Au Conseil communal du 15 juillet

Vendredi 19 Juillet 2013 - 09:09

Une fois n'est pas coutume, il aura fallu à peine une heure et quelques minutes aux conseillers, pour passer en revue une dizaine d'interpellations et avaliser une trentaine de points inscrits à l'ordre du jour de la séance publique du Conseil communal du 15 juillet. Presque un devoir de vacances...

C'est donc, exclusivement, les interventions et questions d'actualité qui fourniront matière au présent compte rendu.

Au chapitre des interventions donc, la première, une fois le pv de la séance du 24 juin 2013 approuvé sans remarque, fut à mettre au crédit de Nicolas Tzanétatos (MR). Elle portait sur le Plan wallon de Construction et Rénovation des Bâtiments scolaires.

On sait, comme le rappela le conseiller réformateur, que Charleroi avait introduit dans ce cadre des dossiers de subsidiation à hauteur de quelques 35 millions d'euros pour la rénovation de 18 écoles. Où en est-on dans l'octroi de ces subsides, où en sont les projets, notamment ceux à réaliser par l'entremise des 25 millions d'euros inscrits au budget extraordinaire lors de la dernière modification budétaire?... »Au vu de l'état de beaucoup de nos bâtiments scolaires tous réseaux confondus, il est important de pouvoir suivre ces dossiers au mieux » insista M. Tzanétatos.

Confirmant que certains dossiers sont financés sur fonds propres et que d'autres bénéficient de subsides, l'échevin Eric Goffart expliqua que, sur les 18 écoles concernées, seuls cinq dépendent directement de la Ville de Charleroi.

Il s'agit en fait de l'école du Lon Try, à Mont/Marchienne, les écoles du Centre et des Cerisiers, à Marcinelle, l'école de l'Ouest, à Lodelinsart, et l'école Groupe I, à Marchienne.

En ce qui concerne l'école du Lon Try, le dossier, qui a connu de grosses difficultés, s'est avéré, en fin de compte précia l'édile, incompatible avec les délais exigés par la Fédération Wallonie-Bruxelles en matière de subsidiation; quant à l'école du Centre, les travaux sont terminés, ils auront coûté 500.000€ pour une subvention de 200.000€; En ce qui concerne les écoles des Cerisiers et de l'Ouest (respectivement 13,6 millions d'€ pour une subvention de 5,3 millions d'€ et 4,3 millions d'€ pour une subvention de 2,3 millions d'€), les travaux devraient débuter à l'été 2014; enfin, en ce qui concerne l'école Groupe I, à Marchienne, le dossier vient d'être finalisé et devrait être présenté en modes et passation lors d'un prochain conseil communal.

Voilà des années que le parc Astrid se met à la fête le 3è dimanche de septembre dans le cadre des Fêtes de Wallonie. Ce sera une nouvelle fois le cas cette année, mais l'édition 2013, estime Luc Parmentier (Ecolo), fait déjà grise mine. En cause? L'horaire raboté (extinction des feux à 18h), qui pourrait, selon lui, inciter certaines associations (à l'instar de l'Oeuvre Royale de la Saint Nicolas) à ne pas y prendre part. « Quelles sont les motivations du Collège à imposer de telles contraintes et mettre à mal une organisation qui a fait ses preuves depuis des années »? interrogea dès lors, en substance, le conseiller écologiste.

De toute évidence, la présence d'un tout jeune public, à en croire la réponse fournie par l'échevin A. Dufrasne. « Cette organisation vise en effet un public familial avec de très jeunes enfants, qui doivent se rendre sur les bancs de l'école le lendemain, les animations étant d'ailleurs programmées dans ce sens » expliqua ce dernier. Toutefois, ajouta-t-il, il n'est pas prévu de commencer à démonter les échoppes à 16h, mais bien à 18h. « A ma connaissance, cet horaire, qui est d'application depuis plusieurs années, n'a jamais posé problème. Je reste néanmoins ouvert à la discussion pour éventuellement l'adapter ». « Je ne comprends pas pourquoi on fait une exception sur Charleroi; tous les autres parcs en fête ferment à la nuit tombante; on essaie de revitaliser le centre ville, de ramener les gens dans les parcs et en même temps on met des heures qui me paraissent tout à fait incongrues » répliqua en guise de conclusion L. Parmentier.

Son collègue X. Desgain pour suivre avec une intervention relative aux terrils. Comme il le rappela, certains de ces sites, et ils sont nombreux au pays de Charleroi, recèlent de véritables merveilles écologiques. Qui méritent d'être gérées et protégées, mais aussi mieux connues du grand public. Quid dès lors des initiatives prises dans ce cadre par la Ville interrogea-t-il?

Premiers éléments de réponse avec le bourgmestre P. Magnette et le Schéma de structure. « Dans le maillage vert que celui-ci definit, les terrils occupent une place importante (557 ha, soit près de 6% du territoire), Ils sont qualifiés comme un patrimoine historique minier, des poumons verts de Charleroi et des lieux de biodiversité; l'option qui est retenue est de mieux intégrer les terrils dans la structure urbaine, il recommande dès lors l'acquisition par la Ville ou une autre autorité publique de certains terrils comme moyen efficace de mieux les protéger ». Cette démarche, expliqua P. Magnette, a déjà été entreprise en 2011 et elle profitera à plusieurs d'entre-eux, à savoir le terril des Piges, à Dampremy, le V Xavier, à Gilly, le terril du Hiernaux, à Montignies/Sambre, le terril des Vallées, à Gilly et le terril Les Rochelles, à Roux, soit un total de 62 ha. Le Schéma de structure, a encore indiqué le bg, recommande également de mettre en liaison la chaîne de terrils situés entre le Canal et le quartier de la Docherie, de classer le terril du Sacré François dans la catégorie des terrils à remodeler profondément ainsi que de donner une fonction métropolitaine à ceux situés au plus près du centre-ville. Cela concernera les terrils des Piges, le St-Charles et de la Tombe.

« Les terrils constituent un des axes forts à développer dans le cadre du redéploiement de Charleroi qu'il convient dès lors de protéger et valoriser » ajouta pour sa part l'échevin de l'Environnement, Cyprien Devilers. Protéger? Ils le sont déjà par les services de l'écologie urbaine indiqua celui-ci, lesquels effectuent des interventions ponctuelles en matière d'élagage mais aussi d'entretien des sentiers lorsqu'il y en a. Valorisation? « La découverte des terrils au travers de leur éco-système est aussi une de nos préoccupations. » C'est dans cette optique que pourrait être, notamment, proposé d'ici peu, en étroite collaboration avec l'ensemble des partenaires du PCDN (Plan Communal de Développement de la Nature), une malette pédagogique à destination des enfants. « J'entends bien vos bonnes intentions, mais je constate qu'il n'y a pas grand chose de neuf par rapport à la situation d'aujourd'hui. Je vous réinterrogerai dans un an pour voir ce qui a avancé » promit X. Desgain.

Le taux de réussite sur l'ensemble du réseau communal, ce fut, pour suivre, l'objet de l'intervention de M. Mohamed Kadim (cdH). « Nous pouvons être fiers de notre enseignement carolo!». En effet, sans tomber dans une facile satisfaction, et pour ne parler que du CEB, les taux de réussite vont de 75 à 99%, avec une moyenne de 94,5%, ce qui nous situe dans la moyenne haute enregistrée en Fédération Wallonie-Bruxelles » précisa l'échevin Serdar Kilic. Fort bien donc pour le primaire; pour le secondaire, l'échevin a donné rendez-vous en septembre, après le passage des examens de seconde session. « Grâce aux stratégies de rémédiation mises en place, j'espère que celui-ci sera le plus élevé possible ».

La Brasserie de l'Union est un véritable symbole de notre glorieux passé industriel, ainsi que se plut à le rappeler J-Ph. Preumont (PS). Oui mais voilà, depuis belle lurette, il a été abandonné à son triste sort. Déserté, squatté, incendié même, il risquerait de disparaître par le fait d'individus malveillants. « Où en est dès lors la réflexion menée sur l'affectation de ce bâtiment par la Ville » interrogea M. Preumont ?

Un projet de Centre d'évocation du Folklore au sein de l'ancienne malterie, porté en partenariat avec les Amis de la Madeleine et la société Maes, avait bien été imaginé en 2000 indiqua le bg P. Magnette. Il était bien avancé lorsque, malheureusement, en 2007, la société en question cessa ses activités sur le site, ce qui remit en question le projet dans sa version intiale. On crut pouvoir se rabattre sur un solution bis avec ce promoteur privé qui manifesta dans le même temps son intérêt pour le rachat du site afin d'y créer du logement et du commerce, une voie privilégiée par le Collège de l'époque. Mais rien!. « Depuis lors, le projet n'a, hélas, plus connu d'évolution ».

Que s'est-il passé dans le chef du club de Kempo Carolo? Après 17 ans d'occupation des locaux de la rue Ferrer à Montignies/Sambre, celui-ci se retrouvera, à la rentrée, pour ainsi dire à la rue faute d'avoir reçu les autorisations nécessaires de la part de la Ville. Pratique trop violente ne s'inscrivant pas dans le cadre pédagogique du réseau communal? « Il n'a jamais été question de violence ou de non respect; aussi, sachez que le club propose des séances de psychomotricité pour les enfants dès 4 ans » insista Mohamed Fekrioui (cdH), lequel voulut savoir sur quels criètes d'évaluation étaient basés les motifs de refus.

« Nous avons bien reçu la demande du club à laquelle nous aurions aimé accorder un avis favorable. Malheureusement, celle-ci était incomplète. C'est pourquoi, la cellule pédagogique, pour émettre un avis, s'est basé sur la seule documentation qu'elle a plu glaner et qui fait apparaître que la philosophie de ce sport ne cadre pas avec le projet éducatif et pédagogique de la Ville de Charleroi » rétorqua l'échevin Serdar Kilic. « Toutefois, conclut-il, ce refus n'est absolument pas définitif et une nouvelle demande plus détaillée pourrait recevoir un accueil plus favorable ».

Des poubelles sur roulettes estampillées Ville de Charleroi en service durant les Fêtes du Parc à Montigny-le-Tilleul, c'est pour le moins étrange. Assez pour susciter une question de la part de Maxime Felon (PS). La chose est bien confirmée, dixit l'échevin Cyprien Devilers, lequel n'a pu toutefois donner la raison de la présence à l'endroit du matériel en question. « Un rapport écrit vers la Direction propreté et une proposition de courrier interpellant les autorités de Monbigny-le-Tillel sont en cours de rédaction » informa ce dernier. Entre-temps, on a rendu à César ce qui revient à César: les deux mini-conteneurs ont été rapatriés au SLT.

Les plaques d'éternit mises en décharge au champ de Beaumont posent toujours problème, selon les riverains du CET, et X. Desgain, qui s'est fait leur porte voix pour les relayer au Conseil communal. « En effet, les grands sacs de fibres d'amiante ciment sont régulièrement déchirés au moment du déversement du camion et durant leur manipulation pour être placés au bon endroit dans le CET; cela reste très préoccupant »insista le conseiller, lequel voulut en outre connaître comment la surveillance de cet établissement était exercée depuis 1 an. « Les conditions d'enfouissemernt d'amiante-ciment au sein du CET ont été débattues à chaque réunion du Comité d'accompagnement depuis le 9 janvier 2012 » informa tout d'abord l'échevine Ornella Cencig. Quant aux contrôles, effectués par plusieurs organismes agrées, ils ont conclu à chaque fois à une totale absence de fibres d'amiante. Néanmoins, a ajouté Mme Cencig, cette problématique sera une nouvelle fois inscrite à l'ordre du jour du prochain comité d'accompagnement qui se réunira le 12 septembre prochain. Enfin, l'échevine a rappelé les conclusions du rapport commandité par le ministre Philippe Henry à son Département de la Police et des Contrôles. « Ce qu'il convient de retenir de ce rapport, c'est que le département ne sollicite pas le bourgmestre pour prendre des mesures coercitives prévues par le Code de l'Environnement comme par exemple ordonner la cessation totale ou partielle de l'exploitation et, au besoin, mettre les installations sous scellés et procéder à la fermeture provisoire du centre. Le ministre ne partage donc pas votre conclusion selon laquelle les conditions fixées dans le permis restent très peu respectées ».

Des parkings sauvages et autres parkings pirates, c'est à une véritable prolifération qu'il nous est donné de voir aux abords du BSCA, à en croire un récent article paru dans Le Soir. Parfois, comme stipulé dans l'article et rappelé par Maxime Sempo (MR), en enfreignant les règles en la matière. « Si la concurrence est naturelle et augmente la satisfaction des passagers se rendant au BSCA, nous devons toutefois veiller à ce que tous les acteurs soient également traités ». Selon le bg P. Magnette, trois parkings ont été portés à la connaissance de l'administration. Il s'agit d'Airport Parking (rue de Namur à Gosselies), Easy Car (rue des Emailleries à Gosselies) et Easy Parking (rue A. Frison, à Jumet). Quant au premier cité, il appert qu'il est en possession de la déclaration environnementale DE/2013/0017; elle a été déclarée recevable le 19/02/2103 et est valable jusqu'au 6 mars 2023; quant au second, il a déposé un permis d'environnement le 12 juin 2013; le dossier se trouve en tout début de procédure d'instruction: il est dans les mains du Fonctionnaire Technique qui a jusqu'au 22 juillet pour notifier sa décision sur le caractère complet et recevable de la demande; quant au troisième, enfin, plusieurs contacts ont permis de conclure que l'établissement, comportant un local maximum de 7 voitures, n'est pas visé par les rubriques classifiant les différents types de parkings tels que précrit par le Decret relatif au Permis d'environnement.

Dernière question, celle posée par Antoine Tanzilli (cdH), au sujet du bien-être animal. Charleroi a son échevin du Bien-Etre animal, c'est fort bien, mais au vu des nouveaux cas de maltraitance observés ces derniers temps, peut-être faudrait-il, dixit le conseiller, aller plus loin. Par exemple, comme le suggérait GAIA au travers de son mémorandum pour les denières élections communales, en mettant en place une cellule de police spécifique dédiée au bien-être animal, ou a tout le moins désigner un agent de police spécialisé dans cette problématique. « la décision d'une telle mise en place doit faire l'objet d'une décision collégiale; Une réunion est programmée avec la police pour désigner un agent en charge de cette problématique » a informé l'échevin Cyprien Devilers. Ce dernier s'est aussi exprimé par la même occasion sur la problématique de la stérilisation des chats errants et des déjections canines comme le lui demandait A. Tanzilli. Quant au phénomène des chats errants, « leur prolifération impose la mise en oeuvre de solutions visant le contrôle des populations.  Pour la première fois, un budget conséquent (15.000€) est dégagé pour mener une campagne de stérilisation et de sensibilisation; quant à la problématique des déjections canines, C. Devilers a rappelé que la Ville compte environ 60 canisites, rejoints, en juin dernier, par 43 Toutounets (distributeurs de sacs pour déjections canines). Des informatifs (rappelant notamment les dispositions du RGP en la matière) viennent aussi de sortir de presse et seront distribués en collaboration avec l'administrtion, l'association des commerçants,etc. Enfin, autre mesure visée pour promouvouir le bien-être animal: une sensibilisation, comme le suggérait A. Tanzilli, à la problématique des feux d'artifice dont on sait les conséquences qu'ils peuvent avoir sur nos petits ou grands compagnons.

Pour le reste, on retiendra que le Conseil a approuvé les comptes annuels exercice 2012 de la Régie communale Autonome et donné décharge aux administrateurs de celle-ci.

La prochaine réunion du Conseil communal est fixée au 9 septembre 2013.