Au Conseil communal du 29 avril

Lundi 06 Mai 2013 - 09:23

La séance du Conseil communal du lundi 29 avril était enfants admis. Enfants admis pour une trentaine de petits bouts de l'école du Roton qui n'ont pas hésité à retarder leur heure du dodo pour venir protester contre l'annulation de leur fancy-fair. Dans un joyeux brouhaha. On a aussi reparlé du dossier iphones et matériel informatique.

Des comités de riverains qui investissent la salle du Conseil, la chose est devenue désormais presque banale. Ce qui l'est moins, par contre, c'est quand des petits bouts hauts comme trois pommes prennent le relais, et font comme les grands. Accompagnés de quelques parents, une trentaine de petits bouts fréquentant l'école communale du Roton, déguisés pour la circonstance en Indiens et en cow-boy, sont ainsi venus mener une action de protestation en bonne et due forme, l'autre soir à l'entame de la réunion du Conseil communal. Contre quoi? Contre l'annulation de la fancy-fair (et de la fête de carnaval itou) de la section maternelle mais aussi primaire. « C'est avec tristesse que les parents ont appris la nouvelle; vous imaginez leur déception. Est-ce que le Collège a pris des mesures pour que les spectacles puissent avoir lieu dans un avenir proche? » devait demander, en substance, Sofie Merckx (PTB+) qui relayait l'inquiétude des parents mais aussi sans doute de toute la communauté éducative. « Il est regrettable que la fancy-fair n'ait pu avoir lieu, alors qu'une telle initiative rencontre une réelle émulation des enfants qui y voient une occasion de rapprochement et de convivialité entre tous les acteurs de la communauté éducative. Il est évident que j'encourage l'initiative de tous mes voeux. Il n'est nullement question d'un problème de permis d'environnement. Toutefois, devait souligner l'échevin Serdar Kilic, « malgré mon accord de principe, suite à une visite des pompiers relative à la sécurité et l'hygiène, un rapport défavorable a été généré. Avertie, la direction, sans injonction de ma part, dans un souci légitime de ne mettre personne en danger, s'est résolue à ne prendre aucun risque et à annuler l'événement. »

Visiblement non satisfaite de la réponse, Mme Merckx regretta de ne pas avoir eu d'information quant à l'origine du problème proprement dit et, surtout, par rapport aux engagements pris par la Ville pour faire en sorte d'obtenir une inspection positive des pompiers, et, par là, que la fancy-fair puisse à nouveau être organisée.

On reste chez les enfants avec cette interpellation commune de Mmes Merckx (PTB+) et Boeckaert (PS) au sujet du bilan des plaines de Pâques et, d'une manière plus générale, de l'organisation future des CRA. Plaines de Pâques qui, selon les conseillères, ont accusé un net recul en terme de fréquentation. L'évaluation promise est-elle toujours d'actualité, ne faut-il pas réintroduire le système de ramassage, revoir la procédure de paiement, etc? furent autant de questions posées.

Notons que X. Desgain, lui aussi, avait deux questions écrites sur le sujet, restées sans réponse, ce qu'il regretta. Ce fut l'occasion pour le bourgmestre, Paul Magnette, d'introduire une assez longue parenthèse à propos des questions écrites. « Je suis pour les questions de tout ordre, c'est très très bien, ça fait vivre la démocratie, ça permet d'avoir des informations et nous nous efforçons d'y répondre dans les meilleurs délais. On s'efforce de le faire de la manière la plus correcte possible. Des questions qui souvent on l'air anodin, demandent souvent 5 à 6 heures de travail à un agent communal pour y répondre. Or, depuis le 13 mars, 59 questions écrites ont été posées rien que pour Ecolo. Cela représente la mobilisation de 5 agents durant une semaine complète. C'est le droit de tout conseiller d'en poser, même les plus tordues, mais il faut comprendre que pendant qu'un agent passe beaucoup du temps à chercher des éléments de réponse, il ne sait pas travailler. Quand 59 questions sur les 89 sont posées par le seul groupe Ecolo, c'est de la flibusterie. C'est une technique qui consiste à paralyser l'administration, à empêcher la Ville de Travailler, et je le regrette profondément. Entre faire avancer les dossiers et répondre aux questions, qui ne présentent souvent, à notre estime, pas de caractère d'urgence, nous privilégions la première optique ».

Pour le chef de groupe Ecolo, Luc Parmentier, lequel avait refusé d'adopter le pv de la réunion précédente pour le motif justement de n'avoir pas eu tous ses apaisements eu égard à de multiples questions écrites, « Il semble assez anormal que vous m'engueuliez parce que je pose des questions. Il s'agit de la première mission de l'opposition, qui est de s'informer puisque la transparence n''est plus à l'ordre du jour de ce Conseil. J'aime savoir ce qui se passe dans la ville, dans ma ville. Je crois que la Ville de Charleroi a besoin de transparence et du contrôle démocratique que nous devons avoir, nous, minorité, sur ce que vous faites ». « Vous avez le choix entre une opposition constructive ou d'obstruction. Vous avez choisi l'obstruction. Sachez que vous contribuez à empêcher l'administration de travailler » devait conclure P. Magnette avant de céder le micro à l'échevin Serdar Kilic pour la réponse à apporter aux conseillères Sofie Merckx et Anne-Marie Boeckaert.

« Même si les chiffres ne sont pas tout-à-fait comparables, vu la disparité des sites, il est indénibale qu'une baisse considérable de la fréquentation est à déplorer » souligna M. Kilic. Rappelant l'urgence d'une prise de décision à l'époque, S. Kilic confirma les promesses d'évaluation annoncées. « Une réflexion est d'ores et déjà en cours pour nous permettre d'autres ambitions, notamment dans le choix des infrastructures. Nous mettons tout en oeuvre pour qu'au moins 9 sites puissent accueillir nos enfants. Une table ronde sera organisée à mon initiative le 6 mai prochain. La problématique des repas chauds, des nouvelles procédures de paiement et d'inscriptions et du ramassage en bus y sera abordée».

Cette table ronde, comme l'a souligné A-M. Boeckaert, sera l'occasion de refaire une commmunication à l'adresse des familles ainsi que de couper court aux bruits les plus fous qui on pu circuler. « Je pense que si nous voulons veiller au bien-être de nos enfants et leur fournir un service de qualité, il est certainement plus utile d'y réfléchir comme nous le faisons en commission que de faire des actions « coup de poing » ou médiatiques ». Une action « coup de poing » comme celle perpétrée par son collègue X. Desgain, accusé d'avoir pénétré de force sur un site pour y tenir une interview?. « Il ne faut pas exagérer. je me suis juste présenté à un moment donné devant la porte d'entrée de la plaine en compagnie d'une journaliste à qui j'ai rappelé qu'il fallait une autorisation ». Pour le reste, X. Desgain s'est réjoui qu'on relance le débat à propos des changements intervenus dans l'organisation des CRA. Quant au ramassage, « une des règles que vous devriez avoir c'est de penser à un ramassage plus spécialisé si rejoindre un des sites retenus nécessite des changements bus/métro pour les plus petits enfants ».

Pour suivre, une intervention de Christian Meysman (PS), à propos des formulaires Event. Depuis plus d'un an, comme l'a indiqué le conseiller socialiste, la ville de Charleroi a mis en place un formulaire à remplir par les organisateurs d'événements publics organisés sur son territoire. Fort bien, le hic, c'est après, selon l'élu, que ça coince, dans le suivi. « C'est clairement au niveau de  l'administration qu'il y a un problème puisqu'au niveau des demandes de matériel pour ceux qui en ont besoin, tout est toujours en ordre ». « Le dossier Event nécessite une analyse complète et approfondie qui prend un certain temps afin d'assurer la sécurité de l'organisation. Cependant, promit le bourgmestre, « je prends bonne note de votre remarque et ne manquerai pas d'être attentif à l'amélioration des délais ».

Le cas de la Tour Apollo, qui concentre tous les maux de la terre, ou presque, ne devrait pas être l'arbre qui cache la forêt. J-Ph. Preumont (PS) et Albert Frère (cdH) sont ensemble montés au créneau pour rappeler, qu'à Charleroi, il y a d'autres tour Apollo. La Tour du Rambulant, par exemple, à Gilly, n'est pas mal non plus en termes de vandalisme, de malpropreté, d'insécurité. « Faut-il détruire aussi le building du Rambulant, tout en sachant qu'il y a un manque criant de logements et une politique dite volontaritse et claire de développement de l'habitat à Charleroi; faudra-t-il abattre tous les immeubles à chaque fois que quelques individus hors normes terrorisent la grande majorité des habitants? » insista M. Frère. Sachant qu'une réunion mettra prochainement autour de la table plusieurs acteurs tels la police et la société Versant Est, « La Ville pourrait-elle insister pour qu'une solution durable et sécurisante soit trouvée dans l'intérêt de tous (...) argumenta de son côté M. Preumont?

Rappelant qu'on ne pouvait comparer les tours Apollo et celle du Rambulant (qui dispose elle de logements rénovés et a bénéficié de multiples investissements notamment pour y améliorer la sécurité), pour l'échevine Ornella Cencig, sur la même longueur d'ondes que les deux conseillers, il y a lieu « qu'une collaboration efficace voit le jour entre les différents acteurs que sont Versant Est, la police locale, la Ville et le parquet afin d'enfin mettre en oeuvre des moyens efficaces pour faire cesser ces agissements et mettre hors d'état de nuire cette délinquance urbaine ». Ce phénomène (qui risque de s'étendre à d'autres immeubles, dixit Ornella Cencig) atteint une telle ampleur de criminalité que l'on comprendra bien que seules des actions sociales à caractère préventif, ne peuvent malheureusement déboucher sur une quelconque efficacité ».

En attendant, deux gardiens seront engagés sur le site. Il en coûtera 100.000 euros à la société de logements indiqua M. Frère, qui est aussi vice-président de Versant Est.

Enfin, selon Malika El Bourezgui (Ecolo), il faut aussi investir dans la prévention, investir le terrain « afin de proposer autre chose aux jeunes ».

Depuis l'aménagement de la place Albert 1er et l'installation des nouveaux feux tricolores à l'intersection de la rue de Namur et du faubourg de Bruxelles, à Gosselies, le trafic routier est souvent à l'arrêt durant les heures de pointe. D'où l'interpellation de P. Magnette par M. Kadim (cdH), selon lequel des mesures s'imposent pour fluidifier le trafic et désengorger le Calvaire. « Actuellement, le service de la TEC effectue de nombreux tests afin de mettre en place un programme de fonctionnement des feux qui puissent assurer la meilleure fluidité possible » indiqua le bourgmestre. Il rappela néanmoins que, compte tenu du passage du tram à l'endroit, le carrefour a dès lors réduit sa capacité d'absorption. Le stationnement unilatéral envisagé à la rue de Namur (côté pair des bâtiments) devrait normalement contribuer à améliorer le situation a conclu P. Magnette, lequel y voit une invite à choisir le métro...

Iphones et matériel informatique: suite de la saga. Luc Parmentier (Ecolo) est revenu à la charge dans ce dossier qualifié par lui de « tronqué et ayant suivi un parcours administratif louvoyant »:. Ce fut l'occasion pour le bg P. Magnette d'apporter d'indispensables précisions...

Tout d'abord, il a rappelé l'objectif, qui est celui d'une modernisation de l'outil informatique de la Ville de Charleroi. « Il s'agit d'un objectif important; il suffit, pour s'en convaincre, d'aller dans certains services ». P. Magnette a rappelé aussi que, sur base d'une proposition faite au Collège, en date du 4 décembre 2012, la Ville s'est dès lors engagée dans un processus de modernisation et de réorganisation de sa téléphonie et de son matériel informatique. « L'objectif étant de doter la Ville de logiciels qui permettront notamment aux agents de bénéficier d'un réseau informatique mobile, d'un accès aux mails de manière à travailler en toute efficacité, comme cela se fait dans toutes les administrations modernes ». « Nous avons 3900 agents (+ 900 de la police à qui se matériel s'adresse également), il ne me paraît pas anormal que les dirigeants de cette administration disposent d'un matériel qui leur permette d'échanger des mails à distance. »

A propos des questions techniques, le bourgmestre a indiqué, qu'à ce jour, la Ville de Charleroi dispose d'un parc de 1800 machines. Depuis 2006, la suite Open Office a été installée sur toutes les nouvelles machines, soit un total de 1297. « En vue de standardiser les plate-formes informatiques, toutes les nouvelles machines seront installées avec Microsoft Windows 7P en licence OIM. Cette version a été prise comme référence et sera déployée sur le parc au fur et à mesure du remplacement des machines ».

Quant à la gestion de la messagerie, « on utilise des comptes Microsoft Exchange 2003 -une version devenue obsolète- .  La proposition est de la remplacer par la version 2010. Ces comptes permettent de connecter tous les types de smartphones. Il ne limite donc pas la Ville dans le choix futur de terminaux mobiles. C'est dans cette perspective qu'ont été acquises 1802 licences. La SPRL IMIO se positionne dans cette opération comme un intermédiaire dans l'acquisition des licences ».

Plus précisément au sujet du matériel, la commande a donc été passée pour un montant de 444.000€ TVAC; quant aux iphones, le prix de base n'est pas de 594€ TVAC mais bien de 630€ TVAC à la remise de l'offre par la SPRL IMIO". La différence de prix n'est donc pas de 6% supérieure mais bien de 0,9%. Si on tient comptes des avantages offert par cette procédure, cette acquisition ne peut être qualifiée de désavantageuse » insista P. Magnette.

Il a conclu en signalant que la tutelle avait avalisé (en date du 22 avril) l'adhésion de Charleroi à l'intercommunale Imio. Le paiement de la part de Charleroi au capital pourra se faire au moment de la MB actuellement en cours d'élaboration. « Notre administration a pris du retard dans l'organisation de sa messagerie électronique et de la téléphonie mobile. Cette acquisition s'inscrit dans la mise en place d'une solution permettant l'accès aux messages par le biais de terminaux mobiles. Ce choix a été motivé par ce qui était disponible sur le marché au moment de la commande et aussi par la solution qui offrait le moins de contraintes, qui générait le moins de frais annexes et dont les applications étaient les plus complètes ».

Enfin, pour ce qui est des affectations, P. Magnette a indiqué que le Collège devait encore se prononcer, mais qu'une convention sera conclue entre la Ville et les utilisateurs.

Sofie Merckx et Luc Parmentier ont conclu l'incident. La première a dit revenir sur la question que tous les Carolos se posent, à savoir: « Est-ce que ce matériel va réellement changer quelque chose dans la gestion de notre ville: Pour certaines réparations dans les écoles, ça prend des mois, ici, je constate que la commande est passée comme une lettre à la poste »...

Le second, lui, a dit regretter, une fois de plus, le manque de transparence qui a entouré ce dossier: « C'est le seul fait que je connaisse d'un achat de matériel sur le budget extraordinaire qui ne passe pas par le Conseil communal; il me semble que les conseillers doivent être au courant de ce que l'administration achète ».

Pour clore le chapitre, une interpellation de Malika El Bourezgui (Ecolo) au sujet de l'application du règlement relatif à l'abattage et la protection des arbres. Par le service d'élagage de la Ville par exemple, s'entend, lequel n'est pas allé semble-t-il avec le dos de la cisaille à la rue St-Jacques, à Mont/Marchienne. Là, sont plantés des érables globosum, nécéssitant, dixit la conseillère, des opérations délicates et précises. « En lieu et place d'une taille limitée, responsable et professionnelle, vos élagueurs se sont plutôt employés à décapiter les feuillus, ne laissant plus apparaître qu'une silhouette de poteau électrique. Tout cela fera perdre définitivement aux arbres leur esthétique naturelle et obligera à de nouvelles tailles dans les deux à trois ans ».

Piqué au vif qu'on attaque ainsi ses hommes, qui s'attachent, au quotidien, à rendre un service efficace, responsable et professionnel, malgré le carcan budgétaire difficile, l'échevin C. Devillers indiqua que, dans le cas précis évoqué, il s'agit d'arbres dont la courronne, avec l'âge, s'aplatit jusqu'à 7 mètres. « Il est évident que ces arbres ne conviennent pas à l'endroit où ils ont été plantés. Malheureuemsent, nous avons souvent hérité de situations non concertées entre les bureaux privés et les services de l'écologie rubaine . La taille exercée (à la demande de plusieurs riverains), est, certes un peu radicale, mais elle ne compromet en rien la santé de l'arbre ni son esthétique qui réapparaîtra bien vite dès la seconde année ».

Le règlement communal est bien porté à la connaissance des services d'élagage a conclu l'édile qui a aussi indiqué qu'un marché d'achat d'arbres et d'arbustes (apropriés) était prévu au budget extraordinaire pour un montant de 75.000€.

Au chapitre des questions d'actualité, la première fut portée par Dominique Fiota (PS), au sujet des cimetières et de cet inconfort que peuvent ressentir certains à aller se recueillir sur la tombe d'un proche, loin de chez eux. « Des personnes naissent, grandissent à Roux (ou ailleurs) et lorsqu'ils meurent, on les enterre loin de leurs racines et de leur famille... Ce problème existe aussi dans d'autres communes » .

Pour le cas précis du cimetière de Roux, l'échevine Françoise Daspremont, qui dit comprendre l'exaspératon de certains riverains, a indiqué que les travaux de réfection du local « fossoyeurs » sont commencés depuis quelques jours. Les services techniques de la ville ont vidé complètement le local (la sous-toiture ainsi que tous les éléments pourris et endommagés ont été enlevés). « La réparation de la toiture est en cours de réalisation. Les travaux de remise en état avancent donc bien et ceux-ci devraient être terminés dans un délai acceptable.' »

En ce qui concerne les cimetières de Gosselies et de Ransart, les travaux à effectuer dans les locaux ont été là aussi listés. Ils ne seront pas forcément réalisés en parallèle avec les travaux de restauration du cimetière proprement dit a terminé F. Daspremont.

Après les cimetières, les brocantes et une question de Maxime Felon (PS), au sujet du nouveau règlement adopté par le Conseil lors de sa séance du 4 mars 2013. « De nombreuses associations et comités de quartier se posent la question de savoir s'ils sont également soumis à ce règlement et donc tenus de verser le montant de 5€/m2 pour l'occupation du domaine public ». « Le règlement redevance en question, rappela l'échevin Philippe Van Cauwenberghe, vise à encadrer les activités de professionnels lors d'occupations de voiries liées à l'organisation de festivités de quartiers, d'écoles,etc. Ce qui n'empêche, insista l'échevin, que, dans tous les cas, les brocantes sont soumises à l'autorisation du Collège communal.

Le réaménagement de la place Chantraine, à Gilly, voilà des années que l'on en parle. Et à ce jour, indiqua J-Ph. Preumont (PS) « on est toujours au point mort et les riverains, à juste raison s'impatientent » Alors? Eh bien c'est une issue heureuse qui se dessine, devait lui apprendre l'échevin E. Goffart. En effet, le dossier pourrait être inscrit en mode et conditions lors du prochain conseil communal. Concrètement, le projet consiste en la démolition des préfabriqués (ayant abrité jusqu'en 2004 l'école de coiffure) et de démolir les fondations. « Une fois le terrain nivellé, on pourra poser un empierrement de qualité. « Pour le moment, il s'agit de rendre à cette place sa vocation d'espace public. Pour le reste, le réaménagement des voiries de la place, de la rue Devilers et rue de la Lune nécessiterait un investissement d'1,3 million d'euros ».

Quel avenir pour le Bureau d'Ethique et de Déontologie BED)? Le mandat des membres venait à échéance ce 30 avril 2013. Or, déplora X. Desgain (Ecolo), « aucune information n'a été communiquée par la Ville ». Pas de panique, « nous reprendrons bientôt les procédures de désignation « indiqua P. Magnette, qui estime tout aussi important que X. Desgain le rôle joué et à jouer par cet organe de consultation. « Je pense en effet qu'il est important que ce Bureau puisse continuer ses activités dans les mois et années à venir et je vous invite donc à ne pas traîner dans le lancement des procédures afin que des membres sortants puissent faire acte de candidature et des nouveaux se présenter » conclut X. Desgain.

Le plan Vauban à la Ville haute mobila ensuite les forces de parole réunies de Luc Parmentier (Ecolo) et A. Tanzilli (cdH). L'un et l'autre voulurent connaître la suite de ce vaste plan de réinvestissemlent d'un des quartiers emblématiques en terme de sécurité, incivités, urbanisme ou encore logement.

A ce dernier propos, A. Tanzilli revint sur cette décision du Collège d'octroyer à ce dessein une enveloppe de 2 millions d'euros dévolue à Charleroi dans le cadre de la Politique fédérale des Grandes Villes. Des zones précises vont-elle faire l'objet d'un traitement particulier? Des îlots sont-ils déjà identifiés, profiterez-vous de cette enveloppe pour enfin démolir les parcovilles de la ville haute » interrogea le conseiller humaniste?

Pour l'aspect sécurité, c'est le bourgmestre qui apporta des éléments d'information. Il a rappelé que les opérations sont menées en alternance entre des actions de grande ampleur, et d'autres, de plus petite ampleur; entre des opérations policières et d'autres qui mettent surtout l'accent sur des inspections fédérales. « Il y en a eu plusieurs depuis celle de la fin du mois de mars; elles ne font pas toujours l'objet d'une médiatisation (afin de préserver le caractère de surprise); d'autres vont être menées au cours des prochains mois », sur le même modus operandi. « De manière, ajouta le maïeur, à mettre la pression maximale et mettre fin à ces phénomènes nuisibles ».

Le bourgmestre a encore rappelé que la Plan Vauban était un plan intégré (voir notre rubrique Grands dossiers). « Depuis la dernière fois, une série de groupes de travail se sont mis en place sous la présidence des échevins pour alimenter la réflexion du Collège et proposer des solutions concrètes pour chaque axe de travail. Un Collège spécial est prévu le 17 mai au cours duquel des propositions devraient être présentées. En fonction de la méthodologie retenue et des actions concrètes qui en découleront, la volonté ,à terme, est de les rééditer sur d'autres quartiers présentant les mêmes pathologies urbaines ».

Sur l'aspect rénovation urbaine, l'échevin Serge Beghin précisa ce qui est prévu. En fait, les investissements porteraient sur les bâtiments suivants :

  • Rue du Beffroi, 1, à Charleroi : création de deux logements de 1 et 3 chambres. Cet investissement vient en complément du programme de rénovation  urbaine des ZIP (Zones d’Initiatives Privilégiées) de l’Ilot Bertrand.

  • Rue du Dauphin, 14, à Charleroi : création de trois logements et d'un rez commercial

  • Avenue de l'Europe 9, 11 et 13, à Charleroi : création de quatre logements de 2 chambres, un logement d'une chambre et d'un rez de bureaux

L'impact de leur rénovation sur l'image du quartier et sur la densification de l'habitat  sera important. « Notre objectif est de remettre rapidement sur le marché locatif des logements de qualité et respectueux de l'environnement et de retisser le tissu urbain dans un quartier emblématique qui s'est particulièrement dégradé au cours de ces dernières années. L'enveloppe ne servira par contre pas à financer la démolition du parcoville du bd J. Bertrand».

« On va dans le bon sens, mais je maintiens l'idée d'un rasage du parcoville (à l'étude dans le cadre du programme de rénovation urbaine des ZIP comme indiqué par S. Beghin) qui est devenu un véritable chancre " termina à son tour A. Tanzilli.

Quant à Luc Parmentier, il a promis de revenir sur le sujet pour le bilan: « Car les Carolos sont demandeurs que leur ville aille mieux ».

Dernière question, celle d'Anne-Marie Boeckaert (PS), au sujet de travaux de voirie, à La Docherie. On sait qu'une réfection de la rue de Jumet est programmée pour le printemps 2014. A cela, viendrait s'ajouter la rénovation de la rue parallèle, celle de Jaumet.

La conseillère s'inquiète donc que les deux chantiers ouverts de concert n'aboutissent à l'isolation de ce quartier déjà sinistré, pour reprendre ses termes. « Il me semble donc que si nous ne voulons pas que la rénovation de ce quartier du bas de la Docherie qui en a un besoin urgent soit ralentie, il conviendrait de coordonner les travaux et d'avancer la rénovation de la rue de Jumet du moins dans sa partie basse ». L'échevin E. Goffart a rassuré: les chantiers ne se feront pas simultanément. Pour le reste, il a indiqué que les travaux à la rue de Jumet représentent un investissement de 4,2 millions d'€ (dont 1,6 million en subsides); pour ce qui est de la rue Jaumet, ils sont intégrés dans le cadre du projet d'aménagement urbain qui porte sur la ZIP de La Docherie. Le même projet dont A-M. Boeckaert espère que ce soit le bon, elle qui en a déjà connu 5 ou six versions depuis qu'elle siège au Conseil...

Dans le reste de l'ordre du jour, on retiendra ce point adopté concernant une convention entre la Ville, la Sofico, le Service public de Wallonie et la S.A Société Immobilière de Belgique pour l'entrée de ville « Basse-Sambre » à hauteur de Ville 2.
Elle a suscité quelques interrogations de la part de X. Desgain, plus précisément au sujet des responsabilités de chacune des parties, de la sécurité, et de la station de métro Samaritaine que le conseiller aimerait voir s'ouvrir davantage sur l'environnement, un peu comme comme une boîte à sardines. Pour le bourgmestre P. Magnette, cette convention, tout d'abord, ne change rien au titre de propriété, elle reconnaît simplement que la Ville prend en charge l'entretien futur. En ce qui concerne la station, il a indiqué qu'il y a eu un débat avec la SRWT, laquelle a proposé de la moderniser, mais pas de l'ouvrir; en ce qui concerne les arbres métalliques sur le côté du bardage, il s'agit, selon le bourgmestre, de quelque chose de purement graphique. Du reste, dit-il, le projet a été soumis à l'ensemble des parties, qui l'ont approuvé. Néanmoins, la Direction des routes Wallonne travaillerait à revoir la courbe du tournant à l'endroit, lequel présente un caractère de dangerosité certain comme en atteste les nombreux accidents dont il a été le théâtre.

Enfin, le dernier point ayant fait débat portait sur une demande de transfert de localisation d'une opération de création de 44 logements sociaux et 4 logements de transit des rues Paulus et Lodelinsart vers le site Apollo. « Je voterai contre, parce que ce n'est pas clair » devait indiquer Sofie Merckx. « Car on perd non seulement une capacité de logements sociaux sur le site, mais on met aussi en péril la construction de futurs logements sociaux dans d'autres quartiers ». La conseillère en profita pour rappeler, au passage, qu'au PTB, on continue à désapprouver la décision de déconstruction de l'immeuble de la rue Wauters, qui se fonde sur une étude qu'elle n'a toujours pas pu obtenir. Quant à l'échevine Ornella Cencig, elle a simplement indiqué que cette décision de transfert était l'oeuvre de la Carolorégienne et jugée nécessaire par elle.