Au Conseil communal du 4 novembre

Vendredi 08 Novembre 2013 - 15:08

Le logement et son programme communal d'actions constituait, à côté notamment des MB2, l'un des points majeurs discutés lors de la séance du Conseil du lundi 4 novembre. Seul le groupe Ecolo s'est abstenu de voter ce Plan d'ancrage qui vise, au travers de 16 dossiers, la réalisation de quelques 890 logements à Charleroi sur la période 2014-2016.

Mais avant tout, il y avait, comme à l'accoutumée, une belle flopée d'interventions et questions d'actualité au menu.

Dans le premier registre, la première fut à mettre au crédit de Maxime Felon (PS) qui interpella l'échevin Eric Goffart au sujet de l'accessibilité à l'Hôtel de Ville, une fois le pv de la séance du 30 septembre 2013 approuvé sans remarques.

Théoriquement, fit remarquer l'élu socialiste, un ascenseur est sensé assurer la mobilité de tous les citoyens à ce bâtiment. Oui mais voilà, il est en panne depuis plusieurs mois. « Il me revient que la réparation de cet ascenseur ne serait pas programmée avant plusieurs mois par soucis de finances communales (...). En ce qui concerne l'organisation des mariages, ne serait-il pas judicieux de disposer d'une salle provisoire au rez-de-chaussée afin de permettre l'accès aux personnes à mobilité réduite? »

« Effectivement, actuellement, on a quelques manquements » a reconnu Eric Goffart. « Il s'est avéré, devait-il préciser, qu'une simple réparation des différents ascenseurs ne pouvait convenir et qu'il fallait dès lors prévoir des travaux de plus grande ampleur. Un budget est prévu sur l'exercice 2014 pour opérer une remise en ordre complète ». En attendant, oui, a-t-il conclu, il est nécessaire qu'une autre salle des mariages soit disponible pour accueillir temporairement les PMR. Soit dans une autre maison communale annexe, ou bien au rez-de-chaussée du bâtiment de la place Charles II, solution qui a d'ailleurs déjà été proposée récemment à des futurs époux qui en avaient formulé le voeu.

Encore Maxime Felon avec une intervention au sujet de la salle des fêtes de La Docherie, dont l'état, déplorable dit-il, est inquiétant. « En attendant la réalisation de travaux éventuels, n'est-il pas possible de revoir la tarification vu le peu de commodités offertes aux associations qui la loue? »

« Effectivement, je partage votre constat quant à l'urgence des interventions » indiqua l'échevin Eric Goffart. En ce qui concerne les petites interventions, dit-il, « Nous mettons tout en oeuvre pour répondre aux différentes sollicitations, comme nous le faisons généralement ». Pour les travaux à plus long terme, la rénovation de la salle est prise en compte dans le cadre du permis d'environnement qui doit y être associé. « L'administration y travaille et ça permettra d'intégrer les divers éléments tant au niveau de la rénovation, de l'esthétique de la salle que des interventions à prévoir suite aux remarques émises par le SRI. Ces travaux devront dès lors être pris en compte dans la planification pluriannuelle du et des budgets extraordinaires. La Salle de la Docherie est donc considérée comme prioritaire » conclut Eric Goffart, selon lequel il n'est cependant pas possible de revoir l'adaptation des tarifs sur base du règlement établi par le Conseil communal en date du 14 juin 2010.

Nicolas Tzanétatos (MR) s'inquiète lui des effets secondaires ressentis par les commerçants en raison des importants travaux menés depuis plusieurs mois au centre-ville. Effets secondaires financiers, notamment. « Il est pour moi important d'épauler ceux qui malgré la période difficile continuent de faire du centre-ville un lieu d'attractivité commerciale ».

Epauler comment? Pour le conseiller réformateur, en octroyant par exemple une indemnité financière (non récupérable et avec effets rétroactifs) - comme c'est le cas à Liège et à Mons- aux commerces subissant des pertes liées à des travaux publics.

Comme l'a rappelé l'échevin du Commerce, Philippe Van Cauwenberghe, il existe déjà, au niveau fédéral, un fonds d'indemnisation qui intervient sous certaines conditions. A titre d'information, pour les boutiquiers de la place de la Digue qui en ont fait la demande, il est intervenu à hauteur de quelques 450.000€.

A l'entame des importants travaux du centre-ville, a indiqué l'édile, « nous avons déjà initié une réflexion au sein des cabinets et des contacts ont déjà été pris avec l'administration. Outre l'idée d'un règlement semblable à ceux de Liège ou Mons, d'autres sont à l'étude comme une exonération fiscale partielle lors de travaux de longue durée (taxes sur la force motrice, sur les débits de boissons,...), mais, malheureusement, cette problématique n'est pas aussi simple et il existe des règlements qui restreignent les possibilités ».

Ainsi, ajouta-il, les indemnités ne sont envisageables que lorsque les travaux sont effectués par la Ville en sa qualité de maître d'ouvrage. De plus, le montant de l'indemnisation s'élève à 25€ par jour/commerce avec un plafond maximum de 1000€/an. Celle-ci est octroyée aux commerces de la rue rendue totalement inaccessible au trafic automobile pendant 7 jours. Enfin, Ph. Van Cau a rappelé que la situation budgétaire de la Ville ne permettait pas d'adopter des règlements dispendieux. « Nous travaillons à une solution crédible et acceptable pour tous et pour le bien de tous » a-t-il conclu.

Après Nicolas Tzanétatos, Imane Icham (PS), et une intervention suscitée par la situation inquiétante (en termes de salubrité et de sécurité) qu'il a pu découvrir dernièrement au cimetière de Couillet. « A ce jour, j'ai pu constater que de menus travaux avaient été effectués, dont l'étancement d'un mur; je ne peux qu'imaginer que d'autres travaux, durables, seront réalisés, et je ne manquerai pas de me le faire confirmer par l'administration » rétorqua l'échevine Françoise Daspremont. Laquelle profita de l'occasion pour préciser certaines notions quant à la gestion des cimetières (24 au total sur l'entité).

Tout d'abord, qu'il appartient aux familles d'entretenir et de préserver les sépultures dont elles sont titulaires ou concessionnaires. « Du côté de la Ville, une seule personne est chargée de la gestion administrative ». Quand un problème se pose, et lorsque les services compétents ne peuvent le résoudre, il n'est pas rare, s'il est urgent, qu'il soit pris en charge par les fossoyeurs, ce qui fut le cas au cimetière de Couillet-Centre pour le terrassement et la pose de conduites d'eau précisa-t-elle. « S'ils sont importants, un marché public est dès lors établi; la Citoyenneté inscrit chaque année au budget, des sommes importantes pour la réfection des cimetières. Mais, trop longtemps, des crédits extraordinaires n'ont pu être utilisés par manque de personnel qualifié pour la confection des cahiers spéciaux des charges » (un élément qui n'a pas été sans susciter l'étonnement de Mme El Bourezgui - Ecolo).

Enfin, pour répondre à son premier interlocuteur, l'édile a confirmé qu'il existait bien un plan global de gestion (dynamique) des cimetières, le fameux plan Osiris. « Il s'agit d'un projet global en dix points pour la mise en valeur de notre patrimoine funéraire qui n'était plus rencontré depuis plusieurs années. Nous mettons tout en oeuvre pour le réaliser, mais il faudra le phaser et ça peut prendre un certain temps. »

Notons aussi, dixit l'échevin Eric Goffart, que certains travaux seront en attendant aussi menés dans certains cimetières, dans le cadre des marchés Stock où un lot spécifique est prévu en ce qui concerne les voiries.

Plus particulièrement en ce qui concerne la sécurité, objet d'une interpellation de Mohamed Kadim (cdH), Françoise Daspremont indiqua qu'une réflexion est menée quant à la possibilité d'étendre à tous les cimetières la pose de caméras panoramiques, plus sensibles et plus dissuasives. (Ne serait-ce pas plus efficace d'engager du personnel?- Sofie Merckx, PTB+)« Mais l'arsenal de sécurisation passe aussi par le rehaussement des murs d'enceinte à certains endroits, de travaux de consolidation de certains accès, par la pose de fermetures automatiques ou encore de barrières ». Qu'il s'agirait à tout le moins de fermer systématiquement la nuit, ce qui n'est pas forcément le cas aujourd'hui, comme le regretta M. Sempo (MR).

On en vint ensuite aux garderies scolaires et l'interpellation de Xavier Desgain (Ecolo), lequel voulut connaître le bilan (fréquentation, conséquences éventuelles sur l'emploi, effectifs, etc) depuis la mise en oeuvre de la nouvelle organisation administrative et financière intervenue à la dernière rentrée.

Avant que l'échevin Serdar Kilic ne puisse lui donner sa réponse, Sofie Merckx (PTB+)pris également la parole sur le sujet pour dire tout son mécontentement: « La réorganisation des garderies scolaires (après la suppression des repas chauds et les transports dans et vers les CRA,) avec une hausse des tarifs qu'elle implique, cela porte atteinte aux droits de l'enfant; ce qui est présenté comme une simple réforme administrative risque en fait de contribuer à accentuer la discrimination scolaire. On se demande vraiment quel est la logique de tels choix ».

Pour l'échevin de l'Education, le but premier de cettre réforme était de perreniser les structures d'accueil: « Nous sommes conscients qu'elle est perfectible, mais savons aussi que le mieux est l'ennemi du bien. Le fait qu'elle permet au personnel de se recentrer sur ses missions prioritaires, cela ne peut être perçu comme une mauvaise chose. Qui plus est, loin de vouloir enrichir les finances communales sur le dos des familles, la réforme ATL a été conçue avec un système de tarification plus juste, pour adapter son coût au service réelllement sollicité par les familles ».

Pour Serdar Kilic, « Au contraire, de nombreuses familles verront leur budget garderie diminuer ». De plus, « Nous avons systématisé la délivrance d'attestations fiscales, instauré la gratuité pour les tranches horaires inconfortables et, mieux, établi dans nos projections aucune augmentation significative des recettes » . Afin de suivre à la trace l'évolution de la fréquentation, « Depuis septembre 2013, les présences sont encodées dans un programme informatique, ce qui permettra d'établir des moyennes par implantation scolaire et par tranche horaire, ce qui ne se faisait pas jusqu'ici ». Justement, à ce sujet, l'édile a tenu à réfuter des allégations rapportées par une « certaine presse »: « Au contraire, on peut même parler de stabilité ». Une évaluation de la réforme est prévue fin novembre a encore indiqué l'échevin selon lequel certaines améliorations sont d'ores et déjà envisagées notamment en ce qui concerne l'accueil du mercredi après-midi qui pourrait se doubler d'une véritbale école des devoirs. Enfin, quant au personnel, il se compose de 678 accueillants chargés de l'accueil des enfants tous réseaux confondus; 69 agents sont en attente d'un contrat à durée indéterminée pour l'encadrement des temps de midi.

« Je m'attendais à des éléments de réponse plus précis, je suis assez désemparé de ne pas les avoir obtenus; c'est dommage » conclut quant à lui X. Desgain; quant à Sofie Merckx, elle a tout de même fait remarquer qu'à l'article budgétaire « garderie », aux 900.000€ de 2012, il était prévu une augmentation de 200.000€ en 2013, « somme qui est recherchée dans la poche des ménages ». Sauf, s'empressa de rectifier le bourgmestre Paul Magnette, « qu'elle se fera uniquement via une meilleure perception de ce qui est dû. »

Les pompiers sont furax! Ce 21 octobre encore ils manifestaient leur ras-le-bol devant les portes de l'hôtel de ville. L'ojet de leur ire? Comme l'ont indiqué Luc Parmentier (Ecolo) et Fabienne Prévinaire PS), leurs conditions de travail. « Cela fait des décennies que nos pompiers manifestent régulièrement pour obtenir de simples conditions de travail décentes; « Ils mettent régulièrement en péril leur vie pour sauver celle des autres, trouvez-vous normal de les laisser travailler dans un tel de lieu de travail? » dirent en substance, respectivement, les deux conseillers avant d'interroger aussi le bourgmestre sur la problématique des recrutements et sur le calendrier des travaux de la futur caserne de Marcinelle.

Quant aux recrutements, le bourgmestre P. Magnette indiqua que, relatvement au Plan d'embauche, une enveloppe de quelque 1,6 million d'€ serait inscrite au projet de budget 2014 pour recruter 32 sapeurs-pompiers. A cette fin, les épreuves de sélection devraient avoir lieu dans le courant du premier trimestre de l'année prochaine. D'autres engagements sont également prévus: 2 sous-lieutenants, 4 employés d'administration et un technicien, la promotion de 85 agents de différents grades est aussi à l'ordre du jour.

En ce qui concerne les travaux, pour la caserne de Charleroi, ceux de mise en conformité des sanitaires devraient démarrer d'ici la fin de l'année pour un coût de 55.000€; pour ce qui concerne le poste avancé de Jumet, en attendant la réalisation (2015) des nouveaux locaux (projet estimé à 554.000€), de petits aménagements seraient effectués en 2014 en ce qui concerne les sanitaires.

Enfin, en ce qui concerne la future caserne (projet de 33 millions d'€), le bg a indiqué que la demande de permis unique avait été introduite en date du 12 août 2013, que l'enquête publique avait démarré le 2 novembre et que l'on était donc en attente de l'octroi du permis unique, mais que, pour l'heure, le planning était intégralement respecté.

Une question de J.Ph. Preumont (PS) permit à l'échevin Serge Beghin de faire le bilan du récent salon Charleroi-Hainaut Seniors accueilli récemment dans les locaux de la MPA et du complexe communal de la Division Prévention Quartiers à Monceau. « En qualité de co-organisateur, nous pouvons nous montrer positifs vis-à-vis de cette manifestation centrée cette année sur la thématique du sport et du bien-être ». A tel point, devait indiquer l'édile, « que nous souhaiterions renouveler le partenariai l'année prochaine ». Et pour cause: Plus de 1000 personnes ont visité l'événement : « Elles se sont montré particulièrement intéressées par l'action ». Une action rendue possible grâce à la présence d'une cinquantaine d'exposants (police locale, services publics dont celui des Aînés, associations,etc) venus avec des produits de bouche, de l'artisanat, de la documentation et toute autre information à même, dixit, Serge Beghin, de renseigner et apporter un peu de couleur dans la vie de nos seniors...

Encore J.Ph. Preumont pour suivre avec une question portant sur le quartier des Vallées, à Gilly, où plusieurs problèmes de sécurité et de propreté y sont à noter aux abords notamment des installations du RFC Gilly, du (et dans le) Vélodromme ou encore en face du lycée François de Salles où l'on déplore la présence d'un égoût à ciel ouvert.

Relativement à la propreté, « Effectivement la situation est terrible et nul doute qu'elle necessite l'intervention de la Ville » selon l'échevin Cyprien Devilers. « Le constat que nous faisons est qu'il y a une formation systématique des dépôts clandestins à répétition, chaque semaine, un phénomène qui retient toute notre attention, mais qui a lieu principalement sur un terrain privé ». Le propriétaire de celui-ci sera d'ailleurs bientôt convoqué pour autidion et sur base de celle-ci, « Nous déciderons s'il y a lieu d'éxécuter des mesures d'office ».

En ce qui concerne les abords du RFC Gilly, « Nous remarquons la présence de toute une série de détritus abandonnés à proximité des surfaces de jeu . Nous ne pouvons qu'encourager le club à sensibiliser ses membres et le public à faire preuve de plus de civisme».

Par rapport à la sécurité aux abords des installations sportives, les services de la Ville ont rencontré les représentants de la société en charge des travaux d'aménagement des espaces commeriaux adjaçants qui ont confirmé, dixit l'échevin Goffart, que la clôture enlevée (stockée en lieu sûr) serait prochainement réinstallée, ce qui rendra au terrain sa protection antérieure.

En ce qui concerne le vélodrome, les sièges coquilles (ainsi que les attaches saillantes) devraient être enlevés prochainement (courant du mois de novembre) par les bons soins des ouvriers de l'abl Parc des Sports à qui a été confiée la gestion du site. A ce sujet, à noter, selon l'édile, qu'une inspection sécurité a été menée à deux reprises sur le site et qu'elle n'a pas mis en évidence des problèmes de sécurité induits par la présence de bétons effrités.
Enfin, il y a cet égoût à ciel ouvert. « Par mesure d'hygiène la ville a déjà fait réaliser un fossé afin d'éviter des inondations à hauteur de l'établissement scolaire ». Des travaux plus conséquents sont toutefois à l'étude chez Igretec d'où on attend un projet d'ici fin 2013. En attendant, histoire d'éviter les catastrophes, l'endroit sera mieux sécurisé comme le suggérait M. Preumont.

En cas de décès, des familles veulent souvent organiser une cérémonie en dehors d'un cadre religieux mais, cette volonté est difficile à mettre en pratique selon Luc Parmentier (Ecolo). Et lui, dès lors, citant l'exemple de Namur, d'interroger l'échevine Françoise Daspremont: « Votre majorité compte-t-elle dédicacer rapidemernt un ou des espaces publics sur le territoire de Charleroi à l'organisation de funérailles non confesisonnelles »?

« Cela demande qu'une réflexion sérieuse soit menée; la Ville de Namur l'a menée et nous pourrions nous inspirer de ce modèle. En tout état de cause, devait indiquer l'échevine en charge de l'Etat-civil, « Dans le cadre de la réflexion qui est menée actuellement sur la réorganisation des Guichets uniques, il s'agira d'intégrer cette proposition de reconversion d'une MCA en un lieu de cérémonie laïque et d'en évaluer la faisabilité ».

Pour Kevin Saladé (PS ): « Peut-être que la solution la plus simple serait de rendre accessible la Maison de la Laïcité aux PMR et aux cercueils ».

Mot de la fin de l'échevine: « Toutes les propositions seront prises en compte et puis on trouvera sûrement la solution idéale ».

De la mise en bière, la transition était facile pour Maxime Felon (PS) de parler, sans mauvais jeu de mots, d'une autre bière, celle qui coule souvent à flot lors des baptêmes estudiantins. Ces mêmes baptêmes estudiantins que la police, saisie de plaintes officieuses selon l'élu, inquiet, aurait menacé d'interdire tout récemment sur le territoire de la commune de Jumet. Pourtant « Notre cité veut soutenir toutes les formes de vie associative locale qui contribuent à la convivialité et au lien social et ces différents cercles estudiantins font partie de notre culture et de notre folklore » Dès lors, « Ne devrions-nous pas davantage les soutenir en leur facilitant l'accès à des locaux pouvant les accueillir et en édictant une Charte de la vie estudiantine »?

« Il n'y a jamais eu d'arrêté de police pris pour interdire les baptêmes estudiantins ni sur le territoire de Jumet ni sur l'ensemble de la zone de Charleroi. Il n'entre en aucune façon dans mes intentions d'entraver la vie et le folklore estudiantins, bien au contraire, » rassura d'emblée P. Magnette.

Quant à une Charte de la vie estudiantine, « C'est effectivement une bonne idée, même s'il nous semble, devait préciser l'échevin A. Dufrane, que nous ne sommes pas l' interlocuteur idéal en la matière. A notre sens, elle devrait plutôt se matérialiser entre les étudiants et les autorités académiques du P.O. Néanmoins, nous sommes très attentifs à cette demande et nous ne manquerons pas de l'accompagner ». Cela étant, a ajouté l'échevin, « J'ai déjà soumis l'idée d'un lieu unique pour toutes les soirées estudiantines dans la zone de l'esplanade Solvay.. Après discussion, il est apparu que le projet serait plus pertinent lorsque la Cité des Métiers de l'université ouverte serait créé » devait conclure l'édile qui a confirmé la volonté de la Ville de maintenir avec les étudiants un dialogue serein et constructif.

C'était un samedi, un samedi « ordinaire », un de ces samedis où Jean-Pierre Deprez (MR) a poursuivi son petit tour de ville. Une plongée au coeur des travaux, des chantiers, des rues aux commerces fermés... De quoi susciter le frisson et comme un sentiment d'être rassuré au plus vite: « A quand et selon quelles modalités va-t-on bien pouvoir réinsuffler du dynamisme et de l'activité dans cette partie de ville qui constitue pourtant une vitrine – pour l'heure essentiellement négative – de notre cité pour tous ceux qui sont amenés à la fréquenter le plus souvent pour des raisons professionnelles? Rien n'est pire que de vivre dans l'incertitude ».

Effectivement, rien n'est pire que de vivre dans l'incertitude a admis P. Magnette « Nous sommes tous conscients que la transition que vit Charleroi, avec tous ces chantiers peut donner une image saisissante pour qui n'est pas au courant. Mais les Carolos eux savent que cette transition est en cours et que l'on commence à voire le visage du futur centre ville et de la ville basse en particulier ».

Les travaux justement et ses échéances.

En ce qui concerne les colonnades, les trois sociétés dédicacées à cette fin ont jusque fin de l'année pour faire offre à l'amiable aux propriétaires. Si la transaction échoue, « Elles pourront alors demander à la Ville de procéder à l'expropriation des immeubles concernés, mais notre plus vif souhait est qu'un accord puisse intervenir ».

Du côté de la place Albert 1er et du boulevard Tirou maintenant. Il y a bien sûr le projet Rive Gauche. Les travaux de démolition ont commencé le 25 septembre dernier et ils devraient se terminer à la mi-mars 2014. Une nouvelle demande de permis d'envionnement et d'urbanisme a été introduite le 17 juillet 2013. Ils devraient être octroyés début 2014; les travaux devraient débuter dans la foulée et s'étaler sur une période de 30 mois. Il y a aussi le Centre électronique: « il renaîtra partiellement sous les traits d'une sandwicherie de la chaîne « Points chauds  qui occupera le rez et le 1er étage ».

Les quais de Sambre (Phénix 4)?: L'aboutissement des travaux est attendu pour fin juin 2014.

La gare du Sud? ? « En étroite collaboration avec les services communaux, la SNCB a présenté un vaste programme de redéploiement de ce quartier. Il ambitionne notamment de faire jouer à la gare du Sud le rôle de trait d'union entre la ville basse et le quartier de la Villette. A noter, comme indiqué par le Bg, que le gouvernement fédéral a approuvé le plan pluriannuel de la SNCB et prévu les montants nécessaires à la réalisation de ces travaux, qui ont d'ailleurs déjà commencé, a pricisé P. Magnette, avec la démolition des bâtiments dits Wagner et bientôt du Conforama. « On voit qu'au fil des années, les espaces circonscrits entre la gare, la Sambre, le pont de la Villette et celui de la Résistance sera entièrement restructuré. Tout cela ne se fait évidemment pas en un jour; mon seul espoir est que les délais fixés puissent être respectés étant entendu qu'ils dépendent notamment de cours judiciaires sur lesquels nous n'avons pas prise ».

Toujours en parlant de travaux à la ville basse, on sait qu'ils ne vont pas sans mettre à rude épreuve les nerfs des automobilistes, d'où des altercations constatées avec les stewards urbains. « Les agents sont-ils formés pour réagir de manière efficace aux agressions éventuelles; la police de charleroi joue-t-elle un rôle dans ce travail de prévention/information des automobilistes » devait interroger en substance M. Fekrioui? (cdH).

« Depuis le 9 octobre dernier, la police locale, les stewards urbains et les gardiens de la Paix collaborent au jour le jour pour dispenser des informations pertinentes en matière de mobilité aux usagers » informa P. Magnette. « Ce dispositif est évalué chaque semaine et briefé en fonction de l'évolution des chantiers. Les informations sont aussi diffusées via divers canaux de communication ».

En ce qui concerne la formation, « les gardiens de la paix ont suivi une formation de 90 h leur permettant de réagir de manière efficace à des comportements agressifs; les stewards urbains sont quant à eux formés en communication. Cette formation comporte notamment un module gestion des conflits . L'ensemble de ces formations paraissent suffisantes pour permettre aux personnes concernées de répondre de manière efficace et adéquate aux éventuelles agressions dont elles pourraient faire l'objet dans l'exercice de leur fonction; nous ne pouvons que nous réjouir du travail remarquable qu'elles font sur le terrain » devait conclure P. Magnette, qui en appelle au civisme des Carolos à l'égard de personnes qui sont là pour les informer et les aider.

Dernière question d'actualité, celle posée par Albert Frère (cdH), au sujet de la sécurité encore, mais cette fois au sein des logements de service public. Pourrait-on envisager un retour des concierges? Existe-t-il un plan d'actions ville dans ce cadre interrogea-t-il?

« Il est certain que la présence permanente d'un concierge sur place a un effet dissuasif. Mais pourquoi ont-ils disparu? Je ne peux que vous inviter à poser directement la question à la Sambrienne » devait rétorquer P. Magnette. « Bien entendu, si les actes posés sur le terrain constituent des activités de gardiennage au sens de la loi du 10 avril 1990, elles ne peuvent être effectuées que par des agents titualaires d'une identification appartenant à une entreprise ou société autorisée. Par contre, devait conclure le maieur, « Pour ce qui concerne la sécurisation des abords des logements sociaux, je tiens à signaler que toute mon attention est portée sur la problématique de cet ordre. J'en veux pour preuve l'opération menée récemment dans le cadre d'un projet pilote à la Cour Dejean, à Dampremy. Ces actions seront poursuivies et étendues à d'autres zones en étroite collaboration avec les forces de l'ordre, les services communaux et la Sambrienne ».

Dans le reste de l'ordre du jour, il y avait ensuite les deux points relatifs aux MB2 de la Zone de police et du budget communal, exposés par M. Eric Ridolfo, des services financiers.

En résumé, pour le premier, si le résultat à l'exercice propre du service ordinaire faisait apparaître un déficit de 5,3 M€, on passe, avec la MB2, à 4,4 M€ (pour rappel, le déficit autorisé pour 2013 dans le cadre de la projection pluriannuelle de gestion actualisée en 2012 est de 5,3 M€.

Toujours par rapport à la MB1, les prévisions de recettes se sont accrues de 1 M€, tandis que les prévisions de dépenses se sont elles accrues de 100.000 €.

Résultats des exercices antérieurs: on passe d'un déficit de 3,6 M€ à un boni de 14,1 M€, mais, malgré tout a indiqué M. Ridolfo, il y a 2,8 M€ de compléments d'exercices antérieurs qui sont nécessaires de plus qu'en MB1. Au niveau du résultat global, à l'exercice propre on arrive à une baisse de 21,8 M€ par rapport à la MB1 2013 qui était de 4,2 M€.

A l'extraordinaire, si la MB1 laissait apparaître un résultat de 2 M€, il passe dans le projet de MB2 à 4 M€ à cause de 2 factures principalement: l'intégration du compte 2012 qui permet d'améliorer la situation de 1,8 M€ et la régularisation d'un financement d'investissements actés en 2012 pour lequel les recettes équivalentes avaient été supprimées de la comptabilité.

Au niveau de la Zone de Police, la dotation communale de 55,3 M€ reste la même dans la MB2. Au service ordinaire, on remarquera une prévision de diminution de 4,9 M€ des dépenses de personnel, essentiellement due au report des renforts qui étaient attendus, à la diminution des heures supplémentaires nocturnes et des week-end; il y a aussi 100.000 € en récupération de traitements indûment versés, on a aussi augmenté de 500.000€ les prévisions pour les factures d'eau, de gaz et d'électricité (essentiellement pour une facture d'eau de 400.000€ - fuite non détectée) et enfin, 300.000€ de divers compléments d'exercices antérieurs.

Au service extraordinaire, il y a une réduction des investissements financiers par emprunt de 100.000€ avec un léger ajustement des acquisitions d'appareillages anti-déflagration pour les salles de tir, 20.000€ d'acquisitions de mobilier et une réduction de 120.000€ pour la suppression de postes téléphoniques dans les commissariats actuels.

Avant les votes, les réactions. Luc Parmentier (Ecolo): « Grande première à Charleroi: Ce sera le 2è budget technique que vous voterez cette année ». Le 1er budget voté en début d'année avait été concocté par l'administration sans que les politiques ne mettent les mains dans le camboui et maintenant nous devons voter cette modification budgétaire où une kyrielle de projets importants ont été supprimés sans doute pour améliorer le taux d'exécution à l'extraordinaire. Pour ces raisons, notre groupe votera contre la nouvelle modification 2013 du budget communal mais votera positivement celui de la Zone de Police ».

Un oui d'Ecolo donc pour la MB2 de la Zone de Police, ce qui n'empêcha cependant pas L. Parmentier de faire part de quelques critiques. Notamment en ce qui concerne la récupération des traitements indûment versés à nos agents: « Je ne suis pas certain que cela améliorera l'attractivité de notre zone pour recruter de nouveaux policiers, preuve en est la dimunition à hauteur de 4,2 M€ du poste « traitements du personnel ». Luc Parmentier s'est aussi montré critique envers cette fuite d'eau à l'hôtel de police dont coût 400.000€: « Une belle somme qui aurait permis de rendre Charleroi un peu plus sécure ».

Dernier gros point point de la soirée, celui consacré au programme communal d'actions en matière de logements pour la période 2014-2016. Comme l'expliqua l'échevine Ornella Cencig, il ambitionne ni plus ni moins la réalisation de quelques 890 logements au travers de 16 projets, portés essentiellemt par la Sambrienne (57 maisons et 833 appartements). Sur quoi met-il l'accent? Tout d'abord sur le logement de transit: « Les 4 premiers projets que nous mettrons en avant ce sont donc 16 logements de ce type qui porteront la capacité à 41 (contre 27) ». La seconde priorité de la majorité: le Communuty Land Trust (CLT), autrrement dit, une possibilité offerte à un public précarisé d'accéder à la propriété; 3.: les logements pour familles nombreuses. « Il est certain que nous n'obtiendrons pas tout, mais je pense qu'il faut être optimiste et qu'on aille plaider notre cause auprès du ministre (lequel a accepté un report de date pour l'introduction des dossiers). Il faut savoir que la plupart des projets ont été jugés recevables techniquement et urbanistiquement parlant par le Fonctionnaire délégué ».

Les réactions, d'abord de Sofie Merckx, puis celle de Xavier Desgain. « Le PTB va soutenir ce plan indiqua la première, qui s'est dit surprise de ce qu'elle a pu y trouver, mais nous resterons attentifs à l'exécution de ces idées ou de cette volonté politique  quand on sait que sur les 242 logements prévus dans le cadre du Plan précédant, seuls 7 étaient loués au premier janvier 2013.  Pour le PTB, c'est bien, mais il faudra aller encore plus dans ce sens car pour nous il faut 30% de logements publics, soit 25.000 à Charleroi ».

Xavier Desgain: « Nous constatons qu'il y a de bonnes choses, et d'autrres moins bonnes ». Dans ce dernier rayon: l'absence de mesures pour rencontrer la problématique des personnes vivant seules (41% en 2010 contre 33% en 2001 à Charleroi); l'absence de priorités en faveur de la rénovation de logements situés aux étages des commerces, la localisation très décentrée de certains projets pouvant poser problème en terme de mobilité, enfin, relativement aux normes énergétiques, que tout ne puisse pas se faire à la norme passive, soit la plus stricte en matière de consommation.

Répondant pêle-mêle aux deux interventions, l'échevine Ornella Cencig devait rappeler qu'en ce qui concerne le taux d'éxécution, si la Ville disposait, c'est bien entendu le GW qui décidait. Pas assez de logements pour personnes isolées? « Si on analyse le Plan d'ancrage, il y a 131 appartements 1 chambre prévus et 261 autres logements adaptables ». Trop de logements inoccupés (selon X. Desgain bien plus que les 1305 répertoriés en 2012)): « Le PA n'est qu'une partie des priorités reprenant notre politique du logement; tout ne s'y trouve pas mais cette problématique fait partie aussi de nos priorités à laquelle on s'attellera au travers d'autres mécanismes ». Enfin, quant à la localisation jugée trop décentrée de certains projets, O. Cencig a indiqué que chaque dossier avait été choisi pour accompagner un travail de redynamisation en cours dans les quartiers et sur base d'une bonne desserte des transports en commun.

Le Plan d'ancrage a finalement été adopté majorité-PTB+ avec abstention d'Ecolo.

Dans le reste de l'ordre du jour, on retiendra que le point 17 avait trait à l'acquisition d'un chargeur téléscopique et de ses options pour le SRI. Cela permit à L. Parmentier (Ecolo) de redondir sur l'avis à établir par le Directeur financier qui doit accompagner, depuis l'entrée en vigueur de la réforme des Grades légaux en septembre dernier, tout marché ayant une incidence financière ou budgétaire supérieure à 22.000€. « Dans ce dossier, nous en sommes à 113.000€, et je ne le retrouve pas, ni dans d'autres présentés ce soir au Conseil ». D'où, « qu'en est-il de la légalité de ces dossiers » s'est interrogé en substance l'élu écologiste? « Le plan d'embauche prévoit de renforcer l'équipe du Directeur financier, pour permettre justement la mise en oeuvre de la réforme des cadres légaux et des dispositions qui lui sont attachées » rétorqua le bg P. Magnette. « En attendant, l'absence d'avis n'invalide pas les décisions: la Tutelle est évidemment consciente qu'il s'agit d'une réforme importante et que celle-ci va s'installer progressivement ».

« Il serait peut-être temps de mettre en place cet avis de légalité, car, à mon avis, cela met en porte-à-faux nos décisions en même temps que celle du Directeur financier » conclut L. Parmentier.

Il y avait également beaucoup de points en urgence, certains présentés en séance même, chose trop peu au goût des groupes PTB+ et Ecolo, mais également de Maxime Sempo (MR) lequel demanda pour sa part, qu'à tout le moins, les conseillers puissent disposer de l'intitulé écrit de ceux-ci.

Parmi ces point urgents, la Convention transactionnelle entre la Ville et le Sporting club de Charleroi qui entend donc, on le sait, mettre un terme à près de dix années de litiges. « Il aurait été intéressant, pour ce dossier en particulier, de disposer de l'avis du Directeur financier, dixit L. Parmentier.

Enfin, à notrer que le Conseil a octroyé le titre d'Echevin honoraire à Gérard Monseux (PS).