Au Conseil communal du 27 mai

Vendredi 31 Mai 2013 - 09:45

Travaux, logements, grands projets de redynamisation urbanistique et de redéploiement économique au centre-ville, ou encore synergies Ville-CPAS, etc: On a débattu d'un peu de tout lors de la séance du conseil communal qui s'est réunie le lundi 27 mai, sous la présidence du bourgmestre Paul Magnette.

C'est par les traditionnelles interventions des conseillers qu'on entama cette séance, une fois le pv de la séance publique du 29 avril 2013 approuvé (sans remarques).

Avec une interpellation d'Antoine Tanzilli (cdH), au sujet du « Plan Phénix 2 ». On sait, depuis qu'un coin du voile a été levé lors d'une récente rencontre-débat, ainsi que l'a rappelé le conseiller humaniste, qu'un nouveau programme de rénovation urbaine, dit « Plan Phénix 2 » est en cours d'élaboration. Il serait une sorte de pendant du projet en cours à la ville basse, mais cette fois pour le haut de la Ville. « On peut supposer que cet ambitieux plan représentera plusieurs dizaines de millions d'euros, mais qu'elle est l'estimation précise du budget; les fonds structurels européens vont-ils être sollicités? D'autres sources de financement vont-elles être mobilisées?, A-t-on déjà une idée du calendrier d'élaboration, quel sera le processus de consultation et de participation qui sera établi à cet effet,...? Autant de questions posées par A. Tanzilli, pour lequel, en sus de cet ambitieux programme donc, et histoire de l'amorcer« il est certainement possible par des aménagements légers, de déjà améliorer le cadre des habitants du centre-ville. "

« Le programme Phénix bis  est pour l'instant au stade de l'étude dans le cadre d'un Masterplan pour la ville haute » devait préciser P. Magnette. Il comprend plusieur phases: de diagnostic, de stratégie d'aménagement, d'élaboration, et de programmation des opérations. Ainsi que l'indiqua le bourgmestre, les deux premiers ont été réalisés; la phase 3 est en cours et devrait se terminer dans quelques semaines. « Les estimations budgétaires provisoires datent de septembre 2012 et on parlait à l'époque de 75 millions d'€, mais beaucoup de choses ont changé depuis et il est donc impossible de donner des chiffres très précis à ce stade. L'élaboration d'un budget détaillé se fera dans la cadre de la phase de programmation des opérations; il est bien entendu question de solliciter un financement FEDER, c'est la raison pour laquelle on essaie de finaliser le projet pour être en phase avec le calendrier 2014-2020 ».

Quant au processus de participation, il a déjà bien commencé selon le bg avec l'implication immédiate des commerçants, « Mais nous entendons faire de la participation dans ce projet, une dimension majeure. Le Masterplan lui-même fera l'objet d'une discussion intense avec un comité de participation qui sera mis sur pied dans quelques semaines (sans oublier les organes classiques de consultation tels la CCAT). « Avant la phase de programmation, le Collège souhaite obtenir l'aval de l'ensemble des opérateurs. »

Concernant l'évaluation du programme 2007-2013 (qui pourrait, comme l'avait indiqué A. tanzilli) permettre d'identifier certaines erreurs à ne plus reproduire), P. Magnette a indiqué que Phénix 1 étant toujours en cours, il était impossible de faire une évaluation complète. Néanmoins, « tout au long des chantiers et des projets, les leçons sont tirées sur le plan technique et administratif tant par la Ville que par Igretec. » Enfin, relativement aux aménagements légers suggérés par le conseiller, le président a informé qu'une réflexion était menée sur les espaces verts, le mobilier urbain et les petites réparations.

Gilly, ses commerçants dynamiques, sa célèbre braderie des Quatre Bras, ses acteurs socio-culturels, mais Gilly aussi qui souffre, de la concurrence commerciale, certes, mais surtout, de trafics divers, d'évéments délictueux, d'agressions verbales et physiques (comme il y en eut dernièrement aux abords du Gazo), oeuvre de quelques individus malintentionnés. Pour J-Ph. Preumont (PS), il est grand temps de « sauver Gilly ». Et le conseiller, relayant les souhaits emis, de plaider, dans ce contexte, pour un plan d'actions concerté en matière de prévention et de répression. « Ne pourrait-on donc organiser une rencontre et lancer rapidement une réflexion avec les commerçants gilliciens en vue d'agir prioritairement sur l'aménagement des voiries, la sécurité et la propreté au centre de Gilly?

« Nous sommes conscients du dynamisme des commerçants, mais aussi des difficultés et comprenons les inquiétudes » devait tout d'abord indiquer P. Magnette. « En vue d'entendre les préoccupations des commerçants et en vue de mener une réflexion de terrain avec eux, une concertation sera organisée prochainement à l'initative de l'échevin Philippe Van Cauwenberghe ». Ph. Van Cau, dixit le président, qui aura aussi pour mission de perenniser la braderie annuelle, lui assurer un cadre sûr et convivial.

Sur l'aspect plus précis de la sécurité, selon P. Magnette, le seul fait connu, serait la présence régulière de jeunes à hauteur des pompes funèbres Fontaine. « Des instructions ont été données aux équipes de police de passer par ce lieux (en se rendant au Rambulant) et de procéder aux contrôles nécessaires. L'intensification des rondes policières, des actions de sécurisation menées à Ville 2 et au Rambulant, devraient aussi avoir des conséquences positives sur cette zone de Gilly." Mais, selon P. Magnette, c'est l'ensemble du territoire de l'ancienne commune, qui semble être perturbée par des bandes de jeunes au profil très divers. Alors, à quand, une grande opération du type de celles qui sont menées à la ville haute? « L'expérience menée à la ville haute est une expérience pilote visant à développer une méthode et le souhait est qu'elle puisse ensuite être étendue à d'autres territoires de la ville, là ou les besoins se feront le plus sentir ». Pour Malika El Bourezgui (Ecolo), « il existe déjà beaucoup de quartiers où les besoins se font sentir ». Et elle de demander si on avait déjà pu tirer un bilan des rencontres citoyennes menées sous la précédente législature. « L'échevin Serge Beghin termine sa tournée et il travaille à la mise en place d'une structure de participation plus permanente ». Cela dit, a conclu le bourgmestre, « il y a des endroits du territoire qui présentent plus de difficultés que d'autres et c'est çà l'idée de la méthodologie Vauban: s'attaquer à une problématique afin d'éviter quelle ne s'installe et ne dégénère. »

On reste à Gilly, avec une intervention de Latifa Gahouchi, au sujet de la maison communale annexe. Une maison communale annexe bien mal en point, comme l'a rappelé la conseillère socialiste, avec des murs extérieurs qui s'effritent, des portes défoncées, des problèmes d'humidité et de champignons, etc. Une enveloppe de 300.000€ aurait été inscrite au budget 2013 afin de provéder aux travaux. « Mais quelles sont les avancées? Et la sécurité est-elle toujours assurée pour les usagers de la place » interrogea Mme Gahouchi?,

« La situation de la MCA pourrait en effet être meilleure », reconnut l'échevin E. Goffart selon qui des travaux auraient dû être entrepris depuis un certain temps. « Concernant les façades, toutes les précautions ont été prises afin d'assurer la sécurité du bâtiment, notamment par la mise en place d'étançons et de barrières ». Et l'auvent? « Après vérifications, il n'y a aucun élément indiquant un risque de chute de béton, les éléments susceptibles de tomber sont déjà tombés ». A propos de la porte de garage du poste de police, « elle ne menace pas de s'écrouler, l'interdiction de passage est uniquement liée au désordre de la maçonnerie « . Eric Goffart a aussi indiqué que des travaux ont été entrepris d'une manière générale pour assurer la conformité du bâtiment (pose de portes coupe-feu, échelle de secours à l'arrière, etc). Quant à la présence d'humidité dans les sanitaires des services de police, « on analyse la possibilité d'y remédier rapidement; une analyse phythosanitaire est actuellement en cours ». Enfin, l'édile a informé que le service des bâtiments et le bureau d'études communal avaient initié deux dossiers de travaux et que les options dégagées étaient pour l'heure sur la table du fonctionnaire délégué.

Mohamed Fekrioui (cdH) se réjouit d'apprendre la volonté des autorités communales de moderniser l'administration. Mais existe-t-il déjà un programme d'actions précis? Un organigramme? Réponse de P. Magnette: « Bien entendu, le Secrétaire communal travaille depuis longtemps à analyser l'ensemble de l'administration et à présenter un organigramme complet. Il nous a indiqué qu'il devrait être en mesure de le faire pour la rentrée prochaine. Bien entendu, nous en avons déjà des contours relativement précis, preuve en est que le Collège, lors de son conclave budgétaire, a arrêté un plan d'embauche précis visant à combler les principales lacunes et besoins. Mais tout cela reste à finaliser ».

Après M. Fekrioui, Luc Parmentier, (Ecolo) avec une question portantsur  les synergies Ville-CPAS. On sait, et la presse s'en est fait l'écho, qu'il est question de transférer certaines missions de la Ville vers le CPAS. Est-il dès lors possible d'en dresser les grandes Lignes? C'est ce que le conseiller voulut savoir du bourgmestre, précisant au passage que « le personnel du service de la prévention et de la sécurité, les asbl, les associations parties prenantes du Plan de Cohésion sociale (certains étaient d'ailleurs présents dans la salle banderolles à la main et avaient été reçues par le bourgmestre avant l'entame de la séance) sont inquiets et se posent de nombreuses questions, notamment en terme d'agenda et de pertes d'emplois. ».

« Le Collège a arrêté une note d'orientation qui fixe la philosophie générale d'un transfert de matières qui sont aujourd'hui exercées par la Ville vers le CPAS et qui demande aux grades légaux des deux entités d'examiner les obstacles, les alternatives, les possibilités, la méthodologie et l'échéance. Donc, l'intention a été exprimée, mais aucune décision n'a encore été prise. Il ne s'agit en aucune mesure de supprimer une activité ou l'autre, de réduire ou supprimer des emplois. Nous avons un CPAS à la pointe de l'action sociale et la réflexion est de se dire qu'un certain nombre de choses que la Ville fait aujourd'hui serait peut-être mieux faites demain par le CPAS qui dispose d'une masse critique de comptences. L'intention est donc de faire en sorte de mieux faire demain ce que nous faisons aujourd'hui en matière d'accompagnement du public précarisé ou qui vivent des difficultés » indiqua P. Magnette, lequel reconnut le caractère un peu brutal de l'annonce (faute à des notes d'orientations qui se retrouvent sur les bureaux des journalistes...). « L' intention, c'est d'avoir plus d'efficacité et d'efficience vis à vis des services, mais surtout des gens. C'est comment, demain, nous allons pouvoir, au mieux, prendre en charge leurs besoins et leurs problèmes » ajouta pour sa part le président du CPAS, Eric Massin.

« S'il ne s'agit que de cela, tout le monde est demandeur", surenchérit Sofie Merckx (PTB+); mais les synergies étaient déjà présentes dans le plan de gestion où l'on demande à la Ville de réaliser 35 millions d'économies d'ici 2015. Il est donc normal d'être inquiet par rapport à l'emploi ».

Tout le monde visualise bien la petite communauté qui vient quotidiennement aux alentours du monument, à la ville haute. Comme l'a indiqué Xavier Desgain (Ecolo), « il s'agit souvent de personnes souvent en difficulté sociale qui se retrouvent dans des lieux publics et y passent la journée ensemble, dans des conditions parfois difficiles et avec un projet de vie souvent extrêmement précaire ». Pour le conseiller écolo: « il paraît essentiel d'agir (...) pour tenter de remettre cette petite communautré en projet plutôt qu'observer passivement son quotidien ».

Observer passivement? Ce n'est vraiment pas la lecture faite par Eric Massin. « La plupart sont connnues du dispositif d'urgence sociale, nous avons avec eux un suivi social constant pour les réorienter vers les services sociaux; il y a donc une collaboration suivie pour initier un changement, non seulement en ce qui concerne la petite communauté du monument, mais aussi dans le chef de personnes qui se rassemblent à d'autres endroits de la Ville. Aujourd'hui, nous comptabilisons un nombre incalculable de démarches. Le hic, c'est qu'on peut offrir tous les services, toutes les aides, il faut que les personnes contactées soient un minimum preneurs et partenaires. Nous essayons de dégager les structurations, les projets, les moyens, mais... ».

Etant donné que le travail ne porte pas ses fruits, « Peut-être y a-t-il lieu de repenser la méthodologie, c'est la suggestion de conclusion émise par X. Desgain ».,

Alors que des familles n'arrivent pas à se loger décemment, des logements publics sont vides et saccagés. Selon Sofie Merckx, « Notre ville compte exactement 4.191 familles sur la liste d'attente pour des logements sociaux." Et elle d'interroger: "Comment notre ville peut-elle laisser à l'abandon de tels logements et ne même pas en garantir la sécurisation? Ne pensez-vous pas que la mise en location de ces logements vides est une priorité absolue dans de telles conditions? " 

Concernant les 4 logements vide construits par la Ville à la rue Ste-Barbe, à Dampremy, "la raison, a indiqué P. Magnette, c'est l'absence d'impétrants nécessaires à l'habitabilité des logements. Dès le début du chantier, cette situation a été maintes fois dénoncée à l'auteur de projet, lequel a ouvertement ignoré les règles élémentaires de l'art de bâtir. Le temps de régler les démarches administratives, il a été nécessaire de prendre des mesures transitoires de sécurité. Malgré cela, des actes de vandalimse ont été commis. Face à ces difficultés, il a été convenu de recouvrir à la formule in house (Igretec) pour la remise en état de ces quatre logements. » Lesquels devraient donc se retrouver prochainement dans le circuit locatif, une priorité pour le bourgmestre.

Quant au reste de la question, c'est Ornella Cencig qui a apporté des éléments de réponse. En ce qui concerne les logements vides, l'étude COMASE en recensait 541 fin 2011. Actuellement, le nombre est de 769. Ces logements vides au sein des 5 SLSP, sont répartis comme suit: 306 logements à déconstruire (Appolo-Wauters), 50 logements en cours de vente, 74 logements en cours de rénovations lourdes, 46 logements pour cause d'insalubrité, sécurité, incendie; 109 logements pour travaux légers en cours, 173 logements en cours d'attribution; 1 logement bloqué pour cause de procédure de refus d'héritage. « Cependant, ajoutait l'échevine du Logement, il est essentiel d'interpréter et de relativiser le nombre de logements vides. En effet, le nombre est élevé et ce, pour plusieurs raisons valables, dont celles qui offrent la possibilité aux candidats locataires de refuser 1 fois les logements proposés, celles inhérentes aux règles d'envoi des convocations, la nécessité (dans environ 50% des cas) de rénover les logements qui se libèrent ». En conclusion cependant, afin d'optimiser et réduire le nombre de logement vides, l'échevine a promis de demander à la future Sambrienne, un recensement actualisé en vue de la préparation du Plan d'ancrage communal 2014/2016.

Un accord existe entre la société JC Decaux et la Ville, quant à l'utilisation des panneaux publicitaires. Quel usage la ville de Charleroi fait-elle de ces supports de promotion, les utilise-t-elle assez? Deux des questions posées notamment par A. Tanzilli(cdH). « Il est vrai que l'utilisation de ces espaces « moins rentables » des panneaux Decaux pourraient faire l'objet d'une meilleure rotation. Il y a en fait des périodes de l'année pour lesquelles il a y beaucoup de demandes, et d'autres pour lesquelles il y en a beaucoup moins » indiqua P. Magnette. « Mais nous avons essayé de redynamiser un peu cette utilisation en demandant au service communication d'être attentif aux événements sur lesquels on pourrait davantage communiquer (évenements culturels, activités festives, expos,, messages d'intérêt général, mais pas à caractère commercial). » Ceux qui seraient intéresser par l'occupation de ces supports, peuvent contacter directement la société Decaux, ou la Ville, qui transmettra.

Au chapitre des questions d'actualité, la première fut posée par J-Ph. Preumont (PS), au sujet de la salle de l'Auditorium, à Jumet. Comme souligné par le conseiller, beaucoup d'associations ou groupes de la Madeleine aimeraient pouvoir l'utiliser et la valoriser. Cependant, « cette salle ne dispose pas de facilité d'accès pour les PMR ou de cuisines adpatées ». D'où le souhait d'un plan d'amanégement et de remise à niveau. « Comme souligné, beaucoup de demandes du même type sont en cours » rétorqua l'échevin Eric Goffart. Cependant, l'accessibilité des bâtiments publics pour les personnes à mobilité réduite est une priorité (en témoigne, la charte signée le matin même par ses collègues Véronique Salvi et Eric Massin – lire par ailleurs). « dans le cas présent, il s'agit d'un dossier d'importance qui doit s'inscrire dans une démarche générale. A ce stade, aucune estimation des travaux à effectuer n'a été établie, mais l'administration étudiera la possibilité d'inscrire ce dossier lors de l'élaboration du prochain budget communal (2014). En attendant, à charge du service des Bâtiments d'effectuer les petits travaux de maintenance ».,

X. Desgain pour suivre avec une question portant sur les SUL (Sens Uniques limités). Depuis 2004, le Code de la route, comme le rappela l'élu, prévoit la mise en place de sens uniques limités sur les voiries où la vitesse autoriseé ne dépasse pas les 50km/h. « A Charleroi, nous sommes très loin du compte » dit X. Desgain. Pour quel(s) motifs? « Sur les 500 sens interdits que compte la Ville, 10% sont mises en SUL. La cause, expliqua P. Magnette, ne réside pas dans le fait qu'il y aurait des critères trop sévères, mais dans la surcharge de travail de la cellule mobilité, très sollicitée ces dernières années par les grands chantiers.  C'est pourquoi j'ai sollicité le renforcement de l'équipe et elle le sera dès le mois de juillet avec un membre du personnel supplémentaire ». Par ailleurs, conclut, P. Magnette, « dans le cadre de la politique cyclable que je souhaite développer, dont je fais une priorité, demande a été faite à la police locale de tout mettre en oeuvre pour accélérer le traitement administratif des dossiers de mise en SUL ».

Les travaux de la place de la Digue, pour suivre. L. Parmentier (Ecolo) est revenu sur la démolition de la dalle de béton à peine coulée, la semaine dernière. Ce « couac » aura-i-il une influence sur le calendrier du chantier? A-t-on une idée de la date prévue pour l'inauguration de cette place dont la ville basse à tant besoin? A interrogé le conseiller?

Hélas non, devait lui rétorquer le bourgmestre, lequel a dit "comprendre l'impatience de voir la place rénovée et rendue aux citoyens et commerçants de la ville basse.« La dalle en question, c'est la Ville qui en a demandé la démolition. Il n'y aura pas de surcoût, dans la mesure où il y avait mal façon. L'entrepreneur a confirmé qu'il se réorganisait pour qu'il n'y ait pas de répercussion sur la date finale du chantier ». Quant au planning, le plus réaliste, selon le bg, serait le suivant: travaux de voiries: achevés pour fin octobre 2013; travaux de la Halle (pour le marché couvert): achevés pour fin novembre 2013; travaux du parking (fin décembre 2013). « Nous mettons tout en oeuvre pour que l'espace public puissse néanmoins être inauguré avant la fin de cette année ».

Des travaux au sport, avec une question de J-P. Deprez (MR)  au sujet de cette opération lancée récemment à l'initiative de l'échevine Véronique Salvi et le service Santé: « Je bouge pour ma santé ». A la demande du conseiller, qui s'est félicité de cette belle initiative de sensibilisation au sport pour tous sur le lieu du travail, l'édile a retracé la philosophie de ce projet que nous avons présenté par ailleurs. Pour rappel, il est mené en partenariat avec 7 partenaires que sont, outre la Ville au travers de ses services Santé, Animation sportive et cellule Phare, les mutualités socialistes, Neutre, Libérales, et Chrétiennes, le GHDC, le CHU, la FGTB et le CPAS. « L'opération s'inscrit pleinement dans la démarche Ville Santé, a souligné Véronique Salvi. Au départ d'une enquête menée auprès de 600 travailleurs, il est apparu que 58% d'entre-eux souhaitaient, notamment, obtenir des conseils. Et donc, « nous avons travaillé à une campagne de communication, qui se décline en différents outils: flyers, affiches, cartes postales reprenant les exercices de détente à effectuer au bureau ou sur le chemin du travail, des capsules isolées à diffuser via Internet ou Intranet. « L'idée, c'est qu'au 1er juin, nous puissions simultanément entamer la sensibilisation de quelque 10.000 travailleurs.  Outre les Directions, je ne manquerai pas non plus de sensibiliser mes collègues échevins » a conclu Mme Salvi, qui se dit prête à une évaluation d'ici quelques mois pour constater si les abdos et fessiers des uns et des autres se sont raffermis...

Le 17 mai dernier, la maison de Repos Le Bon Séjour, à Ransart, se voyait frappée d'une ordonnance de fermeture immédiate prise par la ministre Eliane Tilleux. A la demande de F. Prévinaire (PS), le bourgmestre a fait les rétroactes de ce dossier.

P. Magnette a tout d'abord rappelé que, depuis le mois de janvier 2013, les officiers du SRI avaient multiplié les déplacements dans le but de conseiller et informer le gestionnaire sur les aménagements indispensables à la mise en conformité de l'établissement qui accueillait 43 résidents; le 8 mai, le colonnel De Clercq signait une attestation dans laquelle il déclarait que la MR ne répondait pas de manière satisfaisante à la réglementation incendie et la panique dans les MR. Transmise aux services ad hoc de la RW, la ministre E. Tilleux signe l'ordonnance de fermeture immédiate le 16 mai en chargeant le bourgmestre de l'exécuter dans les 72 heures. « Je souhaiterais insister sur le fait que le gestionnaire de la MR s'est montré irresponsable et démissionnaire puisque, dès le lendemain, soit le 17 mai, ce sont nos services qui ont dû annoncer aux résidents et au personnel la fermeture et l'évacuation d'urgence, alors même que la situation était connue de lui et que ça relève de sa responsabilité ». P. Magnette a conclu en remerciant notamment les services du CPAS qui ont remarquablement anticipé la fermeture et ses conséquences. « En effet, tous les résidents se son vu proposer des MR prêtes à les accueillir le jour-même. Ils ont pu être accompagnés avec une qualité humaine remarquable ».

Il y a quelques jours, les autorités communales annonçaient leur volonté de renforcer la lutte contre les marchands de sommeil via une nouvelle circulaire plus strcite relative à la subdivision des maisons unifamiliales en petits logements. Cette nouvelle circulaire prévoit, dans ce cadre, une cellule de contrôle « urbanisme et logement », qui entrera en action des le mois de juin prochain. « C'est enthousiasmant, surtout lorsque l'on analyse la situation à Charleroi; mais la Ville aura-t-elle les moyens pour mener à bien cette politique ambitieuses? Devait interroger en substance Mohamed Kadim (cdH)? Et puis, quand est-il de l'AIS, une agence qui ne gère aujourd'hui qu'1% du parc résidentiel carolo et souffre d'une image négative au sein de son réseau?

Relativement à la nouvelle circulaire Logement, l'échevine Ornella Cencig a admis que « Cette politique de tolérance zéro aura une conséquence qui sera qu'un jour des familles risquent d'être expulsées de leur logement. « Il faut donc, selon elle, qu'"impérativement, il puisse y avoir des synergies entre différents acteurs" (ville, CPAS, asbl de terrain,...Ses synergies, elles seront, entre autres, rassemblées au sein d'un organe de concertation, « dont le rôle sera primordial pour assurer un logement décent et de qualité à tous les habitants de Charleroi. »

Quant à l'AIS, Ornella Cencig a dit partager le constat dressé par son interlocuteur: elle manque de proactivité et de visiblité. « J'ai beaucoup d'espoir dans l'arrivée (septembre ou octobre 2013), de ce capteur logement à mi-temps. Il va contribuer à dynamiser l'AIS, étant entendu que l'ensemble du personnel s'inscrive pleinement dans cette stratégie de la recherche de logement dans le parc privé. Il y a aussi des mesures à adopter en vue d'améliorer son fonctionnement interne" a ajouté l'édile, et pq pas?, à un moment penser à renforcer son personnel? C'est une piste, et cela nous permettrait, au travers d'un ou deux engagements, à atteindre ces objectifs ».

Quant au manque de visibilité dont souffrirait l'Agence Immobilière Sociale, Ornella Cencig a encore signalé qu'elle allait se doter prochainement d'un site binternet via lequel tous les demandeurs pourraient trouver des réponses à leurs questions. Enfin, un déménagement est également envisagé. L'AIS pourrait se rapprocher de l'hôtel de Ville, et du siège de la future Sambrienne.

Une question de Gérard Monseux (PS) relative au ATL, clôturait le chapitre. On sait que le Collège a décidé d'en revoir l'organisation, notamment en matière de droits perçus auprès des parents. « N'étant pas disposé à croire aux miracles, pourriez-vous m'expliquer comment on a pu rendre ce service aux parents à la fois plus rentable pour la Ville et plus avantageux pour les parents et le corps professoral » interrogea le conseilleir socialiste?.

« Cette réforme, devait rétoroquer l'échevin Serdar Kilic, sera conçue comme l'occasion d'offrir un service plus efficace et plus cohérent, tant pour les parents que les enseignants et surtout plus juste en matière de tarification. A cette fin, a ajouté l'édile, les efforts portent sur l'organisation des prestations basées sur un recensement plus précis des présences d'enfants, la réorganisation des contrats de travail, l'ajustement de la tarification de l'accueil estra-scolaire et la modernisation des modalités de paiement .  Nous n'attendons pas de miracles financiers d'une telle réforme; tout juste tablons-nous sur une évolution probable des recettes de 900.000 à 1,1 million d'euros, et cela grâce seulement aux améliorations techniques investies et à la rationalisation ainsi engendrée. Il s'agit, en conclusion, ni plus ni moins, d'augmenter l'efficacité d'un service sans en alourdir le coût ».

Au point 4 de l'ordre du jour, le Conseil avait à approuver le rapport du Bureau d'Ethique et de Déontologie (BED) pour l'année 2012. X. Desgain (Ecolo) est en premier intervenu pour saluer la qualité du travail accompli. « Pour le travail accompli, le bilan jurisprudence transmis; il y a là vraiment une source de d'inspirationt et pas uniquement pour le personnel de la Ville de Charleroi, mais aussi les agents communaux d'autres villes et communes.  Ca me paraît important que le travail puisse se poursuivre, d'autant que, comme l'indique le rapport, la travail de sensibilisation n'est pas terminé et qu'un certain nombre de dossiers sont toujours en souffrance de résolution » dit notamment le conseiller. Lequel espère que la prolongation du mandat (1 an, adoptée juste après), ne soit juste que dans l'attenbe de voir quel membre souhaitera être renouvelé, quelle composition on peut lui donner. »

Après X. Desgain, Sofie Merckx: « Avec le PTB, on pense aussi qu'il faut continuer les séances de sensibilisation auprès des fonctionnaires, mais aussi y impliquer les citoyens; je pense qu'au bout de six ans d'existence du BED, si au départ ça suscitait beaucoup d'espoir, on doit tout même constater une certaine efficacité. Pour nous, ,c'est un outil très intéressant. Mais y a-t-il la volonté volonté politique que le bureau poursuive sa mission? Compte tenu du manque de réponse, d'avancement constaté dans certains dossiers, l'élue en doute. « On verra bien ce que le Collège veut faire, conclut l'élue, tout en proposant des modifications dans la composition du BED. « Pour nous, il faudrait y ajouter une représentation citoyenne, de la Ville et donc nous proposons un appel public à candidatures ». Anne-Marie Boeckart (PS) devait lui rappeler à ce propos que, selon le président du BED, J-C. Lacroix (ex-magistrat) lorsque l'on faisait de l'éthique, on devait réunir des professionnels de l'éthique, qu'il n'était donc pas judicieux que Monsieur Tout le Monde, quelles que soient ses qualités et compétences, siège dans un bureau chargé de formuler des recommandations. « Chacun sa position, et même après ma discussion avec M. Lacroix, j'ai entendu une grande adhésion à cette idée et donc je me permets de la défendre », devait lui rétorquer Mme Merckx.

Le mot de la fin revint au bd P. Magnette. Il a rappelé que, dans la Déclaration de politique générale, il était envisagé de maintenir cette instance, mais aussi de le revoir puisqu'elle avait été conçue dans des circonstances particulières. « Il a rempli un rôle particulier, il a établi une jurisprudence, très utile, il nous semble qu'il reste très utile, mais qu'il ne doit pas jouer le rôle d'une chaîne hiérarchique dans l'administration ni en même temps celui de médiateur communal. Pour éviter la rupture, nous allons prolonger le mandat de tous les membres, cela nous donnera le temps de voir comment ont peut le recalibrer et qui peut en être membre ».

P. Magnette parlait du médiateur communal, et c'est précisément celui-ci qui était juste après appelé au rapport. Ce rapport d'activités pour l'année 2012, il peut être consulté in extenso sur notre site. Comme l'a indiqué Jean-Luc Labbé, il se solde par une augmentation globale du nombre de dossiers de 7,5% (voire 10% pour le département de la voirie). « Les 5 premiers mois de 2013 confirment cette tendance à la hausse (+10%); cela témoigne à tout le moins que le service du médiateur communal rencontre une demande croissante alors qu'il soufflera ses 20 bougies en octobre prochain. » Et l'Ombudsman de rappeler que la Ville de Charleroi avait été pionnière du modèle de médiation communale, aujourd'hui envié et copié. « Cela mérite d'être rappelé, notamment aux membres du Collège qui, lors de la présentation en commission générale avait plutôt une allure d'ommission générale dans leur chef, à l'exception d'un échevin excusé. C'est d'autant plus regrettable, ajoutait M. Labbé, qu'il me semble que j'y développe des considérations très contemporaines, des préoccupations du Collège en matière d'urbanisme, de logement, de domiciliationbs fictives, de lutte contre les dépôts sauvages, d'élimination de chancres urbains, de réglementation de la prostitution, de la mendicité...autant de domaines où je constate que des initiatives vont être prises. Mais des signaux positifs me donnent la conviction que ça ne peut qu'aller mieux à l'avenir, ». Avant de conclure: Ce rapport met le focus sur un certain nombre de dossiers, sans qu'ils ne débouchent pour autant sur un résultat par la suite. Des dossiers dans lesquels j'estime qu'on aurait pu mieux informer, mieux communiquer, et finalement mieux décider et plus vite ».

A propos du manque de réaction dans le chef de certains servives à répondre au médiateur, Sofie Merckx, tout en soulignant la persévérance de ce dernier, a rappelé qu'il existait un règlement qui oblige, dans le cadre des enquêtes, les agentrs communaux à répondre, impérativement, et sans retard, dans un délai d'un mois maximum. « mais on a l'impression qu'on est face à un problème quasi-structurel de certains services où il y a peut-être un manque de personnel mais aussi une culture de la non-réponse. Je me félicite cependant de la volonté du nouveau Secrétaire communal d'avoir émis le souhait que vous receviez des réponses à vos courriers ».

« Pour ma part, devait surenchérir Luc Parmentier, cela fait la 12, voire la 24è fois que je participe à la présentation de votre rapport. C'est vrai qu'il est regrettable que, cette fois-ci, le Collège a battu tous les records. C'est regrettable surtout quand on sait qu'un des objectifs de cette présentation est de mobiliser l'intérêt de tous les conseillers communaux mais, avant tout, celui des membres de l'Exécutif afin d'améliorer le service que notre métropole rend à sa population. »

On notera, pour terminer, que le Conseil a approuvé une série de dossiers travaux au bénéfice du centre l'Eveil, à Ransart, la crèche Yvonne Vieslet, à Marchienne-au-Pont, l'école du Tailleny, à Ransart, l'école du gros-Fayt, à Lodelinsart, au CRA de Gosselies. X. Desgain a dit s'abstenir de voter les points au motif « qu'on pouviait mieux faire en terme d'isolation et d'efficacité énergétiques ». L'échevin Eric Goffart a précisé que l'objectif poursuivi était de tendre à plus de cohérence.

Enfin, comme souligné plus haut, le Conseil était invité à se pencher sur la Charte d'engagement pour le respect de l'accessibilité et l'autonomie des personnes à mobilité réduite dans les futurs espaces et batiments de la Ville de Charleroi signée le matin-même. Au nom de son groupe (Ecolo) M. El Bourezgui a salué l'initiative en se demandant, cependant, si, compte tenu du manque de personnel, il a allait être possible de surveiller les chantiers. Les échevins Salvi et Goffart ont indiqué que des partenariats existaient avec l'AWIPh et le CAWAb pour assurer le meilleur résultat posssible.