Au Conseil communal du 7 septembre

Lundi 14 Septembre 2015 - 08:36

Le début de la mise en oeuvre du « plan lumière » à la ville haute, le lancement de la carte C-Gratuit pour les jeunes sportifs, le remplacement de dénomination de 6 voiries communales sont quelques-unes des décisions/approbations que l'on retiendra de la séance du conseil communal qui s'est réuni le lundi 7 septembre, sous la présidence du bourgmestre Paul Magnette.

Mais avant, place aux traditionnelles questions et interventions des conseillers, une fois le pv de la séance du 29 juin 2015 approuvé sans remarques. Quinze au total étaient au menu. Et deux premières portées, respectivement, par David Jadoul (PS) et J-Ph. Preumont (PS) au sujet de l'avenir des bâtiments communaux/écoles abandonnées.

Des bâtiments communaux, il y a par exemple celui situé rue Trieu Kaisin à Montignies/S. Il abritait naguère l'échevinat de la Personne handicapée, notamment. « Cet édifice n'est plus que l'ombre de lui-même; il constitue non seulement un sentiment d'insécurité mais représente un danger réel. Les riverains sont excédés par cette situation ainsi que des allées et venues nocturnes d'individus que celle-ci engendre » expliqua M. Jadoul, qui a plaidé pour que ce bâtiment soit repris au plus vite dans la liste des immeubles à démolir.

Quant à J-Ph. Preumont, il s'inquiète plus particulièrement de la situation des écoles abandonnées. Sur le territoire de Jumet, « j'en ai compté quatre; il y a l'école Belle-Vue à la rue Frison, la petite école de la rue Delvaux, l'école de Tongres et surtout l'école des Hamendes ».

« L'un des objectifs du Collège en la matière, a rappelé l'échevin Eric Goffart, est d'assainir notre patrimoine immobilier par la démolition de bâtiments vétustes dont la rénovation ne saurait être envisagée. Il y a va de l'amélioration de la salubrité et de la sécurité dans nos quartiers et particulièrement dans et aux abords des écoles . Pour atteindre cet objectif, nous avons soumis à l'approbation de ce conseil les modes et passation d'un marché public de démolition qui a été attribué dans le courant du mois d'août pour un montant de 2,155 millions d'euros. L'entreprise désignée devrait pouvoir entamer les démolitions dans les prochaines semaines ». Parmi les biens visés, notamment, l'ancienne salle de volley du VSAG de la rue Pirotiat, à Gilly, les préfabriqués de l'école de Bon-Air, à Lodelinsart, ainsi qu'à l'école de Tongres, à Jumet. « Nous avançons donc pas à pas. Cette méthode a prouvé toute son efficacité. Nous allons poursuivre de cette manière » a conclu l'édile en précisant que, par ailleurs, la Ville poursuivait également sa politique de mise en vente des biens pour lesquels une rénovation n'était pas envisageable.

Constater des infractions en « live » en consultant les images des caméras de vidéo-surveillance: Pourquoi pas après tout estime le conseiller Jean-Pierre Deprez (MR)? « Surveiller les lieux publics par le biais de caméras me paraît devoir s'inscrire dans cet arsenal de mesures propres à rassurer nos concitoyens et à éradiquer au mieux toutes les formes de délinquance ». Qui plus est, « Le climat délétère actuel que font peser les menaces terroristes sur tout endroit public ou moyen de communication (...) impose une réaction à l'aune de ce contexte ». Charleroi, à l'instar de la Zone de police de Bruxelles Nord est-elle prête à franchir le pas interrogea-t-il?

« La Ville de Charleroi, répliqua l'échevine deléguée, Françoise Daspremont, compte près de 230 caméras de surveillance sur son territoire. Le Collège prône une utilisation de ces caméras comme complément à la présence policière sur le terrain. Ce sont des supports sur lesquels notre police peut s'appuyer pour mener des actions plus efficaces et plus rapides sur le terrain, pour éviter les interventions inutiles, pour fournir les moyens adéquats lors de rassemblements, mettre les auteurs en face de leurs responsabilité, contribuer à la lutte contre le sentiment d'insécurité. Après consultation du Chef de Corps, il ne paraît pas opportun de recourir à la verbalisation en live via les caméras. Qui plus est, cette disposition nécessiterait le remplacement des 206 caméras de première génération ainsi que l'installation de nombreuses autres. Outre le coût important que cette mesure engendrerait, son efficacité est incertaine. L'adaptation du RGP pour permettre l'intégration des infractions évoquées comme infractions mixtes et permettre leur poursuite au moyen des sanctions administratives communales semble beaucoup plus efficace. Notre administration y travaille ».

En ce qui concerne l'implantation de nouvelles caméras, F. Daspremont a indiqué que des crédits ont d'ores et déjà été prévus dans le plan pluriannuel d'investissements pour couvrir les zones actuellement ou prochainement rénovées.

« Qu'on n'utilise pas les caméras pour verbaliser en live, personnllement, cela ne me gêne pas. La position qui est prise me paraît tout-à-fait acceptable » conclu le conseiller réformateur tout en plaidant pour une indispensable multiplication des moyens de dissuasion. Ah oui, et aussi par un petit coup de chapeau au passage à la police et à son travail remarquable auquel on peut attribuer les changements positifs bien perceptibles en la matière, dit-il en substance.

Le Collège s'est-il érigé en défenseur d'Israël?. Sofie Merckx (PTB+) se pose (et pose) la question au vu de l'arrêté pris par l'Exécutif qui a conduit à interdire la manifestation programmée par Plateforme Palestine lors du match opposant le Sporting de Charleroi au Beitar Jérusalem voici quelques semaines. « Nous ne doutons pas que votre volonté première ait été de protéger les habitants de Charleroi, souci que nous partageons (...). Cependant, nous remettons en cause aussi bien la manière dont vous avez pris des mesures unilatérales en termes de limitation de libertés fondamentales, qui plus est sur une base anticipative, que votre analyse de fond sur le conflit israélo-palestinien. Alors que l'unanimité des observateurs soulignent le caractère violent et raciste de ces hôtes d'un jour, le Collège choisit de ne pas s'intéresser à eux. Pas une ligne de l'arrêt ne fait état du risque potentiel qu'ils représentent vis-à-vis de la sécurité des Carolos. Au contraire, on y fustige « d'hostile » et de « non démocratique », un rassemblement d'associations, toutes reconnues officlellement ».

« Je n'approuve pas du tout le procès d'intention que vous nous faites » rétorqua l'échevine Déléguée, Françoise Daspremont. « Que les choses soient bien claires, les seuls éléments qui dominent l'analyse faite par la police et la police administrative, sont ceux qui ont exclusivement trait à la sécurité de nos concitoyens. Ce sont précisément ces éléments, étayés par une enquête, qui ont conduit les services ad hoc à soumettre à ma signaure une arrêté interdisant un rassemblement qui avait, malheureusement, toutes les chances de dégénérer. J'insiste donc sur le fait que l'arrêté en question a été pris non pas sur base d'une analyse de fond sur le conflit israélo-palestinien mais dans un contexte de menace pouvant peser sur l'ordre public uniquement ».

« Je suis tout de même étonnée que vous défendiez autant cet arrêté » repris Sofie Merckx. "Au moins, dans la formulation, on note qu'il y a une prise de position de la part du Collège. Je rappelle que Plateforme Palestine est soutenue par la FGTB, le MOC, Vie Féminine, le PAC,... c'est une association qui oeuvre depuis des années sur notre territoire et que jamais aucun incident n'a été à déplorer lors de ses actions ».

Tout aussi étonné de la réponse de l'échevine, Xavier Desgain (Ecolo): « Parce que, au vu de la situation de jour-là, le danger venait plutôt des supporters du club israélien. Quand on lit les motivations de l'ordonnance de police, on a l'impression que les méchants ce sont ceux de la Plateforme Palestine. Elle est qualifiée d'anti-démocratique et même, on laisse sous-entendre qu'elle est source de violence. » Ce que réfute énergiquement le conseiller. « Je pense que les parcipants à cette manifestation auraient droit à une correction par rapport à cet attendu qui m'a particulièrement choqué ».

« Personne n'a jamais considéré cette Plateforme comme anti-démocratique sinon on ne l'aurait jamais autorisée à manifester des dizaines et des dizaines de fois. Mais, ce soir-là, les circonstances amenaient à la prudence et à ne pas organiser ce rassemblement » conclu P. Magnette.

Il y a habité, mais il n'y habite plus. N'empêche, Luc Parmentier (Ecolo) s'est fait l'écho des riverains du quartier Bertrand lesquels, dit-il, « subissent, jour après nuit, la présence de dealers à tous les coins de rue (celle de France, du Beffroi, des Gardes et du Mouton Blanc plus particulièrement). « La gangrène s'est installée - plus encore depuis cet été selon l'élu écologiste- à cause de la réhabilitation urbaine gérée par notre ville et qui devait normalement faire revivre ce quartier populaire. Les travaux sont toujours en cours alors que leur fin était programmée en 1996... »

« On n' a pas attendu les événements de cet été pour agir » indiqua le bourgmestre P. Magnette, rappelant les nombreuses opérations menées très régulièrement dans ce quartier. « On le sait, malheureusement, c'est un des lieux de plaque tournante du commerce de la drogue sur notre territoire. Mais notre police n'a jamais abandonné les contrôles réguliers. Cet été encore, trois opérations d'nvergure ont été menées sur ce secteur. Elles ont conduit à plus de deux cents contrôles d'identité et à plusieurs arrestations (d'illégaux notamment). Des contrôles réguliers sont également effectués dans les établissements que vous citez et, à chaque fois que des infractions sont constatées, ils ont été fermés pour leur faire comprendre que la Ville n'acceptait pas une zone de non droit ».

En même temps que cette politique de maintien de lordre – hélas un éternel recommencement-, a ajouté P. Magnette, on continue et termine l'exécution de la ZIP. « Effectivement, c'est un des dossiers dont j'ai demandé à notre administration qu'elle s'en charge avec priorité. Je suis heureux que ça se matérialise aujourd'hui ». Ainsi qu'il l'a souligné, avec le réaménagement de l'ancien parcoville et, plus récemment, de la démolition du chancre immobilier de l'îlot France sur lequel seront reconstruits neuf nouveaux logements contemporains de qualité. « On veut continuer de croire que ce quartier doit devenir un quartier agréable à vivre et que des gens auront envie d'y habiter ».

Cette envie pourrait être renforcée demain, selon le bourgmestre, si des acteurs culturels et associatifs réinvestissent le quartier. Une opportunité leur sera offerte au travers de l'occupation désormais possible par eux des deux rez vides depuis des lustres et qui, grâce à une dérogation octroyée par le ministre des Pouvoirs locaux, dixit le bg, pourront être loués dorénavant à d'autres opérateurs que commerciaux.

Petite précision de l'échevin Goffart au passage pour indiquer que des travaux de réfection de voiries seront entamés dans cette zone à partir du 14/09 (rue Chavannes) et du 21/09 (rues Charnoy, Vauban, du Gouvernement, du Laboratoire, de la Science et Tumelaire en partie).

Très bien, mais, quant à l'aspect sécuritaire, « Depuis 22 ou 23 ans, la situation ne s'est pas améliorée du tout » insista L. Parmentier. « Il serait temps de voir si, à côté des opérations Vauban, on ne pourrait pas (à l'instar d'autres villes) recourir à d'autres techniques -pour faire diminuer cette pression qui, fatalement, estime le conseiller, conduira à un drame un jour ou l'autre)

« Des pistes ont été évoquées en Conseil zonal de Sécurité. Du type couvre-feu, a indiqué P. Magnette. « Mais vous reconnaîtrez qu'il s'agit là de mesures ultimes auxquelles nous n'avons pas voulu recourir jusqu'ici. Nous avons voulu donner la priorité aux démolitions, en rasant la boîte aux lettres (l'ancien parcoville) et les bâtiments vétustes qui servaient de squats et de lieux de vente. « On a supprimé les outils. Normalement, c'est une manière de s'attaquer efficacement à la racine du problème. Mais, je le répète, on ne va pas relâcher la pression ».

Où en sont les dossiers de réfection d'allées et d'escaliers au sein des parcs communaux de Couillet et de la Serna à Jumet? « Dans le budget (extraordinaire) 2015 que nous avons voté, un montant de 500.000€ est prévu à cette fin. 75.000 euros étaient également prévus pour le placement d'un parcours canin dans le parc de la Serna » indiqua Mohamed Kadim (cdH), lequel s'inquiète pourtant que rien ne soit prévu au calendrier...

« Malheureusement, nous n'avons pas pu effectuer la mise en oeuvre desdits budgets. » Qu'à cela ne tienne, expliqua l'échevin C. Devilers, Ils ne sont pas perdus pour autant et feront l'objet d'une réinscription en 2016. En ce qui concerne le parc de la Serna, l'édile a indiqué qu'une étude complémentaire était en cours de réalisation (elle préconise notamment un curage des berges et des deux étangs). Mais, « d'une manière générale, au niveau de l'ensemble de nos parcs (17 au total), avec le cabinet du Bouwmeester et d'une paysagiste, nous poursuivons une réflexion globale de manière à aboutir à un développement harmonieux de ceux-ci. Nous avons donc prévu un phasage des réalisations. Nous finalisons pour le moment une sorte de schéma directeur, une logique transversale, à décliner sur un ensemble de parcs selon leurs spécificités propres. On a peu d'argent et donc on essaie de le dépenser intelligemment et de phaser au mieux les interventions.

Cela dit, des travaux sont en cours dans le parc de Monceau tandis qu'une analyse est déjà réalisée pour le parc reine Astrid, a encore indiqué l'édile.

« Je pense qu'il serait intéressant de veiller à ce qu'il y ait une liaison entre les différents parcs publics et le RaVel; ce serait une véritable valeur ajoutée pour eux » devait indiquer quant à lui X. Desgain (Ecolo).

On reste dans l'environnement avec cette problématique du désherbage des trottoirs et de l'espace public (re)mise sur la table par Véronique Salvi (cdH). Il y a les obligations de la Ville, qui a encore décidé d'investir quelques 212.000€ dans l'achat de matériel spécifique, mais, indiqua la conseillère humaniste, il y a aussi, en la matière, les obligations qui incombent à chaque citoyen/riverain. Et pourquoi pas une journée de sensibilisation? « Ce serait l'occasion pour les Carolos et la Ville de donner l'impulsion nécessaire à l'amélioration du cadre de vie et d'améliorer l'image de certains quartiers de Charleroi ».

Ok pour une journée de sensibilisation. Il en serait question en collaboration avec l'asbl Charleroi Nature. Mais, dixit l'échevin de l'Environnement, C. Devilers, d'autres actions sont à ce niveau en train d'être développées. A l'image d'affiches, notamment à destination des écoles, ou le rappel à l'ordre du RGP qui stipule, en son artcile 85 que « tout riverain d'un endroit public est tenu d'enlever les végétations spontanées dans les filets d'eau, les trottoirs et accotements ». « Nous comptons sur la bonne collaboration de la police pour rappeler les bons gestes ».

« Il y a toute une série de choses que nous sommes en train de lancer. Il faut cependant retenir qu'il n'y a pas de panacée universelle, de remède miracle que l'on va pouvoir saupoudrer sur les 1200 km de trottoir de Charleroi pour résoudre le problème des mauvaises herbes ». Pour l'édile, c'est un ensemble de solutions (utilisation de matériel spécique à l'instar des 5 machines à eau chaude, du motoculteur muni de brosses de désherbage,etc, attendu à l'automne – l'ouverture des offres est prévue pour le 15 septembre- ou encore de l'utilisation du perméo, en phase test sur quelques 100 pieds d'arbres dans l'intra-muros) qui permettront d'offrir la meilleure réponse possible pour le bien être de nos concitoyens ».

« J'entends les bonnes intentions, je pense cependant qu'il faudra être encore plus déterminé à l'avenir. Passer des intentions aux actes et, peut-être, conclut V. Salvi, commencer, en parlant de la Ville, à balayer devant notre porte et donner l'exemple ».

« Complémentairement, estime X. Desgain (Ecolo) il serait intéressant d'encourager, dans les quartiers plus résidentiels, les habitants à entretenir les pieds d'arbres situés en face de chez eux et à fleurir. Ce sont des initiatives citoyennes qui permettent vraiment d'embellir les quartiers. C'est aussi une autre manière de procéder qui donnent souvent de bons résultats par l'implication qu'elles suscitent ».

Toujours Xavier Desgain pour un revenez-y sur la l'échec cuisant de la candidature carolorégienne pour le Worldskills 2019. « Cela pose question sur l'opportunité même de la candidature de Charleroi et sur les moyens engagés dans la défense de cette candidature ». Qui soutenait cette candidature, quels ont été les moyens consacrés, aura-t-il des conséquences sur les projets retenus dans le cadre de fonds européens à Charleroi...? Autant de questions posées au bourgmestre P. Lui aussi, tout comme le conseiller, fort déçu que Charleroi n'ait pas été retenue, mais bon...

Côté budget, le Gouvernement wallon, qui soutenait officiellement la candidature carolo (aux côtés de 'Etat fédéral, Igretec, l'Office du Tourisme, le Comité de Développement Stratégique du Sud Hainaut, le Forem, l'IFAPME, le Comité subrégional pour l'Emploi et la formation, l'AWEX, Agoria, la Confédération de la Construction Wallonne, l'Union des Classes Moyennes, l'Union Wallonnes des Entreprises, BSCA, ...) avait dégagé une enveloppe d'1,5 million d'euros. « 950.000 euros ont été dépensés, principalement pour organiser la première étape de l'épreuve, à savoir la recevabilité du projet ».

Pour le reste, « Cela n'aura bien entendu aucun impact sur les projets retenus dans le cadre des fonds européens (rénovation du Palais des Expos, PBA, etc). Pas plus que l'échec n'aura de conséquence sur les projets de fond qui sont très importants » a insisté P. Magnette (campus technologique, Cité des Métiers, Université Ouverte, etc). « Worldskills aurait été un peu la cerise sur le gâteau. On ne peut pas dire que l'on n'a pas tout donné ». Alors comment expliquer cet échec? « Nous avons joué le jeu le plus correctement possible, en faisant valoir, uniquement, des éléments rationnels. D'autres ont mis un peu d'emballage que nous n'avons pas mis (du style, dit-il de ces croisières et séjours tous frais compris promis par d'autres en cas de sélection aux délégués de l'organisation). « Et sans doute, hélas, cela a-t-il en partie joué. Il faut reconnaître aussi que nous avons, peut-être, aussi joué au-dessus de notre catégorie". Nonobstant, « Ca restera, pour tous ceux qui se sont mobilisés autour de projet, une très belle aventure et ça restera une manière que nous avons eu de remettre la formation professionnelle au coeur de nos préoccupations et de rappeler toute la dignité de ces très beaux métiers techniques ».

« Ce serait intéressant, ajouta quant à lui X. Desgain, de profiter des prolongations de ce qui a été entrepris. Je pense que cela vaudrait la peine, dans les projets pédagogiques de nos écoles techniques de la région de Charleroi, qu'il y ait une action pour que les étudiants participent à différents concours jusqu'en 2019. Justement pour revaloriser les formations techniques et professionnelles. »

« Si on a tous été déçus, qu'on a tous été un peu naïfs, en même temps », ponctua Véronique Salvi (cdH), il faut garder tout l'aspect positif du travail qui a été mis en oeuvre à Charleroi. Cela faisait longtemps, qu'à Charleroi, on n'avait pas vu un tel engouement complet d'une série d'opérateurs autour d'un projet commun et fédérateur ».

Quid des cours d'encadrement pédagogique alternatif (EPA). Ainsi qu'il l'avait fait lors du conseil du 1er juin dernier, le même Maxime Sempo (MR) est revenu à la charge avec cette question devant l'échevin Serdar Kilic. « A l'époque, un certain flou, pour ne pas dire un flou certain, régnait autour de cette nouvelle idée de la ministre de l'Enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour le contenu, vous parlez de patrimoine culturel carolo. Ce thème me semble être une piste intéressante et innovante, certes, mais probablement pas suffisante à mes yeux. J'ai le sentiment qu'il faut quelque peu étoffer le programme; et de ne pas faire de ce cours un cours de loisirs ».

« L'intention pédagogique n'est pas d'organiser un cours de loisirs mais bien de proposer aux élèves ayant choisi d'opter pour l'EPA (3% au niveau primaire selon les premières estimations), des cours dotés d'une base solide et humaniste » a rassuré l'échevin de l'Enseignement. Ainsi qu'il l'a précisé, après qu'il se soit félicité du travail accompli par ses équipes durant toute l'été pour faire en sorte qu'à Charleroi, les écoles soient en situation d'accueillir au mieux les élèves, « j'ai encouragé mes équipes à proposer aux directions d'écoles des activités à la fois conformes aux directives décrétales, concètes et innovantes mais ne nécessitant pas ou peu de moyens financiers (étant entendu que la FWB n'envisage pas de débloquer des moyens financiers supplémentaires). « Elles viseront plus particulièrement, dixit S. Kilic, à développer le questionnement philosophique et les valeurs inhérentes à la citoyenneté. Elles pourront s'articuler autour de bases telles que la culture ou la recherche scientifique. C'est la raison pour laquelle des partenaires culturels tels que le Théâtre de l'Ancre, la Ruche Théâtre, l'Eden, le cinéma Le Parc, les musées,... pourraient être sollicités selon les besoins. »

Par ailleurs, S. Kilic a informé que des réunions périodiques mettant en présence les inspecteurs pédagogiques et les directions d'écoles continueraient à être organisées afin d'accompagner au mieux ces dernières dans la mlise en place progressive de l'EPA au sein des écoles carolos.

Des poubelles publiques coiffées d'un couvercle rendant impossible le dépôt de déchets sur le site de la gare du Sud, d'autres, à maints endroits ne disposant plus de sacs, obligeant dès lors le personnel du service propreté à les vider à la main, voilà des situations interpellantes à même de susciter une question de Maxime Felon (PS) à l'adresse de l'échevin Cyprien Devilers.

Dans le premier cas, précisa ce dernier, « il s'agit de poubelles qui sont propriété des TEC; la Ville ayant seulement la responsabilité de les vidanger. Des agents ont estimé que la détérioration de ces poubelles était telle qu'elles n'étaient plus utilisables correctement. Ils les ont donc obstruées pour en proscrire l'usage. Nous sommes informés par ailleurs qu'une réparation de fortune aurait été effectuée par les TEC afin qu'on puisse les réutiliser à nouveau ».

En ce qui concerne le stock des sacs poubelles, « une erreur d'aiguillage administratif n'a, en effet, pas permis d'obtenir en continu le matériel nécessaire. Nous attendons la livrasion de l'ensemble des lots pour octobre 2015. Néanmoins, vu l'urgence, l'entreprise désignée à accepté la livraison de 21.000 sacs pour ce jeudi 10 septembre. A l'avenir, nous souhaiterions donc nous orienter vers un marché stock pour trouver une solution pérenne, dès que la Ville et l'ensemble des partenaires se seront définitivement positionnés quant aux choix du nouveau mobilier urbain et de la nouvelle charte graphique qui ornera les poubelles de la Ville de Charleroi. »

Verra-t-on le développement de nouveaux quartiers sur le sol carolo? Luc Parmentier a rappelé cette étude menée par la Conférence permanente du Developpément territorial (relayée par le Journal Le Soir) visant l'identification des lieux où ces nouveaux quartiers pourraient voir le jour. « Les chercheurs ont retenu près de 400 sites de quinze hectares et plus sur l'ensemble du territoire wallon ».

« La Région a bien fait mener cette étude mais les résultats précis ne nous ont pas encore été transmis » informa le bg P. Magnette. En revanche, je profite de l'occasion pour rappeler que nous n'avons pas attendu, nous ici à Charleroi, cette étude pour mener une réflexion du même type. Vous vous rappelerez que notre Projet de Ville plaide pour reconstruire la ville sur la ville, pour densifier la ville de Charleroi et prendre notre part de la croissance démographique, estimée à 400 logements/an. Ce n'est pas rien mais ce n'est pas colossal. C'est à peu près le rythme que nous avons aujourd'hui. S'il faut le maintenir, il faut le faire avec rationalité. Aujourd'hui, il manque un peu d'un guide. Et donc, nous avons demandé à l'équipe du Bouwmeester de travailler sur cette réflexion et sur un schéma de densification urbaine pleinement inscrit dans une réflexion en terme de développement durable. L'idée qui a été recommandée par cette étude (en voie de finalisation et qui fera l'objet d'une présentation prochainement), c'est, à l'avenir, de mieux contraster l'urbain et le naturel; de cesser d'urbaniser le patrimoine remarquable que nous avons sur notre territoire et, en revanche, de densifier encore les quartiers urbains ». A très long terme, cela devrait déboucher, selon le bourgmestre, sur une figure urbaine nouvelle, un projet de ville vraiment intéressant pour savoir où et comment densifier.

Si nous avons le devoir d'accueillir toutes ces personnes qui fuient les guerres, de l'autre côté de la méditérannée, pour X. Desgain, c'est clair, nous avons aussi le devoir de lutter contre les propos racistes et xénophobes. Lesquels, malheureusement, dixit le conseiller écologiste, auraient tendance à se multiplier dans notre ville. « Les propos racistes et xénophobes sont condamnables sur base de la loi Moureaux. Il me semble indispensable que la Ville de Charleroi fasse appliquer cette loi et se porte partie civile chaque fois que cela est nécessaire ».

« Au niveau juridique, l'informa l'échevin M. Fekrioui, il faut savoir que la Ville est dans l'incapacité d'aller en justice pour poursuivre les auteurs de propos racistes et xénophobes. Seuls peuvent le faire le Centre Interfédéral pour l'Egalité des Chances et les personnes dont le préjudice touche les fins statutaires de leurs missions. Aucune base légale ne lui permet donc de porter plainte dans ce cadre et de se constituer partie civile ».

Quant aux actions menées par la Ville pour prévenir de tels comportements, notamment lors de rencontres sportives, l'autre pan de l'interpellation de X. Desgain, Mohamed Fekrioui a rappelé que la Cellule Fancoaching mène depuis plus de 20 ans une politique de prévention au sein des supporters de football dans et aux alentours des stades. A cela, il y a tout le travail aussi accompli par le service communal pour l'Egalité des chances en partenariat avec diverses institutions et associations 

« Lorsqu'il arrive, c'est très rare, ajouta quant à lui le bg P. Magnette, que des faits soient recencés de la part d'un agent communal, le Collège a activé aussitôt toutes les fonctions de convocation et de sanctions disciplinaires. Il est évident que la Fonction publique doit montrer l'exemple dans sa correction vis-à-vis de tous les citoyens ».

« Je pense tout de même que, comme Autorité publique, on a la responsabilité de tout mette en oeuvre pour que des propos comme ceux-là soient condamnés. Si elle ne peut pas le faire d'elle-même, je pense que la Ville doit saisir les instances et ou associations habilitées à le faire. Mais on ne peut plus laisser passer des choses comme celles-là » repris X. Desgain. Ce avec quoi le bg s'est dit entièrement d'accord d'autant que rien ne nous l'empêche.

Après les propos racistes et xénophobes, le harcèlement scolaire. Un véritable fléau ainsi que l'a rappelé Albert Frère (cdH), chiffres à l'appui. « Nous nous devons de le prévenir et surtout le combattre. La lutte contre le harcèlement scolaire est une priorité et doit le rester ». Le Gouvernement de la FWB, ainsi que l'a précisé encore M. Frère, a avalisé dernièrement une note présentant les grands axes d'un plan de lutte contre le harcèlement scolaire. Mais qu'en est-il à Charleroi? Un plan global et impliquant tous les établissements scolaires sera-t-il établi?. Ne serait-il pas par ailleurs intéressant de refaire la publicité des numéros verts à disposition des enseignants et parents?, etc, . Quelques précisions avec l'échevin Serdar Kilic.

« Comme vous vous en doutez, la Ville de Charleroi, en tant que PO, n'a pas attendu les nouvelles directives pour considérer, avec importance, la problématique du harcèlement scolaire ». Il a rappelé qu'en février 2014, l'équipe pédagogique de la Ville de Charleroi a diffusé une note d'information à toutes les écoles fondamentales et secondaires sur base du rapport de synthèse établi par l'Observatoire international de la Violence à l'école. « Outre la diffusion de cette note, une série d'autres actions sont mises en oeuvre, tant aux niveaux fondamental que secondaire » a ajouté S. Kilic. Dans le fondamental, par exemple, il y a eu la mise en place de conseils de coopération (qui se poursuivront), des formations spécifiques dispensées par l'équipe de l'UMons, etc, le partenariat étroit mené depuis plusieurs années entre la Ville et les équipes mobiles et de médiation de la FWB dans le cadre de la gestion des situations de violence et de harcèlement.

Au niveau de l'enseignement secondaire, il a rappelé que la Ville a toujours veillé, y compris en procédant à des engagements sur fonds propres, à un nombre nécessaire de surveillants éducateurs dans chacune de ses implantations scolaires. Il a aussi indiqué qu'une formation étalée sur deux jours était programmée pour janvier prochain à l'adresse des enseignants. Plus concrètement, « des mesures spécifiques ont été prises ces dernières années par la direction du CECS La Garenne qui était confrontée à des difficultés particulières liées à la configuration de ses infrastructures mais aussi à l'hétérogénéité de sa population scolaire. Cette année, une équipe de médiation de la FWB sera mise à disposition, à titre préventif, de cet établissement ainsi qu'un médiateur attitré pour gérer les problèmes d'harcèlement et d'absentéisme. En outre, une personne supplémentaire sera affectée à cette école en tant qu'adjoint pédagogique ».

L'édile a rappelé, qu'à tous les niveaux d'enseignement, des collaborations étaient mises en place avec les centres PMS. Quant aux numéros verts, « ils seront communiqués ou rappelés dans les prochains jours à toutes les directions des écoles communales ». Enfin, S. Kilic a souhaité mettre en exergue le travail de grande qualité accompli par la division de la gestion pédagogique de la Ville de Charleroi, qui reçoit et traite avec rapidité et grand professionnalisme, a-t-il dit, les plaintes d'élèves ou de parents, fondées ou non, notamment sur des situations de harcèlement. « Tous ces mesures, si elles n'en n'ont pas encore le nom, a-t-il, conclu, constituent déjà un véritable plan de lutte contre le harcèlement à l'école. Je m'engage à veiller à son développement futur en ayant une attention toute particulière sur le phénomène de cyber-harcèlement ».

Petite proposition de Sofie Merckx au passage, celle d'instaurer un point relais/infos à disposition des médecins généralistes qui, d'expérience dit-elle, sont souvent en première ligne pour connaître des situations de harcèlement.

La réforme de l'encadrement différencié: Où en sommes-nous à Charleroi? La question était posée par Véronique Salvi. Cette réforme, ainsi que l'a indiqué la conseillère humaniste, elle vise notamment l'utilisation des subsides. « Ceux-ci sont parfois affectés de manière très large et le but poursuivi par l'octroi de ces moyens n'est pas toujours rencontré ». Alors, quid chez nous?

« Bien avant que cette décision ne soit prise, informa l'échevin S. Kilic, toutes les garanties ont été prise à Charleroi afin d'optimaliser les subsides concernés. La récente décision ministérielle nous permet donc d'être tout-à-fait rassurés sur l'avenir ».

En ce qui concerne le nouveau plan d'encadrement différencié 2015/2016, « je peux vous préciser que 25 implantations fondamentales (sur les 65 concernées) sont concernées par l'engagement de personnel enseignant ou non ». L'édile a rappelé que, les unes comme les autres, recevraient moins de 10.000€ par projet présenté tout en étant exonérées d'affecter 25% de ces moyens à l'engagement supplémentaire de personnel. Sur base de ces 25% annoncés, la Ville de Charleroi devra consacrer à l'engagement d'enseignants chargés de la remédiation et de l'adaptation à la lanque, un minimum de 103.824€ (fondamental), ce qui correspond à 3,5 eq/t/pl et 18.348€ (secondaire – 2 implantations), ce qui correspond à un mi-temps.

En ce qui concerne, jusqu'à ce jour, l'utilisation des subsides octroyés par la FWB, S. Klic a indiqué que les soldes restants à utiliser, tant par l'enseignement fondamental que secondaire, pourraient s'ajouter aux subsides renouvelés.

Un mot des projets pédagoqiues. « Ils sont, quant à eux, élaborés par la direction de l'école et sont, succèssivement, soumis à l'inpection pédagogique du PO, au Conseil de Participation de l'école et de la COPALOC.

Enfin, l'édile a indiqué que l'ensemble des écoles fondamentales et secondaires communales, hormis une dizaine, étaient concernées par le dispositif d'encadrement différencié.

« Au-delà des chiffres que vous m'avez livrés ce soir, il serait intéressant, me semble-t-il, d'avoir une réflexion beaucoup plus large, même en conseil communal, sur la manière dont les conseils pédagogiques au niveau de la Ville de Charleroi ressentent l'encadrement différencié, comment les choses fonctionnent sur le terrain, quelles types de méthodes ils comptent utiliser, quels types d'activités on met en place pour ces élèves qui ont parfois des difficultés plus que d'autres. Je vous attendais aussi sur ce type de réponse et je vous avoue, qu'aujourd'hui, je reste un peu sur ma faim » pontua Véronique Salvi.

Comme beaucoup, Anthony Dufrane (PS) s'est félicité du grand coup de balai, et c'est peu dire, que le service propreté s'est employé à donner sur le site Inter-Béton, à l'occasion du passage du beau vélo de Ravel, le samedi 5 septembre. Mais, en même temps, c'est une joie mêlée d'étonnement dont il a fait part dans la mesure où, selon lui, il s'agit là d'un site privé. Le propriétaire des lieux était-il au courant, paiera-t-il la note?

D'abord un petit rappel de ce qui est prévu en terme de reconversion pour ce site, à même justement d'éviter, comme le craint le conseiller socialiste, un retour des immondices et autres déchets une fois les festivités terminées. « River Towers est un important projet de revitalisation urbaine qui donnera un nouveau souffle à l'entrée Est du centre-ville » a rappelé l'échevine Déléguée, Françoise Daspremont. « Ce projet est au centre de la reconstruction du tissu urbain de la ville basse notamment par la création d'un espace public ouvert et tourné vers la Sambre. Ce futur écrin vert de 2ha accueillera essentiellement du logement, ce qui contribuera à renforcer la fonction résidentielle au centre-ville. Le réaménagement de cet espace favorisera les liens avec le centre-ville, notamment via les quais entièrement réaménagés. La mise en oeuvre de cet ambitieux projet permettra non seulement de redessiner le paysage du périmètre mais contribuera également, estime l'édile, à résoudre la problématique de sécurité, de propreté et d'insécurité sur le site. «Le promoteur nous a annoncé son intention de déposer la demande de permis avant la fin de l'année; un bureau d'architectes a d'ores et déjà été désigné. Un avant-projet a déjà été présenté en réunion de travail ». On pourra le découvrir en primeur lors du Forum de l'Immobiler qui se tiendra à Charleroi les 22 et 23 octobre 2015. F. Daspremont a enfin informé que deux permis de démolition ont d'ores et déjà été accordés pour permettre l'enlèvement des 2 bâtiments situés de part et d'autre de la tour Inter Béton.

Plus factuellement, l'échevin C. Devilers a indiqué pour sa part que, comme il lui incombe, le service Propreté intervient à la demande lors de certaines manifestations. Ce qui fut encore le cas lors du passage du Beau Vélo de RaVel à Charleroi. « Ce parcours permettait notamment de découvrir la fameuse tour Inter Béton. La division Propreté s'est donc employée à nettoyer les voiries communales et les espaces publics adjaçants à ces terrains. Nos services nous confirment ne pas être intervenus sur des terrains privés ».

S'il se réjouit du projet de reconversion, A. Dufrane a dit ne pas satisfaire de cette dernière réponse. Il s'est fait fort de tansmettre tout un dossier photos qui prouverait le contraire. « Je rappelle que les mesures d'office sont du ressort des services du Bg » devait conclure l'échevin C. Devilers. Et le bourmestre lui-même de conclure qu'elles étaient refacturées à l'opérateur.

A l'ordre du jour aussi de la séance la présentation du rapport annuel du Médiateur communal. Présentera, présentera pas, sous l'insistance de certains conseillers- le bg fit valoir que la chose n'était pas forcément necessaire étant donné la présentation préalable en commission, Jean-Luc Labbé a finalement livré une synthèse de la cuvée 2014.

Au cours de l'exercice écoulé, 300 demandes et réclamations ont été enregistrées, ce qui représente un accroissement de l'ordre de 20% par rapport à 2013. Sans doute en sera-t-il de même pour 2015 dans la mesure où, dit-il, 200 dossiers ont déjà été comptabilisés à ce jour, et ce, malgré la fermeture complète du bureau en juillet. « Il ne faut pas voir dans cette augmentation une soudaine détérioration de la qualité des services communaux, mais plutôt le fait que le service voit sa notoriété et sa visilité s'accroître chaque année » précisa M. Labbé. Et lui de rappeler que le service fêtera bientôt ses 22 années d'existence, ce qui en fait, après Anvers, l'un des services de médiation communale les plus anciens du Royaume.

Mais revenons aux statistiques. 300 dossiers pour 2014 et 270, soit la très grosse majorité indiqua l'Ombudsman, concernent les services communaux (en ce compris la Police et les régies); les dossiers CPAS restant eux toujours très marginaux. « Au niveau de la ventilation, la voirie, les services Population/Etat-civil, l'urbanisme et la population restent les départements les plus visés par les demandes citoyennes ». Et le Médiateur de conclure: « je propose en fin de rapport un projet de protocole d'accord entre le médiateur communal et les services communaux. Il repose sur une observation de plus de 15 ans de mes relations avec les services et vise à optimaliser le traitement des réclamations. Ma conviction personnelle est que la médiation communale se trouve aujourd'hui au milieu du gué entre la perspective de voir l'institution perdre de son efficacité, et par là, de sa crédibilité et une situation ou, au contraire, le service, raisonnablement re-staffé, deviendrait si non un passage obligé du moins incontournable pour les réclamations du citoyen ».

Luc Parmentier: « Ca fait près de 14 ans que je remercie les services du Médiateur pour la confection de son rapport, mais, ce soir, je ne peux plus parler du service du Médiateur puisqu'il travaille seul et que votre Majorité ne daigne pas donner à son Ombudsman une simple secrétaire pour faire tourner simplement son office 5 jours/semaine. Cela fait des mois que le Médiateur demande une aide administrative afin de pouvoir remplir convenablement ses missions » conclut le conseiller, tout en demandant ce qu'il adviendrait du projet de protocole proposé.

Sofie Merckx: « Malgré les conditions de travail indécentes, je tiens aussi à féliciter le Médiateur. Je tiens à le féliciter pour son engagement, car à la lecture de son rapport on ne peut être que frappé par sa conscience professionnelle, sa volonté de mener sa tâche au mieux, son courage à secouer le cocotier, en l'occurrence le pouvoir communal. Le rapport qui nous est présenté n'est-il pas le reflet d'une administration, de certains services au sein de notre ville qui dysfonctionnent? Les conditions de travail du médiateur, d'autres agents communaux les connaissent aussi et sont inacceptables. Le service du Médiateur communal fonctionnait avec 4 personnes en 1999, aujourd'hui, il se retrouve seul ».

Quant à l'appel à mobilité interne (relancé) pour un mi-temps? « Il est clair que c'est insuffisant ajouta la conseillère avant d'insister sur l'utilité du service: « Une bonne médiation est toujours plus bénéfique pour tout le monde ». En d'autres termes, mieux vaut une bonne médiation qu'un procès parfois plus coûteux. « Je propose donc au Collège de prendre en compte toutes les proposition constructives du Médiateur qui prend aussi en compte les difficultés budgétaires de la Ville ».

« Je ne peux pas laisser dire que notre Administration est sourde aux plaintes des cioyens. La plupart des problèmes sont réglés en face à face entre un agent et l'administré. Le Médiateur est effectivement un moyen supplémentaire pour déceler un certain nombre de choses, mais il ne sera jamais une porte d'entrée unique, répliqua P. Magnette. « Nous sommes aussi 51 élus présents sur le terrain et il est normal et naturel que les citoyens s'adressent à nous directement pour nous faire part de leurs problèmes, et que nous les relayions. Malgré les difficultés budgétaires, on a décidé de maintenir ce service, qui n'est pas une obligation légale, et de le faire avec des moyens administratifs adaptés. Cela dit, l'appel à mobilité a été (re)lancé et nous espérons qu'il y aura des candidats nombreux pour accompagner notre médiateur dans sa mission ».

Quant au protocole d'accord dont question ci-dessus, P. Magnette promit qu'il serait examiné en conséquence.

Au point 32, le Conseil a approuvé l'avant-projet de modernisation et de renouvellement de l'éclairage public de la rue Neuve, à Charleroi. Il s'agit en fait du début de la mise en oeuvre du Plan Lumière dans le cadre du portefeuille de projets Feder Charleroi DC prévoyant, dans l'ensemble du coeur urbain, le remplacement des points lumineux en intégréant une gestion intelligente de l'éclairage urbain et en proposant une cohésion entre le traitement lumineux et l'aménagement des espaces publics pour renforcer la lisibilité et l'attractivité urbaine. Pour rappel, le coût de ce projet est de 1.834.362,48€.

« Je souhaite qu'on soit très attentifs au type de matériel qui sera installé parce qu'on l'on sait que, aujourd'hui, il y a 30% de l'éclairage public qui est dirigé vers le haut et donc en pure perte » intervint X. Desgain.

« Notre administration a eu des réunions avec ORES et je dois dire qu'ils sont vraiment d'un professionnalisme remarquable » indiqua le bg P. Magnette. « Ce sont eux qui ont proposé ces solutions à la fois pour libérer l'espace public et faciliter l'entretien. Ce sera un projet test, une phase 1, cela nous permettra de constater de visu, que ce système fonctionne bien ».

Au pont 83, le Conseil a approuvé un dossier de réfection lourde de voiries, en l'occurrence la rue Destrée à Charleroi pour un montant de 526.397,67€ TVAC. Le groupe Ecolo s'est abstenu au motif, dixit X. Desgain, de l'absence de plans dans ledit dossier.

Autre marché public de travaux – rénovation lourde de voiries- dans les rues Vandervelde et de l'Hôpital à Monceau/Sambre au point 84 (1.563.166,66€ TVAC) et même abstention d'Ecolo. Au motif, cette fois, de l'absence d'aménagements cyclables alors que, dixit X. Desgain, une des deux borde le RaVel.

Au pont 66, le Conseil a approuvé le règlement fixant les conditions d'octroi et d'utilisation de la carte C-Gratuit. En résumé, cette carte permettra aux jeunes Carolos de venir supporter leurs clubs préférés, et ce, gratuitement.

Au point 86, le Conseil a approuvé un dossier de mise en conformité et réparation des ascenseurs dans les bâtimùents publics (433.180€ TVAC). A ce sujet, X. Desgain a plaidé pour que celui de l'Hôtel de Ville soit rapidement remis en service car l'accès au 1er étage est rendu très problématique pour les personnes à mobilité réduite.

Le Conseil a par ailleurs décidé de remplacer la dénomination de 6 voiries reprises dans le listing des doublons odonymiques que compte Charleroi. Dans la commune de Couillet, la rue Jules Destrée est rebaptisée « rue du Général Lanzerac »; dans la commune de Mont/Marchienne, la rue Tumelaire est rebaptisée « chaussée de Thuin »; dans la commune de Gilly, le sentier des Mastelles est rebaptisé « Sentier du Méteil »; dans la commune de Charleroi, la rue Jules Destrée est rebaptisée « rue Marie Danse »; dans la section de Ransart, la rue Jules destrée est rebaptisée dans l'axe nord-sud « rue des Frères Heusghem ».

En urgence, le Conseil a approuvé l'adhésion à l'appel à projet Pollec 2. Il s'agit, a expliqué l'échevin C. Devilers, d'une campagne très judicieusement lancée par le ministre de l'Environnement wallon visant à encourager les communes wallonnes à mettre en oeuvre et à appliquer toute une série de recommandations et des projets pour diminuer l'émission de gaz à effet de serre, améliorer l'efficience énergétique.

« Nous voterons le point, expliqua X. Desgain, même si c'est toujours délicat de se prononcer sur un dossier aussi important en urgence ». Il profita de l'occasion pour regretter que la Ville n'ait pas su tirer les enseignements du Bilan Carbone mené en 2008. « Il contenait déjà des éléments pour prendre des décisions au niveau de l'Administration et du Collège. On a sans doute perdu beaucoup de temps. Je regrette aussi que, jusqu'à présent, la Ville de Charleroi n'ait pas pris la décision de ratifier la Convention des Maires et de s'inscrire dans une dynamique de lutte contre les émissions de C02, de sauvegarde du climat. Pour moi, c'eut été un signal important à apporter à quelques mois de la clôture des négociations sur le climat qui auront lieu à Paris en décembre prochain ».

En parlant d'urgence, tout en plaidant une fois encore pour qu'on réduise les points inscrits dans ce cadre à l'ordre du jour du Conseil, Sofie Merckx s'est félicitée d'avoir néanmoins reçu au préalable ce dernier dossier dans sa boîte mail. On lui a assuré que cela ne poserait aucune difficulté pour faire de même, le cas échéant.