Au Conseil communal du 27 janvier

Vendredi 31 Janvier 2014 - 10:07

Réunion du Conseil communal chargée en interventions et questions d'actualité, le lundi 27 janvier. On en recensait en effet pas moins de 17 au total à l'ordre du jour de cette première séance 2014. Une séance quelque peu chahutée par des locataires mécontents de la Sambrienne.

Mais commençons dans l'ordre. D'abord par la remarque de Luc Parmentier (Ecolo) non pas eu égard au PV de la séance du 23/12/2013 (approuvé sans remarque) mais au sujet de l'ordre du jour: « je m'attendais à y trouver 2 points qui ne s'y trouvent pas. Il y a le fait que nous n'avons plus de directeur général suite à son non recours au Conseil d'Etat et le remplacement de celui-ci par M. Fraiture en tant que DG ff »

« Au sujet de la 1ère remarque, on dispose d'un délai de six mois pour lancer la procédure de recrutement; quant à la seconde, il s'agit d'une vacance de deux jours, la chose a été actée par le Collège, mais on vérifiera s'il doit en être de même par le Conseil » a expliqué le bg P. Magnette.

Ce dernier a ensuite ouvert le chapitre des interventions et une, tout d'abord, conjuguée de Kevin Saladé (PS), Xavier Desgain (Ecolo) et M. Sempo (MR) à propos de la reconversion du site de Carsid à Marchienne dévoilée voici quelques semaines.

Cette reconversion, un beau dessein, estiment les conseillers, mais qui ne laisse pas de poser certaines questions. « Les aspects essentiels/écueils à éviter comme prescrit par le Schéma de structure communal et le Schéma directeur pour l'Urbanisation de la Porte Ouest ont-ils été intégrés au protocole d'accord? » Devait se demander en substance Kévin Saladé, lequel, comme ses deux collègues fut soucieux de savoir ce qu'il restera, après-coup, à l'endroit, comme trace du passé industriel de Charleroi. « Il n'existe déjà plus rien à l'Est, doit-on se résoudre à effacer tout témoignage à l'Ouest? Des exemples récents de reconversion industrielle, notamment en Lorraine, en Sarre et au Grand Duché de Luxembourg (...) ont montré qu'il était possible de conserver et valoriser des vestiges du passé sidérurgique, tout en orientant de manière radicalement différente l'affectation de certains sites, jusqu'à en faire des zones à haute attractivité touristique, culturelle, récréative, économique et écologique ».

« Ne serait-il pas plus intéressant de réaffecter l'ensemble de la zone à l'activité économique? Devait surenchérir pour sa part X. Desgain, qui, à l'instar de Maxime Sempo - ce projet est synonyme de création d'emplois, d'activité économique aux portes de notre centre-ville- il paraît important, « à l'image de ce qui a pu être réalisé dans d'autres régions d'Europe, d'en préserver les traces ».

Et l'un et l'autre de penser plus particulièrement au Haut Fourneau n°4. « C'est outil (inauguré le 3 décembre 1963) n'est pas qu'un simple haut fourneau; il est évidemment le symbole de notre patrimoine indutriel, trace inéluctable de son passé glorieux; c'est aussi l'outil par excellence aux yeux des sidérurgistes (certains étaient présents dans la salle ), le symbole de leur savoir-faire. A mes yeux, devait insister M. Sempo, s'il ne s'agit pas de créer un nouveau pôle muséal, le site du HF peut aisément s'insérer dans la dynamique volontaire de revitalisation du tissu urbain dans le respect de son histoire ».

Le HF n°4 emblème de tout un pan de notre histoire, qu'il faut préserver à tout prix de la démolition, voilà d'ailleurs, comme l'ont rappelé les deux élus, la mission que s'est fixée un Collectif récemment mis sur pied.

« Comme vous, je me réjouis tout d'abord que ce dossier avance; la pire des choses ce serait de ne rien faire et je rappelle qu'il s'agit ici d'une zone représentant une superfie de 104 hectares ». Qui peuvent se scinder en 3 parties distinctes comme devait le préciser P. Magnette.

Primo, une zone de 29 ha située entre les usines de Thy-Marcinelle et Industeel et celle de la Villette qui, compte tenu de son enclave en périmétre Sevéso, de ses équipements en terme logistique, etc, aurait pour vocation à rester un lieu d'activités industrielles; Idem pour la 2è (9 ha) délimitée au nord par la RN 90 et le métro et, au sud, la ligne ferroviaire 260 et la Sambre. « Elle devrait pouvoir accueillir un pôle d'activités industrielles dans le domaine du recyclage en ligne avec ce que l'on appelle aujourd'hui l'économie circulaire; il y est prévu un centre de traitement de terres ainsi qu'une unité de transformation de recyclage de minerai de fer. Un projet de recyclage de produits plastiques est également à l'étude ». Ces projets pourraient générer, selon P. Magnette, entre 100 et 150 emplois directs.

Enfin, la troisième zone (66 ha) devrait être destinée, en grande majorité elle aussi, à de l'activité économique (mais de type PME); une partie de celle-ci seulement, celle située à proximité de la gare de Marchienne pourrait selon P. Magnette faire l'objet d'une transition vers le noyau urbain avec du logement, du commerce et des espaces bureau.

Enfin, pour ce qui est de l'aspect patrimoine, « ce qui est suggéré, c'est la mise sur pied d'une commission Patrimoine industriel de la Porte Ouest ». Elle aura pour mission, notamment, de réaliser une étude comparée des projets voisins, d'analyser les impacts en terme de coûts et d'avantages à maintenir certains vestiges dans une zone en redéveloppement économique. Ses conclusions sont attendues vers septembre prochain. En attendant, a conclu P. Magnette, rassurant au passage ses interpellants, les permis accordés à ce stade portent sur de petits travaux préparatoires.

Le dialogue, ou plutôt le manque de dialogue au sein de la Sambrienne, à l'origine de la non résolution de pannes, de problèmes d'humidité, de canalisations bouchées et autres avaries, etc, c'était l'objet de l'intervention suivante dévolue à Sofie Merckx (PTB+) « Interpellée par des locataires sur l'état de leur logement ainsi que sur le manque d'écoute de la part de la Sambrienne, je tenais à vous interpeller au sujet des conditions de vie d'un habitant sur 10 dans notre ville. » Et l'élue de relater, avec force détail et à grand renfort d'exemples, tout un pannel d'avaries rendant difficile le quotidien de bien des gens.

« Je dois vous rappeler qu'au sein de ce Conseil communal, on débat de questions qui sont du ressort de la Ville; vous parlez ici d'une société de logements qui n'est pas la Ville et c'est à son Conseil d'administration qu'il faut les poser. Je ne peux que vous inviter à adresser un courrier à M. Hicham Imane, président de la Sambrienne, lequel vous apportera toutes les réponses nécessaires » devait se contenter de déclarer P. Magnette.

« Pourquoi ne pas m'avoir avertie que vous ne répondriez pas à ma question, s'insurgea alors Sofie Merckx? «Elle était pourtant inscrite à l'ordre du jour.  C'est une première qu'on ne réponde pas, c'est honteux, c'est faire preuve d'un profond mépris, conclut-elle, dans un brouhaha de huées émanant de locataires visiblement peu satisfaits d'être ainsi éconduits.

L'intervention suivante, de M. Sempo (MR), donna lieu à moins d'agitation. En fait, l'élu réformateur voulait savoir ce que devenait le site Verlipack, à Jumet? « La situation reste inchangée depuis 10 ans. En effet, outre la démolition des bâtiments de l'ancienne verrerie, ni dépollution ni réhabilitation n'ont été effectuées sur ce site » regretta Maxime Sempo, précisant que l'endroit est désormais squatté dans des conditions d'hygiène et de salubrité désastreuses. « En attendant une réelle avancée, des mesures de sécurisation et de clôture du lieu sont-elles réalisables afin de limiter les nuisances liées aux squatteurs présents? »

« Des contacts ont déjà eu lieu entre le propriétaire et les services de l'aménagement urbain dans le cadre de la procédure judiciaire que vous rappeler » a précisé P. Magnette (par un jugement rendu en date du 10/01/2013, le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné le propriétaire à, notamment, assainir les lieux et introduire un plan de réhabilitation sous peine d'astreintes financières). Selon ce qui m'a été communiqué, un projet est à l'étude mais pas encore finalisé. Quand tel sera le cas, nous l'étudierons afin de lui donner une base légale. Entre-temps, un courrier sera envoyé au propriétaire l'invitant à clôturer le terrain et à veiller à sa propreté ».

« Cela devient vraiment urgent, il fait sale et les riverains s'en plaignent » a insisté M. Sempo.

Beaucoup de villes ont réclamé et obtenu la dénomination de « ville touristique ». Fabienne Devilers (MR) se demande si, « à l'instar de ces autres villes wallonnes, Charleroi ne devait pas entreprendre des démarches similaires en vue de l'obtention d'un tel label, qui pourrait s'avérer résolument attractif pour une ville telle que la nôtre ».

« Effectivement, inscrire Charleroi dans la perspective du tourisme urbain, fait partie de nos objectifs » devait lui rétorquer l'échevin Anthony Dufrane. « Nous avons tous les atouts, néanmoins, il ne suffit pas de réclamer la dénomination de centre touristique pour que les visiteurs viennent en masse faire du shopping le dimanche. La Ville de Charleroi a tout le potentiel patrimonial et culturel mais elle doit encore travailler son image. Nous devons d'abord changer la perception de notre ville, ce à quoi nous nous employons. Je vous propose donc de patienter encore un peu, histoire que Charleroi se dote de ses plus beaux atouts. Je ferai tout le possible pour obtenir cette appellation mais vous comprendrez que c'est encore un peu prématuré. »

Alors qu'il allongeait la foulée, les pas d'Antoine Tanzilli (cdH) l'ont conduit sur le chemin de halage, non loin de la piscine Hélios. Un petit jogging qui lui a donné l'occasion d'apprécier de plus près le triste spectacle offert par la tour Interbéton. « Ce qu'on y voit donne véritablement l'impression que l'apocalyse c'est pour demain «  relata A. Tanzilli. « Que peut faire la Ville concernant cette situation, existe-t-il un projet sérieux de réaménagement du site? Interrogea-t-il? « Ici la situation est à ce point dangereuse en terme de sécurité et de salubrité publiques que je pense qu'on pourrait intervenir (d'office) et faire cesser un certain nombre de situations dangereuses pour n'importe quel passant ».

« La complexité (de la situation) a longtemps été due au fait que la propriété était très morcelée. » Mais, indiqua P. Magnette, les choses sont en voie de se clarifier puisque le propriétaire de la tour elle-même est en passe de devenir le propriétaire de l'ensemble du site. Ce qui nous permettra d'avoir un seul interlocuteur et d'envisager avec lui un projet de réhabilitation ». Ce que l'on espère dans un délai assez rapide.

En attendant, les services de la propreté vont prendre contact avec les propriétaires afin d'envisager un opération du même type que celle qui a été menée à la Cours Dejean, à Dampremy. En attendant aussi, nous avons obtenu de pouvoir utiliser la façade de la tour comme support à une oeuvre d'art dans le cadre de la Biennale Asphalte ». Que 70.000 usagers pourraient ainsi admirer quotidiennement...

« Je ne peux que vous inviter à maintenir la pression, car la situation est catasrophique » devait conclure A. Tanzilli. Quant à sa collègue M. El Bourezgui (Ecolo), elle s'est demandée si, en l'occurrence le (ou les) propriétaire(s) n'étai(en)t pas susceptible(s) de se voir infliger des amendes pour motif d'abandon de site conforménent à une réglementation wallonne existante en la matière. Sans doute, conclut P. Magnette, qui a dit cependant vouloir privilégier d'abord le dialogue constructif.

On le sait, plusieurs grands projets de revitalisation et rénovation urbaines sont en cours à la ville basse. Fort bien. Mais ce qui inquiète M. Fekrioui (cdH), c'est que, « malheureusement, la place Buisset n'est pas citée dans ces projets. Concernant celle-ci, une opération de revitalisation urbaine est-elle prévue? ».

« La place Buisset est un espace public qui, en tant qu'entrée historique de la ville, doit bénéficier d'un aménagement de qualité. En ce sens, indiqua P. Magnette, il entre dans les intentions de la Ville de mettre en oeuvre une opération de revitalisation urbaine complémentaire à la rénovation urbaine entamée sur l'ensemble de la ville basse. La Ville de Charleroi se propose ainsi de conclure un partenariat public/privé avec un ou plusieurs promoteurs »

Comme le stipule une circualaire du SPF Intérieur relative aux élections du 25 mai prochain, « il est essentiel pour le citoyen, devait rappeler J.Ph. Preumont (PS), de pouvoir exprimer ses choix et de participer plainement à la vie démocratique du pays. « Et pourtant, aujourd'hui encore, certaines personnes handicapées éprouvent des difficultés à se rendre aux urnes et à participer aux élections ». Cette circulaire explique également « qu'il revient aux communes de prendre les initiatives afin de pallier les difficultés ». « Quelles seront les nouvelles mesures concrètes proposées par vos départements pour optimiser des bureaux de vote et surtout l'améliorer par rapport aux dernières élections de 2012 » demanda-t-il à l'échevine Véronique Salvi?

« A l'heure d'aujourd'hui, aucune recommandation supplémentaire n'a été formulée par le groupe de travail institué au sein du CCPH. Ils sont conscients qu'un effort maximal a déjà était fait dans le cadre des moyens disponibles et des aménagements raisonnables ». En effet, a ajouté l'échevine V. Salvi, comme le stipule la loi, il y a au moins 1 isoloir adapté dans les bâtiments où sont installés les bureaux de vote. »

Quant à la problématique plus spécicique de l'accessibilité et du stationnement, « nous attirons à chaque fois l'attention de la police communale afin qu'elle veille à une bonne fluidité du trafic aux abords des bâtiments communaux, et donc permettre un accès plus aisé au PMR ». Cela dit, « comme pour le scrutin précédent, le service Egalité des Chances rencontrera les présidents des bureaux de vote afin de les sensibiliser aux difficultés et aux solutions de prise en charge des électeurs à mobilité réduite ».

Quel lien social encore avec les quartiers en difficulté? Ce fut, pour suivre, l'objet de l'intervention de Malika El Bourezgui (Ecolo). « Votre majorité vient d'adopter le budget 2014 qui ne semble pas indiquer clairement une volonté politique et budgétaire fortes pour assurer le lien social avec un pan de la population qui sombre inexorablement dans une certaine misère sociale et culturelle dont un taux alarmant de jeunes ».

« Si elles sont nombreuses, elles sont malheureusement peu connues du grand public, car fort peu médiatisées. La Ville de Charleroi, devait lui rétorquer l'échevin Serge Beghin, au travers notamment de sa division Quartiers, a mis en place, depuis de nombreuses années, un ensemble intégré de dispositifs destinés à apporter des réponses aux personnes qui vivent au quotidien des situations d'exclusion. Notamment, devait ajouter l'édile, au travers du Plan de Cohésion sociale instauré en 2003, du Plan stratégique de Prévention et de sécurité, des activités spécifiques mises en oeuvre par le département jeunesse, etc... « Concernant la plus value de l'ensemble de ces projets, on peut dire que toutes les évaluations des pouvoirs subsidiants sont extrêmement positives; que la Ville de Charleroi, son CPAS et ses partenaires, font souvent référence auprès des professionnels du monde de la prévention et de la cohésion sociale par le caractère innovant et l'excellence de leurs projets, par leur culture et leur évaluation . Si l'ensemlble de ces dispositifs ne permettent pas de mettre un terme de manière définitive à la problématique de la pauvreté à Charleroi, à éradiquer le chômage, à permettre, à tout citoyen, de retrouver rapidement un logement décent, il convient cependant de reconnaître qu'ils ont le mérite de concourir à maintenir du lien social dans les quartiers les plus affectés par ces phénomènes et à faire en sorte que chacun puisse trouver sa place dans notre société ».

« Oui, évidement, j'ai entendu parler du PCS (qui sera prochainement renouvelé pour la période 2014/2019), des initiatives au sein des quartiers, mais cela ne suffit pas à aborder des carences dans les différents quartiers ou à atteindre les populations les plus en difficulté. Je pense qu'on ne se rend pas assez compte de la rupture sociale qu'il peut exister. Il est fondamental de mener un travail de fond en amont, surtout auprès des jeunes pour recréer du lien social. Les éducateurs de rue ont un rôle à jouer pour aller au contact des habitants, des jeunes, diffuser une éducation informelle, mais on ne voit plus d'éducateur de rue sauf en cas de crise » conclut pour sa part M. El Bourezgui.

Avant d'aborder le chapitre des questions d'actualité, le Conseil avait à se pencher sur le Plan de Mobilité actualisé. Le représentant du bureau d'études Transitec, M. Tacheron, se chargea de la présentation résumée de ce plan dont la mise en éxécution pourrait s'étaler sur une décennie, peut-être plus. Comme il le rappela, c'est à l'échelle de la partie relativement restreinte de l'intraring que la réflexion a été menée.

Quelques éléments sur la situation actuelle tout d'abord. M. Tacheron a indiqué qu'on constate d'emblée, lorsque l'on compare la situation de Charleroi à celle d'autres grandes villes belges ou françaises, qu'il y a énormément de voitures. Ce serait lié au fait que Charleroi dispose jusqu'à 2 fois plus de place de parking, ce qui peut être considéré comme une invite à la voiture. D'où le constat: un envahissement global de l'espace public, avec des conséquences directes sur les déplacements vélo, piétons, les transports collectifs, même si ces derniers sont un peu plus préservés. A ce dernier propos, l'étude fait apparaître l'énorme potentiel dont dispose Chatreroi. « Glabalement, l'offre en transports en commun est similaire à celle de Liège: elle est bonne avec une grande réserve de capacité ».

En ce qui concerne les piétons, l'étude met l'accent sur les enjeux en terme de confort, de sécurité et les effets de coupures entre la ville haute et la ville basse. En ce qui concerne les vélos, « on n'est à peu près nulle part: tout ou presque est à faire en termes d'infrastructures, de sécurisation des abords de la ville, des itinéraires dans la ville et de stationnement. Il faut savoir, devait indiquer M. Tacheron, qu'il y a à peu près 50.000 habitants dans la périphérie immédiate accèssible en vélo du centre ville:  On vise des ordres de grandeur de 5% dans les années à venir et jusqu'à 10% à l'horizon 2020. Ce sont des chiffres tout-à-fait plausibles ».

L'autre enjeu du Plan de mobilité, selon Transitec, ce sera de gérer tout le trafic qui sera généré par les projets commerciaux à la ville basse. Mais pas seulement: dans le haut de la ville, à hauteur du site des expos, dans les propositions d'accès, l'idée est d'améliorer le reccordement au R9 (avec une sortie directe) et de canaliser les flux à la sortie du tunnel roullier, en faisant de la place du Manège un endroit beaucoup plus convivial et sécurisé.

« Dans les objectifs, ce qui nous paraît important, c'est que toutes les portes en lien avec les faubourgs extérieurs doivent être améliorées pour les piétons et les vélos, certaines pour les transports collectifs, et d'une manière générale de maîtriser le nombre de véhicules qui entrent dans la ville. »

Parmi les mesures importantes maintenant, le Plan entrevoit un renforcement de l'offre de transports en commlun, notamment via la mise en place de lignes à haut niveau de service à la sortie sud (vers Couillet) et Mont/Marchienne, via l'avenue P. Pastur. « Ces aménagements rentrent dans les budgets qui sont projetés par la RW; ils pourraient se réaliser à relativement court terme ».

Sur la zone centrale, une des propositions faite par le PM, est de relier ces 2 axes de bus et de les refaire passer par le centre ville. « L'idée est de les remettre sur le bd Tirou, d'aller rechercher le pont Olof Palme et on pourrait donc retrouver un lien beaucoup plus direct depuis les faubourgs côté sud immédiatement en contact avec le centre ville: ça vient en cohérence avec le projet commercial et d'amélioration des accès au haut de la ville. Ce sont des projets assez concrets qui pourraient voir le jour assez rapidement ».

Plus concrètement, en ce qui concerne les piétons, le PM préconise que pratiquement toutes les portes soient améliorées (élargissement des trottoirs, sécurisation des traversées, etc,) notamment à hauteur du rond point du Marsupilami. Si les itinéraires piétons sur l'axeEest-Ouest sont assez bons qualitativement, il faut revoir ceux sur l'axe Nord-Sud dans la perspective de créer une droite forte reliant depuis la gare du sud, les zones commerciales de la ville basse, la rue de la Montagne, la place Charles II jusqu'aux abords de Ville 2.

Plus précisément pour les cyclistes aussi, on l'a dit, tout ou presque est à faire. Partant des études menées ailleurs, en France notamment, Transitec voit dans l'aménagement des infrastructures un élément déclanchant. « L'avantage sur Charleroi, c'est que 75 à 80% des rues du centre n'ont pas besoin d'aménagements spécifiques: il faut simplement sécuriser les itinéraires et éviter le stationnement intempestif. » Des aménagements seraient par contre requis par exemple sur le bd Audent, le bd Tirou, le bd. Drion, les rues du grand Central et avenue de l'Europe.

Et puis, le PM évoque des mesures emblématiques, à l'image de cette coupure du trafic préconisée sur le bd Tirou, à hauteur des colonnades. « Ca facilitera le cheminement des piétons et le trafic des bus, et ça contribuera à absorber le flux qui devrait être généré par l'ouverture du centre commercial. L'idée est de reporter (40 à 50%) du flux de transit sur le R9. »

Enfin, un mot sur la potique du stationnement. Selon le PM, le premier objectif, est que dans tous les secteurs commerçants soient instaurées des zones de stationnement limité à 2h. Pour les protéger, elles seraient entourées de zones « tampon » où il sera autorisé jusqu'à 4h maxmum.

« Cette actualisation ne concerne pratiquement que la zone de l'intraring, c'est un choix que nous contestons » devait intervenir X. Desgain, pour Ecolo. « Nous savons qu'il y a un besoin de développer la mobilité douce dans tous les quartiers de Charleroi, mais le document qui est soumis à notre approbation n'en parle pas »

Le seconde grande critique émise par écolo est qu'  « il évoque des plans et des documents dont nous ne disposons pas en tant que conseiller communal. Difficile de se faire dès lors, insista X. Desgain, une idée précise de l'adéquation du PM et les projets (commerciaux, urbanistiques, etc) qui sont sur la table.

Troisième critique: elle a trait aux transports en commun. « L'offre de bus et de trams est du même ordre qu'à Liège, comme le stipule l'étude mais la fréquentation est 2 à 3 fois moins importante chez nous. La direction du TEC devrait franchement se poser des questions quant à ce constat particulièrement critique à son égard ».

4è critique: « Elle se justifie dans la mesure où, in fine, la majorité des budgets qui seront consacrés à la mise en oeuvre de ce plan concerne encore largement les aménagement en faveur de la voiture, principalement pour aménager des entrées et des sorties de ring et de l'A503. Pour notre part, nous considérons que c'est bien plus en amont qu'il faut tenter de chercher à concrétiser le report des déplacements. Or, les seuls aspects plus volontaristes que ce projet de plan apporte est d'évoquer une ligne de bus à haut niveau de service entre Mont/Marchienne, le bd Tirou, Couillet et Loverval.

Par ailleurs, ajouta X. Desgain, alors que les liaisons en roccade sont toujours problématiques, « nous regrettons que la SNCB ait conclu qu'il n'était pas opportun de réaliser le réseau express carolo: il y a du potentiel à utiliser les gares présentes sur notre territoire pour faire partie d'un grand maillage de développement de mobilité douce ».

cela étant, devait-il conclure, « cette actualisation comptent des éléments intéressants et l'objectif de favoriser par des transports en commun, à pied et en vélo les déplacements vers le centre ville va dans le bons sens. Nombre de propositions sont bien concrètes et méritent, à ce titre, d'être soumises à la consultation des populations concernées, afin que celles-ci se les approprient, » ce qui peut être un gage de réussite selon le conseiller.

« Réduire la présence automobile, la circulation et le stationnement sur l'espace public, favoriser l'utilisation de la marche et du vélo, renforcer l'usage des transports en commun,... c'est très bien, par contre, expliqua Albert Frère (cdH), je reste un peu sur ma faim pour ce qui est de la mobilité réduite. Et lui d'espérer, dans le futur, obtenir un peu plus de précisions à ce sujet.

« J'ai bien apprécié l'étude, mais au PTB, intervint S. Merckx, nous insistons sur deux points: les transports en commun et les modes de déplacement doux.

En ce qui concerne le premier point, « nous proposons la gratuité pour tous dans la zone de l'intraring, ça encouragera vraiment les usagers à utiliser les transports en commun. Nous sommes conscients que cela entrainera un coût, mais ne tenir compte que du coût visible serait faire preuve d'une vue à court terme ».

A l'instar de son collègue X. Desgain, S. Merckx à tenu à rappeler que Charleroi est composée de 15 communes: « améliorer le centre ville c'est bien, mais il faut aussi penser aux personnes qui habitent plus loin, déjà handicapées, parfois, dans leurs déplacements, par la suppression de nombreuses lignes. Encourager les gens à utiliser les transports publics, cela passerait aussi, selon l'élue, par la création de parkings de dissuasion à certains arrêts. Quand ils exisitent, comme aux Beaux-Arts, il y aurait lieu de mieux les renseigner et les sécuriser.

Enfin, elle encourage aussi à mener une enquête dans chaque établissement scolaire, base qui pourrait servir à organiser des ramassages scolaires et à instaurer un accompagnement sécurisé des jeunes cyclistes.

Reprenant brièvement la parole, P. Magnette devait rappeler que le Plan de Mobilité présenté n'était qu'une première étape: « l'urgence, aujourd'hui, c'est le centre ville, là où se concentre le noeud de la congestion. Nous sommes bien entendu candidats, auprès de la Région, à un PMU (plan de mobilité urbain).

Il y avait aussi des questions d'actualité.

La première, posée par J-Ph. Preumont (PS), concernait le Gazo, à Gilly. Le futur du bâtiment est toujours en question mais le conseiller a rappelé et relayé le souhait (pétition à l'appui) du Collectif Santé des Haies et l'Espace Temps, deux maisons médicales de la rue du Calvaire, qui, mobilisées par le Comité de quartier imaginent d'en faire un espace citoyen où pourraient se développer des projets à même de revaloriser l'image du quartier. « Je prends bonne note des projets positifs pour le quartier et singulièrement de ceux visant le Gazo. Concernant celui-ci, indiqua l'échevin Eric Goffart, « aucune orientation définitive n'a été prise à ce stade. Mais, vu que nous sommes sous plan de gestion, il est clair qu'elles ne pourront s'inscrire que dans la réalisation de celui-ci ». A suivre donc...

On reste à Gilly, toujours avec J-Ph. Preumont avec une question relative à la place Chantraine. On sait qu'un plan d'aménagement est prévu. "Mais comment se présentera-t-il et quand débuteront les travaux" interrogea le conseiller socialiste?

Réponse de l'échevin Goffart: « Il convient en premier lieu de démolir les préfabriqués: le marché de travaux a été décidé en décembre dernier et le coût sera supporté par le budget de la RF. Le permis d'urbanisme est en ordre et ceux-ci pourront débuter très prochainement.

Quant à l'aménagement de la place: « Au budget de la voirie 2014, nous avons intégré une rénovation de la place Chantraine et, sur base des travaux à mener, j'ai demandé à ce qu'on établisse le cahier des charges. L'objectif est d'attribuer ce marché avant la fin de cette année. L'esquisse (datant de 2006) n'était qu'une esquisse. Elle sera revue par le bureau d'études et « griffée » par le Boumeester, afin de lui assurer une cohérence urbanistique ».

Parallèlement, a terminé E. Goffart, le service de la voirie entame l'étude de l'éclairage public sur cette place. En même temps que les voiries d'accès (en mauvais état, comme indiqué par M. Preumont) qui seront examinées dans le cadre des marchés Stock. Voilà donc de bonnes nouvelles s'est réjoui l'édile...

Dans ce Charleroi qui bouge et se transforme, le risque n'est pas mince, on le sait, de voir disparaitre du paysage des joyaux de notre patrimoine architectural. Des joyaux inestimables, de conception Art Déco notamment dont Charleroi est riche par exemple, à l'image de la maternité Reine Astrid, rasée voici un quart de siècle. Or, aujourd'hui, un autre héritage de l'architrecte Leborgne semble aussi menacé, il s'agit, en l'occurrence , de l'immeuble (classé) De Heug, quai de Brabant. « Si nous savons que Charleroi a évidemment besoin d'aboutir à la réalisation concrète de ce projet immobilier pour se redresser commercialement, Rive gauche ne laisse pas de m'inquiéter aussi sous cet angle de l'esthétique architecturale » devait indiquer J-P. Deprez (MR).

Le bourgmestre: "S'agissant du projet Rive Gauche, un dialogue permanent est établit entre la Ville, le promoteur et, désormais, le boumeester. Concernant le bâtiment De Heug, son sort n'est pas encore arrêté mais il est probable qu'une déconstruction partielle soit nécessaire. L'état sanitaire dans lequel il se trouve rend, de ce point de vue, les choses irrémédiables. Il ressort des études techniques que la structure est dans un état catastrophique, qui représente un danger pour l'environnement immédiat. La commission du Patrimoiune et Sites s'est prononcée favorablement sur le maintien de l'image moderniste du bâtiment et marque son accord sur une déconstruction et une reconstruction à l'identique en maintenant l'ascenceur et la cage d'escalier d'origine. Elle s'est également positionnée favorablement sur le placement de nouveaux châssis à l'identique pouvant supporter du double vitrage. Le certificat devrait être délivré vers la fin du mois de février et la demande de permis introduite dans la foulée. La Ville est bien entendu associée à ce processus. »

Une fois retapé, le bâtiment accueillera-t-il une auberge de jeunesse comme le demandait J-P. Deprez? « Un tel projet est envisagé mais le Collège ne s'est pas encore pronconcé sur son implantation. Le bâtiment De Heug est une des implantations listées » devait conclure P. Magnette.

La 6è réforme de l'Etat pourrait être une véritable aubaine pour Charleroi. En tout cas si, comme l'a rappelé A. Tanzilli (cdH), les quelques 450 fonctionnaires fédéraux détachés s'implantent bien comme promis dans la cité du Marsu'. Mais quelles sont les garanties et dans quel délai pourraient-ils arriver; investiront-ils des bureaux existants où d'autres, à construire?

Paul Magnette: « En toute logique, c'est bien à Charleroi que devraient arriver ces nouveaux éléments, non seulement en provenance du Fédéral mais aussi de la Région. Ceci étant, a-t-il ajouté, le GW n'a pas encore précisé le nombre de fonctionnaires ni le délai de leur venue. Les choses avancent en terme de contacts bilatéraux. A la lumière de ce que nous dira la Région, nous verrons quelles offres nous pourrons faire soit en rénovation, soit en bâtiments neufs mais en essayant de ne plus créer des absurdités en matière d'urbanisme et de mobilité ».

Le Collège envisage-il de déplacer, au moins une fois semaine, le marché de la ville basse sur la place du Manège comme la presse s'en faisait l'écho voici quelques jours? « La Ville Haute offre de belles perspectives de développement; les employés de l'administration communale, le personnel hospitalier, les étudiants sont autant de clients potentiels"  selon A. Frère (cdH): Ils ne se déplacennt pas forcément vers la ville basse et ne fréquentent pas nécessairement le marché dominical ». Alors, vrai ou faux? « Pour l'heure, il n'y a pas de demande spécifique émanant des maraîchers eux-mêmes » a confirmé l'échevin Ph. Van Cauwenberghe. « Si, à l'avenir, elle venait à se présenter, nous l'analyserions et verrions ensemble s' il y a une opportunité ou non ».

Dernière question d'actualité avec Maxime Felon (PS) au sujet de la régularisation des sites sportifs problématiques à Charleroi. Selon les informations qui lui sont revenues, a expliqué M. Felon, « il s'avère que trois établissements présentent de graves irrégularités au niveau urbanistique ». Il s'agit du Centre des Loisirs de Lodelinsart, de la salle Ballens à Monceau et du Vélodrome de Gilly. L'asbl Parc des Sports auraient bien entamé les démarches auprès de la Ville, mais son courrier serait resté lettre morte. « je me permets d'attirer votre attention sur l'importance de cette problématique, car à défaut de régularisation dans les plus brefs délais, les autorités compétentres pourraient exiger (à tout le moins) la fermeture complète de ces établissements à tout moment ».

« Je vous rappelle, devait lui rétorquer l'échevine Ornella Cencig, qu'il s'agit ici d'une asbl qui exploite une salle et qu'elle doit donc (sur base de ce qui avait été décidé)- elle-même constituer son dossier. Cela dit, j'ai fait part à l'administration de l'existence de ce courrier qui aurait été envoyé le 19/11/2013. Comme moi, on me confirme n'avoir pas été touché par ce courrier. J'ai cependant demandé au département des permis d'environnement de prendre, dès cette semaine, contact avec l'asbl Parc des Sports afin de fixer un rendez-vous avec elle car il n'y a pas trace de ce courrier.

D'une manière générale, Ornella Cencig a informé qu'à ce jour, trois quarts des situations problématiques avaient été réglées par ses services. Tout ça, en faisant preuve d'une grande proactivité afin de parer aux éventuels écueils futurs.

Dans le reste de l'ordre du jour, l'assemblée avait à se prononcer sur l'adaptation du règlement intérieur du Conseil communal. Sofie Merckx pour le PTB+ et Ecolo se sont abstenus. Les deux pratiquement pour les mêmes raisons.

 Alors qu'on nous demande de réaliser des efforts en terme de timing, « Je regrette qu'on n'a toujours pas prévu dans le ROI, les adaptations permettant aux conseillers d'avoir un courrier électronque de la Ville comme prévu par le Code de la Démocratie locale; cela nous épargnerait pourtant énormément de papier et accroîtrait l'efficacité du travail que nous devons mener » insista la première.

« j'avais également introduit un amendement à ce sujet. Apparemment, dès que les services techniques seront prêts, ils devraient le prendre en compte et mettre à notre disposition une adresse électronique dont on sait lire les mails » surenchérit le second. Ce dernier dit aussi regretter le fait de ne pas pouvoir compter sur des réponses écrites aux interpellations et questions d'actualité posées. « La majorité ne le souhaite pas et donc nous nous abstiendrons sur ce nouveau règlement. »

On retiendra les abstentions du groupe Ecolo au point 8 (adaptation de la signalisation sur la N5, à Couillet, carrefour rue du Coucou/rue de Nalinnes, N5/zone commerciale – projet d'arrêté ministériel émanant du SPW) et au 5è point urgent relatif à la démolition et la reconstruction du stade Jonet (Choix du mode de passation et fixation des conditions de marché – apporobation du projet modifié n°2).

Les exlications de X. Desgain. Dans le premier cas: « Car je pense que le plus logique, à cet endroit, c'est de mettre un site propre en amont des feux tricolores de chaque côté du carrefour. Ce n'est pas ce qui est prévu. Par ailleurs, selon le PCM actualité, il serait prévu de mettre sur cet axe une ligne de bus à haut niveau de service et donc il est possible que les aménagements qu'il faudra faire ne soient pas nécessairement ceux proposés ici ».

Dans le second cas: « Par ce que nous regrettons que le système de chauffage solaire de l'eau ait été abandonné et que, secundo, on continue à poursuivre la réflexion sur la necessité d'avoir un concierge sur le site; le fait de ne pas en avoir, ça fragilise toujours les investissements qu'on peut faire sur un site tel que celui-là. »