Balades dans le centre-ville

Promenade au coeur de l'ancienne forteresse
Vous pouvez trouver le circuit de la promenade en cliquant sur beffroi  de L'hôtel  de villele plan du centre-ville

Départ de la place Charles II

1.L'Hôtel de Ville(1936), oeuvre monumentale des architectes Joseph André et Jules Cézar, où se mêlent Classicisme et Art Déco. Du haut des 70 mètres du beffroi, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, les 47 cloches du carillon égrènent toutes les heures le refrain immortel des Carolorégiens composé par Jacques Bertrand : " Pays de Charleroi, c'est toi que je préfère ".

L'Eglise Saint-Christophe - Charleroi
2. L'Eglise Saint-Christophe (1801) renferme une prestigieuse mosaïque de Jean Ransy, oeuvre unique en Belgique réalisée par des maîtres vénitiens en 1957.

3. Descendre par la rue de la Montagne, une artère piétonne pavée qui relie la Ville-Haute à la Ville-Basse. Le monument dédié à Jules Destrée, enfant célèbre de Marcinelle, précurseur du fédéralisme et figure emblématique du combat social, fut sculptée par Alphonse Darville en 1963.

4. Situé dans un immeuble de caractère à quelques enjambées du Conservatoire de Musique portant déjà son nom, le Musée Arthur Grumiaux permet de se replonger dans l’univers de l’illustre violoniste.

5. La maison n°38 (1907) de la rue de la Montagne est ornée d'une fresque signée par l'un des grands maîtres du " sgraffite ", Paul Cauchie.


6. La rue de Dampremy est la doyenne des rues de Charleroi. A hauteur du n°49,
l'escalier des rames où les tisseurs de l'époque faisaient sécher leurs laines sur les branchages, menait vers les remparts de la forteresse.

la chapelle Saint-Fiacre - Charleroi

7. Entre la rue de Damprey et le boulevard Tirou, la présence de la chapelle Saint-Fiacre date du temps de Louis XIV. Elle dépendait de l'hôpital militaire de la forteresse. Autrefois la Sambre coulait à quelques pas de là. Le boulevard Tirou est installé sur l'ancien lit de la Sambre qui fut remblayé en 1951.

8. La place Albert 1er est le centre de la Ville-Basse, dont les fortifications furent établies en 1675 sous la direction de Vauban. L'église Saint-Antoine de Padoue (1829) est construite dans un style néoclassique.

9. Le Passage de la Bourse (1893), consruit à l'emplacement de l'ancien couvent des Capucins, est l'oeuvre de l'architecte Legraive. Studios de la RTBF.

sculpture Le mineur de C. Meunier - Charleroi

10. En face de la Gare du Sud de Charleroi (1873), le nouveau pont Baudouin est orné de deux sculptures de Constantin Meunier (le Métallurgiste et le Mineur).

11. Rue Léopold : sur le mur d'un immeuble face à la rue Puissant, le plan de la forteresse de Charleroi gravé en 1966 par Darville. Une plaque annonce que Napoléon y passa la nuit à la veille de la bataille de Fleurus, du 15 au 16 juin 1815.

12. Au n°21 de la rue de Marcinelle, la façade de l'Institut Nore-Dame, du 18e s., est l'une des plus belles de Charleroi. D'autres maisons remarquables : n°1 (1853, style néoclassique), n°2 (style d'inspiration " rocaille "), n°5 (1908, Art Nouveau, architecte Raoul Taburiaux, sgraffites réalisés par Paul Cauchie). L'ensemble de quatre habitations n°34 à 40 fut dessiné en 1904, dans le style Art Nouveau, par l'architecte Zacharie Clercx.

13. Parc Reine Astrid (1882). Plusieurs monuments et sculptures remarquables, notamment dédiés à la Reine Astrid, au peintre Pierre Paulus et au Pigeon Soldat érigé en hommage à la colombophilie belge. Le kiosque est l'unique exemple conservé de la Belle Epoque. Lucky Luke, chevauchant son fidèle destrier est la première des quatre statues de héros de la bandes dessinées qui agrémentent cet itinéraire.

Statue Luky-Luke

14. Caserne Trésignies (1882). Monument aux Chasseurs à Pied, monument au caporal Trésignies, Musée des Chasseurs à Pied.

15. Au rond-point de l'avenue Général Michel : trois personnages de la B.D. Fantasio photographie Spirou, et Spip, son inséparable écureuil.

16. Au boulevard Dewandre, près du stade de football " Stade du Pays de Charleroi ", Boule et Bill saluent les passants. Le pavillon à l'entrée du parking souterrain de l'exposition industrielle de 1911. Par le parking, on accède aux vestiges des souterrains de la forteresse militaire de Charleroi.

17. Au rond-point du square Hiernaux, la statue du Marsupilami accueille les visiteurs de Charleroi qui arrivent par l'autoroute.

18. Piétonnier de l'Université du Travail. Le Monument dédié à Paul Pastur, fondateur de l'enseignement technique du Hainaut. Le plus ancien bâtiment de l'Université du Travail (les architectes Dumont, 1908) possède un hall d'entrée avec de superbes vitraux de style Art Nouveau.

La maison " La Fleur " - Charleroi

19. Le B.P.S.22 (bâtiment provincial Solvay) est l’espace de création contemporaine du secteur des arts plastiques de la Province du Hainaut.

20. La maison " La Fleur " (1908) située au boulevard Solvay n°7, est construite dans une tendance Art Nouveau : la Sécession Viennoise.

21. Boulevard Paul Janson : Monument aux Martyrs des deux guerres.

22. Les deux lions, Tutur et Totor, ornaient déjà les marches de l'escalier de l'ancien Palais de Justice. Ils furent amenés près du nouveau Palais.

Frise de la Maison Dorée - Charleroi 23. A l'angle du boulevard Defontaine et de la rue Tumelaire : la " Maison Dorée " (1899, architecte Alfred Frère), l'une des pus belles bâtisses Art Nouveau de Charleroi qui abrite actuellement la Maison de la Presse.


Parcours historique

Rames explicatives du parcours historique

Les lieux et les bâtiments les plus significatifs de la ville sont marqués par des monolithes en forme de " rames " avec un texte explicatif. En suivant le parcours jalonné par ces " rames ", le visiteur est ainsi invité à explorer la ville en toute liberté et à son propre rythme.


Promenade Art nouveau

Ce tour de ville permettra de découvrir les richesses architecturales de la ville dont certaines maisons d'exception, comme la Maison Dorée, la Maison Lafleur et la Maison des Médecins, classées " Monuments historiques ".
La promenade au gré des rues dévoilera, à chaque carrefour, de fascinantes demeures sur les façades desquelles on peut découvrir des trésors de l'art nouveau : une poignée de porte, le dessin d'un châssis, le travail de la pierre, du fer...

Maison dorée, rue Tumelaire, 15
1899 - architecte Alfred Frère - maison classée en 1993
Cet immeuble fut bâti en 1899 par un riche industriel du verre : Adolphe Chausteur. Il présente une façade qui regorge de couleurs diverses dans l'utilisation de briques colorées et de sgraffites dorés (d'où son nom).
Si sa forme générale est assez classique, l'originalité se trouve dans les procédés décoratifs utilisés, le jeu des polychromies, le travail des vitraux, et surtout, l'utilisation grandiose des sgraffites.
De nombreux motifs de plantes et de fleurs stylisées -chers à l'Art Nouveau- se retrouvent dans le dessin des sgraffites et des ferronneries. On y retrouve également la fameuse ligne en " coup de fouet ".
Le cachet de cette belle maison de maître réside surtout dans le magnifique sgraffite orné d'entrelacs végétaux et de fleurs stylisées au milieu duquel on distingue la lettre C (sans doute pour Chausteur). La façade tout entière sert de support à cette fresque. Des frises en sgraffite sous la corniche reprennent les motifs floraux.
Grand industriel du verre, Adolphe Chausteur a fait réaliser de somptueux vitraux : les couleurs et l'assemblage sont d'une finesse unique. Il s'agit de verre opalescent dont la couleur varie selon l'intensité de lumière reçue.
En fait, cette bâtisse est un exemple de l'idée que l'Art Nouveau s'est surtout développé pour répondre aux besoins d'une nouvelle bourgeoisie, née de l'industrie, et qui veut montrer son nouveau statut en faisant bâtir de somptueuses demeures, signe d'une réussite nouvelle.

Rue Léon Bernus
Cette rue est particulièrement remarquable car elle foisonne d'éléments Art Nouveau. En effet, si certaines maisons ne sont pas typiques, la plupart d'entre-elles présentent, à l'un ou l'autre endroit, un élément de style Art Nouveau : une entrée de serrure, un vitrail, un dessin de ferronnerie,... De plus, c'est dans cette rue qu'on trouve la fameuse " Maison des Médecins ", classée en 1994.

n°1 et n°3
1912 par H. TONET. On y voit des sgraffites noircis.

n° 14
Construit pour un directeur de Verreries Jumet en 1909, on y observe des portraits en médaillons en plâtre d'inspiration antique, ce qui est surprenant. Divers corps de métier sont représentés de manière remarquable : le travail des châssis, de la pierre et les ferronneries méritent le détour.

n°38
Très joli vitrail au-dessus de l'entrée (1907) représentant une fontaine. L'utilisation de verre opalescent était courant dans la région de Charleroi, célèbre pour être un " pays verrier ".

n°39
Construction : 1905. Architecte : Georges COLIN
Vitrail représentant un iris au rez-de-chaussée. La porte d'entrée est en bois et en ferronnerie.

Maison des Médecins, rue Léon Bernus, 40
1908 - architecte Machelidon - Maison classée en 1994
La maison des médecins est très représentative de la volonté d'affirmer une certaine " aisance sociale ". De même, la façade présente une association de divers matériaux et couleurs. L'architecte a marié des briques de couleurs différentes avec de la pierre, du bois, du stuc, du métal et des vitraux; et cette association s'avère très harmonieuse.
On constate avec cet immeuble, qu'une fois encore, l'Art Nouveau a puisé son inspiration dans le monde végétal : une frise sous la corniche représente des motifs végétaux stylisés, et les vitraux représentent des nénuphars.
Les ferronneries sont très travaillées, de manière très dynamique et témoignent du savoir-faire des artisans locaux. On retrouve sur cette façade une influence arabisante; par exemple, la forme des baies qui sont ornées d'un arc dont la courbe dépasse le demi-cercle (forme de fer à cheval) qu'on appelle " arc outrepassé ".
Des personnages en bas-reliefs représentant divers corps de métier sont visibles au niveau du deuxième étage.
Le fait de représenter un peintre est significatif de l'esprit Art Nouveau qui prône un retour à l'artisanat et s'insurge contre la production en série.
Un autre médaillon représente le caducée qui nous rappelle que cette maison fut, dès le départ, destinée à un médecin.

n°42 - 44
Construction : 1906. Architecte : Edgard Clercx. Deux habitations formant un ensemble harmonieux. Il faut noter le remarquable travail de la pierre. Présence également coutumière dans l'art nouveau, d'un bow-window

n°43 à 49
Très jolie porte d'entrée. Vitraux à motifs floraux. Vitrail abîmé représentant un faisan au-dessus de la porte. On retrouve dans toutes ces façades, de nombreux éléments Art Nouveau.

Rue Huart Chapel
n° 7 et 9

Deux maisons jumelles dont les façades sont en briques colorées. 1913. La réalisation des portes et châssis est remarquable. De même, les vitraux sont particulièrement élégants. On y distingue des représentations de végétaux (iris) et, sous la fenêtre du n° 7 un sgraffite représentant une vasque de fleurs. Ces motifs de végétaux étaient très courants dans le vocabulaire de l'art nouveau.

Rue Isaac
n° 33 et 35

Deux façades jumelles en briques vernissées blanches, réalisées en céramique de Jumet. L'une est agrémentée de croix jaunes et l'autre, de croix bleues.
On remarque de fines colonnes métalliques au deuxième étage ainsi que des bow-windows.
Le dessin des ferronneries des balcons est à noter pour saisir le sens du terme cher à l'Art Nouveau : " Coup de fouet "

Avenue de Waterloo
n°5-7-9

Construction : 1910. par E. Clercx et O. Carpet. Certaines constructions de Charleroi pourraient laisser supposer un manque de moyen : style dépouillé avec peu d'ornements. En fait, les petits industriels régionaux choisissaient ce style épuré par souci d'économie. On y retrouve néanmoins, tout le vocabulaire de l'art nouveau : sgraffites, bow-windows. La composition forme une belle unité.

Maison Lafleur, bd Solvay, 7
1908 - Maison classée en 1989
La maison qui nous occupe fut construite en 1908. Sa forme générale est inspirée de l'art nouveau illustré par de grands noms tels que Paul Hankar. En effet, cet immeuble évoque la tendance " Sécession Viennoise " : fenêtres de forme trapézoïdale, géométrie. Cet immeuble est sans doute une copie de la " Maison Lapaille ", rue St Séverin, 26 à Liège que l'architecte Victor ROGISTER a construite en 1904 - 1906.
Ce qu'on remarque d'abord, ce sont les vitraux au-dessus des portes et des fenêtres qui représentent de manière très stylisée un corps de femme nu, de dos, avec des fleurs au bas des reins.
L'annexe est contemporaine et en retrait par rapport à la façade par souci de garder une cohérence à l'ensemble. Cette annexe s'intègre parfaitement dans l'ensemble du bâtiment et ne nuit en rien à l'harmonie.

Rue Neuve
n°23 et 25

Façades jumelles, l'une en briques jaunes, l'autre en briques rouges. La géométrie et la verticalité sont les deux éléments essentiels de cette composition.

n°26
Architecte : H.TONET. Cette vitrine de commerce est exceptionnellement restée telle qu'elle fut conçue : tout en boiseries.