Au conseil communal du 28 janvier

Jeudi 07 février 2013 - 11:24

On l'attendait et elle est venue: La note de politique générale de la nouvelle majorité a été présentée lors du dernier Conseil communal du 28 janvier. C'est le bourgmestre Paul Magnette qui s'est chargé de la présentation de ce Projet de Ville, un programme d'action en 7 axes pour redresser Charleroi.

Cette note de politique générale, très attendue, constituait bien entendu le clou de la réunion, la première présidée par Paul Magnette, chose qui n'a pas manqué de susciter l'intérêt des journalistes et photographes, venus en nombre immortaliser l'événement.

Les remerciements adressés à Françoise Daspremont, qui a assuré l'intérim, le pv de la séance précédente approuvé sans remarques, ainsi que la prestation de serment d'Eric Massin en tant que président du cpas et membre du Collège communal entérinée, près d'une heure fut ensuite nécessaire au nouveau président de séance pour passer en revue ce plan stratégique concocté par la nouvelle équipe qui ambitionne donc de sortir Charleroi de l'ornière.

Un plan stratégique en 7 axes, pour autant de piliers d'une redynamisation qui se fonde sur la démographie, la culture, l'environnement, la mobilité, la rénovation urbaine et le logement, la qualité du service rendu aux citoyens, la sécurité et responsabilité. Pour lire ce document d'une cinquantaine de pages, il suffit de se rendre dans la partie « grands dossiers » du présent site.

Si les chefs de groupes MR, PS et cdH, par les voix respectives d'Olivier Chastel, Gérard Monseux et Mohamed Fékrioui dirent, avec des nuances circonstanciées, tout le bien qu'ils pensaient du projet, le son de clocles ne fut évidemment pas le même sur les bancs de l'opposition.

Pour Ecolo, Luc Parmentier ne fut pas le moins critique. Le conseiller, après avoir qualifié le document de copier-coller du programme du PS, « Le texte reprend pour l'essentiel le programme du Parti Socialiste assaisonné d'un peu d'humanité et de libéralité », s'est notamment demandé comment on allait pouvoir réaliser tout ce qui était contenu dans celui-ci avec « Une administration exangue, en manque de perspective et de repère. La première des priorités serait de la remettre en marche, or, force est de constater que ce n'est toujours pas le cas », insistait M. Parmentier. Poursuivant : « Il s'agit d'une note politique étonnante, qui fait fi de la crise actuelle. Apparemment, à Charleroi, la crise économique et sociale n'existe pas. L'anticyclone Magnette nous protège ».

La démarche est néanmoins intéressante, ajoutait Luc Parmentier, qui a dit regretter le côté catalogue du projet. « J'aurais préféré à la place un PSTD (pour Programme Stratégique Transversal), qui a l'avantage de cibler des objectifs concrets ainsi que les moyens financiers et humains qui les accompagnent. »

Enfin, évoquant des incohérences et le manque de planification contenus dans le programme, Luc Parmentier a conclu en revenant sur la question du financement de certains projets, difficiles à concilier selon lui avec le plan de gestion et un budget 2013 en déficit de 4 millions d'euros. « J'ai l'impression de me trouver dans un restaurant étoilé, me délectant devant un menu 7 services, alors que mon portefeuille me laisse le choix entre un menu lunch ou un plat du jour ».

Dans le camp de la majorité, le chef de groupe MR, Olivier Chastel, notait, pour sa part, « Notre déclaration de politique générale est un acte capital pour la gestion de notre ville, c'est la base des décisions qui seront prises pour l'avenir des Carolos; un futur que nous envisageons de manière positive, malgré les difficultés qui ne manquent pas (...). Pour mettre en oeuvre une telle déclaration de politque générale, il faudra un budget sérieux, nous l'aurons, j'en suis sûr, lors de la première modification budgétaire. Et lui de conclure: « A l'adresse de nos partenaires socialistes et humanistes, je voudrais les assurer de la loyauté du groupe MR dans son ensemble; malgré nos divergences politiques, nous pouvons accomplir de belles choses pour Charleroi . C'est donc avec conviction que le groupe MR soutient cette déclaration de politique générale qui évoque notre vision du renouveau de Charleroi et nous nous engageons à mener à bien les objectifs que nous nous sommes fixés »..

Du côté du PTB+, Sofie Merckx s'est surtout focalisée elle sur le chapitre logement. « J'ai un scoop: à Charleroi, il n'y a pas de crise du logement. C'est ce que j'ai lu dans la petite brochure. C'est fort ça quand même. Il faudra aller expliquer cela aux 4000 familles qui attendent un logement social; il faudra aller le dire aussi aux centaines de sans-abri qui se pressent devant les refuges les soirs d'hiver» a souligné la conseillère qui a en outre regretté qu'il n'était pas prévu d'étoffer le parc de logements sociaux, au détriment du logement moyen. « Ces logements seront d'office proposés à un loyer supérieur à 600€ mensuels, ce qui reste inaccessible à beaucoup de familles. » Elle a dit regretter aussi le souhait de la nouvelle majorité « à vouloir faire entrer Charleroi dans la course à l'habitant mieux nanti. » « Pour le PTB, a insisté Mme Merckx, un investissement public important dans le secteur du logement social est possible; cela permettrait d'accueillir de nombreuses familles qui vivent dans des conditions indignes ». Et comme pour souligner ses revendications, elle a offert, en guise de bienvenue au bourgmestre Paul Magnette, un gâteau en forme de maison. Une maison symbole du rêve que caressent beaucoup d'habitants, abordable pour un petit porte-monnaie...

« Nous ne disons pas qu'il n'y a pas de crise du logement, ne caricaturez pas; nous disons simplement, au contraire, qu'il faut continuer à investir massivement dans la rénovation du bâti existant, notamment dans le secteur des performances énergétiques de nos bâtiments. Mais, oui, je l'ai dit et je le répète: nous ne sommes pas demandeurs d'augmenter le taux de logements sociaux dans le total de nos logements de notre région parce que, autour de nous, les autres communes ont un taux nettement inférieur et que ce n'est souhaitable pour personne d'avoir une forte stratification sociale. Avoir des communes qui sont des ghettos de riches et des communes qui sont les seules à accueillir largement les populations précarisées, ce n'est bon pour personne. La mixité sociale est à l'avantage de tous les publics » devait lui rétorquer en substance le bourgmestre Paul Magnette.

Mohamed Fékrioui (cdH) et Gérard Monseux (PS) prirent également la parole sur le sujet.

Le premier soulignait notamment: « Cette déclaration de politique générale rejoint, dans plusieurs de ses axes, les priorités que nous avons défendues dans notre programme d'octobre 2012; aujourd'hui, à travers elle, nous posons des choix clairs, cohérents, afin de faire de notre ville une métropole attractive, ambitieuse et bien gérée. Nous sommes convaincus, au cdH, qu'ensemble, nous pourrons atteindre les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés; soyez assuré de notre collaboration, mais également de notre vigilance de tous les instants »

Quant au second, dans le style prosaïque qu'on lui connaît, il déclarait « Incontestablement, un regard lucide et intelligent est posé, un regard qui tente aussi d'entraîner pour dépasser la colline. Nos concitoyens savent qu'on ne peut aller chercher la lune; ce qu'ils attendent, c'est tout simplement la loyauté par rapport à des engagements clairs et non une succession de rêves à bon marché; le groupe socialiste est conscient de la hardiesse de la tâche; il soutiendra les actions créatrices d'avenir pour les Carolorégiens présents et à venir et c'est bien évident que j'ose affirmer notre loyauté à l'égard de la majorité ».

Les prises de parole de Xavier Desgain et Malika El Bourezgui (Ecolo), clôturaient l'incident.

Si le premier critiqua l'absence de mesures pour remettre en projets, avec le cpas, certains habitants de notre ville, au-delà de la survie au quotidien, ce vivre ensemble qui est en danger dans certains quartiers, et qui met par là en péril une grande partie des visées en matière de rénovation urbaine, dit le conseiller, sa collègue dit elle regretter l'absence d'une véritable politique pour la prévention et la lutte contre les trafics en tous genres, la toxicomanie,... « qui sont une catastrophe pour les habitants, les commerçants,... ». Et pourtant, elle

est la garante de l'attractivité de notre ville dit-elle. « Je ne vois pas un seul mot à ce sujet, or, on sait qu'il s'agit d'une des principales préoccupations de nos concitoyens ».

Le Projet de Ville a été adopté majorité contre opposition.

Avant la traditionnelle séance des interventions et questions d'actualité, le Conseil a adopté une motion visant à fixer, et par défaut à mettre en oeuvre, la limitation de vitesse à 30km/h dans les zones urbaines et résidentielles, et cela dans un but d'accroître la sécurité et la convivialité.

Cliquez ici pour lire cette motion

Les Interventions.

Celle tout d'abord de Gérard Monseux (PS), à propos de la réorganisation des services à la population et l'occupation des maisons communales. Le conseiller s'est dit étonné de l'absence de communication qui a entouré la réorganisation de certains services et la fermeture de certaines maisons communales, dont celle de Roux qui lui est chère. « Il me semble qu'un projet d'une telle ampleur et d'une telle incidence pour nos concitoyens aurait pu faire l'objet d'une information et d'une analyse au sein de la commission générale ». Qui plus est, Gérard Monseux, regrettant au passage les promesses faites, s'est dit dubitafif « sur la hauteur réelle et prouvée des économies engendrées » par pareille mesure.

Répondant à l'intervention, (appuyée par Mme Manouvrier, (PS,inquiète elle au surplus de la désertification du centre de Lodelinsart) et par Mohamed Kadim, (cdH, il reviendra sur le sujet ultérieurement avec une question écrite), l'échevine de l'Etat-civil, Françoise Daspremont, devait rétorquer que cette restructuration fait partie intégrante du Plan de gestion décidée et approuvée par le Conseil communal. Si l'information a été correctement transmise, pour l'échevine, ces mesures (qui devraient aboutir à la mise en place de districts), dit-elle, ne sont pas forcément le résultat d'économies escomptées. Au contraire, elles sont souvent dictées par des effectifs qui se réduisent comme peau de chagrin. Ainsi, rappela-t-elle, ceux des guichets uniques sont passés de 67,4eq/tp en 2009 à 53,9eq/tp en 2012. Nonobstant, elle a rappelé l'existence de mesures palliatives, tels le service à domicile pour les personnes qui ne peuvent se déplacer et les guichets on line. A ce propos, elle a indiqué sa volonté d'en faire à terme un outil de gestion indépendant du site communal. Elle a par aileurs dit marquer son intérêt pour l'idée d'un bus itinérant offrant les mêmes services que les guichets uniques et pour l'idée d'une mairie de quartier, à l'instar de la ville de Liège.

A quand la gratuité des appels d'urgence sociale en période de grand froid? Ce fut l'objet de l'intervention de Mme El Bourezgui (Ecolo). « Pour pouvoir trouver des solutions à leur détresse, des personnes en grande difficulté pourraient contacter le service d'urgence sociale, mais voilà, l'appel est payant et peut durer alors que ces personnes démunies n'ont pas les moyens de le payer et donc ce service peut leur être inaccessible ». Au-delà de la période critique de grand froid, elle souhaite l'extension de la gratuite toute l'année.

Pour le président du cpas, Eric Massin, qui a dit réfuter la thèse selon laquelle il manquerait des places d'accueil dans les abris carolos, l'alternative de l'appel gratuit n'est pas la panacée. « Il ne résoudrait pas le problème de l'accessibilité car il n'y a tout simplement pas de problème; changer un numéro (32.12.12) mis en place depuis 26 ans risque de créer plus de difficultés que d'avantages ». Qui plus est, dixit Eric Massin, l'expérience a montré que quand les appels sont gratuits, « on assiste à un parasitage de la ligne et à une utilisation abusive ». Par ailleurs, Eric Massin a indiqué que lorsque une personne en détresse téléphonait depuis son portable, la communication était aussitôt interrompue par les services d'urgence qui se chargent de la reprendre à leur compte. Néanmoins, Eric Massin dit avoir chargé ses services et l'opérateur téléphonique d'évaluer la faisabilité. Quant à l'échevine de l'Intégration et de l'Egalité des chances, Véronique Salvi, elle a rappelé que le dispositif d'urgence carolo est souvent pris en exemple, mais le revers de la médaille est l'attrait que notre ville suscite en retour. Pour cela, une solidarité « intercommunale » s'impose dès lors selon elle.

Dernière intervention, celle d'Antoine Tanzilli (cdH) au sujet de la trémie du métro créée au bout du boulevard Tirou. Rappelant que la circulation dans l'îlot de la ville basse était devenue un enfer depuis la mise en service de la boucle, le conseiller dit s'interroger sur l'éventualité d'une solution de désengorgement du trafic aux heures de pointe qui consisterait, depuis la rue Peine Perdue, à y faire démarrer une trémie d'une trentaine de mètres qui rejoindrait la trémie existante et permettrait l'évacuation vers le Ring de nombreux véhicules. « La tranquillité des quais serait garantie, la charge de trafic sur le rond-point Tirou allégée et ce, sans trop de travaux, 95% de la trémie existant déjà «  insistait A. Tanzilli.

Pour le bourgmestre, Paul Magnette, il est permis d'en débattre, même « si l'essentiel est d'avoir une solution d'ensemble ». Il suggère que cette proposition soit analysée dans le cadre du Plan global de mobilité actuellement en cours. De son côté, X. Desgain (Ecolo), rappelant que les soucis proviennent en bonne partie d'un accès toujours obstrué pour rejoindre, par le pont surplombant la Sambre, le rond-point, s'est (re)dit partisan, avant d'envisager d'autres investissements, d'un plan commun de mobilité pour les usagers des différentes administrations et sociétés présentes à l'endroit.

Reprenant la parole, Antoine Tanzilli se réjouit d'entendre le Collège ouvert à une réflexion sur le sujet mais insistait sur l'urgence de rapidement analyser la solution d'un point de vue technique, sans attendre la présentation du Plan Communal de Mobilité. Il est urgent d'analyser la question, pour, dit-il, éventuellement réaliser les travaux en même temps que ceux de l'abaissement des quais.

Questions d'actualité.

La première posée le fut par Jean-Philippe Preumont (PS) au sujet du financement et l'organisation des cultes. Rappelant le projet de réforme en cours initié par le ministre Furlan, lequel ambitionne de lancer une opération pilote, sur base volontaire, pour tester notamment la mise en place d'un contrat de gestion (l'idée du conseiller est que Charleroi puisse faire partie de ces villes pilotes), M. Preumont interrogea Paul Magnette à propos du financement des cultes à Charleroi, notamment sur l'aspect patrimonial. Il en ressort que la Ville intervient à hauteur de 2 millions d'euros dans le financement du budget des 39 fabriques d'églises et 6 églises protestantes en 2012. A cela, il faut y ajouter quelques 200.000 € prévus à l'extraordinaire + 32.500€ en indemnités de logement pour les desservants du culte auquel la ville ne peut offrir d'habitation. En ce qui concerne les églises faisant partie du patrimoine communal, Paul Magnette a indiqué qu'aucun montant n'avait été inscrit à l'extraordinaire pour 2012 alors que 41.170€ l'avaient été à l'ordinaire notamment pour couvrir les charges d'emprunts. Pour ce qui est de faire de Charleroi une ville pilote en matière de réforme organisationnelle des cultes et la collaboration accrue avec la province, c'est oui pour encourager toute démarche constructive, a indiqué Paul Magnette.

Après le culte, les salles de spectacles, qui, faute d'un permis d'environnement en bonne et due forme, n'ont pu accueillir dernièrement, ont le sait, certains événements. Consécutivement, c'est toute la vie du petit monde de l'associatif qui se voit perturbée, comme l'ont indiqué Mme Line Manouvrier (PS), qui craint pour sa part un mauvais sort jeté au prochain bal des climbias à la Ruche Verrière (19 février) et M. Albert Frère (cdH), qui a quant à lui relayé les difficultés rencontrées notamment par les utilisateurs habituels des salles du Stade Yernaux à Montignies-sur-Sambre. En ce qui concerne le bal des Climbias, le bourgmestre Paul Magnette a indiqué que dans la mesure où certains petits travaux pourraient être menés rapidement (mise en conformité de l'éclairage, du chauffage,...) et rencontrer du même coup les remarques émises par le SRI dans son rapport, celui-ci pourrait avoir lieu normalement (capacité néanmoins limitée à 600 personnes). « Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu'il se déroule normalement ». Quant aux salles des fêtes du Stade Yernaux, Paul Magnette a indiqué que la problématique impliquait une mise en conformité des lieux comme préconisée par l'AFSCA. D'une manière générale, le bourgmestre a rappelé que des procédures administratives étaient en cours pour la régularisation des salles tant publiques que privées sur le territoire de Charleroi, et ce, afin de répondre aux injonctions du parquet, avec qui la ville a décidé de collaborer. Enfin, en ce qui concerne le spectacle seniors programmé (et annulé) au Temps Choisi, des modalités de remboursement sont actuellement en cours au sein de la RCA , a conclu P. Magnette.

Fonctionnement et public cible de l'Agence Immobilière Sociale constituait l'objet d'une question posée par Sofie Merckx (PTB+). Tout en relatant un événement en contradiction avec les statuts de l'AIS (une affiche mentionnant l'exigence d'un revenu minimum pour prétendre à l'occupation d'un bien), la conseillère voulut connaître le nombre de logements moyens et de logements destinés à un public vraiment précaire loués par l'intermédiaire de l'AIS.

Quant au premier point de la question, l'échevine en charge de cette matière, Ornella Cencig reconnut l'erreur qui a déjà été rectifiée; quant au second, elle indiqua que sur les quelque 170 logements pris en charge par l'AIS, une dizaine seulement sont loués à des personnes qui travaillent, les autres l'étant à des personnes bénéficiant d'allocations sociales, des statistiques qui rassurèrent Mme Merckx. Cela dit, selon l'échevine, « une politique de loyers visant les revenus modestes et moyens n'est pas incompatible avec les statuts de l'AIS, citant pour preuve les plafonds de revenus tels que contenus dans la circulaire de l'OFS. « Il est certain que l'état de précarité touche aussi des personnes qui perçoivent un salaire mais qui ne sont pas en mesure d'assumer l'ensemble de leurs besoins. Et là, l'AIS, a un rôle à jouer, même si elle ne doit pas se transformer en AIP ».

Malgré la mobilisation du personnel, le Plan intempérie aurait pu mieux faire, c'est en tout cas l'avis de Luc Parmentier (Ecolo). Des circuits du TEC, des places, de nombreux trottoirs ont semble-t-il été oubliés par les services d'épandage, dixit L. Parmentier. Alors ? Alors, un déneigement à 100%, c'est chose impossible comme l'a indiqué l'échevin de la Voirie, Eric Goffart, lequel a rappelé qu'il était opéré justement sur base de 11 circuits prioritaires incluant les transports en commun et les services d'intervention. Tout en saluant le travail de ses troupes, l'échevin promit néanmoins que des instructions seraient données en cas de besoin pour le salage systématique des places accueillant des marchés.

Une question posée par Mohamed Kadim (cdH) au sujet de l'avenir du site du marché vespéral clôturait le chapitre. Elle nous permit d'apprendre, par la voix de l'échevin Philippe Van Cauwenberghe, qu'une mise en concession du site avait été prévue mais qu'elle n'a pas pu se réaliser. Du coup, l'existence de la Régie des Marchés a été prolongée et celle-ci a programmé dans son budget 1,3 million d'euros de travaux pour, notamment, couvrir le coût de la démolition du hangar (qui servirait de refuge aux squatters), l'assainissement des sols, l'intervention du coordinateur de chantier et le remplacement des barrières d'entrée. Ensuite, a indiqué Philippe Van Cauwenberghe, « il s'agira dans les semaines à venir, de prendre attitude à propos de l'avenir de la Régie en sachant qu'au 31 mars prochain, le commerce de détail passera au niveau de la Ville ». Les indications fournies par les services compétents et la société d'audit devraient aider à y voir plus clair.

Dans le reste de l'ordre du jour, on retiendra une intervention de Xavier Desgain au sujet du point 13/3 concernant l'avis du Conseil relatif à la révision du schéma de développement de l'espace régional – le conseiller a indiqué qu'il s'attendait à ce que la Ville remette un avis plus circonstancié sur les besoins pour Charleroi d'être un des deux pôles de développement régional-, la présentation d'une synthèse du rapport d'activités du Conseil Consultatif des Aînés pour l'année 2012 par les bons soins de l'échevin du 3è Age ,Serge Beghin, et une remarque topographique de Luc Parmentier à propos de l'appel à projets lancé par le Logis Moderne SCRL qui inclut, erronément selon lui, la rue du Fort dans la requalification du quartier de la Broucheterre.