Au Conseil communal du 30 mars

Mardi 07 Avril 2015 - 08:44

De mobilité, il en a été beaucoup question lors du conseil communal du 30 mars présidé par le bourgmestre Paul Magnette. Avec l'adoption du Plan communal de mobilité (PCM), mais aussi d'une motion en faveur du maintien de la ligne Thalys sur le rail wallon soutenue par le cdH, le PS et Ecolo.

On a donc beaucoup parlé de mobilité lors de la séance du conseil communal du 30 mars 2015. En off, et avant que la séance ne soit officiellement déclarée ouverte par le président, on a aussi parlé du saut d'index et de toutes ces mesures d'austérité gouvernementales qui passent mal dans les rangs des travailleurs des services publics, ainsi qu'est venu le dire, à la table de l'Exécutif, un représentant de la régionale CGSP de Charleroi, secteur Admi. « Pour les travailleurs des services publics (ils étaient en petit comité à brandir affichettes et banderolles dans la salle), l'indexation des salaires est la seule correction salariale » a rappelé le syndicaliste, qui a conclu sa lettre ouverte par la remise de petits souvenirs symboliques de circonstance aux différents chefs de groupe.

Mobilité donc, et avec, une fois le PV de la séance du 23 février 2015 approuvé – moment choisi par Sofie Merckx (PTB+) pour féliciter les membres du personnel communal qui ont oeuvré à la réalisation du CC en vidéo du 23 février 2015 : « Je pense que c'est un pas en avant pour notre démocratie » - l'examen du PCM , approuvé majorité contre opposition, après une présentation assurée par le bourgmestre P. Magnette.

Lequel, après avoir salué les bons et loyaux services du Directeur général adjoint, Guy Charlier, admis à la retraite, a rappelé les tenants et aboutissants de cet outil stratégique (adopté en première lecture le 27 janvier 2014) qui vise à planifier la mobilité à l'échelle d'une commune et, en l'occurrence donc, de Charleroi et plus précisément de son centre-ville.

Ainsi qu'il l'a indiqué, cinq grands principes régissent le PCM de Charleroi: Le renforcement de l'accessibilité en transports en commun (en créant des lignes de bus structurantes en lien avec le sud; en disposant des bus sur le bd Tirou pour mieux desservir le coeur de ville et en réorganisant la station Beaux-Arts), la maîtrise accrue des flux automobiles pour réduire l'omniprésence de la voiture (ces flux doivent être concentrés sur les grands axes pour préserver la convivialité dans les quartiers avec, en parallèle, l'instattion de « zone 30 » sur la quasi-totalité du centre-ville), une accessibilité piétonne maximale (avec des espaces publics adaptés), le développement d'une politique cyclable ambitieuse (en créant des aménagements progressifs en faveur des cyclistes ainsi que des accès au centre-ville et en déployant du stationnement vélo), et une politique de stationnement plus volontariste sensée, notamment, favoriser l'accueil des clients des commerces et préserver le stationnement des résidents.

« Le plan communal de mobilité est aujourd'hui officiellement adopté, mais le Collège communal a déjà mis en oeuvre certaines mesures. » En faveur de l'utilisation du vélo par exemple. « Dans le centre-ville, 21 voiries sont déjà passées en sens unique limité (SUL) à la ville-basse ces derniers mois. Sur le secteur de la ville-haute, 34 artères sur 44 pourront l'être d'ici la fin 2015 » .

Par ailleurs, le volet cyclable du PCM préconise l'installation de 800 emplacementrs de parking vélo. « L'appel d'offre pour l'acquisition et le placement de 14 emplacements dans le centre-ville de ces parkings sera lancé dans le courant du mois d'avril, le tout pour un budget de 60.000€ sur fonds propres ».

Paul Magnette a également expliqué qu'afin de fluidifier la circulation automobile, des travaux sont actuellement en cours pour créer une nouvelle voirie du départ du pont Olof Palme. « Ceux-ci permettront de revoir le plan de circulation de la ville-basse. Les aménagements cyclables permettront d'améliorer la perméabilité du centre-ville mais aussi de favoriser les liens avec les RAVel. »

Enfin, il concluait en rappelant que de nombreux aménagements sont également en cours dans le cadre de la création du centre commercial Rive Gauche. « Ils permettront de réaliser les modifications de circulation sur le bd Tirou pour maîtriser définitivement les flux de transit sur cet axe. Combinés aux concrétisations du projet Phénix ( Quais, Quai 10, rue de la Montagne), ces aménagements permettront de réaliser la première partie de la liaison piétonne structurante Nord-Sud (Gare ville-haute via les quartiers commerciaux).

« Je constate avec intérêt que le PCM actualisé prévoit enfin des mesures favorables aux piétons et aux cyclistes et d'autres qui vont dans le bon sens, mais, indiqua X. Desgain, pour Ecolo, il est toutefois regrettable et illogique qu'une grande partie de celles-ci soient limitées au centre-ville et plus précisément à l'intraring. C'est pourquoi, dit-il, Ecolo votera contre ce plan qui, plus est, ne favorise pas assez les alternatives à la voiture en dehors du centre-ville . Les cyclistes ont besoin d'itinéraires sécurisés. Sans pistes cyclables les amenant vers le centre ville, les cyclistes ne viendront pas. Par ailleurs, Ecolo demande aussi plus de bus en soirée ».

Toujours par la voix de X. Desgain, Ecolo a dit déplorer le fait que la plus grosse partie des budgets ira justement à la voiture et que la Ville ne se donne (même) pas les budgets pour mettre en place les SUL (sens unique limité) pour les vélos sur l'ensemble de son territoire, chose pourtant obligatoire depuis 2003. Enfin, « ce plan interne au petit ring à le gros défaut de reporter la circulation traversant le coeur de ville sur l'axe bd Audent-bd de l'Yser-avenue des Alliés et de supprimer l'arrêt TEC de l'Eden. Nous espérions aussi un échéancier des réalisations et un détail du financment, mais nous ne l'avons pas trouvé: c'est une grosse lacune. Alors que les Etats cherchent à s'entendre pour sauver le climat, que la pollution automobile fait de plus en plus de vicitmes, principalement en milieu urbain, il est important que des mesures soient prises au niveau de tout le territoire pour favoriser les piétons, les cyclistes et les transports en commun. Limiter les mesures au centre-ville que vous proposez, et qui sont intéressantes, ne seront pas assez efficaces. Les budgets existent, ce sont les priorités qui doivent être modifiées » conclut X. Desgain.

Des points positifs, Sofie Merckx (PTB+) dit elle aussi en avoir trouvé dans ce PCM (SUL, trottoirs rénovés et asphaltés à la ville-haute, suppression récente de la version carolo de la carte pour handicapés, mesures en faveur du parking à destination des riverains – qu'il faudrait sans doute étendre aux travailleurs,...). Mais, « en ce qui concerne les PMR, je pense que des efforts sont encore à faire, notamment dans le contexte travaux actuel. »
En ce qui concerne les transports en commun, « nous partageons le constat qu'il est impossible de se déplacer le soir en centre-ville et que le TEC doit donc améliorer son offre de services ». En parlant de transports en commun, « pour nous, ce qui pourrait vraiment encourager l'usage des transports en commun (bénéfique selon elle en termes de santé publique et pour les commerces), ce serait d'instaurer la gratuité, pour tous, dans la zone de l'intraring.  On se demande aussi pourquoi la disposition « zone 30 » dans l'intraring entrera en vigueur seulement en 2018; pour nous c'est un peu lent ». Enfin, au sujet des modes de déplacements alternatifs, s'ils doivent être encouragés il y a aussi lieu d'en faire une meilleure publicité estime l'élue, laquelle imaginerait bien, à ce point de vue, un petit encouragement sous forme de prime octroyée à ceux qui, faute de bons mollets, se verraient bien par exemple arpenter nous rues au guidon d'un vélo électrique.

Réplique de Paul Magnette pour repréciser que, par définition, le PCM porte sur le centre-ville et ses accès: « Car les principaux problèmes de mobilité c'est là qu'on les trouve. Il y a donc un plus grand intérêt à concentrer les efforts sur ce périmètre selon l'étude réalisée par Transitec. L'étape suivante, ce sera d'adopter un plan urbain de mobilité et même un plan supra-communal de mobilité. Nous n'attendons d'ailleurs pas pour prendre tous les contacts à ce point de vue ». Comme avec les responsables de la SNCB avec lesquels le bourgmestre dit avoir parlé du projet d'un RER carolo.

Quant à la problématique parking, P. Magnette a indiqué que le plan ne disait pas, dans les derniers détails, ce qu'il y avait lieu de faire; « il fait apparaître une méthodologie avec un centre-ville entièrement payant, mais avec des exceptions et des modulations qui doivent encore faire l'objet d'une discussion minitieuse avant application. »

Mobilité toujours, avec cette motion déposée par les groupes cdH, PS et Ecolo en faveur du maintien de la liaison wallonne du Thalys entre Charleroi et Paris. « Nous ne pouvions pas nous taire devant cette décision prise de manière unilatérale par le Gouvernement fédéral » indiqua, en guise d'introduction, Véronique Salvi (cdH), présente avec d'autres membres de l'assemblée le matin même sur le quai n°9 de la gare du Sud de Charleroi aux côtés des navetteurs pour ce qui pourrait s'avérer être le dernier voyage de notre beau Thalys.

La motion:

Le Conseil communal de la Ville de Charleroi, en séance publique,

« Considérant que la gare de Charleroi-Sud est reliée directement par au moins 2 lignes Thalys quotidiennes traversant la Wallonie ;

Considérant que ces liaisons sont des atouts importants pour le développement économique et touristique de Charleroi ;

Considérant que Charleroi et Mons disposaient d’un arrêt Thalys

Considérant que cette décision engendre une augmentation du coût pour les usagers ; et qu’elle porte atteinte au développement économique de la Ville de Charleroi ;

Considérant l’intérêt du Thalys wallon qui a un taux d’occupation de plus de 50% soit plus de 140.000 voyageurs en 2014

Considérant l’analyse budgétaire de la justification de la suspension du Thalys wallon qui aurait pour conséquence de mettre en péril un nombre de lignes conséquent au niveau du rail belge.

Considérant que la décision du Gouvernement fédéral porte atteinte aux intérêts économiques de la Wallonie et des villes traversées par ces liaisons, dont Charleroi ; que le choix d’effectuer des travaux entre Namur et Charleroi en pleine saison de capitale culturelle à Mons est interpellant ;

Considérant que cette décision réduit l’offre de service public au départ de Charleroi

Considérant l’intérêt pour Charleroi de relier une grande ville francophone

Considérant l’accord historique qui visait à compenser la suppression des lignes régulières entre les villes wallonnes et Paris et, d’autre part, une compensation pour la Wallonie qui est traversée sur tout son territoire par des lignes à grande vitesse avec de nombreuses expropriations

Considérant que sans desserte wallonne, les utilisateurs du Thalys devront passer par Bruxelles, ce qui peut doubler leur temps de parcours jusque Paris.

Considérant les craintes que cette suspension ne soit que la première phase d’une suppression pure et simple

Considérant l’intérêt écologique des liaisons ferroviaires à grande vitesse entre les villes européennes qui constituent une réelle alternative au transport routier ou aérien.

Considérant l’absence de concertation avec les autorités locales et régionales

Considérant le fait qu’à partir du 01/04/2015, à l’intérieur de la société Thalys, la SNCF pourra prendre seule des décisions sans qu’aucun des autres actionnaires ne disposent d’un droit de véto.

Vu l’urgence,

DEMANDE au Gouvernement fédéral :

De revoir sa décision au terme des travaux qui seront réalisés prochainement entre Namur et Charleroi par Infrabel et de maintenir la liaison Thalys en Wallonie ;

De réintégrer ces liaisons dans le prochain plan de modernisation de la SNCB ».

Nicolas Tzanétatos, pour le MR, a expliqué le refus de son groupe de signer cette motion. Il y a selon lui l'argumentaire développé dans le texte (lacunaire voire imprécis) et, d'un autre côté, le caractère prématuré en ce sens qu'à ce stade, dit-il, « Même si en tant que Carolos on n'est évidemment pas insensibles à cette problématique, jamais il n'a été question de supprimer cette ligne pour des raisons budgétaires. Il ne s'agit pas d'une décision prise de manière unilatérale par le gouvernement, mais planifiée et mûrement réfléchie par Infrabel, pour des raisons de sécurité. Il faut s'arrêter aux décisions clairement évoquées et pas anticiper érronnément la réalité ».

« Je ne souhaite qu'une chose: Que vous ayez raison » ponctua P. Magnette.

« Sans vouloir polémiquer, je comprends la difficulté du groupe MR de s'abstenir sur ce sujet. Vous devez tout de même reconnaître que, sur l'ensemble des arguments qui ont été avancés au Conseil communal, au parlement wallon, à la Province de Hainaut et au gouvernement fédéral, nous sommes unanimes pour dire que cette ligne doit revenir et que, jamais je n'ai entendu dans la bouche de Mme Galant affirmer qu'après la suspension technique il y aurait effectivement une remise en place de cette ligne. C'est donc bien aujourd'hui qu'il faut se mobiliser » repris pour sa part Véronique Salvi. Rejointe par ses collègues X. Desgain et Gérard Monseux (PS), lesquels, en outre, ont exprimé la nécessité, une fois la situation revenue à la normale, que puisse être, dans la même logique des bénéfices apportés par cette ligne à grande vitesse, prolongée jusqu'à Charleroi la ligne Paris Maubeuge. « Nous avons tout à y gagner même si la priorité reste aujourd'hui le rétablissement du Thalys wallon ».

Au chapitre des interventions, la première était portée conjointement par Anne-Marie Boeckaert (PS) et Xavier Desgain (Ecolo) au sujet de la préservation du patrimoine industriel (plus spécifiquement le Haut Fourneau n°4) et du projet de reconversion du site de la Porte Ouest.
Reconversition du site de la Porte Ouest? On sait, ainsi que l'a plus précisément rappelé X. Desgain, qu'il est question d'un centre de traitement de terres contaminées que Duferco souhaitrerait implanter à Dampremy, entre la Sambre et la route de Mons. « L'opportunité d'un tel projet est évidente; nous en avons absolument besoin pour notre bassin de vie pour contribuer à l'assainissement de nos sols pollués » devait expliquer l'élu écologiste mais qui, sur base des éléments contenus dans l'étude d'incidences, doute cependant que l'endroit prévu soit le mieux choisi.

« La Porte Ouest, c'est un des grands enjeux de la rénovation urbaine de Charleroi » devait expliquer P. Magnette. Nous avons avancé sur 3 chemins parallèles dans ce dossier: l'aspect patrimonial, l'aspect industriel et, plus globalement, l'aspect aménagement du territoire. Si nous la concevons avec intelligence, cette zone ( à peu près 200 ha) peut devenir un véritable atout pour notre ville ».

Sur le plan patrimonial, le bourgmestrre a indiqué avoir reçu lors d'un collège spécial tenu le 18 mars dernier le rapport établi par le groupe instituée par le CC. L'échevin M. Fekrioui précisa quant à lui que ce rapport présente 3 scénarii possibles pour la conservation du HF, des 3 cheminées de l'agglomération et des 3 passerelles qui enjambent la Sambre et le canal. « Ce rapport identifie également une dizaine d'éléments qui présentent une valeur patrimoniale. Ce sera un des éléments dont le Collège devra tenir compte lors des futures négociations avec Duferco à propos de l'avenir du site ».

« Ce haut fourneau est un des derniers d'Europe. Ce sera retenu dans les décennies et les siècles qui viendront comme un symbole aussi important pour le 20è siècle que l'ont été les cathédrales pour l'âge baroque ou gothique. Charleroi était une ville industrielle et possède un patrimoine important à côté duquel nous ne devons pas passer » ajouta le bourgmestre.

Lequel poursuivit sur l'aspect industriel du projet: « Notre but est aussi de faire de la reconversion et de créer de l'emploi dans cette zone. Cela doit se faire évidemment dans des conditions compatibles de confort pour les riverains. » Répondant plus précisément à X. Desgain, il ajouta: « Il n'est pas envisageable de créer un centre de traitement de terres sur une partie de cette zone sans qu'il y ait une solution structurelle pour le charroi (une voirie de désenclavement serait à l'étude).

Quant à l'élément urbanistique, « Nous négocions pour l'instant avec Duferco pour une solution qui rende compatible la préservation du patrimoine mais aussi sur l'idée de descendre la zone d'activité industrielle et de la tenir en-dessous de la Sambre et donc de ne pas réindustialiser la partie située entre celle-ci et la route de Mons ».

Tout ce qui serait situé au nord de la rivière deviendrait ainsi, dixit le Bg, un parc paysager pouvant accueillir des activités économiques mais non polluantes. « Nous entendons, dans les mois à venir, finaliser une étude paysagère complète en ce compris l'analyse des sols ».

Précision de l'échevine Ornella Cencig sur ce volet. L'édile informa que la demande de permis unique de classe 1 avait été introduite par la société Duferco en janvier dernier. Ce permis, jugé complet et recevable par la Région wallonne, prévoit notamment la démolition d'un certain nombre de bâtiments et la réafffectation d'autres, la construction d'un bâtiment administratif, d'un parking, la végétalisation du site, etc...l'aménagement d'un centre de tri et de valorisation des terres (par procédés biologique et physico-chimique) pour une capacité annuelle de 200.000t. La demande se trouve actuellement dans le cadre des formalités de l'enquête publique (clôturée le 13/04/2015). Les Fonctionnaires technique et délégué ont demandé que toute une série d'institutions puissent se prononcer par rapport à cet avis; la CCTAM aurait déjà fait savoir qu'un centre de tri peut être utilile mais pas à cet endroit). Toutes ces instances ont jusqu'au 27 avril pour remettre leur avis motivé; celui des Fonctionnaires doit être remis sur la table du Collège entre le 15/06 et 15/07/2015. Celui-ci aura ensuite un mois pour se prononcer après l'une ou l'autre date.  Pour O. Cencig, « il s'agira de tenir compte, dans la décision qui sera prise, des grands enjeux de la rénovation urbaine et du développement économique de Charleroi ».

« On sent bien qu'on est sur un dossier sensible et il serait dès lors intéressant de pouvoir disposer du rapport (du comité patrimonial) pour que nous puissions poursuivre les débats sur base de documents de même que ce qui est demandé par le Comité de développement stratégique » conclut X. Desgain. « Ma première impression sur le dossier tel qu'il a été déposé est qu'il y a des contraintes environnementales qui doivent être imposées à Duferco et que si on les lui impose, la localisation du site, telle qu'elle est, ça va vraiment être très difficile ».

« Nous serons évidemment très attentifs au suivi de ce dossier tout en veillant à ce que le partenariat avec la population soit conservé, ce qui est indispensable » referma A-M. Boeckaert.

Dernière petite intervention, celle de Véronique Salvi pour saluer le travail d'analyse et de sensibilisation effectué par la Commission patrimoniale, laquelle n'aurait sans doute jamais vu le jour, dit-elle, sans la mobilisation du collectif citoyen. Celui-ci était d'ailleurs représenté au conseil par d'anciens sidérurgistes tout d'amiante revêtus, et qui se sont fait fort de remettre au Collège une pétition rassemblant des centaines de signatures.

Une intervention de Ch. Meysman (PS), pour suivre, à propos des châssis du bâtiment de l'ONE, à Monceau/Sambre. « Ils se trouvent dans un état critique » avec des conséquences néfastes tant pour les conditions de vie des jeunes enfants que pour les finances de la Ville (le loyer de 600€ semestriel ne couvrirait pas le débours lié aux frais d'énergie) s'inquiète le mandataire socialiste.

« C'est une situation particulièrement emblématique à laquelle nous sommes confrontés; ce n'est donc pas un cas isolé » informa l'échevin Eric Goffart. C'est la raison pour laquelle toute une réflexion est menée, dit-il, sur l'occupation des bâtiments publics. Et cette réflexion est prise en compte dans l'analyse de l'opportunité de travaux et leur planification éventuelle. « Ceci étant, des budgets sont prévus pour des interventions identifiées de manière précise, soit dans le cadre des budgets de la Ville, soit dans le cadre de marchés plus globaux de fournitures ou de marchés stock. Je ne manquerai pas de revenir vers vous quand j'aurai de plus amples précisions au sujet du bâtiment de l'ONE à Monceau", promit E. Goffart.

Interpellé par un article paru dernièrement dans les colonnes d'un quotidien de la place, Luc Parmentier (Ecolo) a souhaité obtenir quelques éclaircissements au sujet (de l'efficacité) des mesures d'urgence en cas d'incident (nucléaire) qui surviendraient à l'IRE (Fleurus).

En l'absence de l'échevine Déléguée, Françoise Daspremont, c'est l'échevin Cyprien Devilers qui founit les éléments de réponse. En l'occurrence que l'IRE a procédé à 3 exercices ces dernières années (décembre 2009, juin 2010 et décembre 2014 + une session d'exercices entre mai et juin 2014). « Il convient de ne pas être alarmiste. Certes, une situation d'urgence nucléaire serait délicate à gérer (comme le rapprtait L. Parmentier sur base de l'article paru dans Vers l'Avenir en date du 13 mars 2015) mais l'ensemble des services s'y préparent, tant sur le terrain qu'au niveau des instances stratégiques.

C.Devilers a encore informé que, pour l'IRE, un exercice s'imposait tous les deux ans, le prochain est donc programmé pour 2016. « La Ville de Charleroi, a ajouté l'édile, n'est nulle part citée n'étant ni l'entité sur laquelle se trouve l'IRE ni l'autorité compétente habilitée à gérer le plan d'urgence. Néanmoins, j'ai demandé à notre fonctionnaire chargée de la planification d'urgence de vous faire parvenir les rapports finaux en lien avec cet exercice dès qu'ils seront disponibles (ils devraient aussi être présentés en cellule de sécurité communale.)
Reste les éventuelles répercussions sur la Ville de Charleroi en cas d'incident: « Je rappelle que le nucléaire est une matière fédérale et son cadre légal est régi par l'A.R. d'octobre 2003. Il ne prévoit pas d'évacuation autour de l'IRE, ce qui ne veut pas dire qu'elle est impossible, mais elle peut probable. Les mesures d'expropriation prévues sont la mise à l'abri dans un rayon de 5km et la pré-distribution de comprimés d'iode stable dans un rayon de 8km. Depuis 2009, le bureau sécurité de la Province de Hainaut oeuvre à la mise à jour du plan particulier d'urgence et d'intervention pour les risques radiologiques et nucléaires. Ce travail est le fruit d'une collaboration permanente entre les autorités communales, provinciales, fédérales ainsi que les services opérationnels. » Enfin, conclut C. Devilers et histoire de rassurer son interpellant, « La Ville de Charleroi n'a pas été avertie d'un incident (de niveau 2) survenu au sein de la firme Sterigenics (le 16 novembre dernier). « Depuis lors, l'exploitant a veillé à la remise en place des équipes de sûreté normalement prévues. Cet incident n'a eu aucune répercussion ni sur les travailleurs, ni sur la population ni sur l'environnement ».

Lucie Demaret (MR) ce sont plutôt les actes inciviques qui l'interpellent. « Alors que des efforts considérables sont entrepris par l'ensemble des forces vives de notre métropole pour la redynamiser, une minorité d'individus continuent de faire preuve d'un manque total de respect à l'égard des règlements qui régissent notre vie en communauté ».

« Nous travaillons sur cette question partout où on peut le faire » devait indiquer le bg P. Magnette. Principalement au sein du Conseil zonal de Sécurité dit-il, qui en a fait une de ses priorités en même temps que la lutte contre le trafic de stupéfiants (et des nuisances qu'il occasionne), les nuisances sociales, l'insécurité (routière y compris), la présence de ressortissants illégaux sur notre territoire, la lutte contre les domiciles fictifs, l'insalubrité, la saleté,... « Nous veillons à conduire certaines actions en coordination avec les Gardiens de la Paix, histoire d'alterner la présence de l'autorité publique sur le terrain indiqua le bg, lequel rappela qu'outre diverses mesures prises au travers du RGP (interdiction des quads en centre-ville, etc) la Ville vient d'inaugurer des promenades urbaines réalisées par des arpenteurs issus de divers services communaux (police, police administrative, services de l'urbainsme et des espaces verts,...) et dont une des missions consistent précisément à établir des listes de réparations nécessaires à effectuer. « car un endroit dégradé contribue aussi à nourir un sentiment de laisser-aller. Lutter contre les actes inciviques, c'est donc une action sans relâche de nos services » devait conclure P. Magnette.

Quant aux incivilités dues au trafic de drogue « Les actions de répression, c'est bien, mais il y a assi un travail de prévention qui est nécessaire » estime pour sa part M. El Bourezgui (Ecolo): « Et je ne vois pas que cette politique est visible », déplore-t-elle. Sur le volet incivilités, elle devait insister: « C'est l'affaire de tous mais je pense qu'il faut mobiliser tous les acteurs publics ».

Pas toujours facile de se loger. La faute, parfois, au loyer dit d'équilibre. Comme ceux qu'il faut débourser par exemple pour les logements de l'îlot Dauphin (vides depuis presque 2 ans) et d'autres (rue Turenne, avenue de l'Europe ou au Quai de Brabant). « Pour pouvoir y accéder, les revenus du locataire doivent être au moins 4 fois le loyer. Cette condition est difficillement réalisable par un grand nombre de candidats locataires, en particulier à Charleroi » estime Sofie Merckx (PTB+). « Je pense que, comme moi, vous ne pouvez que déplorer cette situation: des coûts de rénovation payés par la collectivité, de beaux logements rénovés qui restent vides, voilà un beau gâchis que nous ne pouvons nous permettre ».

« Ce seuil de 25%, indiqua l'échevine O. Cencig, il est imposé par la RW. Je vous rejoins tout-à-fait pour dire que c'est difficilement réalisable pour un certain nombre de candidats locataires. Je pense, pour ma part, que le Gouvernement wallon doit revoir sa position sur ce point ».

Quant aux logements de l'îlot Dauphin, « 11 sont toujours inoccupés; les visites ne manquent pas mais, malheureusement, les loyers sont encore trop élevés ».

O. Cencig trace plusieurs pistes pour qu'ils le soient un jour: 1). Diminuer encore le loyer (ce qui a déjà été fait), 2. les requalifier en logements sociaux et les proposer à tout le parc de locataires de la Sambrienne; 3. Envisager une relation avec le CPAS.

En ce qui concerne les logements publics mis en location par la Ville, « Ils sont très très peu nombreux »: 6 logements pris en gestion par l'AIS (2 inoccupés) + 3 autres (moyen) situés à l'angle de la rue de l'Aigle Noir et rue neuve (inoccupés aussi en raison de travaux de rénovation à y mener).

Gérer les matières immobilières, c'est aussi une des missions de la Régie Foncière, ainsi que l'indiqua Eric Goffart. Cependant, « Nous pensons que ces missions additionnelles aux métiers de base de la RF pourraient être mieux remplies par d'autres opérateurs et, à cet égard, la Sambrienne est un interlocuteur incontournable mais peut-être pas le seul. On considère aujourd'hui que la gestion des matières immobilières par un service administratif classique permettrait d'atteindre une plus grande efficacité. Nos grades légaux travaillent d'arrache pied avec les autorités régionales pour discuter des modalités de liquidation de la RF ».

« Je suis tout-à-fait d'accord avec toutes les propositions faites par Mme Cencig » répliqua Sofie Merckx, notamment de basculer ces logements dans le parc des logements sociaux: « on sait que plus de 3000 familles sont en attente de pouvoir se loger convenablement ». Reste la gestion de certains d'entre-eux, comme l'immeuble situé quai de Brabant (le Conseil a avalisé une baisse du loyer, « 4 ans après s'est étonné X. Desgain!): « C'est tout de même un énorme gâchis par rapport à la demande » déplora l'élue du PTB, laquelle fit part de son septicisme quand à en confier la gestion à la Sambrienne: « Dans le sens où elle a déjà un gros problème de vide locatif avec plus de 600 logements vides. Je ne sais donc pas si elle a les facultés de gestion pour résoudre ce problème-là. »

« Quand on voit que le logement c'est un vrai problème à Charleroi, je pense qu'il y aurait lieu d'être plus réactif; il ne faut pas tarder à prendre des décisions » ajouta Malika El Bourezgui (Ecolo).

« Je trouve tout de même assez scandaleux de dire que la Sambrienne n'est pas compétente pour gérer ces logements » sursauta Hicham Imane (Ps) et président de la société de logements sociaux. Rappelant que leur qualification sont bien une compétence de la Région, il a en outre indiqué que  depuis 2 ans, les services de la Sambrienne n'ont pas ménagé leurs efforts (publicité, marchés publics,etc) pour qu'ils trouvent preneur. « Je voudrais qu'une fois pour toutes on arrête de dire que la Sambrienne fait mal son travail! Elle le fait bien et la Sambrienne se tient évidemment à la disposition de la Ville de Charleroi pour l'aider à gérer son patrimoine ».

On reste dans le logement, avec Maxime Sempo (MR). Prenant l'exemple de ce qui se fait à New York, il verrait bien pour sa part l'adoption de mesures, principalement fiscales, à l'encontre de propriétaires négligeant la tenue de leurs propriétés. « Partant du postulat que la saleté attire la saleté, ne devrions-nous pas - sachant qu'une maison, un immeuble en bon état, propre et habités sont des signes qui témoignent de la vitalité et du dynamisme d'un quartier ou d'une métropole dit-il- tout comme les autorités new-yorkaises, agir encore davantage auprès des propriétaires en les obligeant à réparer rapidement les éventuels dommages subis sur leurs biens 

« Comme vous, nous sommes attentifs aux éléments dommageables à l'image d'une ville et qui favorisent le sentiment d'insécurité » indiqua l'échevin C. Devilers. « Je vous rejoins sur l'idée d'actionner des leviers pour pallier des situations comme celles de la vitre brisée; l'arme fiscale peut être dissuasive et peut particper à l'amélioration de notre cadre de vie ». On peut s'inspirer de ce qui se fait ailleurs, selon l'édile, « mais le cadre juridique américain n'est pas le cadre juridique wallon. La Circulaire qui reprend la nomenclature des taxes en RW ne reprend pas une taxe sur les vitres brisées. ». A Charleroi, ajouta-t-il, des initiatives fiscales ont déjà été prises afin de rendre le logement plus attractif  (taxe sur les immeubles inoccupés) ou d'autres telle que la Task Force pilotée par les services du bg et de l'échevine du Logement. Cela dit, « il faut laisser le temps à une analyse fiscale et juridique plus fouillée que nous allons confier à l'adminisration ».

La Ruche Verrière, à Lodelinsart, est en souffrance de travaux. Depuis des années. Des travaux de mise en conformité au niveau de la sécurité notamment, ainsi que l'a rappelé J-Ph. Preumont (PS) qui s'inquiète de ne voir toujours rien venir: « Je connais la situation difficile de notre ville. Mais la Ruche Verrière est véritablement non seulement un bijou de notre patrimoine mais encore elle est un lieu sans lequel notre folklore à but philanthropique de notre ville ne pourrait avoir lieu dans sa tradition. »

« Il est évident que ces travaux sont une priorité pour le Collège » informa l'échevin E. Goffart. « A cet égard, un cahier des charges a été rédigé et est pour le moment en relecture au sein de la cellule Marchés pulics. Dès son accord, il sera présenté au Conseil communal. D'un point de vue technique, il prévoit des interventions au niveau de la structure du batiment et de son accessibilité. Celles-ci sont estimées à 150.000€ ».

A l'instar de la Ruche Verrière, beaucoup de nos insfrastructures scolaires ont aussi besoin de travaux. Pas mal de ces travaux, ils pourront désormais être pris en charge par la brigade scolaire engagée depuis peu dans le cadre du programme de transition professionnelle subsidié par la Région wallonne (PTP). Fabienne Prévinaire (PS) s'en félicite et obtenu des échevins Serdar Kilic et Eric Goffart quelques précisions sur cette équipe composée de 20 ouvriers d'entretien.

« Quelles qu'en soient les causes, il faut bien reconnaître que nos infrastructures scolaires, tous réseaux confondus, ont souffert d'un manque d'investissement depuis un certain nombre d'années » précisa l'échevin Serdar Kilic. « C'est donc logiquement que notre Collège a considéré, de le début de cette mandature, que la priorité absolue devait être accordée aux insfrastructures scolaires de la ville de Charleroi. C'est tout aussi naturellement que les directions d'écoles, aidées par la Direction centrale de l'Enseignement, se sont inscrites , début 2014, dans l'appel à projets lancé par la RW dans le cadre du Programme de Transition Professionnelle.  Nos projets ont été retenu et ont conduit à l'engagement de 20 ouvriers en place depuis quelques semaines. Cette brigade scolaire, elle est chargée de travaux de réparation et de maintenance dans plus de 80 implantations du fondamental. Cette vingtaine d'agents peut donc augmenter la capacité d'intervention dans nos écoles pour des petits travaux et, grâce à cela, améliorer le cadre de vie des enseignants et des écoliers. Je me rejouis par ailleurs, que la Ville de Charleroi, en tant qu'employeur public, puisse recourir à des dispositifs de remise au travail de chômeurs de longue durée pour des travaux de très haute utilité pour la collectivité. »

Ces ouvriers, a encore informé l'édile, sont placés sous l'égide de la division des bâtiments qui assurera en outre leur formation. Ils disposent de deux camionnetes pour leurs déplacements et « mon collègue E. Goffart et moi veillerons à ce qu'ils disposent bientôt de moyens supplémentaires afin qu'ils puissent accomplir leurs missions dans les meilleures conditions ». A ce propos, E. Goffart devait d'ailleurs signalé que le Collège avait fait inscrire au budget initial des montants importants pour la réalisation de travaux de natures diverses (réfection de toitures, placement de carrelages, remplacement de châssis, etc) dans le cadre de la passation de marchés stock.

Comment Charleroi améliore-t-elle la mobilité des usagers doux? A côté des nombreux travaux entrepris, la ville, ainsi que l'a signalé Mohamed Kadim (cdH), pourrait parallèlement prétendre à une subvention de 250.000€ pour mettre en place des projets tels que l'amélioration de la signalisation, de la visibilité des itinéraires pour ce type d'usagers. Charleroi introduira—t-elle un dossier dans le cadre de l'appel à projets (clôturé ce 31 mars 2015) et si oui, quel en sera la teneur?

« La Ville a en effet été sollicitée dans ce cadre » devait confirmer le bg. La Ville de Charleroi est donc candidate aux crédits d'impulsion 2015. Ils pourraient concerner le traitement de la radiale Est qui part de la place Charles II, emprunte la rue d'Orléans, le bd Audent, le bd. Devreux, la rue du Poirier et la rue St-Charles jusqu'à l'AWIP. « Comme suggéré dans le PCM, le traitement devrait concerner (notamment) l'aménagement de trottoirs, l'adaptation ou créations de traversées piétonnes, la suppression physique des obstacles et entraves au cheminement des piétons et des PMR, empêcher physiquement le stationnement illicite sur les trottoirs. Le coût de ces travaux est estimé à 750.000€ dont 250.000 de subsides ».

« Au-delà de ces futurs travaux, ajouta Eric Goffart, on peut déjà tirer les enseignements pour ce qui concerne le Plan Vauban: Le marché stock trottoirs a permis de rénover 10.000 m2 de trottoirs et rendre propres et praticables toute une série de cheminements piétons. Mais la logique ne s'arrête pas là: D'un côté nous allons poursuivre le réaménagement des trottoirs et, de l'autre, entamer le volet voiries du Plan vauban dans les prochaines semaines » ( la liste des rues prioritaires à cibler devait d'ailleurs être présentée en Collège le 31 mars, en même temps que le dossier de candidature aux crédits d'impulsion 2015).

Lors de son conclave budgétaire, le Collège communal mettait sur la table la proposition d'imposer les parkings privés gratuits. L'application de la taxe a été reportée mais est, aujourd'hui, pleinement d'application pour 2015 a indiqué Antoine Tanzilli (cdH), lequel a souhaité connaître la manière dont cette taxe (elle pourrait rapporter 1,1 million d'euros) allait être mise en oeuvre.

« Le règlement dont vous faites mention concerne des parkings mis à disposition gratuitement dans le cadre d'une activité commerciale et qui ne sont pas visés par le règlement de 2011 » indiqua l'échevin C. Devilers. « Le taux proposé est de 90€/emplacement avec une limitation du champ d'application pour les parkings comptant moins de 10 emplacements et une exonération pour les emplacements réservés aux personnes handicapées ou les membres du personnel. Certaines communes bruxelloises appliquent déjà cette taxe » ajouta l'édile qui, pour l'heure, ne figure néanmoins pas à la nomenclature annexée à la circulaire budégtaire wallonne. Cela dit, « ce règlement est toujours au stade de l'examen par les services de la tutelle et n'entrera en vigueur que le 5è jour suivant sa publication . Il n'a donc fait l'objet d'aucun recours jusqu'ici ».

Enfin, C. Devilers a confirmé qu'un pré-recensement des emplacements avait bien été effectué mais uniquement dans un objectif d'estimation budgétaire, qui devra être affiné.

« Quant à la mise en oeuvre, conclut Antoine Tanzilli, j'ose espérer que les services des Finances ont fait plus qu'un simple relevé estimatif et qu'ils se sont déjà posés la question de comment enrôler cette taxe ».

Après avoir été débaptisées (les CRA) et rebaptisées, les PEPS, les Plaines Educatives de Proximité Saisonnières, qui ont connu un beau succès l'année dernière, ainsi que l'a rappelé Gaëtan Bangisa (PS) promettent un panel d'activités diversifié déjà pour ces vacances de printemps, chose dont il se félicite. Le détail de ces nouvelles activités avec l'échevin Serdar Kilic.

Petite statistique d'abord, elle concerne la capacité d'accueil des PEPS: 550 places pour celles du printemps 2015 contre 450 l'année dernière. « Le nombre d'animateurs sera, au minimum, maintenu au niveau de celui de l'année dernière. Compte tenu de cela, il a été décidé de renforcer l'attractivité et la diversité des activités proposées. Ainsi, divers contatcs ont-ils été pris avec les clubs du Sporting de Charleroi, les Spirou et les Dauphines pour proposer des initiations au sport de haut niveau. Ils se sont directement montrés fort enthousiastes et je les en remercie ». Qui plus est, a ajouté S. Kilic, l'aspect musical et culturel ne sera pas en reste avec des animations proposées par les académies de musique dont il s'agit aussi de souligner la précieuse collaboration. « Cette année, la ferme des animaux s'invite aussi dans les plaines, pour le plus grand plaisir de tous les enfants. Et tout cela pour des tarifs qui restent inchangés car les PEPS, conclut l'édile, doivent rester accessibles au plus grand nombre. »

Comment s'organise le parcours d'intégration des primo-arrivants à Charleroi? C'est, en substance la question posée par Fabienne Devilers (MR) au président du CPAS et du Plan de Cohésion sociale, Eric Massin.

Eric Massin: « La Ville de Charleroi, qui est une grand ville, doit soigner au mieux l'accueil des personnes nouvelles arrivantes sur son territoire et dès 2013, il a semblé opportun de programmer une réflexion et programmer des réunions entre le service de médiation interculturelle et le CRIC dans le cadre du Plan de Cohésion sociale. Pendant l'année 2013/2014, Charleroi, en tant que ville pilote a indiqué l'édile, a développé une mise en test du parcours des futurs primo-arrivants qu'organise,- ainsi que l'a infiqué Mme Devilers- , le décret du 27/02/2014. « C'est ainsi que les deux opérateurs, en étroite collaboration avec le service de la Citoyenneté ont développé une phase expérimentale afin d'organiser le parcours d'intégration de ces personnes. En vue de permettre à la Ville de signer très prochainement la Convention avec le CRIC, et mettre en oeuvre officiellement le décret, des contacts ont été pris avec tous les partenaires pour formaliser l'ensemble des démarches. Dernièrement, le service Accueil Migrants (transféré depuis peu au CPAS) a mis sur pied 2 permanences par semaine organisées avec le plein concours du service des Etrangers. Une première réunion aura lieu très prochainement pour déterminer les implications des apects pratiques de la future collaboration ».»

La Ville va-t-elle aller en recours au conseil d'Etat contre le permis de Citta Verde? Ainsi que l'a indiqué X. Desgain (Ecolo), ce projet d'envergure, situé en périphérie, peu accessible en transports en commun, entrera (le cas échéant) en concurrence avec les autres bassins de vie de Charleroi et de Namur et constituera une menace réelle sur la viabilité des commerces du centre de Charleroi ».

« Ce dossier date de 2009 et, depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts » a précisé l'échevin PH. Van Cauwenberghe. « Même si le ministre (Di Antonio) a statué par défaut – chose que déplore X. Desgain, le permis socio-économique est indispensable pour exploiter une implantation commerciale de plus de 2500 m2. A ce stade, la Ville de Charleroi n'a été saisie d'une aucune demande d'avis comme le prévoit les dispositions contenues dans le décret du 5/02/2015. Nous ne savons donc pas ce qu'il reste du projet initiatial, conclut l'édile, avant de céder la parole à sa collègue Ornella Cencig. Laquelle, après avoir retracé les rétroactes du dossier, a indiqué qu'en tant que Ville de Charleroi, « nous avons 30 jours, à partir du 2 mars 2015 pour décider d'introduire un recours au Conseil d'Etat contre la décision du ministre qui n'a pas statué dans le cadre de la délivrance du permis unique.

« En attendant, je pense que ça vaut la peine que le Collège demande à sa cellule juridique d'explorer toutes les possibilités de recours au Conseil d'Etat sur l'octroi tacite par le ministre à ce stade-ci. Du moins si elle considère – ce qui semble être le cas se réjouit le conseiller, que le projet met en péril le commerce à Charleroi ».

En 2015, en Belgique, des peronnes meurent encore dans la rue. D'où l'intéret, ainsi que l'a rappelé J-Ph. Preumont (PS) de dispositifs d'hébergement d'urgence, principalement durant la période hivernale. A Charleroi, où l'on revendique, ainsi que l'a rappelé le conseiller socialiste, le slogan « De l'urgence à l'insertion », un projet pilote baptisé Housing First a été mené cet hiver sous la coordination du Relais social. « Mais ce projet qui a lieu dans cinq grandes villes et qui a pour but de réinsérer les SDF par le logement a un coût certain. Il est donc important que le soutien du Fédéral puisse être renouvelé et complété chez nous par la Région wallonne » expliqua M. Preumont. Lequel en profita pour connaître le premier bilan du dispositif hivernal carolo.

« Un peu trop tôt pour le bilan définitif », l'informa Eric Massin. « Par contre, nous sommes en mesure de dire que moins de demandeurs nous ont sollicité mais pour des séjours plus longs. Cela veut dire que l'abri de crise de nuit n'a pas dû être rendu disponible. Il y a (eu?) des refus, compléta le président du CPAS, mais jamais en raison de quotas comme à Namur. Souvent pour cause de non respect du ROI, de signes de violence, de non respect des heures d'ouverture. Ce que l'on peut déplorer, ce sont aussi les auto-exclusions des personnes qui ne veulent pas venir en structures. D'où l'intérêt du travail effectué par les éducateurs hors les murs.

Moins de demandeurs, par contre, une augmentation (50%) significative de publics au niveau de l'accompagnement effectué au niveau de Carolo Rue. « On se trouve donc en face d'une volatilisation des publics ». Selon Eric massin, on peut y voir notamment l'impact du projet Housing First justement. A ce propos, il a indiqué que la Secrétaire d'Etat avait prolongé d'un an (et étendu à trois autres villes) ce projet « qui montrent de bons résultats avec la remise en logement de 24 personnes. Mais il s'agit d'un projet pilote et donc, l'année prochaine, la patate chaude risque de passer dans les mains de la RW, auprès de laquelle un dossier complémentaire a été introduit à ce sujet, a conclu l'édile. « Nous sommes en attente d'une réponse, mais, le plus important est que des dispositions soient déjà prises pour que, dès juin 2016, le projet puisse être perennisé et qu'on puisse mettre en place des objectifs plus importants ».

Voilà près d'un an que le CDU (Centre de Distribution urbaine) est finalisé de l'autre côté de la place de la Digue, mais toujours pas d'entrée en service pour cet outil qui ambitionne de réduire la présence des poids lourds en centre-ville et d'y améliorer le trafic. Albert Frère (cdH est (re)monté au créneau pour demander des informations à l'échevin du Commerce, Ph. Van Cauwenberghe.

« La rédaction du cahier des charges pour la mise en exploitation (dernière des 5 étapes) vient d'être finalisée et devrait être présenté au Conseil communal du mois d'avril selon Ph. Van Cauwenberghe. « Nous espérons pouvoir confier l'exploitation de ce CDU à une société privée d'ici la fin de l'année. L'adhésion des commerçants à ce CDU sera encouragée; quant aux coûts, ils seraient largement supportés par les transporteurs ».

Désagréable surprise pour les navetteurs qui fréquentent la gare SNCB de Marchienne-au-Pont: le prix de leur abonnement anuel, dixit Luc parmentier (Ecolo) est en effet passé de 200 à 336€. « Cette mesure est totalement incompréhensible et risque de faire perdre de nouveaux clients à la SNCB qui préfèreront la voiture au train.  Après l'augmentation des temps de trajet vers Bruxelles, la suppression du Thalys parisien, la SNCB, par cette augmentation des tarifs, semble vouloir mettre un frein au développement du transport ferroviaire carolo » déplore l'élu écologiste, qui en a appellé au Collège pour la ramener à la raison.

Et c'est bien ce qu'il a fait ledit Collège: « Nous avons contacté les autorités de B. Parking pour connaître les raisons de cette augmentation tarifaire » précisa Cyprien Devilers. « Nous leur avons fait part des risques que vous évoquez. Dans les grandes lignes, il nous a été répondu que la mise en place des nouvelles barrières s'inscrivait dans le cadre de la stratégie développée depuis 6 ans par la SNCB sur l'ensemble des gares wallonnes et qui s'appuie sur 4 objectifs fondamentaux: garantir la diponibilité des places de parking pour les voyageurs abonnés au train régulier, établir une tarification différenciée selon les types de gare et d'utilisateurs, couvrir les charges opérationnelles, encourager l'utilisation des transports en commun entre la gare et le domicile. Les éventuels bénéfices dégagés serviront, dit la SNCB, à financer des parkings pour deux roues. Nous restons bien entendu attentifs à l'évolution de la situation ». Luc Parmentier aussi...