Au Conseil communal du 24 février

Vendredi 28 février 2014 - 11:00

Les motions, elles ont occupé une large part du débat lors du conseil communal de ce lundi 24 février. Préoccupés par les conséquences de la réforme des allocations d'insertion ou par le sort des travailleurs d'AGC Roux, tant les groupes de l'opposition que de la majorité ont déposé des textes de soutien qui n'ont pas forcément, pour les premiers, reçu l'accueil escompté. Il en a été de même pour le SDER- le Schéma de Développement de l'Espace régional- jugé irrecevable par le Collège.

Petit aparté de félicitations, tout d'abord, comme mise en bouche de la réunion: Celui consacré par le bourgmestre P. Magnette pour saluer comme il se doit le team des Finances de la Ville distingué très récemment, on le sait, d'un Award pour son travail rigoureux. « Je voudrais, au nom de l'ensemble du Collège, adresser nos plus sincères félicitations à la direction financière de notre ville pour le prix remporté, à savoir le Best Finance Team of the Year, et en particulier à M. Wartel, le directeur financier, M. Eroglu et Mme Dumoulin. C'est un prix qui nous fait particulièrement plaisir quand on sait quelle était la réputation de Charleroi. Se voir désigner comme étant désormais une des institutions publiques modèles en matière de gestion fiancière est évidemment quelque chose qui nous fait très plaisir d'autant que ce prix vient après une autre distinction, celle obtenue un peu avant par notre police. »

En fait, devait expliquer M. Wartel, le dossier défendu par Charleroi reposait sur plusieurs axes. Primo, celui touchant à la fiscalité (preuve a été faite qu'il était possible de réduire les délais d'enrôlement de diverses taxes); secundo, celui touchant la trésorerie (grâce à diverses mesures d'une sitution en mali de 700.000€ en 2007 on est passé à une situation de boni, + 157.000€, en 2013); tertio, celui touchant à la dette: Les mesures prises (notamment en se défaisant d'empunts à caractère toxique) on permis la sécurisation du portefeuille (160 millions d'€); quarto, celle touchant les relations avec les fournisseurs (réduction des délais de paiement) et, enfin, celui qui met en évidence l'acte de transparence qui est fait en séance publique au travers de la présentation annuelle des comptes communaux. « Nous sommes la seule ville de Wallonie à les présenter sous cette forme. L'ensemble, a conclu M. Wartel a semble-t-il plu au jury ». Composé, comme il l'a rappelé, de quelques 14 directeurs financiers, dont dix néerlandophones. Une salve d'applaudissements de l'assemblée a ponctué cette petite cérémonie d'hommages.

X. Desgain (Ecolo): « Je voudrais me joindre à ces félicitations et je me réjouis que nous n'ayons plus dans notre portefeuille des produits structurés toxiques; on y est arrivé et je félicite pour cela l'ensemble de l'équipe ».

La chose est plutôt rare, mais il arrive que le Conseil donne la parole à des particuliers qui la sollicitent. Pour dénoncer des actes d'incivilité troublant la vie des habitants du quartier de Marcinelle-centre par exemple, comme l'a fait M. Georges Sossois, l'autre soir. « C'est la première fois sous cette législature qu'il est fait usage de l'article 1122/14 alinéa 2 du Code de la démocratie locale. C'est une occasion pour rappeler que cet hôtel de ville et cette séance du Conseil communal sont les lieux par excellence du débat démocratique; nous sommes conscients que, malgré nos efforts, le travail est perfectible et qu'il est important que le citoyen puisse venir ici exprimer ses préoccupations » devait préciser P. Magnette.

En l'occurence, les préoccupations, elles portent sur des incivilités de tout ordre. « Les gens de mon quartier se sentent de plus en plus victimes d'incivilités qui leur sont causées. L'abence d'une police visible cautionne la croissance d'une dictature des agresseurs, des agressifs et des égoïstes négligents. Nous ne sommes pas partisans d'une police systématiquement répressive mais il nous semble indispensable de pouvoir compter sur une force qui rappelle d'abord la loi, puis invite les contrevenants à la suivre, et enfin, verbalise si nécessaire. Bref, devait conclure M. Sossois, ce que nous demandons, c'est une action comme celle menée à la ville haute. »

Le bourgmestre: « Dès que nous avons reçu vore courrier, le Collège et moi-même avons demandé que nos collaborateurs et ceux du cabinet de M. Beghin puissent vous rencontrer et travailler déjà à tenter de répondre à l'ensemble de vos sollicitations. Je retiens de ces rencontres qu'un déplacement sur le terrain, dans votre quartier, va être bientôt programmé. Plusieurs réunions vont être organisées avec vous et le comité que vous représentez avec le double objectif d'évaluer la méthodologie de travail et d'arrêter l'état d'avancement des différents problèmes mis en avant. Nous demanderons aussi à la police d'être particulièrement attentive à cette zone et, qu'en dialogue, on puisse élaborer ensemble un diagnostic local de sécurité ».

Après le huis clos consacré à l'audition d'un agent, la séance publique reprenait avec l'approbation du PV de la séance du 27 janvier 2014. Luc Parmentier (Ecolo) est intervenu pour rappeler qu'il n'avait toujours pas eu de réponse concernant la désignation du Directeur général et son remplacement durant ses congés.

Un des gros morceaux de la soirée pour suivre avec l'examen de trois motions. Celles des groupes PTB+ et Ecolo tout d'abord concernant la réforme des allocations d'insertion et leurs conséquences, comme le report de la charge sur les CPAS.

Sofie Merckx, pour le PTB+:

Motion soumise au vote pour le conseil communal de Charleroi concernant la réforme des allocations d'insertion et leurs conséquences

« Considérant que l'exclusion de 50 000 personnes ayant droit aux allocations d'insertion de l'assurance chômage va diminuer fortement le niveau de vie de dizaines de milliers de Belges,

Considérant que sur notre territoire communal, 2466 personnes sont visées par cette exclusion,

Considérant que le nombre de personnes sous le seuil de la pauvreté dans notre commune est en augmentation et qu'il n'est pas possible de continuer dans ce sens,

Considérant que cela fera 2466 personnes en plus qui auront des difficultés importantes pour (sur)vivre, suite à cette réforme des allocations d'insertion

Considérant que l'exclusion de 2466 personnes du chômage va affaiblir fortement la cohésion sociale sur notre commune,

Considérant que le transfert du chômage vers le CPAS est un recul social vu que le CPAS n'est pas financé par la sécurité sociale,

Considérant que des milliers de cohabitant(e)s dont le partenaire travaillent ne toucheront aucun revenu s'ils sont exclus du chômage,

Considérant que nous n'avons aucune garantie écrite et ferme concernant les compensations financières qui seraient apportées par le fédéral pour suppléer aux coûts supplémentaires prévus pour le CPAS,

Considérant que le budget de notre CPAS connaît déjà des difficultés importantes et qu'il n'a malheureusement pas été augmenté,

Considérant que notre commune est déjà frappée de plein fouet par la crise et que nous n'avons pas besoin d'une nouvelle catastrophe sociale,

Nous, conseillers communaux de Charleroi , regrettons la mise en application de cette loi. Nous interpellons le gouvernement fédéral et lui demandons qu'il retire cette loi. Nous soutenons officiellement la journée d'action nationale syndicale et citoyenne du 10 mars contre cette réforme de chasse au chômeurs. Les mandataires communaux seront présents à cette manifestation pour y manifester leur soutien. »
 

X. Desgain, pour le groupe Ecolo:

Échéance 2015 : menace d’exclusion de 50.000 sans emploi du chômage suite à la réforme des allocations d’insertion et transfert de la charge sur les CPAS

« Considérant la récente étude de la FGTB indiquant que la réforme socio-économique sur le chômage et notamment sur les allocations d’insertion risque d’aboutir à l’exclusion de près de 50.000 sans emploi à l’échéance du 1er janvier 2015 dont 32.000 en Wallonie et 2466 personnes sur la ville de Charleroi.

Considérant que les projections de cette réforme vont encore accentuer les grandes disparités au niveau des régions, des provinces, entre communes, entre hommes et femmes et leur situation de famille, … et s’avère être injuste à tous les niveaux.

Considérant que ces exclusions ciblent principalement les plus fragiles sur le marché du travail, à savoir les femmes, les jeunes, les moins qualifiés, certaines personnes à capacité réduite, les travailleurs et travailleuses à temps partiels ainsi que les cohabitant(e)s.

Considérant que selon l’étude de la FGTB, 64 % des exclus seraient des femmes dont la plupart seules avec enfant(s).

Considérant que sur notre territoire communal, plus de 2.466 personnes sont visées par cette politique de sanction et d’exclusion menée aveuglément par l’Onem alors que le gouvernement fédéral est toujours dans l’incapacité d’impulser de véritables politiques de création d’emplois à la mesure des besoins.

Considérant les nombreuses fermetures d’entreprises, faillites de commerces et les milliers de pertes d’emploi dans notre région.

Considérant le nombre croissant de personnes vivant sous le seuil de pauvreté dans notre commune et le risque non négligeable que ces exclusions aggravent cette situation de précarité.

Considérant que dans ce contexte, une grande partie des exclus du chômage n’auront pas d’autre alternative que de s’adresser au CPAS pour assurer leur survie et celle de leur famille.

Considérant également l’inquiétude réitérée de la fédération des CPAS quant au transfert des charges générées par ces exclusions vers les CPAS qui aujourd’hui n’ont absolument pas les moyens d’assumer cette charge sociale supplémentaire.

Considérant que le CPAS de Charleroi subi déjà une augmentation du nombre de bénéficiaires du RIS de 58% depuis 2007 et que les estimations de la FGTB pourrait faire augmenter ce nombre de 47%, en considérant que tous les exclus deviendraient bénéficiaires du RIS ».

Les réactions:

Pour le PS, Gérard Monseux devait souligner: « Nous avons toujours martelé que ces mesures ne nous satisfaisaient pas et qu'elles avaient été prises dans un contexte extrêmement difficile et exceptionnel. Comme l'a annoncé le président du Parti Socialiste, nous proposons donc, pour la prochaine législature, la révision des règles actuelles d'accès et de maintien aux allocations d'insertion et de chômage. Quant aux résolutions proposées, nous nous abstiendrons majoritairement car il ne suffit pas simplement de revenir en arrière et de donner comme unique signal aux jeunes qu'on leur permet de rester au chômage. Pour nous, l'emploi constitue une priorité absolue. Il faut tout d'abord multiplier les moyens pour créer de l'emploi, c'est par ailleurs toute la philosophie de la mesure « emploi-jeunes » du PS ».

Pour le MR, le ministre Olivier Chastel a principalement rappelé que, dès le vote de cette réforme, un ensemble de mesures compensatoires avaient été décidées par le gouvernement fédéral. « C'est la preuve qu'elle peut faire l'objet d'adaptation et pas, comme je l'entends après les élections, mais bien avant . Le gouvernement fédéral, qui a investi au maximum dans ce qui lui était possible de faire avec les instruments mis à sa disposition (réforme du Plan Activa, multiplication des stages en entreprises malheureusement fort snobés dans notre région, prolongement des droits pour les jeunes travaillant à temps partiel, pour ceux présentant des troubles mentaux ou psycho-sociaux) prévoit par ailleurs, devait-il conclure, une compensation complète pour les CPAS si les mesures prises dans le cadre de la réglementation chômage représenteraient une charge supplémentaire pour eux »

Pour le cdH, c'est M. Fekrioui qui devait s'exprimer. Rappelant les différentes mesures prônées par son parti (transformation du stage d'attente en stage d'insertion, reconnaissance de l'état des jeunes bénévoles, suppression des cotisations sociales pendant 1 an pour les jeunes sans expérience professionnelle, etc), il devait surtout mettre l'accent sur la vision plus otimiste existant au sein de son parti. « C'eut été préférable de prendre ces mesures en période de haute conjoncture, néanmoins, les indicateurs pour les prochaines années semblent se redresser. Il n'y a dès lors pas de raison d'être pessimiste outre mesure. Il est important, dans ce cadre, de souligner que les calculs sous-entendent que les 2466 peronnes n'auront pas trouvé de travail d'ici 2015. Nous avons une vision plus optimiste de la chase et des différents organismes de réinsertion ».

S. Merck (PTB+): « J'ai retenu que certains croient encore au pays des merveilles et ne prennent pas vraiment la mesure de cette réforme; j'ai retenu aussi que les lignes peuvent bouger. J'appelle donc à rejoindre la mobilisation prévue le 10 mars car, là, si on est nombreux, elles peuvent bouger ».
 

X Desgain (Ecolo): « C'est un débat important qui montre que votre majorité est mal à l'aise par rapport à la proposition de résolution que nous avons déposée. Peut-être que le parti majoritaire dans cette commune avec 30 conseillers dit qu'il faudra revoir cette mesure après les élections fédérales mais il n'est pas prêt à soutenir la motion ni même à proposer un amendement pour qu'elle soit adoptée. J'insiste pourtant pour une expression de notre ville en tant que première métropole de Wallonie, fragilisée sur le plan social, pour bien indiquer que cette mesure doit être suspendue ou retirée. Je m'attendais de la part de certains à des positions plus fermes et plus ciblées vis-à-vis de cette question ».
 

P. Magnette: « Il n'y a effectivement pas de position commune de la part de la majorité et du Collège. Je me suis par ailleurs exprimé en dehors d'ici sur cette question. Il nous est apparu par ailleurs souhaitable que la majorité ne soit pas traversée de tensions à cause de sujets qui la dépassent. Charleroi doit pouvoir être prémunie dans sa cohésion, maintenir son dynamisme quel que soit les positions défendues par chacun ».

Les deux motions n'ont finalement pas été adopées, à l'inverse de celle, adoptée à l'unanimité, déposée par le groupe socialiste à propos d'AGC Roux, et développée par son chef de file, Gérard Monseux. La voici:

« Le 10 février dernier, le couperet est tombé sur les travailleurs d’AGC Roux. La direction d’AGC Glass Europe, dépendant du groupe japonais Asahi Glass a en effet annoncé son intention de fermer le site rovien.

Dans la presse, la direction d’AGC Glass Europe justifie la décision en invoquant une activité « chroniquement déficitaire » et « l’absence de tout signe de redressement de l’industrie européenne du verre solaire ». Les délégués syndicaux du site, de leur côté, déclarent dans la presse que ce n’est pas une surprise. Ils déplorent les contextes économique et industriel en Europe notamment. Ces derniers ainsi que la direction rappellent également l’échec des démarches pour trouver un candidat repreneur.

L’histoire bégaye souvent en usant de ce genre d’arguments. Il est difficile de les entendre car, derrière eux, les travailleurs et leurs familles en subissent les conséquences pénibles.

C’est pourquoi, la Ville de Charleroi entend s’associer au désarroi des travailleurs et de leur famille suite à l’annonce de la fermeture de ce site d’activités verrières.

La Ville entend également se montrer solidaire des victimes d’un monde où les impératifs financiers écrasent trop souvent la dignité humaine.

Ainsi, par cette motion, la Ville entend souligner que cette annonce de fermeture d’AGC Roux est un coup fatal porté à l’industrie verrière qui fut un de ses fleurons industriels. En 2015, ce site devait fêter son 125ème anniversaire.

L’ancienne Société des Glaces de Charleroi a occupé de nombreuses générations et familles d’ouvriers et cadres verriers. C’est un pan de l’histoire de notre Ville qui disparait par l’annonce de la fermeture de ce site, à priori, le dernier de la région. Les références de cette aventure industrielle sont par ailleurs très nombreuses au travers du folklore de la Madeleine à Heigne sous Jumet ou encore des Climbias à Lodelinsart.

Aujourd’hui, l’impitoyable « machine » mondiale a scellé le sort de nombreux verriers carolos. Mais, si la nostalgie peut nous envahir, il est indispensable de regarder au-delà de la colline. La Ville est depuis longtemps confrontée à l’avenir des sites des industries d’antan. Progressivement, elle met tout en œuvre pour régénérer les espaces abandonnés. L’exemple de l’aéropole notamment est patent.

Alors, aujourd’hui, l’annonce de cette fermeture doit nous inciter à deux actions :

-d’une part apporter un soutien aux travailleurs et employés d’AGC Roux dans l’épreuve qu’ils traversent ;

-et d’autre part, sous réserve de la manifestation éventuelle d’un candidat repreneur, désirer fermement la réaffectation du site afin que cette zone redevienne prospère et porteuse d’emplois.

Par ailleurs la Ville apporte tout son soutien aux efforts entrepris par le Gouvernement Wallon dans ce dossier et à toutes les initiatives qu'il compte prendre en la matière ».

Quelques réactions.

O. Chastel, pour le MR: « Nous nous associons à cette motion qui, de surcroît, vise à mettre en lumière la décision de la dernière réunion du Comité de développement stratégique de Charleroi dans la mesure où nous y rencontrions les organisations syndicales du secteur verrier et où nous nous sommes engagés à identifier toutes les mesures qui permettront de maintenir l'emploi sur le site et rappelé notre détermination de mettre en oeuvre tout ce qui pourra conserver une activité industrielle porteuse d'emplois dans le cadre d'un développement durable de notre région ».

S. Merckx (PTB+): « Parce qu'elle manifeste un sentiment de solidarité envers les travailleurs d'AGC, je ne m'y opposerai pas mais je tenais tout de même à rappeler, qu'après analyse du dossier, il semble que la situation économique est bien bien moins responsable de celle d'AGC que certains mauvais choix stratégiques impulsés par la direction de cette multinationale ». La solidarité avec AGC Roux, selon S. Merckx, on pourrait aussi l'exprimer d'une autre manière. Par exemple, via des projets ambitieux, à l'instar de la construction de logements sociaux. Les besoins sont si grands, dit-elle, qu'ils assureraient l'activité de cette entreprise pour des années.

X.
Desgain: Il s'est également associé au nom de son groupe à la motion, tout en plaidant pour une grande vigilance quant à l'opportunité de développer une filière de récupération et de réutilisation du verre plat. Qui plus est, a-t-il ajouté, AGC dispose d'un centre de recherche synonyme de ce qui se fait de mieux sur notre ville. « Nous devons être attentifs aux résultats de ces recherches et, le jour où elles se concrétiseront, qu'elles se traduisent en de nouvelles installations et créations d'emplois dans le bassin de Charleroi ».

Il y avait aussi des interventions et questions d'actualité au menu.
 

La première, celle portée par M. Felon (PS), avait trait à la « situation lamentable de la maison des jeunes et de la culture de Couillet ». Chauffage en panne, sanitaires bouchés, infiltration d'eau sont quelques-unes des avaries épinglées par l'édile. « Tout ceci accumulé nuit au bon fonctionnement de cette MJ qui ne demande qu'à développer de nombreux projets et activités ». « 
« Pour ce qui est du chauffage et de l'électrovanne défectueuse, le problème est reglé » devait informer l'échevin E. Goffart, qui répondait par la même occasion à M. I. Imane (PS). Le problème des sanitaires est en passe de l'être (on a eu la bonne idée de couler la fondation des goals dans la canalisation d'évacuation!) et c'est aussi le cas pour ce qui des infiltrations d'eau. Seul bémol, les volets: « Nous n'avons pas pour l'heure les budgets nécessaires pour les remplacer; ils resteront dès lors fermés histoire de ne pas engendrer des actes de vandalisme ».

« Si les WC ne sont pas d'usage d'ici la semaine prochaine, cela risque de mettre à mal les stages de carnaval et les activités futures de la MJ » a averti M. Felon, qui a rappelé sa détermination, et celle de M. Imane, à suivre l'évolution des travaux.

Un écran géant pour la diffusion de certains matchs dans le cadre de la Coupe du Monde de football, c'était l'objet de la question suivante de L. Parmentier Ecolo) «  Il me revient que le Collège aurait décidé de dédicacer la Place du Manège à ces différentes retransmissions; des pourparlers ont-ils déjà eu lieu avec la RTBF (qui a acquis les droits) concernant les autorisations de diffusion, et à quels prix? Interrogea le conseiller écologiste.

« Effectivement, un projet de concession domaniale portant sur une animation de village de la Coupe du Monde, en partenariat avec la RTBf sur la place du Manège est bien à l'étude » indiqua l'échevin des Sports, Ph. Van Cauwenberghe. « A la suite d'un appel d'offres, une négociation s'engagera avec celui qui aura été désigné ». Et quels seront les horaires de diffusion? « Du lundi au jeudi ainsi que le dimanche, de 14h à 19h, le vendredi et le samedi de 14h à minuit, avec possibilité d'adaptation selon les nécessités ». Le but de ce village, conclut l'échevin, « est de retransmettre les matchs mais aussi de créer de l'animation afin d'en faire profiter les commerçants du secteur Horeca, raison pour laquelle, la place du Manège, compte tenu de sa situation centrale, a été choisie ».

Une intervention d'A.Tanzilli (cdH) à propos des SPEP pour suivre. Les SPEP, ce sont ces services de prestations éducatives ou Philanthropiques mandatés par le Juge et le tribunal de la Jeunesse qui, comme le GACEP à Charleroi, servent en quelque sorte d'intermédiaire auprès de services d'intérêt public pour l'accomplissement d'une prestation communutaire d'un jeune en réparation d'un délit. Leur mission est de taille, mais elle ne vas pas toujours sans renconbtrer certaines difficultés, dixit A Tanzilli. « Quelles pistes envisagez-vous pour répondre aux demandes du GACEP et améliorer les liens avec lui » interrogea-t-il en substance?

« Vous évoquez des difficultés, mais vous ne nous précisez pas lesquelles. Cela dit, je ne suis pas défavorable à ce que des contacts directs soient établis entre le GACEP, dont l'expertise est bien connue, la Ville et les services concernés. Je vais donc demander au Directeur Général qu'il charge la DPS de prendre les contacts utiles et de me transmettre un rapport circonstancié en la matière » indiqua P. Magnette.

« Je pense que la DPS pourrait aussi faire preuve de créativité dans la mesure où d'autres services pourraient également s'y associer, offrant ainsi un panel de possibilités de prestations étendu. Il me semble qu'il est important aussi que la Ville montre le bon exemple en tant que Pouvoir public » conclut pour sart A. Tanzilli.

Le parc de la Serna est l'un des mieux entretenu de la Ville, cependant, Mohamed Kadim (cdH)y a constaté quelques soucis. En terme de mobilité par exemple à cause de racines d'arbres qui sortent du sol ou pour ce qui concerne le parcours canin, devenu impraticable.

Quant à la problématique des racines, elle est bien connue des services a expliqué l'échevin C. Devilers, « mais elle nécessite des investissements malheureusement pas prévus au budget. Nous prévoieront les interventions en MB ou sur le budget 2015 ». Quant au parcours canin, « je vous rejoins entièrement au sujet des aménagements qui sont indispensables. Une étude est en cours, on aimerait que ça aille plus vite, mais il y a des impondérables. Par ailleurs, des discussions ont lieu régulièrement avec les différents organismes du milieu cynophile de manière à y apporter des solutions adéquates et modernes. Nous sommes bien conscients de l'importance de ce parc d'autant qu'un nouveau zoning est en train de se développer à proximité. »

Charleroi, ce sont plus de 200.000 habitants, une métropole en pleine dynamisation. Malheureusement, regrette Fabienne Devilers (MR), « les structures urbaines n'apparaissent pas toujours idéales pour une frange de la population », celle des 65 ans et + en terme de qualité de vie et de bien-être. « Compte tenu de l'augmentation constante du nombre de seniors, des aménagements ciblés sont-ils à l'ordre du jour »?

Il y a les mesures contenues dans le plan communal de mobilité récemment présenté, mais la Ville a déjà largement anticipé, à en croire l'échevin Serge Beghin qui a fourni moult exemples. Ainsi a-t-il rappelé l'existence de nombreuses actions menées en vue de lutter contre l'isolement des personnes âgées, améliorer et renforcer leur bien-être. Pêle-mêle, la Ville de Charleroi accorde 40 € de prime télé-vigilance à tout senior habitant l'entité; dans le même esprit, le service des Aînés propose, tout au long de l'année, pas moins de 130 à 150 activités hebdomadaires dans les 30 centres répartis aux quatre coins du territoire. « Il organise aussi des Thés Dansants gratuits, des grands dîners, la possibilté de participer à des séances cinéma à prix préférentiels au Ciné le Parc partenaire, à des spectacles lyriques ou d'autres organisés au Temps Choisi. Qui plus est, a ajouté l'édile, un partenariat existe entre le Conseil consultatif des Aînés et le CPAS pour maintenbir ceux-ci à domicile; des conférences sont aussi organisées régulièrement sur des thématiques en lien avec leurs diverses préoccupations. En matière de sécurité, « nous examinons la possibilitré de mettre en place une cellule intégrée destinée à apporter une réponse à cette problématique. Nous réfléchissons aussi à la prévention dispensée par des pairs ou à des espaces dans les parcs publics afin de lutter davantage contre l'isolement des personnes âgées, veiller à leur santé et leur bien-être ».

On le sait, les CRA (Centre récréatifs Aérés) ont fait l'objet d'une profonde réorganisation. Quelles seront les adaptations opérées cette année, les infrastructures envisagées correspondent-elles aux nouveaux objectifs pédagogiques poursuivis, etc. Deux des questions posées par Kevin Saladé (PS) à l'échevin Serdar Kilic.

Sur le fond, « Bien qu'ayant hérité d'un cadastre peu encourageant, la situation n'a fait que s'améliorer pour aboutir à une mouture qui a intégré aujourd'hui de nombreuses améliorations la rendant digne d'un service public de qualité et respectueux du bien-être des citoyens ». Concrètement, a précisé S. Kilic, 2 sites seront réaffectés dès Pâques à la fonction qui est la leur. Il s'agit des sites de Monceau/Sambre et de Couillet. « Cette reconquête sera maintenue pour les plaines de jeux d'été qui elles renforceront encore le maillage salué par l'ONE l'an dernier afin d'offir aux parents et enfants un service de proximité en compensation des transferts en bus que nous avons dû abandonner. » Ainsi, pas moins de 12 sites, répartis sur 15 implantations seront proposés aux choix des parents, notamment à Marcinelle, Cité Parc. « L'augmentation du nombre de sites est une alternative gagnante car elle nous permet de réserver des bus et cars à des activités nécessitant des déplacements plus nombreux ». Quant à l'effort pédagogique, « il sera continué lors de ces plaines de jeux; elles seront même renforcées par d'autres notamment sur le thème de la citoyenneté responsable et la propreté.  Des repas sous forme de sandwichs seront maintenus et resteront le prétexte à une éducation à l'alimentation saine ». Malgré cela, s'est réjoui l'édile, la tarification demeure inchangée et reste jusqu' 2,5 fois moins chère que dans les communes voisines ».

Toujours Serdar Kilic pour répondre à une question de David Jadoul (PS) concernant les projets (éducatifs) européens dans lesquels le conseiller y voit, avec un certain intérêt, une implication de plus en plus marquée de notre corps enseignant.

« Promouvoir, au sein des institutions scolaires des jumelages avec des institutions de pays étrangers afin d'ouvrir l'esprit de nos étudiants, de lutter contre le renouveau du nationalisme exacerbé et favoroiser chez les jeunes une meilleure compréhension de l'interculturalité, c'est l'objectif que nous nous sommes d'emblée fixé. En même temps, nous constatons, grâce à cela, l'apparition d'une véritable culture de la solidarité au sein de nos écoles. Parfois, peut-on y associer aussi divers autres objectifs comme à l'école du Roton où un projet Coménius avec l'Allemagne permettra de renouer avec l'esprit festif et convivial du carnaval. L'expertise de notre cité en matière de coéducation est souvent mise en valeur, cela nous donne aussi, bien que pionniers en la matière, de nouvelles perspectives d'évolution. Il s'agit, conclut S. Kilic, d'ouvrir le monde à nos apprenants afin de donner un sens nouveau à leurs études. Qui plus, gratuitement, puisque ces programmes sont financés par les institutions européennes

Récemment, la Ville a mis en place un peu plus de 200 caméras de surveillance, comme l'a indiqué Nicolas Tzanétatos (MR), selon lequel, si elles ne constituent pas la solution miracle à la résolution de phénomènes criminels et aux incivilités, peuvent néanmoins soutenir la prévention et jouer un rôle majeur dans l'élucidation et la collecte de preuves en cas de délit. Quels sont les critères objectifs qui ont prévalu au choix des emplacements; un placement de nouvelles caméras sur l'ensemble du territoire est-il envisagé; Charleroi envisage-t-elle l'acquisition d'un logiciel pour l'analyse de données, etc... autant de questions posées au bg P. Magnette.

« Le placement de caméras de surveillance dans les lieux publics est notamment régi par une loi de 2007 » a explique le bg. En vertu de ces dispositions, l'installation de caméras est soumis à l'approbation du Conseil communal lequel se base sur un dossier d'analyse soumis par le Chef de Corps. « Les caméras ont été placées dans des lieux ouverts au public, en tenant compte de la sécurité des biens et des personnes au regard des priorités retenues dans le plan zonal de sécurité. L'efficience a constitué un autre critère de choix pour l'installation » a ajouter P. Magnette.

En effet, « sur base des analyses, il a été démontré l'utilité des caméras de surveillance dans l'intra-muros vu la concentration de diverses formes d'incivilité et de criminalité. En ce qui concerne le placement de nouvelles caméras, « un déploiement identique à celui déployé dans l'intra-muros n'est pas envisagé à court terme, ce qui ne signifie pas l'absence d'actions de sécurisation ». Cela dit, « nous réfléchissons toujours à la plus value d'un placement de caméras de surveillance autour de certains sites précis, à l'instar de ce qui s'est fait à la crèche Lambermont à Couillet ou à la crèche E. Idée à Montignies/Sambre.

Quant à l'acquisition d'un logiciel d'analyse, « elle n'est pas envisagée pour l'instant, même s'il faut préciser que les softwares installés au sein de la zone de police sont tout-à-fait capables d'intégrer à terme cette technologie. C'est dans ce sens qu'en 2014 seront installées 4 caméras à très haute résolution, sur certains sites ciblés de la ville haute notamment ».

En outre, a précisé P. Magnette, le contrat de maintenance pour 206 caméras a bien été attribué en date du 22 octobre 2013. Il prévoit l'entretien du matériel et un help desk traitant les demandes 24h/24, 7 jours/7; il prévoit aussi la mise à jour de tous les logiciels de visualisation et d'archivages des images.

Enfin, relativement à l'utilisation des données recueillies, il a indiqué qu'il s'agissait là d'une matière en constante évolution, ce qui permet aujourd'hui d'avoir des alarmes spécifiques aux différentes situations. « néanmoins, il s'agit d'être prudent dans l'analyse de la pertinence d'un tel système surtout lordque l'on prend en considération le coût d'une licence qui s'élève, par caméra, à 860€ ».

Réorganisation ou pas du service propreté? C'est, d'après les échos relayés par la presse, ce qui inquiète les agents. Mais aussi L. Parmentier(Ecolo) et M. Fekrioui (cH)qui ont posé une question commune sur le sujet. Une enquête notamment, par le biais dun questionnaire, a été lancée dernièrement pour sonder les travailleurs de ce département, sans, disent ceux-ci, que les syndicats et le SPPT y aient été associés. Mais pour quelle(s) finalités, y aurait-il des volontés d'externalisation là-dessous? C'est ce qu'ils ont voulu savoir auprès de l'échevin C. Devilers.

« L'ensemble du Collège a confié au Directeur général une mission de réorganisation de l'administration dans sa globalité; la réorganisation des départements dont j'ai politiquement la charge, dans cette perspective de redéploiement, doivent aussi se réfléchir et se repenser dans cette démarche globale et non pas comme une volonté de stigmatiser l'un ou l'autre service. La propreté de notre ville, a ajouté M. Devilers, a été également confirmée priorité politique de l'actuelle majorité; le travail demandé au DG consiste donc principalement à soutenir le département dans sa nécessaire réorganisation, d'envisager ses besoins dans son redéploiement et d'accompagner la direction du département dans la gestion de ces réflexions et de ces changements. Il n'y a absolument rien de surprenant à cela et le travail a également été initié dans d'autres divisions. Etant donné que nous ne sommes pas dans le cadre du bien-être au travail, mais dans un projet de management, les serives de prévention et de protection des travailleurs n'ont pas été associés à cette démarche. Cette option se veut donc résolument positive et s'inscrit dans la perspective d'amélioration du service au citoyen tout en ayant constamment en tête l'amélioration des conditions de travail de nos agents. »

Quant au fait que les syndicats n'y auraient pas été associés, l'édile réfute cette version. « Une mise au point a qui plus est été effectuiée par le DG, elle a permis de couper court aux rumeurs.

Quant au fameux questionnaire, qui aurait mis le feu aux poudres? « L'analyse de ce service s'est fait aussi par le biais de ce document qui comportait des questions ouvertes et fermées complétées par des entretiens ciblés auprès d'un échantillon d'une dizaine d'agents tous grades confondus. Ils portaient sur une réorganisation globale du fonctionnement des services et du département ».

Enfin, sur le plan plus politique, C. Devilers a confirmé qu'un schéma stratégique est d'ores et déjà finalisé. « mais il serait indélicat de ne pas en réserver la primeur au Collège; il sera présenté dans les tout prochains jours ».

Regrettant de ne pas avoir de relais politique au niveau du Collège, L. Parmentier a conclu, avec un ton un peu badin, « que  je reviendrai vers vous en posant de bêtes questions, non pertinentes et imbéciles » histoire d'en savoir un plus sur cette fameuse note stratégique.

Histoire enfin de rassurer M. Fekrioui, le bourgmestre a rappelé que, « d'une manière générale, ce n'est pas l'intention du Collège d'externaliser; nous avons toujours eu une préférence à maintenir des fonctions dans le périmètre de notre fonction publique ».

La gale, le retour, ailleurs et en wallonie. Est-ce le cas aussi à Charleroi et, si oui, des mesures de prophylaxie ont-elles été envisagées afin d'éviter tout risque de contagion interrogea en substance Malika El Bourezgui (Ecolo)?

« Malgré mes efforts, je n'ai pu obtenir ni auprès du service fédéral de la santé, ni auprès de l'Observatoire de la Santé, de chiffres précis. Tout simplement car il n'en existe pas. Car si la gale est une maladie infectieuse, elle n'est pas réputée dangeureuse » rétorqua l'échevine Véronique Salvi. Les cas ne doivent donc pas être déclarés, comme c'est le cas pour d'autrres maladies. « Cependant, il est clair qu'on observe une recrudescence des cas de gale; mais, à ce stade-ci, au niveau scolaire, on ne constate pas d'épidémie », chose confirmée par son collègue en charge de l'enseignement, Serdar Kilic. « Je peux vous confrimer que, pour chaque cas déclaré à l'école ou à l'internat des mesures adéquates ont été prises ».

La fréquentation des marchés de la ville par les commerçants ambulants semble évoluer de façon assez contrastée suivant les communes, notamment suite aux nouvelles règles en matière d'abonnement et de répartition des places par exemple. C'est l'analyse de X. Desgain, lequel a demandé une mise au point à l'échevin Ph. Van Cauwenberghe.

« En ce qui concerne les chiffres de fréquentation, je suis en attente de ceux que me transmettra l'administration. Cela dit, en ce qui concerne les abonnements, il y avait 513 abonnés en 2013 et nous sommes passés à 606 abonnés début 2014 «  informa l'édile qui dit avoir reçu l'entière satisfaction de ceux-ci par rapport aux nouvelles mesures instaurées.

« En ce qui concerne le marché de la ville basse, je me suis entendu avec eux pour les laisser sur la place Albert 1er tant que les désagréments liés au développement du projet Rive gauche seraient vivables; ils seront déménagés sur la place de la Digue le jour où ce ne sera plus le cas, mais pas avant la mise à disposition du parking à cet endroit. Une campagne d'information intiée en partenariat avec l'asbl Charleroi Centre Ville accompagnera ce redéploiement » a enfin précisé l'échevin des Marchés.

Je pense en effet que c'est important ajouta pour sa part X. Desgain, car les marchés offrent une alternative intéressante à ce que proposent les grandes surfaces, en terme de déchets aussi. Dans le même esprit, il suggère qu'un espace soit réservé sur certains marchés à des producteurs agricoles locaux, ce qui, à indiqué l'échevin Ph. Van Cauwenberghe, serait en train de se développer.

Charleroi ne serait-elle plus touristique? C'est ce qui interpelle le conseiller M. Kadim à la suite d'un article de presse expliquant que « Charleroi n'a plus que les visites de chantiers pour attirer les touristes!. « Charleroi à la potentiel, la capacité et les ressources nécessaires pour faire démentir ce genre de propos » selon l'édile qui a demandé quelques explications à l'échevin A. Dufrane.

« Cet article du 24/02/2014 et les propos développés dans votre question ne sont qu'une interprétation du journaliste. Au contraire, le nombre de groupes et de visites, et pas seulement pour les visites de chantiers, a augmenté de manière significative pour 2014 qui s'annonce d'ores et déjà comme un grand cru ». L'Office du Tourisme et la Maison du Tourisme a ajouté l'édile remplissent leurs missions premières, c'est-à-dire, faire la promotion du tourisme par tous les moyens possibles. Elle porte bien entendu sur tout le potentiel de Charleroi. Plus précisément, les visites de chantiers sont certes un pari plus que réussi mais notre centre-ville compte bien d'autres atouts; cet article ne réflétait donc en aucun cas la réalité » a-t-il conclu.

Il y avait aussi des poins en urgence, dont l'un ayant trait au SDER (Schéma de développement de l'espace régional). « Je suis surpris de voir ce point arriver en urgence regretta X. Desgain, alors que le timing dans lequel les Pouvoirs locaux étaient invités à se prononcer à la suite de l'enquête publique était connu de longue date; cela nous met un peu en difficulté car cela nous oblige à consulter l'ensemble du dossier pendant le conseil lui-même ».

« Précisément, c'est ce que nous regrettons aussi, à savoir les délais très courts qui nous ont été donnés par le ministre pour pouvoir nous prononcer » rétorqua P. Magnette. « Ce dossier extrêmement important arrive à quelques semaines de la fin de la législature alors que le ministre de l'Aménagement du territoire a eu 4 ans et demi pour le préparer. On nous a laissé un mois et demi en pleine période de fêtes, a regretté le bourgmestre.

Qui s'est expliqué aussi sur le fond. « Nous avons regretté la mature même du document qui nous a été donné, un document très confu, d'une qualité très médiocre, beaucoup moins étoffé et structuré que les précédents. Nous sommes convaincus que la wallonie, si elle veut travailler à son développement économique, énergétique, etc, elle doit au contraire se doter d'une vision claire en matière d'aménagement du territoire. Hélas, ce n'est pas le cas.

P. Magnette a aussi regretté l'à-priori retenu par les auteurs de l'étude. « Il est fort contestable; il part du principe que le territoire wallon est structuré par 4 grands pôles métropolitains dont 3 sont en dehors de celui-ci.  Nous regrettons que l'avenir territorial de la Wallonie dépende au nord, de Bruxelles, à l'ouest de Lille et que, le seul reconnu à l'intérieur soit celui de Liège. Enfin, nous sentons dans ce document un à-priori anti-infrastructures de communication: on ne sen pas un grand enthousiasme à renforcer la connection de la Wallonie dans son territoire ».

Conclusion de P. Magnette: « Compte tenu de l'extrême importance de la planification territoriale et que l'étude ne correspond pas aux enjeux stratégiques de développement de la Wallonie, nous demandons que la prochaine majorité recommence le SDER. A titre subsidiaire, que, s'il devait être adopté, qu'il soit amendé sur base de 3 éléments: 1. Que Charleroi soit reconnu comme pôle de développement majeur des régions de Charleroi-Mons-La Louvière; 2. Que soient précisés les axes de développement; 3. Que l'on reconsidère la structure territoriale de l'espace en veillant aux spécificités des chacun des pôles ».

O. Chastel (MR): « Je suis soufflé, tant vos conclusions rejoignent ceux de mes collègues, pourtant dans l'opposition dans le Gouvernenement wallon. Je comprends l'attitude du Collège. J'espère vraiment que, d'ici la fin de la législature, le GW n'approuvera pas ce document confu, qui transpire l'immobilisme. » Sur la forme, « on peut effectivement se demander pourquoi le ministre de tutelle a attendu la dernière minute pour nous proposer un texte aussi insignifiant. Qui plus, a ajouté le conseiller, ne fait aucune allusion aux nouvelles villes qui vont fleurir en wallonie dit-il un peu ironiquement. Je demande, tout comme vous, que l'on reporte l'analyse de ce SDER, tant qu'on ne pourra pas intégrer ces nouvelles idées »...

Même son de voix sur le banc du cdH, avec A. Tanzilli qui a dit lui aussi regretter les délais prévus pour la consultation des communes sur un document prospectif visant les 20 à 25 prochaines années. Il a pour sa part regretté en sus le caractère normatif de l'étude qui pourrait revenir, à l'avenir, à pouvoir empêcher Charleroi de valider un projet estimé déterminant et structurant au motif qu'il ne serait pas repris dans le SDER. « Parmi les grandes interrogations, la nature règlementaire ou indicative ou un peu entre les deux de ce schéma est relativement problématique ».

« Sur le fond, je regrette que vous preniez une décision à l'emporte-pièce ne reconnaissant pas l'ensemble des éléments inscrits dans le projet de SDER, qui sont structurant et qui peuvent profiter à Charleroi. Je vous rejoins sur certains points mais demander qu'on recommence l'étude est excessif » rétorqua X. Desgain lequel y est allé d'une longue plaidoirie. « Je ne pense pas que c'est en disant « il faut tout recommencer » qu'on porte le débat sur l'orientation dynamique qu'on veut pour demain afin d'avoir Charleroi comme pôle métropolitain ».

S. Merckx (PTB+): « Je tombe des nues; on nous présente en séance un document de 139 pages et on n'est au courant de rien. C'est complètement asbsurde! Il a été présenté le 13 décembre et je n'ai reçu aucune invitation » s'enflamma-t-elle.

Pour le reste, notons des interventions suivantes:

Point 8, celle de L. Parmentier pour demander si le Collège avait déjà pris une décision quant au devenir du Bureau d'Ethique et de Déontologie. La réflexion est en cours a indiqué P. Magnette;

Point 39, celle de M. El Bourezgui (Ecolo) pour demander s'il n'était pas possible d'obtenir une sorte de tableau de bord permettant de mieux suivre l'évolution des marchés publics;

Point 43 et 44, celles de X. Desgain. D'une part pour regretter que le projet Rive gauche (dont le Conseil avait à prendre acte des résultats de l'enquête publique) ne soit toujours pas ouvert sur des voiries comme la rue du Collège et la rue Sans Nom; ne prévoit pas de mesure pour sécuriser le stationnement des vélos et n'apporte pas de réponse à la coupure de la circulation piétonne entre la place Albert 1er et la rue de Marchienne; de l'autre, pour regretter, dans le cadre d'un projet de construction de 27 habitations unifamiliales et 14 appartements, rue du Laminoir à Gilly, l'absence d'aménagements pour la circulation des cycliste.