Daspremont. « J'ai demandé qu'une nouvelle étude de la situation soit réalisée; par ailleurs, cette problématique était à l'ordre du jour de la dernière réunion de la Direction opérationnelle de la police, ce lundi matin. J'ai demandé que ses conclusions me soient communiquées dans les plus brefs délais. Enfin, « le personnel du poste du secteur nord a été sensibilisé ainsi que les différents services d'intervention pour des actions de sécurisation ».

« Des problèmes de ce genre, il y en a dans partiquement tous les quartiers de Charleroi » « selon Mme EL Bourezgui. Pour elle, cela relance la question de  que fait-on avec nos jeunes dans des quartiers totalement désinvestis. Ce n'est pas pas uniquement un problème de sécurité et de répression, mais toute une politique de la jeunesse à penser ».

On le sait, ainsi que l'a rappelé Malika El Bourezgui (Ecolo), le durcissement du plan d'accompagnement des chômeurs a provoqué incontestablement un transfert de charges du fédéral vers les communes. Précisément, « Depuis 2012 quel a été le coût de la prise en charge des exclus du chômage pour le CPAS et donc les finances de la Ville » interrogea-t-elle en substance?. « Les Carolos ont raison de craindre l'échéance 2015 de la dégressivité de l'allocation de chômage où le pire est encore à venir avec les fins de droit et l'application du forfait chômage qui sera juste un chouia au-dessus du RIS et augmentera la précarité des sans emplois. »

Le coût pour la Ville des exclus du chômage? C'est une enveloppe d'un peu plus de 1,8 million d'euros tant pour 2012 que 2013. « Bien sûr, a précisé le président du CPAS, Eric Massin, ainsi que vous l'avez dit, il faut y ajouter d'autres frais qui ne sont pas forcément identifiés comme tels. » En ce qui concerne les demandes d'aide complémentaires, « nous ne pouvons faire que des extrapolations. Pour 2013, c'est une charge nette de 168.000€. A ces frais s'ajoutent encore des moyens en termes de personnel: l'engagenent d'assistants sociaux et d'administratifs sous la précédente législature.» Entre 6 et 8 personnes pour ramener le nombre de dossiers/AS à 110/120/an aujourd'hui contre 160 auparavant.

Cela dit, quel est la compension du fédéral? « Les CPAS réclament depuis des années entre 50 et 80 millions au fédéral. Nous avons obtenu un montant d'un peu plus de 49€/dossier bénéficiaire du RIS (70% pris en charge par l'autorité fédérale et 30% par la commune, contre 65%-35% avant), soit, pour nous, 418.000€ qui seront affectés à l'engagenent à durée indéterminée d'agents pour faire face à l'arrivée du millier de personnes qui proviendront de la fin de stage d'insertion. » Dixit E. Massin, deux AS devraient être affectés au Passage 44 « car le but est de prendre en charge ces personnes le plus rapidement possible ». Quant à l'aide du fédéral pour l'échéance 2015, « nous allons voir car son budget n''est pas encore confectionné ».

« Nous sommes vraiment en train de payer une réforme lancée sous le gouvernement précédent où on prend des mesures d'austérité qui ne font qu'aggraver la situation, sans créer d'emploi et augmenter la précarité » a insisté Mme El Bourezgui. Dans ce contexte, a-t-elle ajouté, « on peut se demander dans quelle mesure, le CPAS, sous pression, n'a pas été amené à faire des choix et des restrictions arbitraires dans l'octroi de RIS et autre aides sociales. « Oui, il y a le contrôle de disponibilité, mais je vous confirme que le CPAS, fusse-t-il sous pression n'a pas fait de choix et de restrictions arbitraires dans l'octroi du RIS. Nous regardons simplement si les demandeurs remplissent les conditions légales. » La réponse d'Eric massin fut également un non catégorique à la question de savoir si on avait observé une augmentation du nombre de recours contre les refus d'intervention du cpas.

Afterwork Shopping: On recommence? Et pourquoi-pas! Alors que les fêtes de fin d'année approchent à grands pas, « N'est-ce pas là, suggère Albert Frère (cdH), une piste intéressante pour redynamiser l'économie, le commerce et, quelque part, l'emploi à Charleroi?

« Lors des premières éditions en juin 2011, ils ont été effectivement bien reçus tant par le public que les commerçants » informa l'échevin Ph. Van Cauwenberghe. Néanmoins, ceux-ci ont principalement rencontré le succès dans le secteur de l'Horéca. Le retour des Afterwork Shopping est une bonne idée mais dans une formule revue et adaptée. Celle-ci pourrait être conjuguée à d'autres événements, par exemple le marché de Noël qui se tiendra sur la place de la Digue à partir du 5 décembre. Il faudra aussi s'assurer de la collaboration de l'ensemble des commerçants hors Horéca afin de ne pas faire face à des vitrines fermées entre deux cafés ou restaurants ».

Les travaux du centre de distribution urbain (CDU) se terminent peu à peu du côté de la gare de l'Ouest. Mais sait-on qui sera appelé à l'exploiter et à partir de quand? C'est ce qu'a voulu savoir Luc Parmentier (Ecolo) en interrogeant l'échevin du Commerce Ph. Van Cauwenberghe. Lequel lui a fait savoir qu' « à ce stade, aucune option n'est écartée. Par contre, des contacts et des visites ont déjà eu lieu et le point positif, a indiqué l'édile, est que les concessionnaires futurs s'intéressent à notre centre de logistique. Mais il est prématuré d'en tirer des conclusions. L'objectif du Collège est que le site soit opérationnel pour début 2015. Il est tout aussi prématuré d'avancer une date d'ouverture ».

Comme beaucoup, Jean-Philippe Preumont (PS) s'inquiète de l'état d'abandon dans lequel se trouve un imposant et remarquable édifice (partiellement classé au patrimoine wallon) trônant à une des sorties de Charleroi. Il s'agit de la piscine Solvay, située le long de la chaussée de Châtelet, à Couillet. La réaffectation du bâtiment est-il toujours à l'ordre du jour dans le chef de l'association propriétaire? Des contatcs ont-ils été pris avec lui?

«Nous sommes en attente de contacts » indiqua l'échevin Mohamed Fekrioui. «  Le bâtiment n'appartenant pas à la Ville de Charleroi, nous n'avons dès lors pas la possibilité d'intervenir sur celui-ci tout comme nous ne pouvons obliger le propriétaire à le faire lui-même . Je me tiens cependant à leur disposition pour les accompagner dans leurs démarches de restauration". D'une manière plus générale, a-t-il ajouté, « il faut savoir que les fiches d'état sanitaire d'une série de bâiments classés à Charleroi sont en voie de finalisation au niveau de la Région wallonne. Le bâtiment en question fait évidemment partie de cette liste. Ce document permettra à chaque propriétaire d'avoir à sa disposition un état des lieux détaillé de ces bâtiments et d'orienter ainsi les projets de restauration en collaboration avec l'admistration wallonne en charge du patrimoine. »

On le sait, la Ville a lancé, voici quelques mois, une série de projets pour faire de Charleroi une Smart City.. Tout indiqué, selon Mohamed Kadim (cdH) pour participer à l'Award de la ville intelligente organisé par Belfius, Le Vif L'Express et Knack. « Je trouve cet appel très intéressant. La Ville de Charleroi doit à mon sens être candidate. N'est-ce pas là une occasion pour mettre Charleroi sous le feu des projecteurs? »

« Le concept de Smart City est une thématique qui nous tient particulièrement à coeur » devait lui répondre l'échevine déléguée F. Daspremont. « Comme vous le savez, le portefeuille de projets que notre ville a déposé dans le cadre des Fonds structurels européens 2014/2020 sous le nom de Charleroi District Créatif est notamment basé sur l'efficacité énergétique et la mobilité (deux des critères pour participer audit concours). « En effet, l'efficacité énergétique est le maître-mot de chacun des 17 projets déposés. Toutefois, dans l'attente des résultats de l'appel à candidature Feder, il ne nous semble pas opportun de les soumettre à un concours ».

Charleroi Smart City, la réfléxion, si besoin en était, est bien lancée'ainsi que l'a rappelé l'échevin C. Devilers. « Avec l'ensemble de mes collègues, nous nous battons pour que Charleroi devienne, chaque jour, une ville plus intelligente, une ville pilote, la 1ère ville et métropole de Wallonie ». Dans ce cadre, diverses réflexions sont en cours et parfois sur le point d'aboutir. Des réflexions qui concernent l'optimisation de la gestion des parkings et la digitalisation des indications d'accès, de disponibilité, etc, des réflexions pour améliorer le tri des déchets en ville par le biais de poubelles intelligentes, des réflexions sur l'utilisation des eaux grises ou encore des réflexions sur l'éclairage public,...

Les chantiers se succèdent dans le centre-ville et Nicolas Tzanétatos (MR) ne peut que s'en réjouir. Cependant, indiqua l'élu réformateur, « j'ai pu lire dans la presse que certains de ces chantiers ne prévoyaient pas d'aménagements pour les personnes malvoyantes. Je pense particulièrement à la place de la Digue où rien n'indique la présence de marches et où rien n'indique que ces dernières sont de tailles différentres. Cette absence de signalétique adaptée couplée à l'absence de rampe me semble pour le moins dangereuse pour les personnes malvoyantes ».

« Dans le cadre du programme de rénovation urbaine Phénix, une attention particulière a été portée aux aménagement et à l'accessibilité pour le PMR » a expliqué F. Daspremont. « A titre d'exemple, pour la rénovation des quais et de la placerelle, ces aménagements comprennent des dalles d'éveil à la vigilance, des dalles de repérage en caoutchouc, une bande-guide et des clous avertisseurs. A divers moments du projet, l'asbl d'Action pour une Meilleure Accessibilité des Personnes Handicapées à été consultée sur les aménagements à réaliser. Pour ce qui concerne spécifiquement la rénovation de la place de la Digue et des voiries adjançates, des dalles podotactiles ont été disposées à chaque passage piéton. Par ailleurs, le marquage au sol a été réalisé pour la zone d'attente des bus, rue du Grand Central. Pour ce qui est des marches, celles-ci peuvent, dans certains cas, paraître difficillement franchissables mais, de manière générale, à l'aide d'une canne, une personne malvoyante ne devrait pas éprouver de difficultés. Si cela s'avérait être le cas, a ajouté l'édile, étant donné qu'il s'agit d'une zone piétonne, les piétons peuvent également circuler sur toute la largeur des voiries et contourner la place. Pour ce qui concerne les projets futurs, il est clair que nous continueront a être particulièrement attentifs à l'accessibilité des PMR dans les propositions d'aménagements. »

« La volonté de rendre plus sûrs et accessibles les espaces publics aux personnes malvoyantes m'a déjà amené a planifié une visite de la ville haute en compagnie du CCPH. Je proposerai, a conclu l'échevin Eric Goffart, d'étendre le périmètre de visite jusqu'à la place de la Digue et repérer ainsi d'éventuels aménagements à réaliser ».

Comme beaucoup de Carolos, J-P. Deprez (MR) se dit sensible au rôle crucial que la SRPA assume dans la lutte contre la précarité animale et, à fortitiori, contre les maltraitances. « Mais quelle est la part, notamment financière, que notre Ville prend dans ce combat au quotidien?  Y a-t-il une véritable politique communale en la matière»?

L'échevin Cyprien Devillers: « Oui il y a une politique communale du bien-être animal et oui, des moyens y sont affectés, malheureusement beaucoup trop faibles. Il s'agit d'une compétence récente au sein du Collège et tout est à construire, a précisé l'édile: « Mais nous progressons dans la bonne voie ». Financièrement, Il a en outre rappelé que Ville et SRPA étaient, depuis de nombreuses années, liées par une convention régissant l'enlèvement des animaux morts ou errants sur la voie public (0,10€/hab, soit 10.000€/an). « Charleroi s'est également dotée très tôt d'un vétérinaire communal; nous avons été aussi la 1ère ville à réglementer les marchés animaliers, à imposer un suivi strict des cirques d'exhibition animaliers; nous avons aussi des procédures très robustes pour le suivi des plaintes ».

Au niveau des politiques animalières que la Ville a mises en place, « nous avons relancé la capture professionnelle des pigeons, de chats errants ou leur puçage (dont coût: 15.000€ en 2014). Quant aux projets à venir: « nous avons en préparation une brochure consacrée au bien-être animal, différents événements en collaboration avec la SRPA, des actions de sensibilisation destinées tant aux professionnels qu'à la population. Avec les moyens qui sont les nôtres, nous essayons tout de même d'avancer dans la voie la plus efficace possible pour gérer, avec d'autres acteurs et niveaux de pouvoir, la politique du bien-être animal ».

Pour le reste, on retiendra que le Conseil a adopté une motion proposée par les groupes Ecolo, PS, cdH et MR concernant le projet de Partenariat transatlantique sur le Commerce et l'Investissement entre l'Union européenne et les Etats-Unis d'Amérique et ses conséquences sur les entités locales.

Enfin, Il a décidé de ne pas attribuer les emplois déclarés vacants dans le cycle de mobilité 2014/03 de la police locale.

Sofie Merckx (PTB+):« Dans le cadre du plan d'austérité, on décide aujourd'hui que 50 emplois ne seront plus vacants. Il est évident que je ne suis pas d'accord avec cette décision et voterai donc contre ».