Au Conseil communal du 27 avril

Lundi 04 Mai 2015 - 08:49

Depuis la réforme du Code de la Démocratie locale, il incombe désormais au Directeur financier de présenter un rapport annuel sur l'exécution de sa mission de remise d'avis de légalité sur les multiplies dossiers d'acquisitions de biens, marchés, etc... traités par l'administration. Le nouvel exercice d'inspection est intéressant à plus d'un titre puisqu'il délivre aussi, dans la foulée, une photographie de la situation budgétaire communale. Un des moments-clé du Conseil communal du 27 avril présidé par le bourgmestre Paul Magnette.

Lequel, une fois le pv de la réunion du 30 mars 2015 approuvé sans remarques, a tout d'abord ouvert le champ aux traditionnelles interventions des conseillers. Et en l'occurrence à la première, celle de X. Desgain (Ecolo), piqué au vif, comme bien des Carolos, par cette étude récente du Moustique classant Charleroi lanterne rouge des communes les plus agréables à vivre. « Ce classement, même s'il paraît subjectif et s'il est blessant pour les Carolos que nous sommes, n'a rien d'étonnant, car sur ces deux sujets sensibles (propreté et sécurité), rien ne semble avoir évolué positivement durant ces dernières années » souligna en substance l'édile.

Pour le bg P. Magnette, « Ce type d'enquêtes, ainsi que vous le dites, n'est pas basé sur des éléments factuels, mais plutôt sur des impressions des personnes sondées. Et, malheureusement, il faut vivre avec cela: la réputation de notre ville est encore, parfois, sévère à l'extérieur et auprès de nos concitoyens. Et même si les choses changent, les clichés ont la peau dure ».

La sécurité? Les statistiques consolidées démontrent, selon P. Magnette, que « Charleroi n'est pas la ville la plus criminogène ». Fruit, selon lui, des diverses opérations menées aujourd'hui au travers des petits et grands plans Vauban menés au rythme moyen de 10 opérations/mois.

Les travaux au bas de la ville comme source de poussières et responsables d'une baisse de la qualité de vie? « Il est évident que des chantiers (et le charroi) d'une telle importance ne peuvent pas se faire sans un certain nombre de nuisances. Néanmoins, toutes les mesures sont prises tant pas le promoteur que la Ville pour limiter au maximum l'ampleur de ces désagréments pour les riverains ».

Sur la même longueur d'ondes, Cyprien Devilers: « C'est une étude à prendre avec des pincettes d'autant que Test Achats, dans une étude de 2012, construite sur un fondement méthodologique beaucoup plus robuste et fiable, disait tout autre chose ». On n'a pas attendu cette étude pour agir » ajouta l'échevin en charge de l'Environnement, lequel se fit fort de rappeler avec force détails non seulement le travail titanesque réalisé par ses équipes sur le terrain (10 millions de kg de déchets récoltés en 2014), mais également le large panel d'actions de sensibilisation et de répression menées à Charleroi. « Ne vous laissez pas trop influencer par ce que vous lisez dans les magazines People: A charleroi on travaille et on va de l'avant! ».

Certes, « mais fait-il plus propre qu'il y a deux ans ?» reprit X. Desgain. « Vous me faites un catalogue de mesures qui existent, certes, mais je pense que sur le terrain, le résultat n'est pas là ». Objectif non atteint donc pour l'édile écologiste au niveau de ces deux éléments dont, dit-il, "la majorité en a fait des priorités depuis 7 ou 8 ans. Je pense donc que sur certains sujets il faut changer de fusil d'épaule afin d'améliorer concrètement les choses sur le terrain ».

A Charleroi, plusieurs écoles bénéficient de subventions octroyées par la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le cadre de l'encadrement différencié. Mais qu'arrive-t-il lorsque ces sommes ne sont pas entièrement dépensées? La Ville doit-elle les rembourser comme ce fut le cas pour la période 2007/2008 (177.000€)? C'est ce qu' a voulu savoir Véronique Salvi (cdH) en partant de l'exemple de l'école du Spignat. L'occasion de faire d'une pierre deux coups et de faire le point sur certains « dysfonctionnements » mis au jour, dit-elle, par la presse dans cette école de Marchienne-au-Pont.

Renseignements donnés par l'échevin Serdar Kilic, 61 implantations fondamentales, 7 relevant de l'enseignement secondaire et une école maternelle bénéficient de tels subsides à Charleroi (montants identiques ces quatre dernières années). « Les directeurs de ces écoles ont tous, systématiquement, été informés des montants disponibles et sensibilisés à l'importance et à l'urgence d'utiliser les crédits disponibles » souligna l'édile. « On peut d'ores et déjà constater, en ce qui concerne les écoles fondamentales, que le taux d'utilisation des crédits restants a été particulièrement important cette année ». Outre les efforts de sensibilisation, « toutes les mesures sont prises par l'administration pour, avant le 30 juin, optimaliser les acquisitions qui restent à finaliser d'une part, et, d'autre part, rédiger les bons de commande de matériel dont la livraison pourrait s'effectuer ultérieurement ».
Et en ce qui concerne le Spigna plus précisément? « Il apparaît qu'elle a justifié (chose acceptée par les vérificateurs de la tutelle) près de 95% de l'utilisation des subsides octroyés (il resterait 3987€ sur un montant initial de 63.380€). Quant au bilan définitif, « il ne pourra être dressé qu'après la période de subsidiation en tenant compte du résultat du contrôle de clôture (septembre 2015).
Enfin, quant aux problèmes de dysfonctionnements évoqués par la conseillère (comportement litigieux de la direction envers le personnel?), « Une enquête interne supervisée par la direction générale est actuellement en cours. Une équipe mobile de la FWB travaille quant à elle sur un plan d'actions relatif à la médiation scolaire et à la prévention des conflits en milieu scolaire ».

Les choses ne se sont pas vraiment améliorées depuis l'intervention du conseiller socialiste J-Ph. Preumont (en novembre 2013 devant la même assemblée municipale) à proximité du lycée François de Salle, à Gilly. Certes, on y ramasse aujourd'hui les déchets, mais il reste toujours ce trou, tel un égout à ciel ouvert, source d'odeurs nauséabondes où pullulent les rats et autres nuisibles. « C'est un problème complexe mais nous cherchons une solution pérenne »i nforma l'échevin C. Devilers. « En attendant les travaux d'égouttage qui arrivent, le département de la propreté dont j'ai la charge assume sa part du travail avec un ramassage régulier des déchets et des campagnes de dératisation 2 fois/an sur l'entité ». Vivement que les travaux débutent donc. « Le dossier (passé au CC en mars 2015) est en très bonne voie. L'ouverture des offres est prévue en mai prochain et les travaux devraient commencer dans des délais rapprochés » conclut son collège Eric Goffart.

Quelle politique de la diversité et de l'égalité des chances à Charleroi? Pour Malika El Bourezgui (Ecolo), qui posait la question, « Pour beaucoup, la politique locale de promotion de la diversité et de l'égalité des chances à Charleroi manque de lisibilité et de clarté. D'où quel(s) plan(s) d'action en la matière?

« En cette matière, rappela d'emblée l'échevin Mohamed Fekrioui, Charleroi est une des très rares villes wallonnes à avoir mis sur pied un service de l'égalité des Chances en tant que tel ». Un service qui veille, notamment, à la mise en oeuvre de 2 chartes votées par le Conseil communal: celle de l'Egalité des Chances et celle relative à la Personne handicapée. « Elles constituent les balises de la politique de l'égalité des chances menée à Charleroi ». Toutes deux, il le souligna, éditent un rapport annuel faisant l'objet d'une prise d'acte par le conseil communal. Alors des actions de promotion imputables à ces chartes, l'édile en rappela quelques unes dont la construction de pages web sur le site inernet communal, l'attention particulière portée aux personnes sourdes et malentendantes, l'agrément relatif à des actions de centre de vacances d'enfants handicapés ou encore leur accompagnement scolaire, les efforts déployés pour l'obtention du label Handicity, la dynamisation de la politique de subvention des associations dans ce type de secteur.
Pour le reste (inclusion des personnes d'origine étrangère par exemple), « les actions du service se déroulent principalement au niveau de la maison de quartier de Jumet (Hamendes). « Finalement, en ce qui concerne la mise en oeuvre de la charte Egalité, celle-ci repose effectivement sur des indicateurs reliés notamment à la population et au personnel communal. Une évaluation de celle-ci sera réalisée en fin d'année » conclut M. Fekrioui.

« Il est vrai qu'en cette matière, nous avons eu beaucoup d'avancées » admit Mme El Bourezgui qui dit cependant ne pas être au courant d'un rapport sur l'égalité des chances ni même comprendre pourquoi des actions de promotion de la diversité au sein de la seule maison de quartier de Jumet. « Quand on voit le nombre d'enfants dirigés vers l'enseignement spécialisé parce qu'il y a un problème d'égalité des chances, j'aurais voulu savoir ce que la Ville fait à ce niveau-là. Nous aimerions aussi savoir si vous avez des indicateurs qui permettent d'avoir une idée des faits de discrimination qui pourraient se dérouler sur notre territoire et comment ils sont vécus. Ce sont des actions qu'il faut pouvoir réfléchir et mettre en place si on veut vraiment être cohérents dans notre politique de diversité à Charleroi » conclut la conseillère.

La Place de la Digue est belle, mais que dire de son marché? Selon Antoine Tanzilli (cdH) « il est vraiment en déclin: de moins en moins de personnes y passent. A tel point que « les maraîchers sont catastrophés: ils auraient perdu pour certains près de 70% de leur clientèle ». Entre constat et pistes de solution, faut-il voir (notamment) à ce manque de succès, comme le pense l'élu humaniste, l'absence de la cerise sur le gâteau, autrement dit la fameuse halle vitrée abandonnée en cours de route et qui devait chapeauter le tout? « Cela prive la place d'un certain cachet et d'une identité propre pouvant redonner de l'engouement et l'envie aux citoyens de réellement se réapproprier ce lieu de vie. »

« Il est vrai qu'à la ville basse ou ailleurs, les marchés sont nettement moins bien fréquentés qu'au printemps ou qu'en été. Les réalités économiques de n'importe quelle entreprise, commerce ou citoyen sont aussi sans conteste vécues aussi par les maraîchers. Malgré cela, selon nos informations, indiqua l'échevin Ph. Van Cauwenberghe, tous les maraîchers actifs à la ville basse ne font pas état d'une telle déconfiture. « Les marchés dont la fréquentation n'a que peu ou pas baissé sont des marchés situés au coeur de quartiers à l'activité commerciale déjà dense ou à forte densité de population ». D'où, pour l'édile, la necessité de faire revenir coûte que coûte du monde dans ce quartier de Charleroi. L'activité économique résidentielle et évenementielle sont autant d'atouts pour la fréquentation et l'avenir de ce marché qui devrait, à terme, selon l'édile, porter ses fruits.

Quant à la halle en question, « J'ai, comme vous, lu les propos du Fonctionnaire délégué dans la presse (en retitant la halle maraichère, cela porte atteinte au concept global); « d'autres spécialistes pensent l'inverse et nous expliquent que l'emplacement de cette halle s'avérait plutôt contestable puisque construite dans l'axe de la rue de Dampremy elle aurait constitué un obstacle visuel permanent pour les visiteurs en provenance de cette rue » conclut Ph. Van Cau, non sans avoir informé qu'on devrait connaître en juin prochain les résultats de l'étude menée dans le cadre du schéma de développement commercial.

D'accord « Mais l'évenentiel n'appportera pas tout, reprit A. Tanzilli. « Plus que l'évenmentiel, je pense qu'une communication vis-à-vis d'une clientèle de passage serait opportune ». Par ailleurs, en ce qui concerne la halle, «il était important pour les maraîchers d'avoir un lieu couvert et donc, je pense qu'une halle construite là où ailleurs dans un autre axe de la place ça resterait un élément assez intéressant pour l'activité commerciale ambulante à Charleroi ».

Halle ou pas halle, une chose est sûre, comme le pense A. Tanzilli, des mesures sont à prendre et "la Ville de Charleroi doit pouvoir aider les maraîchers à reprendre pied ». Peut-être, pq pas?, comme le suggéra de son côté X. Desgain, via l'instauration du parking gratuit momentané les jours de marché dans le parking de la Digue ou encore en faisant davantage de promo pour ces marchés qui, outre des endroits où faire ses emplettes, sont autant de lieux où s'exprime la convivialité.

Pas facile de circuler à hauteur de la place Mayence, à Jumet. Cinq rues y confluent et l'absence d'un marquage au sol digne de ce nom aurait déjà dérouté plus d'un automobiliste dans le décor, ainsi que s'en émeuvent les riverains et leur écho au conseil, Sofie Merckx (PTB+). Quelles mesures pour sécuriser l'endroit? En principe, tout devrait rentrer dans l'ordre une fois que lesdits marquages au sol auront été réalisés, a assuré l'échevin Eric Goffart. Les travaux devraient être réalisés dans le courant du mois de mai sur l'enveloppe de 230.000€ dédiée à cette fin. Sera-ce suffisant, ne faudrait-il pas revoir complètement la circulation à cet endroit et envisager un rond-point comme suggéré par Sofie Merckx? A voir...

La société Klescz a introduit une demande pour l'exploitation d'un centre de déchets sur le site des anciennes verreries, à Jumet. Jusque-là, c'est plutôt une bonne chose pour l'activité économique sauf que ce centre de déchets pourrait être amené, dixit Nicolas Tzanétatos (MR) à être un lieu de stockage pour des déchets dangereux tels que des produits toxiques et de l'amiante. « Cette nouvelle m'inquiète d'autant plus que ce centre serait situé dans une zone présentant une densité de population importante ainsi qu'une vie de quartier dynamique ».

On a appris de la bouche d'Ornella Cencig que la demande de permis unique en question a en fait été introduite par la sprl Klescz en septembre 2014. Elle concerne 2 volets: 1. la transformation du hall (incendié) existant et la construction d'un second pour l'accueil du matériel roulant (environ 1000 m2). L'enquête publique s'est déroulée entre le 17 et le 31 mars derniers et les résultats étaient attendus sur la table du Collège ce 28 avril. « Le rapport de synthèse des fonctionnaires technique et délégué est attendu pour le 11 mai (possibilité de prorogration d'une durée de 30 jours). D'où « la décision du Collège interviendra soit le 1er juin ou le 1er juillet 2015 ». Quant à la problématique amiante, l'échevine a précisé que l'entreprise n'envisageait pas de traitement sur place mais bien l'éventualité de disposer de conteneurs pour la stocker.

« C'est bien la présence d'amiante qui inquiète » reprit N. Tzanétatos. "J 'entends bien que la société n'entend pas traiter l'amiante mais dans le cas concret on n'a pas vraiment d'informations de nature à rassurer la population ».
X.
Desgain (Ecolo) n'est pas plus rassuré: « Je pense que c'est délicat d'accepter le stockage d'amiante dans cette zone là vu sa localisation. L'entreprise pourrait séparer les deux activités et faire en sorte que le flux d'amiante aille directement dans un site plus spécialisé ».

Après 3 bonnes semaines de tours de manèges endiablés, l'heure est déjà au bilan pour la foire de Pâques 2015. Grâce à la question amenée par Luc Parmentier (Ecolo), on a pu prendre connaissance, au passage, des desseins des autorités communales en ce qui concerne notamment le déménagement de cette manifestation ô combien chérie par bien de petits et grands enfants.

« Il est trop tôt pour dresser un bilan définitif de la foire de printemps. Cela dit, l'édition 2015 est un succès à plusieurs titres et en premier lieu, selon l'échevine Julie Patte, au niveau de la confiance retrouvée avec les forains ». La préparation et l'amélioration de mesures structurelles, dit-elle, ont permis d'améliorer les contacts et les relations avec les forains qui s'étaient singulièrement détériorés l'année dernière, comme vous l'avez relevé ».

Financièrement, la foire de printemps a permis de faire rentrer dans les caisses communales quelques 47.501€ de recettes en droits d'emplacements. Quant aux dépenses, la Ville a réalisé pour 900€ de raccordement ORES, pour 700€ de coûts en matériel, charroi et prestations du service logistique. A noter le manque à gagner pour la RCA estimé à 17.220€ en ce qui concerne le stationnement sur la place du Manège.

Pour le reste donc, il y a le devenir de cet événement centenaire à Charleroi. « Vous pouvez d'ores et déjà écarter une hypothèse: La foire de Charleroi ne disparaîtra pas ». Au pire, devra-t-elle déménager (revitalisation de la ville haute au travers des projets Feder Charleroi DC oblige). « La réflexion sur l'endroit idéal a déjà commencé. Nous avons tout intérêt, avec les forains, à nous concerter avant de faire un choix. Une méthodologie est d'ores et déjà élaborée et notre interlocuteur désigné sera le comité de promotion des foires ». Le parking de Cock à Marcinelle, le bd Tirou, les quais de Sambre,...? « L'étude est en cours et elle nous donnera, dès cette année, tous les éléments pour choisir le meilleur emplacement. Pâques 2017 semble, à priori, un délai raisonnable pour le déméngament qui doit être, insista l'échevine des Fêtes, considéré comme une opportunité: celle de donner un souffle nouveau à nos foires ». Un souffle nouveau que la Ville compte encourager d'ailleurs dès les prochaines éditions à grand renfort d'actions de promotion ciblées.

Nombre de skaters se sont réjouis de découvrir dernièrement dans la presse un nouveau projet de piste à l'intérieur du Palais des Expos. Xavier Desgain (Ecolo) aussi, lequel a rappelé que les adeptes de cette discipline en attendent une depuis belle lurette. Ce n'est donc pas trop tôt. Oui mais voilà, il semble qu'il y ait eu quiproquo, ainsi que l'a précisé le bg P. Magnette. « Depuis plusieurs années, la Ville a effectivement imaginé divers projets de skate parc. La plupart des lieux que vous évoquez (Couillet, en dessous du ring, etc), ne se prêtaient pas à ce type d'aménagements. D'autres sites sont actuellement examinés, en collaboration avec des groupes de skaters ». Pour P. Magnette, ce projet de piste outdoord ne serait pas incompatibe avec un pendant indoor, du style de celui (privé) amené justement par l'asbl Kangourou Trials, sous le Palais des Expos. «Elle a négocié un bail d'un an avec garantie de pouvoir y rester 3 ans. Et c'est là qu'il y a eu un malentendu que la Ville a été amenée à corriger ».
En effet, le bg a rappelé que le Palais des Expos fait l'objet d'une fiche Feder pour une rénovation qui pourrait débuter dans une bonne année (histoire d'être prêt pour le World skill 2019). Donc, « nous n'aurions pas pu laisser cet occupant plus d'un an dans le bâtiment ». Nous avons donc recontré les skaters et leur avons assuré que nous ferions tout pour trouver avec eux une autre option. Une de celles-ci pourrait être, si la fiche Feder était retenue par le Gouvernement wallon, d'envisager d'insérer un projet d'espace indoor dans l'ensemble du Palais des Expod (60.000 m2) ou, le cas échant, d'imaginer d'autres sites ».

« Mon cabinet et moi-même avons joué un rôle de facilitateurs dans ce dossier et c'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas vous communiquer les informations pratiques » devait préciser de son côté l'échevin Ph. Van Cauwenberghe. « Par contre, je peux vous dire que la halle en question fait 2500 m2; les investissements seraient financés par eux-mêmes et des sponsors. Je pense que les deux projets sont complémentaires et nous continuerons à accompagner les skaters dans leurs démarches comme nous le faisons avec d'autres disciplines sportives de la ville de Charleroi ».

« Je pense qu'il faut soutenir cette initiative des jeunes du Kangourou trials club et qu'on doit pouvoir intégrer leur projet dans la fiche Feder car je ne vois pas très bien dans le centre ville quel autre type de bâtiments pourrait les accueillir » conclut Xavier Desgain. Pour l'aspect extérieur, "je pense qu'il est tout doucement temps de trouver une solution. Je suis vraiment très surpris et déçu de cette lenteur à trouver une localisation et à mettre en place en place un projet».

Carrefour des Générations: quel Bilan? La question était posée par Albert Frère (cdh) à l'échevin Serge Beghin. « Cette 5è édition fut probablement la plus réussie à ce jour. C'est la première fois que le but initial est pleinement atteint, résuma l'édile. Ainsi qu'il l'a rappelé, l'objectif de cette journée, qui a enregistré la participation de quelques 500 personnes et une importante mobilisation du monde assoctiaif, c'est d'apprendre aux différentes générations à se connaître et à partager des centres d'intérêt communs. Chose développée d'ailleurs tout au long de l'année, dit-il, et qui le sera plus encore à l'avenir puisque sont à l'étude la création d'une aire d'activité physique dans un des parcs de l'entité (avant 2016) ou même un espace fitness dédié aux aînés voisin d'une paine de jeux. « Pour la 6è édition, nous avons déjà de nouvelles idées de collaboration, notamment avec l'enseignement pour la mise en place d'ateliers », histoire d'enrichir encore le programme d'activités déjà très riche.

Comme l'a rappelé Mohamed Kadim (cdH), « il y a plus d'un an, la Ville de Charleroi participait au concours Mayors Challenge, avec le projet de développer une application My Frindly City. Concrètement, elle permettrait à des visiteurs de passage d'y entrer, via leur tablette et/ou smartphone, leurs centres d'intérêt ou desiderata de visites ». Qu'en est-il un an plus tard?

Après s'être félicitée de l'apparition de multiples initiatives bénévoles (et d'applications comme One Day In et autre page Facebook signalée par le conseiller )» F. Daspremont a indiqué qu'un projet d'une telle ampleur ne s'improvise pas. « Il passe tout d'abord par une refonte totale du site web de la Ville, pièce maîtresse de tous ces nouveaux modules. A l'heure où je vous parle, le cahier spécial des charges pour cette refonte du site Internet est quasi finalisé. Mais il s'agit d'un travail colossal. Au travail quotidien, viennent s'ajouter tous ces projets fédérateurs pour notre ville. Je vous rassure: On ne chôme pas. On ne sait pas tout développer mais le projet ne restent pas entassés dans les tiroirs. On les ressort un à un en prenant le temps de les finaliser ».

Pour suivre, la présentation du rapport annuel du Directeur financier sur l'exécution de sa mission de remise d'avis de légalité comme prescrit depuis la dernière réforme du Code de la Démocratie locale. Ainsi que l'a indiqué Eric Wartel, ce rapport (couvrant la période 28/03/2014-28/03/2015) ne se limite pas à ces avis de légalité, mais comprend également un état actualisé de la trésorerie, une analyse de la situation budgétaire ainsi qu'une présentation des résultats globaux des budgets et comptes des services communaux et des entités consolidées.

Après avoir dit un mot de la méthodologie de travail retenue, il a informé que l'inspection des Finances avait été saisie de 844 dossiers (1167 en comptant les repassages). Dans un peu plus de la moitié des cas (54%), les avis rendus ont été favorables (33% de défavorables, 13% d'avis réservés ou autres). « On voit une tendance plutôt rassurante que, entre le début de la mise en oeuvre du système, il y a de moins en moins d'avis défavorables. Cela veut dire que, globalement, l'autorité respecte le principe de ces avis de légalité (elle en a fait fi dans des 3 cas seulement). « Aujourd'hui, on se limite à une seule chose: la remise d'avis sur des dossiers dont l'incidence financière est supérieure à 22.000€. A terme, ce serait intéressant de remettre des avis de légalité quel que soit la hauteur de l'incidence financière, que le directeur financier puisse un peu plus jouer son rôle de conseiller financier auprès du collège, qu'il puisse aussi émettre des audits financiers sur diverses activités communales ou entités bénéficiant de subsides. Aujourd'hui, nous n'en avons pas les moyens matériels et humains ».

Voilà pour les avis. Quant à l'évolution des résultats budgétaires, autre partie de ce rapport, E. Wartel a tout d'abord indiqué que le compte 2014 allait se clôturer (globalement) à l'exercice propre par un mail de 200.000€ « une situation quasi à l'éliquilibre qui n'était plus arrivée depuis un bon petit temps ».

Là où le bât blesse, c'est du côté de la trésorerie où la situation est interpellante note le DF. « En 2014, nous avons été en situation de trésorerie positive 2 mois seulement; 2015 ne s'annonce pas sous de meilleurs auspices ». Et de fait, si en moyenne la Ville a eu besoin de quelques 35 millions l'année dernière pour assurer son fonctionnement mensuel, le mois d'avril 2015 se clôturera avec un besoin de financement de 46 millions d'€. L'explication? « A la fois nous sommes victimes de l'amélioration de notre fonctionnement (amélioration du taux d'exécution des dépenses- fournisseurs payés dans de meilleurs délais) mais, dans le même temps, les recettes ne rentrent pas plus vite (ralentissement des versements de la RW ou du fédéral en ce qui concerne notamment les additionnels à l'IPP, PRI, etc). « Heureusement, on se finance à des taux des très intéressants (0,26% en moyenne) et la gestion active de notre trésorerie nous permet malgré tout d'équilibrer les charges d'intérêt (+ 14.000€). D'autre part, on peut se réjouir que l'image de la Ville de Charleroi sur les marchés financiers s'est grandement améliorée ces derniers temps ». A tel point qu'il n'est pas exclu que la Ville se lance dans le marché obligataire à long terme pour financer une partie de ces investissements. Tiens, à propos d'investissments, on retiendra que le taux d'exécution est passé de 11% en 2011 à 56%.

« Je remercie MM. Wartel et Ridolfo ainsi que leurs services pour la qualité de ce rapport mais je retiens tout de même qu'un quart des dossiers est recalé. C'est énorme! Il est donc, à mon avis, intervint Luc Parmentier (Ecolo) important d''améliorer la qualité des dossiers qui nous sont proposés et notamment leur cheminement électronique (sécurisé pour les conseillers). J'ose espérer aussi que l'organigramme du service de l'inspection des Finances va se développer pour que, demain, il puisse aider au mieux le collège et le conseil à rendre les meilleurs avis ».

Souhait partagé par A. Tanzilli: « Au vu de la qualité du travail, nous ne pouvons que souhaiter aussi que l'équipe se renforce pour approfondir, notamment, son investigation des satellites de la Ville, sur lesquels elle doit, pensons-nous, avoir un droit de regard ».

Si Mme El bourezgui (Ecolo) souhaita obtenir des précisions quant aux investissements qui pourraient se faire dans le futur en ayant recours au marché obligataire à long terme (quel(s) risque(s)?), ces collègues Sofie Merckx (PTB+) et Kevin Saladé (PS) retinrent plutôt la situation problématique de la trésorerie dans deux courtes interventions. « Je trouve aussi que les explications ne sont pas précises; on a eu le plan de gestion, on a fait des économies ici à Charleroi, et malgré ça la trésorerie est inquiétante » souligna la première. « Ces problèmes importants de trésorerie, ils rejaillissent sur des entités consolidées ou des asbl subsidiées » fit savoir le second. Y a-t-il des perspectives d'avenir d'amélioration ?»

Pour ce qui est de l'analyse financière d'une asbl, E. Wartel précisa qu'une asbl qui bénéficie d'une aide financière (ou en nature) de la part de la Ville se fait par l'entremise des subsides (tous les comptes des asbl sont screenés ce qui permet de s'assurer, à tout le moins, de la présence dudit subside dans ceux-ci). Par contre, l'analyse de la bonne ou mauvaise santé financière d'une structure, à ce jour ce n'est pas le cas. « Tout simplement parce que nous n'en avons pas les moyens humains ». Mais imaginer passer au crible toutes les absl subsidiées, chaque année, la chose ne serait de toute façon pas envisageable selon le DF: l'idée serait plutôt d'en mettre quelques unes au banc d'essai. A tour de rôle.

Concernant les délais de paiement de ces asbl, c'est effectivement un problème mais il faut inclure dans la difficulté la réforme du Code la Démocratie locale qui impose, à toute asbl bénéficiant d'un subside supérieur à 50.000€, un contrat de gestion et des pièces justificatives qu'elles ne rentrent pas toujours en temps et en heure » précisa de son côté le Directeur général, Christophe Ernotte. « La machine est lourde, les absl sont nombreuses et nous avons aussi nos propres problèmes de trésorerie. Mais je pense que les choses s'améliorent ». Et devraient s'améliorer encore. Ainsi le DG a-t-il fait savoir qu'il entrait dans les intentions de la Ville d'implémenter, d'ici la fin de l'année, un work flow pour le montage de l'ensemble des dossiers à soumettre aux autorités communales: « il va permettre de sécuriser et d'accélérer le processus de décision tout en le rendant plus trasparent ». Enfin, côté personnel, Ch. Ernotte a indiqué que là aussi les choses s'amélioraient. Certes, l'enveloppe dédiée au plan d'embauche a été réduite à 1,7 million (contre 4,7 pour couvrir les besoins estimés au départ), mais, néanmoins, petit-à-petit les services s'étoffent de manière telle que le travail soit aussi fluide que possible et que les dossiers avancent ».

Histoire de répondre à S. Merckx, E. Wartel a indiqué que, procédures internes aidant, c'est plutôt la façon de monter aujourd'hui les dossiers qui font la différence et qu'ils reçoient ou non un avis favorable de légalité.

Enfin, il y avait les inquiétudes de Mme El Bourezgui quant à voir Charleroi recourvrir au marché obligataire à long pour financer certains investissements. « Vu le contexte économique, Il s'agit, pour des banques ou des sociétés d'assurances qui ont de l'argent à placer d'acheter un billet de trésorerie de la Ville de Charleroi en espérant un rendement supérieur à ce que le marché offre aujourd'hui. La méthode ne comporte aucun risque et sans doute le Collège, à qui reviendra la décision, optera-t-il pour un système mixe ».

Le point 24 concernait la demande d'un prêt extraordinaire en vue de participer aux dégrèvements liés aux contentieux SA Belgacom relativement au précompte immobilier. « Dans ce dossier, la Ville est contrainte de faire un emprunt de quelques millions d'euros pour rembourser Belgacom qui a oeuvré malicieusement pour ne plus payer de précompte immobilier » a expliqué Mme El Bourezgui. Comment va-t-on rembourser? En réduisant un peu plus les dépenses publiques et imposer encore plus d'austérité ou en rajoutant quelques taxes. Si c'est la dernière option qui était choisie, « il faut sabvoir qu'en cette matière, les Carolos en paient déjà assez: il ne reste plus que les pépins du citron ».

« Nous allons rembourser les annuités prévues par l'emprunt. Heureusement, nous pouvons l'étaler dans le temps, ce qui ne représentera pas une dépense subite et brutale » informa P. Magnette, qui a rassuré: Il n'y a pas, dans un budget, de correspondance directe comme il peut y en avoir une entre une dépense et une recette.

Au point 27, le Conseil était invité a prendre acte du rapport d'activités 2014 du Conseil Consultatif Femmes-Hommes. L'occasion pour Malika El Bourezgui d'y aller de quelques remarques: « On voit bien, avec la crise économique, les dégâts sociaux que cela amène et dont sont, en premier lieu, victimes les femmes. C'est dire tout le champ de ce Conseil consultatif qui, selon elle, aurait tout intérêt à mieux se faire connaître pour davantage informer et sensibiliser. « Elle devrait aussi élargir son adhésion à l'enseignement et à l'école et davantage être consultée pour tous les plans d'action que la Ville désire mener ».

Au pt 33, le conseil devait approuver la redevance pour la participation à des animations sportives (exercices 2015 à 2019). « Notre groupe, indiqua le chef de groupe écolo Luc Parmentier, ne votera pas ce point comme nous n'avons d'ailleurs pas voté le plan de gestion en décembre 2014. Pour nous, cette augmentation de 30€ à 50€ la semaine pour les stages sportifs, c'est énorme. Même si le prix des stages est inférieur à Charleroi par rapport à la moyenne régionale, je croyais que votre politique sportive était aussi une politique sociale devant permettre à des enfants un peu moins favorisés de faire du sport à un coût raisonnable et acceptable. Une fois de plus, les mesures d'austérité frapperont les plus démunis ».

N'oubliez-pas, lui rétorqua Ph. Van Cauwenberghe, que la Ville de Charleroi a distribué plus 35.000€ en chèques-sports, dont ont bénéficié plus de 700 enfants de familles précarisées. Sans parler de toute la politique que nous déveleppons pour permettre l'accès aux stades sportifs ».

Au pt 38, le Conseil avait à approuver l'avenant n°1 au contrat liant la Ville à Igretec pour la mission d'état des lieux du Spiroudôme (6665;89€ TVAC). « Je ne comprends pas comment on peut arriver à un montant 3 fois plus élévé que celui initialement prévu » s'est indigné Xavier Desgain. "Ce n'est pas sérieux. J'ai relu le dossier et je n'y ai trouvé aucune explication. On passe de 3000 à 9000€. En l'état, nous ne pouvons le voter. »

Pour P. Magnette, il s'agit d'un avenant comme cela arrive dans ce type de contrat. Ici, la mission a simplement été plus longue et plus complexe.

Au registre des points urgents, retenons le second de la liste relativement à l'organisation des plaines de quartier 2015. A la demande des conseillers Tanzilli et Merckx, l'échevine Julie Patte a informé qu'il s'agit d'une première pour la Ville d'en ouvrir la concession publique. L'appel sera lancé via communqué de presse et via le site internet de la Ville. Les offres sont attendues pour le 22 mai 2015.