Au Conseil communal du 1er juin

Lundi 08 Juin 2015 - 08:50

Dévoilés publiquement il y a quelques jours, c'était au Conseil communal de prendre connaissance, disons de manière officielle, des desseins entrevus par la Ville au travers de Charleroi District Créatif. La présentation de cet important projet de requalification urbaine de tout le quadrant Nord-Ouest de l'entité, par les bons soins du bourgmestre Paul Magnette, constituait un des points clé de la séance du lundi 1er juin.

Et c'est d'ailleurs avec lui qu'on est entré dans le vif du sujet, non sans au préalable que l'on ait approuvé, sans remarques, et quelques mots chaleureux de soutien aux conseillers J-P. Deprez et Serge Beghin (le premier touché par un drame familial, le second victime d'un grave accident de roulage) le pv de la séance du CC du 27 avril 2015.

Lui, c'est donc Charleroi District Créatif ou Charleroi DC si on préfère, un portefeuille de projets pour lequel la Ville recevra la bagatelle de quelques 142 millions d'euros en provenance des Fonds structurels européens Feder et RW.

Pour, ainsi que l'a indiqué P. Magnette, requalifier en profondeur une des quatre grandes zones du centre-ville – le quadrant Nord-Ouest -qui, à l'inverse des trois autres, n'a pas encore bénéficié d'investissements conséquents. « Il apparaissait logique de concentrer les efforts sur ce dernier quadrant autour de 3 chapitres que sont le campus des sciences, des arts et des métiers; le pôle des grandes conférences et de l'événementiel; l'espace urbain ».

Concernant le premier, il s'agira principalement de rénovation de bâtiments existants, à l'instar du bâtiment Gramme, qui se verra octroyer une enveloppe de 15,270 millions (il deviendra le futur centre universitaire qui regroupera la Haute Ecole Condorcet, l'université de Mons, l'ULB, l'Université Ouverte).
Tout proche, le BPS22 bénéficiera, quant à lui, d'une enveloppe de 1,157 million afin de poursuivre sa rénovation énergétique; l'ancienne chaufferie de l'UT (très beau bâtiment industriel datant du début du siècle dernier) bénéficiera pour sa part d'un montant de 4,986 millions pour se muter en Centre de Compétence en Design et Innovation. Et puis, 4,9 millions seront disponibles pour entamer la construction d'un Centre d'Excellence en Efficacité énergétique en un endroit encore à déterminer. Sur ce secteur, il a été rappelé que le Gouvernement wallon avait déjà attribué quelques 30 millions d'euros pour rénover le bâtiment Roullier et en faire une Cité des Métiers et qu'il restait dans le projet de campus technologique une enveloppe de 12 millions pour rénover les autres bâtiments historiques de l'UT.

Plus bas, on retrouvera le pôle événentiel. « L'idée a été d'essayer, autour du PBA et du Palais des Expos », de reconstituer une vaste infrastructure cohérente qui soit la plus grande de Wallonie et, à peu de choses près, la plus grande du Royaume juste après le Heysel, très très polyvalente ». A cet effet, 36 millions seront consacrés à la rénovation (énergétique notamment) et à la réorganistion du Palais des Expos et 4,540 autres millions dans le PBA (rénovation énergétique et mise en conformité). Enfin, cerise sur le gâteau, 25 millions seront investis dans la construction d'un nouveau Centre de Congrès, sur l'esplanade des bus actuelle (la SRWT aurait déjà donné son accord de principe. « L'idée était, évidemment, que les trois structures communiquent, qu'on puisse passer de l'une à l'autre via de nouvelles voies de communication piétonnes ». A côté de cela « Nous avons pensé à rénover entièrement le système (vieillissant) de chauffage urbain. Il s'agira de reconstruire (dont coût 3,4 millions) une nouvelle unité de génération localisée du côté du PBA qui, au minimum, alimentera ces trois infrastructures-là. Le tout sera conçu pour qu'on puisse, à terme, y en connecter d'autres ».

Reste le troisième volet: l'espace urbain. « Nous avons obtenus 33 millions pour reconfigurer les espaces urbains de la ville-haute, à savoir, le bd Jacques Bertrand (on y favoriserait une allée centrale piétonne), l'ensemble du bd Solvay, la place du Manège, le bd G. Roullier ainsi que la place Charles II. » Des travaux à l'avenue de Waterloo, l'esplanade du Monument, les rues Neuve et de la Régence viendraient compléter les réaménagements. A signaler aussi cette connexion directe Ring 9-parking des Expos qui sera créée pour un coût de 2,5 millions et quasiment le même montant réservé afin d'assainir, le cas échéant, des sols que l'on sait pollués à maints endroits du territoire. On ne s'arrête pas là car cette nouvelle programmation Feder 2014-2020 devrait permettre de poursuivre la rénovation des quais de la Sambre (rive droite), de créer une halte nautique, de réurbaniser tout l'espace de la gare des bus et de concrétiser (1,5 million) le Plan lumière. « C'est un très très beau travail de collaboration que ce portefeuillle de projets. Cela a été souligné par les membres de la Task Force ». Une Task Force qui nous a donc octroyé 142 millions pour le réaliser. « Cela représente une augmentation de 250%. Cette fois, on peut dire que Charleroi a eu son dû. Maintenant, le grand défi est dans les mains de l'administration » concluait P. Magnette selon lequel, l'essentiel des projets carolos pourrait être achevé vers 2019 déjà, date, on le sait, de l'organisation du Mondial des Métiers pour lequel nous sommes candidats.

Beaucoup de projets, beaucoup d'enthousiasme, oui mais qu'en est-il du développement durable dans tout celà? C'est, après des doutes émis quant à l'utilité, pour cause de double emploi d'une nouvelle halte nautique et d'un nouveau Centre de Congrès, des regrets de ne trouver que peu de projets logements, en substance la question que (se) pose Xavier Desgain (Ecolo). « J'aimerais savoir comment la question du réchauffement climatique est abordée dans le projet dans son ensemble ». A plus forte raison, selon le conseiller, que « Le développement durable est une opportunité importante à saisir en matière d'emplois et d'aide aux entreprises de notre région. Dans ce contexte, j'espère que les aides européennes qui seront déversées sur le centre ville dans le cadre de Charleroi DC contribueront largement et permettront d'y ancrer durablement des emplois nouveaux, difficilement délocalisables . "Il me semble, conclut-il, qu'on aurait pu aller plus loin en matière d'efficacité énergétique, d'utilisation des énergies renouvelables et d'utilisation des matériaux écologiques ». Charleroi a pourtant la possibilité, au travers de ces importants chantiers et réaménagements urbains, dit-il, de devenir un véritable vitrine de ce qui ce fait de mieux en Europe en la matière. Et lui de plaider afin que plus de poids soit donné à cette dimension dans la sélection d'offres qui seront engagées.

Quant à Mohamed Kadim (cdH), c'est principalement pour se féliciter de la mise en oeuvre du Plan lumière qu'il prit la parole. Un système « smart public lighting » qui, dit-il, « engendra un sentiment de sécurité plus important, générera de belles économies et assurera une plus grande attractivité dans la ville ». « ORES », précisa le bourgmestre, en fait son grand projet d'éclairage urbain et devrait donc faire appel aux technologies les plus en pointe ». Elle estime que 184.000 t/eq/CO2 pourraient être économisés ainsi. En parlant d'ORES, il a indiqué au passage que la Ville trouvait, environnementalement parlant, plus pertinente, ce qu'elle lui a fait savoir, l'idée qu'elle installe son siège social en centre-ville plutôt que sur l'aéropôle de Gosselies.

Plus mitigé, le sentiment de Sofie Merckx (PTB+). « Les projets soutenus par les Fonds feder sont souvent des projets de prestige qui ne relèvent pas de vraies priorités en période de crise. Ils relèvent de l'illusion néo-libérale selon laquelle de grands projets auraient des retombées économiques automatiques dont tout le monde profiterait mais c'est parfois le contraire qui se produit ». D'où, selon l'élue, le conseil d'y regarder à deux fois. « La Cité des Métiers et son campus universitaire est un projet qui a tout-à-fait notre soutien; mais en ce qui concerne le complexe événementiel, nous avons plus de doutes. N'aurait-on pas dû, au contraire, davantage travailler à une liaison entre le centre-ville et le CEME (de Dampremy)? Finalement, conclut-elle, il aurait été intéressant de coupler l'attribution de tels fonds importants à une implication citoyenne. Pour nous, cela nous semble une étape importante ».

Quid des 'aspects « durable »et « logements » des projets Charleroi DC? En ce qui concerne le premier, s'il n'était pas éligible en l'occurrence, on ne l'a pas oublié, dixit le bourgmestre P. Magnette qui a cité l'exemple du site de la Garenne où, après démolition des bâtiments vétustes, (l'acquisition des terrains - la vente définitive figurait à l'ordre du jour du conseil) la Sambrienne y installera son siège social et y construira plusieurs dizaines de nouveaux logements. La « durabilité ?», « Le développement durable est au coeur des projets dans ses dimensions économique, sociale et environnementale » résuma-t-il en évoquant tous ces travaux de rénovation entre autres qui permettront, couplés à cette nouvelle infrastructure de chauffage urbain, de réduire, au minimum, de 20% nos émissions de gaz à effet de serres.

Reste la problématique Centre des Congrès et le fait qu'il pourrait faire double emploi avec le CEME des Dampremy. « La question a été posée par les membres de la Task Force. Mais l'argument majeur développé est de dire que l'activité de congrès est une activité très pourvoyeuse d'emplois. On estime que pour 1€ dépensé dans un congrès génère 6€ d'activités complémentaires aux alentours ». Et puis, « la Wallonie est très en retard à ce sujet par rapport à Bruxelles et la Flandre. Aujourd'hui, après l'installation d'un centre de congrès à Mons, Charleroi devait aussi prendre sa place », d'autant que le CEME est moins « modublable » en terme d'agencements des espaces.

Idem pour ce qui concerne la halte nautique. « Le port de plaisance de Marchienne a sa fonctionnalité mais, aujourd'hui, on constate qu'il y a un tourisme fluvial de plus en plus actif sur la Sambre. Malheureusement, il est techniquement impossible de s'arrêter à hauteur du centre-ville ». Et espérer, donc, d'en tirer quelques avantages une fois cette halte réalisée...

Enfin, quant à la gare des bus, P. Magnette a rappelé que le plan de mobilité préconisait qu'il n'en subsiste plus qu'une au centre ville. L'idée, comme envisagé par la SNCB au travers de son Masterplan, serait de le localiser au niveau zéro de l'ancien Hôtel des Postes. D'une manière générale, il a indiqué que, pour l'heure, on n'en était qu'au stade des intentions et que l'idée était, le moment venu, d'avoir une discusion avec les citoyens (une séance d'information était déjà programmée pour le 4 juin à l'adresse du Conseil de Participation de la ville haute).

«  Il conviendrait aussi de ne pas oublier le parking des Espos ». On connaît aujourd'hui son état et sa destination avec toutes les nuisances dues à la toxicomanie mais « il ne faudrait pas que, demain, ce soit un espace qui meure ou qui devienne uh ghetto après les événements» termina pour sa part Malika El Bourezgui (Ecolo).

Ainsi que l'a rappelé Véronique Salvi (cdH), la Ville de Charleroi a décidé d'augmenter les contrôles en matière de logement, un travail difficile mais nécessaire dit-elle avec des conséquences directes pour bien des familles. D'où ses inquiétudes, cependant vite apaisées par l'échevine Ornella Cencig...

De juillet 2013 à avril 2015, 1020 logements ont été contrôlés dans le cadre du Plan Vauban (et 578 autres en dehors de celui-ci) le long des rues Chavanne, Turenne, du Beffroi, bd Jacques Bertrand, place du Manège, bd Solvay et avenue de l'Europe, informa cette dernière. Entre le 01/01/2013 et le 09/10/2014, 51 arrêtés ont fait l'objet du relogement obligatoire. Sur ces 51 ménages concernés, 11 ont pu emmenager dans un logement privé, 7 dans le logement social, 2 ont bénéficié de la levée de l'arrêté suite à la réalisation des travaux requis; 2 ménages ont été hébergés à l'hôtel social et au Foyer familial; 3 ménages ont refusé une proposition d'hébergement; 5 ménages sont partis sans laisser d'adresse; 3 ménages ont fait l'objet de l'application de l'arrêté en fin de procédure d'hébergement; 18 dossiers étaient toujours en cours. « En outre, précisait Ornella Cencig, laquelle se félicitait au passage de l'évolution positive remarquée en la matière (dans le chef de nombreux propriétaires plus enclin a réaliser des travaux de mise en conformité de leur bien aujourd'hui qu'hier, tiens, tiens...) la Ville veille à intensifier sa collaboration avec les associations de terrain qui défendent les intérêts des locataires; cela a permis d'appréhendrer de manière plus humaine des situations douloureuses pour les personnes ou familles concernées ».
C'est dans ce cadre qu'a été notamment conclu un accord avec entre la Ville et la Sambrienne pour la mise en place d'un comité d'attribution Bis. Il a permis de dépanner 16 ménages dans une situation d'urgence sociale entre mars 2014 et avril 2015. Quant au programme 2015, on a encore appris que la Cellule contrôle achevait sa mission du côté des bd Solvay et avenue de l'Europe; que les rues du Fort et du Mambourg en seraient l'objet dès le mois de septembre; qu'un renfort en terme d'effectif est envisagé au travers de la mise à disposition de 2 agents de quartier par district ou des officiers de police judiciaire.

« Beaucoup de chiffres qui viennent tordre le cou à certaines rumeurs; on voit qu'avec de la méthodologie, les choses avancent et dans le bon sens » concluait V. Salvi non sans adresser quelques félicitations et invitant tous les acteurs à poursuivre le travail de synergie avec le secteur associatif.

Beaucoup de chiffres, oui, qui sont parlants selon M. El Bourezgui: « On constate que 2/3 des ménages expulsés retournent dans le privé alors qu'il s'agit de locataires en situation de précarité et que le loyer dans le privé est trop cher. Comment expliquer cela?? »

Pour O. Cencig, « Un logement privé, ce peut être aussi un logement mis à disposition par l'AIS; souvent, on peut être certain que c'est à de meilleures conditions que ce que le marchand de sommeil leur demandait pour un logement insalubre ».

Répondant à une question posée in fine par Sofie Merckx, Ornella Cencig a enfin indiqué que l'organisation de visites spontanées demandées par les propriétaires en cas de doute sur la conformité de leurs immeubles pouvait désormais s'effectuer dans des délais plus courts et ce grâce à la réorganisation, notamment, des services de l'urbanimse, du permis d'environnement et du logement.

Du logement, on passe à l'enseignement des religions ou plutôt le non enseignement des religions et de la morale non confessionnelle avec Maxime Sempo (MR). « A 3 mois jour pour jour de la prochaine rentrée scolaire, la Ville de Charleroi a-t-elle déjà envisagé des solutions en matière d'occupation et de gestion des horaires pour les enfants en filière EPA (Encadrement Pédagogique Alternatif); avez-vous déjà pensé aux conséquences éventuelles en terme d'heures à prester pour les professeurs de religion qui perdraient des heures où à qui il faudrait jongler avec les horaires pour qu'ils puissent assurer cet EPA? Deux des questions posées à l'échevin Serdar Kilic. Lequel délivra quelques statistiques tout d'abord: les pourcentages d'enfants fréquentant les cours de morale, de religion catholique, de religion protestante, islamique, orthodoxe et israélite. Dans l'ordre ils sont de 30% dans le fondamental (50% dans le secondaire), 34% (40% dans le secondaire), 4% (1%), 31% (6%), 1% (0%), 0,015 (0% et 3% d'élèves dispensés pour diverses raisons).

En ce qui concerne le courrier envoyé aux parents par la ministre Milquet « Je ne peux que regretter que celui-ci n'ait pas été adressé aux PO. De ce fait, aucune centralisation des réponses (toujours facultatives à ce stade a précisé l'édile) n'a pu être organisée ». En ce qui concerne l'encadrement de l'EPA « Nous sommes particulièrement attentifs aux décisions qui seront prises par la Fédération Wallonie-Bruxelles ainsi qu'à leur éventuelle évolution dans les prochaines semaines ». En attendant « je peux néanmoins vous assurer que mon souhait le plus cher, à ce stade, est que l'EPA soit, dès septembre considéré comme un cours à part entière et non plus un cours de rien. Qu'il trouve, en conséquence, sa place comme cours d'option obligatoire. Nous sommes particulièrement attentifs à ce que les thèmes qui seront abordés dans le cadre de celui-ci (citoyenneté, apprentissage à la démocratie, à la solidarité en passant par le questionnement philosophique...) constitue ,une véritable formation prise en charge par un enseignant disposant à tout le moins d'un titre pédagogique et dépendant du PO ».

En ce qui concerne la réduction du nombre d'heures prestées par les professeurs de religion, « cet impact pourrait être atténué si l'EPA était confié à des professeurs de cours philosophiques qui opteraient pour ce type de cours et qui disposeraient d'un titre pédogogique permettant d'enseigner d'autres matières ». La conclusion de Serdar Kilic: « Mon message s'adresse aux enseignants: Faisons en sorte, par une plus grande ouverture de l'école sur le monde que l'EPA constitue un tournant décisif dans l'histoire de l'enseignement officiel en Belgique ».

« Je suis ravi de cette conclusion bien jolie, repris M. Sempo, mais je reste tout de même très inquiet par rapport au délai (très court) pour la mise en pratique de cette disposition. Je crains d'énormes complications pour notre PO ». Une inquiétude partagée par X. Desgain: « Rarement un PO communal n'aura dû autant naviguer à vue par rapport à des dispositrions du gouvernement de la Fdération W-B. Ce qui m'inquiète plus particulièrement, c'est la fonction des horaires ».

A en croire Kévin Saladé (PS), il n'y aurait pour l'heure que 7% des élèves qui auraient optés pour l'EPA dans le primaire, pas beaucoup plus dans le secondaire et il l'aurait été par des élèves majeurs. « Mais ce chiffre risque de se dégonfler maintenant que le cours de rien est devenu le cours de quelque chose » dixit le conseiller.

On reste dans l'enseignement avec J-Ph. Preumont (PS) et l'ecole des Corvées, à Gilly, où 120 enfants et 20 adultes n'auraient plus qu'une seule toilette fonctionnelle à leur disposition. Absence de dérouleurs de papier toilette, manque de savon, portes qui ne ferment plus, rats qui élisent domicile,... «  Le tableau que je dresse paraît hygiéniquement apocalyptique pour cette école de quartier. Mais il est une réalité. Certains enfants se retiennent d'aller aux toilettes durant toute la journée avec des risques et conséquences pour leur santé ».

« On est très attentifs de manière générale à l'état sanitaire dans nos écoles. Dès ma prise de fonction, j'ai demandé qu'un marché public (de 242.000, pluriannuel couvrant une période 3 ans) soit lancé pour la fourniture de matériel sanitaire. Je vous passe le détail du nombre de robinets, de w-c qui ont été remplacés mais je peux vous dire, à titre d'exemple, que près de 40% de nos implantations scolaires ont bénéficié d'interventions au cours de l'année écoulée. En ce qui concerne l'école des Corvées, le service des Bâtiments m'indique que, dans un premier temps, les ouvriers ont remis en état les sanitaires de la cours de récréation; une rénovation complète est programmée pour cet été afin de perturber le moins possible l'organisation des cours ». Malika El Bourezgui a souligné pour sa part que « beaucoup d'autres écoles ont du matériel sanitaire dysfonctionnant (chasses, robinets) et ajouté à cela le manque d'eau, de papier toilette et de savon sont un véritable problème d'hygiène avec tous les risques de propagation de maladies. Il faut donc veiller à assurer le matériel d'hygiène suffisant.

Mars/avril, c'est d'habitude vers cette période qu'est attendu le rapport annuel du Médiateur communal. Cette fois, la présentation de l'édition 2014 n'est toujours pas à l'ordre du jour, et pour une bonne et simple raison, ainsi que l'a souligné et regretté Luc Parmentier (Ecolo), faute de moyens mis à disposition de notre Ombudsman. Manque de moyens matériels et humains, surtout: « Celui-ci n'a plus du tout de secrétariat, ce qui l'oblige à s'occuper seul de toutes les tâches de son boulot (...)Il me semble qu'à minima, un ou une secrétaire serait le ninimum minimorum pour que le médiateur puisse effectuer sa mission de manière professionnelle » plaida Luc Parmentier selon lequel « cet outil démocratique mérite toute notre attention afin de nous rapprocher aux mieux des citoyens et usagers du service public local dans leurs droits . J'espère que votre majorité, par ce mode de non fonctionnement n'essaie pas, simplement, de prouver par l'absurde, l'inutilité du service du médiateur communal ».

Pour l'échevine Déléguée, Françoise Daspremont, la situation vécue par le Médiateur communal est bien connue. « Celui-ci a rencontré le DG pour régler de manière définitive ces questions de personnel et d'implantation et plusieurs échanges de courriers ont eu lieu depuis lors ». Pour ce qui est du secrétariat, Françoise Daspremont a rappelé qu' étant sous plan de gestion, la Ville était tenue de respecter certaines contraintes (remplacement d'1 personne sur 3). « Sensibilisés à la situation du MC, nous avons tenté néanmoins de trouver une solution en interne via un appel à mobilité (février 2015). malheureusement, il n'a donné aucun résultat. Nous sommes donc dans l'impossibilité immédiate, au vu de nos contraintes, de pouvoir satisfaire cette demande. Pour ce qui est de la localisation du Médiateur (actuellement rue de Marcinelle, en pleine zone de travaux), diverses options sont en cours d'examen et nous espérons rapidement lui faire une proposition ».

« C'est vrai que c'est un peu absurde: Le médiateur pourrait porter plainte chez lui-même du traitement qu'il a de l'Administration » surenchérit Sofie Merckx. « Est qu'on n''est pas là en train de décourager le travail de ce service qui se réduit de plus en plus pour, comme le Bureau d'Ethique et de Déontologie, doucement l'enterrer »?

« Loin de nous l'idée de mettre fin à cette fonction et j'en veux pour preuve qu'on a lancé un appel à mobilité interne. Il n'a rien donné mais nous le relancerons si nécessaire » conclut Mme Daspremont.

Une intervention conjointe pour suivre des conseillers Sofie Merckx (PTB+) et Albert Frère (cdH) au sujet de la location des complexes sportifs et autres salles communales. L'une comme l'autre ont tenu à relayer les inquiétudes devenues les leurs manifestées par plusieurs présidents de clubs sportifs et autres gestionnaires vis-à-vis des changements intervenus en matière d'occupation mais aussi de tarification.

Oui, des changements sont intervenus et « c'est l'aboutissement d'un long processus de simplification administrative » informa l'échevine Julie Patte. Cette nouvelle procédure est d'application depuis février dernier et concerne l'ensemble des manifestations. « Notre ambition est qu'elle permette d'avoir une vision globale à la fois sur la situation géographique des événements et sur leur calendrier. Ce qui va contribuer à la création d'une agenda et d'une cartographie des fêtes et de l'animation urbaines ». Bref, il est question d'une procédure moins lourde et plus dynamique. Simplification? Les conseillers Frère et Merck ont rappelé que le document envoyé aux occupants représentait tout de même 18 pages! « La Ville a décidé d'uniformiser les demandes via un formulaire unique. Une fonction de remplissage en ligne, via le site de la Ville, est en cours de test et sera bientôt d'application ». Une version light donc, selon l'échevin Ph. Van Cauwenberghe, qui reste cependant obligatoire car « elle vise à garantir une occupation des lieux en toute sécurité notamment.

Quant aux tarifs, il a conforté les dires de sa collègue: Il n'y a pas de changement et le règlement-taxes voté en date du 14/06/2010 par le Conseil communal reste d'actualité. Il y a seulement cette différenciation opérée par l'administration entre les clubs qui occupent ponctuellement une salle qu'il occupent déjà et les autres. « La tarification prévoit aussi des modalités pour les clubs hors entité. Pour ce faire, l'administration se base sur le siège social. Elle vise à privilégier nos clubs carolos car nos complexes sont forts sollicités, preuve que nos tarifs, quoi qu'on en dise, restent forts attractifs ». Enfin, Ph. Van Cauwenberghe a indiqué que le règlement prévoit une réduction pour les jeunes âgés de moins de 15 ans mais « nous allons étudier la possibilité de revoir cet âge limite ».

« Le but est une simplification administrative mais pour les présidents qui ont dû remplir le formulaire de 18 pages ça pas été ressenti du tout comme cela, au contraire » devait reprendre S. Merckx. « Je pense qu'il y a eu un manque d'information et de considération vis-à-vis de ces gens qui s'investissent bien souvent bénévolement. Je pense que la première des choses à faire est de les rassurer quant à l a réelle occupation qui pourrait avoir lieu la saison prochaine. »

« Moi, j'ai quand même un goût de trop peu car effectivement nous avons des groupes de travail (pour accompagner cette réorganisation ainsi que le précisait Julie Patte), ceci dit, quand on parle de simplification, je ne suis pas convaincu. Pas convaincu aussi Albert Frère par les document « Events », non adaptés selon lui, de la majoration des prix des locations des infrastructures sportives pour les clubs dont le siège ne se trouve pas à Charleroi. Par exemple, « la fédération de sauvetage qui loue les installations du stade Yernaux le dimanche et qui forme, examine, évalue les maîtres-nageurs de notre ville de Charleroi à son siège à Louvain-la-Neuve. C'est une fédération et non un club. Avec la nouvelle mouture cette fédération se verra réclamer 360€ de l'heure pour un couloir (de piscine) multiplié par le nombre de couloirs occupés! ». Autre problématique, celle qui se pose pour les clubs intra-Charleroi. « Les clubs qui évoluent en championnat réservent toute une saison? Mais qu'en sera-t-il des matchs décalés, reportés et aussi des matchs amicaux non prévus puisque les nouveaux formulaires « events » doivent être envoyés deux mois avant l'événement? ».

Enfin, en ce qui concerne les locations de salles communales (types salles des fêtes), la Ville, conclut le conseiller, réclame aujourd'hui des montants qui sont nettement supérieurs aux contrats consentis hier. Le montant de ces salles sont sept fois supérieur aux prix avancés lors de la rentrée des documents. Et cela, sans en avoir averti les clubs et autres associations. N'aurait-il pas été préférable que l'administration avertisse les clubs de ce changement de cap? »

« J'ai l'impression que la Ville est en situation de client avec les associations, les clubs sportifs ... C'est sans doute cela qui trouble, qui préoccupe alors que, fondamentalement, ces derniers contribuent au lien social et à la solidarité entre les personnes à Charleroi et on doit les favoriser. Et, manifestement, les questions qui se sont posées et les éléments de réponses apportés ne rassurent pas par rapport à ça. Je pense qu'il y a des correctifs qui doivent assez rapidement être apportés sur ces questions » conclut X. Desgain.

On le sait, ainsi que l'a rappelé Nicolas Tzanétatos (MR) Charleroi s'est lancée, sous l'impulsion de l'échevine Déléguée Françoise Daspremont, pour défi de rayer de ses listes les noms de rues faisant doublon à Charleroi. Il ne reste plus que 9 mois pour y arriver et tout régler pour le 1er janvier 2016 mais, vu le retard engrangé, il semble que le délai ne sera pas respecté, d'où la demande d'état d'avancement du conseiller réformateur.

« Au moment où je m'adresse à vous, 17 voiries sur les 386 à rebaptiser ont été adoptées par le Conseil » informa Mme Daspremont. « A la fin de la séance de ce soir  (ce qui fut le cas), elles pourraient être 22. Par contre, soyons réalistes, il ne sera pas possible de respecter la date du 1er janvier 2016 qui n'anticipait pas toutes les difficultés inhérentes à cette vaste opération. La modification des homonymes est une matière complexe et particulièrement sensible ». Bref, résuma l'édile: il faut laisser du temps au temps pour traiter les doublons odonymiques qui ne l'avaient plus été depuis plus 40 ans. A noter que la Comission Odonymique communale, a-t-elle encore dit, a traité, jusqu'ici, 204 voiries sur les 386 problématiques. 22 d'entre elles ont été adoptées par le CC; 60 sont aux mains de l'administration; les 122 dossiers restant sont en voie de constitution ou en attente d'avis de la Commission royale de Typonimie et de Dialectologie. « Il va de soi que les rues touchées par la rénovation urbaine seront traitées en priorité. » Il en sera ainsi pour les rues de l'Industrie, Léopold, du Commerce et des Prairies.

Au chapitre des questions d'actualité, la première était portée par Lucie Demaret (PS) et concernait la lutte contre le gaspillage alimentaire dès le plus jeune âge. « J'ai éprouvé une vive satisfaction en lisant l'article dédié aux actions entreprises dans les écoles communales par la Ville de Charleroi en étroite collaboration avec l'ICDI ». Le point, à sa demande, sur ces actions avec les échevins S. Kilic et C. Devilers.

« Nos écoles communales travaillent depuis quelques années déjà en partenariat avec l'ICDI convaincu que le concept de citoyenneté doit se pratiquer et s'éduquer dès le plus jeune âge. En général, nos écoles sont actives dans le tri des déchets des années et les opérations lancées par l'ICDI tentent à généraliser, auprès d'elles, la prise de conscience des achats évitant le gaspillage alimentaire et le suremballage avec un effet boule de neige sur les familles. Les synergies entre la Division Gestion Pédagogique de la Ville et les partenaires de l'ICDI seront bien évidemment reconduites l'an prochain sachant que l'enjeu citoyen doit s'entretenir dans la durée afin de gagner en efficacité » informa le premier.
Quant à Cyprien Devilers, il a surtout rappelé que diverses actions avaient été entamées à cet effet dès 2013 (diffusion de spots Spirou sur Télésambre et dans les salles de cinéma, émissions thématiques et autres animiations tant dans les écoles que les PEPS...). En 2014, il y eut la publication d'une brochure et, en 2015, en guise de cerise sur le gâteau, une distribution de produits destinés à sensibiliser encore plus les enfants. » C. Devilers a aussi informé que, depuis mai dernier, l'ensemble des écoles communales était équipé en matériel de tri et disposait du matériel pédagogique nécessaire pour l'apprentissage des bons gestes.

Les jeux de hasard ne sont-ils pas trop accessibles, aux plus jeunes notamment? Le nombre (important) d'établissements de jeux de hasard est-il stable ou non? Quels sont les contrôles mis en place par la Ville et la police de Charleroi pour encadrer la présence d'établissements de ce type sur le territoire communal? Autant de questions en une posées par Luc parmentier (Ecolo) à l'échevine Déléguée, Françoise Daspremont.

Laquelle rappela tout d'abord que la Ville avait été proactive en la matière. En effet, « nous avons déjà interpellé la Commission des jeux de Hasard à ne pas délivrer de licences de classe 2 aux demandeurs tant qu'ils ne reçoivent pas un avis de notre Ville et plus particulièrement de la police administrative. Malheureusement, a-t-elle ajouté, « Il s'agit d'un avis que ladite Commission n'est pas tenue de suivre. Nous entretenons cependant de bons rapports avec elle ce qui explique le fait que nous ne remarquons pas d'explosion du nombre d'établissements de ce type sur notre territoire ».  L'autre élément explicatif, selon l'échevine, c'est l'apparition d'une offre de jeux de hasard en lige correspondant aux comportements des consommateurs de nous jours. « En ce qui concerne le contrôle de ces établissements, seule la Commission des jeux de hasard est compétente; elle dispose en son sein des agents de la police fédérale pour effectuer les contrôles. Les services de la police locale accompagnent les lorsqu'une demande est formulée. Qui plus est, a-t-elle conclu, et de manière complémentaire « des opérations sont réguilièrement menées par la police locale pour des faits illicites. Elles débouchent parfois sur des arrêtés de fermeture (comme celle de Cashwinbet validé lors de la séance de ce lundi 1er juin).

Existe-t-il, dans les cartons de la SNCB, un projet de RER carolo? Si oui, demandait X. Desgain (Ecolo) avant que l'on entame le reste de l'ordre du jour, « Quelles sont les demandes et revendications de la Ville de Charleroi par rapport à ce projet? »

« En effet, il y a eu plusieurs réunions entre les responsables de la SNCB et mon cabinet chargé de la mobilité. Ceci étant, a indiqué P. Magnette, le projet de la SNCB est à ce stade très théorique. De ce point de vue, le mot RER carolo est un peu trompeur: il n'est pas question ici d'investissements ni dans le réseau ni dans les gares; il est plutôt question de voir comment mieux agencer les horaires dans une vision métropolitaine et comment mieux les combiner avec les horaires des transports en commun locaux. Pour être franc: On n'est pas dans quelque chose de révolutionnaire! ». Cela dit, il y a lieu de rester vigilants car il ne s'agit pas de compenser par les TEC ce qui serait une forme de rationalisation des transports. J'ai également rappelé, lors de ces réunions, toute l'importance qu'il y avait d'investir dans les gares et points d'arrêts non gardés (par exemple ceux renseignés par X. Desgain: Marchienne-au-Pont, Roux, Charleroi-Ouest, Lodelinsart ou Couillet). « Nous attendons de voir ce que la SNCB va pouvoir faire avec ces remarques et suggestions qui lui ont été formulées ».

« Je pense tout de même que nous avons tout intérêt, repris le conseiller écolo, à plaider pour que les gares qui sont sur le territoire de Charleroi soient dans un meilleur état qu'elles ne le sont aujourd'hui; tout intérêt à plaider aussi pour la réouverture de deux points d'arrêt, le premier à Bomerée (en lien direct avec la future ligne à HNS) et à Ransart, qui permettrait un accès rapide vers le centre-ville. Nous avons besoin que l'infrastructure soit mieux valorisée pour l'ensemble du transport sur la ville de Charlero ».

Dans le reste de l'ordre du jour, le Conseil a adopé la MB1 2015 de la Zone de Police, les comptes annuels de l'exercice 2014 (liste des non-valeurs et irrécouvrables – compte budgétaire, bilan, compte de résultat et synthèse analytique au 31/12/2014), les comptes annuels exercice 2014, le compte de l'exercice 2014 du CPAS (vote contre du PTB+) et la MB1 du budget communal 2015. « Notre groupe (ainsi que le PTB+) votera contre cette première modification budgétaire qu'elle soit de la Ville ou de la police » indiqua L. Parmentier, pour Ecolo. Sans doute, pour tous les motifs qu'il prit soin d'énumérer. Attention, la liste n'est pas exhaustive... A l'ordinaire, il y a notamment ce prêt d'1,250 million supplémentaire auquel nous ville devra recouvrir pour prendre en compte, selon L. Parmentier, le paiement d'un 13è mois de rénumérations et contrebalancer le gel de la dotation fédérale pour laquelle une augmentation, dit-il, était prévue au budget initial. « Heureusement pour les finances communales, les dépenses de personnel diminuent globalement de 3%, grâce ou à cause de la suppression du saut d'index, de la révision du plan d'embauche et des nominations qui, lui, est diminué de 60%). Les dépenses de fonctionnement « globalement, elles augmentent de 750.000€ dont 500.000€ rien que pour l'éclairage public. Il est donc grand temps qu'un plan Lumière, avec des dimensions économiques et environnementales vienne éclairer notre cité ». Quant aux dépenses de transferts, elles sont en hause de 1,6 million. Côté investissements, Luc Parmentier en épingla quelques-uns qui passent à la trappe: travaux pour la préservation du Beffroi et de son carillon (50.000€); désamiantage de la salle des Fêtes de l'hôtel de Ville (500.000€); équipements et travaux de sécurisation au bâtiment Charleurope (400.000€); mise en conformité des groupes électrogènes du Défi (33.000€); remplacement d'ascenseurs (250.000€); réfection de la toiturre de la salle ballens (300.000€)...

Au point 6, le Conseil était invité à adopter l'ordre du jour de l'assemblée générale du 9 juin 2015 de la Sambrienne. Sofie Merckx (PTB+) en profita pour rappeler que certains membres de cette AG lui auraient fait de leurs doutes à voter la confiance aux administrateurs. En cause, un vote précédémment intervenu au sein de la même assemblée marquant la fin des poursuites envers certains d'entre eux responsables de mauvaise gestion à plusieurs niveaux. « Il semble évident que cette question n' a pas été soumise à l'avocat chargé de défendre les intérêts de la société de logements. Celui-ci juge infondé les arguments qui tentent à justifier cette décision ». S. Merckx a par ailleurs aussi profité de l'occasion pour rappeler, vu qu'il devrait être question de plan de gestion lors de cette AG, qu'à Charleroi, le nombre de logements sociaux est en baisse alors que, à l'inverse la demande est en hausse de 22% alors que dans le même temps le nombre de logements vides reste conséquent (1053 en 2013 et 1046 en 2014). « Comme vous le savez, le législateur a voulu que les sociétés de logements sociaux soient gérées par leurs propres instances qui ne sont pas celles du Conseil communal ni du Collège, lequel n'a pas débattu de tout cela car il n'a pas à le faire » se contenta de répondre le bourgmestre P. Magnette.

C'est en tout point la réponse qu'il fit à X. Desgain au moment d'aborder l'examen de la question n° 7 relative elle aussi à l'approbation des ordres du jour des AG ordinaires de plusieurs intercommunales. Celui-ci regretta in fine ce manque de débat public, tout comme ses collègues S. Merckx et Malika El Bourzgui, qu'il aurait pourtant bien vu se tenir au sujet, notamment, en ce qui concerne ORES, la hausse (23%) du tarif de distribution de gaz (5% pour l'électricité); les frais liés à l'installation des compteurs à budget dont l'utilité serait discutable (4000 installés dans le Hainaut sur 1 an), la disparité des investissements favorisant le compteur intelligent plutôt que ceux favorisant les réseaux intelligents, essentiels pour assurer la transition énergétique.

Quant à l'ICDI, X. Desgain s'est dit « sonné » par 3 éléments: le poids résiduel de déchets qui est de 208 kg/hab à Charleroi alors que la moyenne wallonne tourne autour de 12nkg/hab; le retard constaté en matière de collectes sélectives; la proportion des citoyens carolos touchés par les actions de prévention (1/3 seulement habitant Charleroi). « Je pense qu'il est grand temps d'amplifier les actions de prévention et qu'il est grand temps d'adapter un autre mode de taxation ».

Enfin, quant à IGRETEC (la 3è intercommunale concernée par le point avec I.P.F.H), X. Desgain s'est étonné du résultat négatif engrangé par le sous-secteur 2, celui chargé de la vente de terrains à vocation économique -3,7 ha de terrains seulement, c'est préoccupant!- et le peu d'intérêt de la société à recourir davantage à l'enveloppe dédicacée à financer des investissements d'amélioration énergétique.

Au point 8 (représentation de la Ville au sein de l'asbl Réseau belge Francophone des Villes Santé de l'OMS), Malika El Bourezgui (Ecolo) en a profité pour rappeler sa demande d'élaboration d'une liste reprenant le nom des différents représentants de notre Ville dans les intercommunales et associations estimant qu'il s'agit d'une information qui doit être publiée et accessible à tous. Une de demande d'ailleurs soutenue par L. parmentier

Au point 21, le Conseil était invité à approuver le règlement complémentaire pour la mise en service de sens unique limite SUL). X. Desgain a plaidé pour l'urgence d'installer les panneaux (il en resterait 300) de préférence par quartier et, si possible, à la belle saison, celle où les gens redécouvrent les joie du vélo. De même, il a insisté pour que dans la liste des rues concernées par cette mise en SUL, la rue du Fort ne soit pas oubliée d'autant qu'elle est déjà équipée d'une bordure séparant les voies de circulation réservées aux voitures et cyclistes.

On parlait supra des doublons odonymques. Le conseil a avalisé le changement de nom de 5 voiries, à savoir la chaussée de Fleurus – qui devient sur la section de Jumet Chaussée du Château Mondron-; la chaussée de Charleroi – qui devient sur la section de Gilly la « Chaussée Impériale »; la rue Ferrer – qui devient sur la section de Monceau/sambre la rue Albert Camus-; à Monceau également le Parc Communal devient « Parc Nelson Mandela » et, enfin, la rue du Moulin devenant, sur la section de Charleroi, la rue du Bief du Moulin.