Au Conseil communal du 2 avril

Lundi 07 Avril 2014 - 09:45

Une fois de plus, c'est autour des interventions et questions d'actualité que s'est concentré l'essentiel du débat du Conseil communal du mercredi 2 avril. Parmi les 84 points (et une série d'autres urgents) inscrits à l'ordre du jour de la séance publique, on retiendra notamment la présentation du Plan zonal de sécurité pour la période 2014/2017.

Une présentation assurée par le Chef de Corps de la police locale, le commissaire divisionnaire Philippe Stratsaert, une fois le pv de la séance publique du 24 février 2014 approuvé (sans remarques) et une minute de silence observée à la demande du conseiller J-P. Deprez à la mémoire de Me Doumont, bâtonnier au Barreau de Charleroi et membre émérite du BED, décédée inopinément voici quelques jours.

Ce plan zonal de sécurité, c'est en fait le road book de la police de Charleroi, un document qui trace les lignes importantes de la politique policière pour les années à venir.

Entré en vigueur en janvier dernier, approuvé par le SPF Intérieur en date du 3 mars, ce PZS est à consulter in extenso sur le site http://www.policelocale.be/charleroi.

Que retenir de ce document (et de son corollaire, la lettre de mission présentée dans la foulée)? Que les membres du Conseil zonal de Sécurité ont retenu 4 objectifs prioritaires; à savoir, la lutte contre les nuisances liées aux stupéfiants par une action orientée vers le trafic et le deal de rue; la lutte contre les nuisances sociales (domiciles fictifs, vols dans les véhicules, nuisances environnementales, etc); la lutte contre l'insécurité routière avec ses 2 volets- la délinquance routière (vitesse-alcool,etc) et les accidents de roulage avec lésions corporelles; l'amélioration du fonctionnement du Corps (accroissement de la présence policière visible en rue, visibilité de l'inspecteur de quartier, amélioration de la qualité du service policier à la population).

Tant Sofie Merckx (PTB+), Luc Parmentier (Ecolo) que J-P. Deprez (MR) ont tenu à souligner la qualité du travail présenté. « C'est un travail de qualité » a indiqué la première, qui a insisté sur l'intérêt de l'enquête locale de sécurité menée (sur un échantillon représentatif aléatoire dont elle a souhaité obtenir les chiffres) en amont: « Il s'agit d'une démarche positive de demander à la population ce qu'elle considère comme important ». Cependant, a ajouté Sofie Merckx, rejoint sur ce point par son collègue réformateur J.P. Deprez « On sent parfois une différence d'appréciation entre le ministère public et la police; cela veut-il dire que le premier n'opère pas de poursuites là où le second établit des constats ?»  « Chaque partie prenante a sa sensibilité par rapport à des phénomènes qui pour elle sont estimés comme étant prioritaires. Oui il y a parfois des décalages, a convenu Ph. Stratsaert, c'est la raison pour laquelle il y a cette matrice décisionnelle qui permet de faire des cotations et de cibler les priorités ». Et puis, « il faut quand même rappeler que, par rapport à ce classement, il y a le Conseil zonal de Sécurité qui réunit autour de la table le parquet, l'auditeur du travail, le bourgmestre, le directeur du service de Prévention, la police fédérale et locale et que donc, on a pris en compte l'ensemble de ces paramètres pour arriver à un consensus ». Un Conseil zonal qui fonctionne avec une très grande intensité (sans doute comme nulle par ailleurs) devait ajouter pour sa part le bourgmestre P. Magnette, « avec un dialogue vraiment très riche en son sein.  Nous sentons que le parquet est sensible à ce que sont nos priorités. Mais, bien sûr, dans le respect du principe de séparation des pouvoirs ».

Après le PZS, les interventions et la première, sous forme de suggestion émanant de J-Ph. Preumont (PS): Une statue évoquant les Climbias en face du nouvel hôpital Marie Curie, à Lodelinsart. Et pq pas s'interroge le conseiller? Alors que le Collège s'est prononcé défavorablement sur l'idée d'y placer au rond-point l'oeuvre monumentale de Félix Roulin (600.000€), « Celle-ci ferait la synthèse du passé verrier et de l'avenir de notre ville tout en y intégrant le folklore, en particulier Climbia, qui contribue à la construction de l'identité populaire de Charleroi ».

Réponse du bourgmestre: « Votre suggestion mérite d'être étudiée; il faut néanmoins indiquer que l'aménagement de ce rond-point relève de la compétence du Service public de Wallonie, qui a réalisé un plan global d'aménagement dans le cadre de sa demande de permis. Si la Ville souhaite personnaliser l'aménagement de ce rond-point, il faudra donc le faire en collaboration avec le SPW. Rien n'empêche d'entrer en contact avec la RW afin d'étudier la faisabilité de la chose ».

Encore J.ph. Preumont pour suivre, cette fois avec une intervention relative à des bâtiments de la plaine de jeux du sentier de l'Epée, à Jumet. « Aujourd'hui, ils sont devenus le triste théâtre d'un triste spectacle. Les vitres, châssis et portes sont cassés ou défoncés. Il reste encore du mobilier à l'intérieur. De nombreux détritus jonchent la cour qui fait face à l'entrée du Centre récréatif " dénonça l'élu socialiste pour qui le site, au surplus, est devenu dangereux pour quiconque voudrait s'y aventurer.

« L'objectif pour ce site, c'est d'aboutir à une réhabilitation globale et d'y aller pas à pas » devait lui indiquer l'échevin Eric Goffart. « De manière générale, la Ville a entrepris un important mouvement visant à réhabiliter ou à démolir des sites publics sur lesquels se trouvent des bâtiments désaffectés ». A l'instar de ce qui s'est fait dernièrement à la place Chantraine de Gilly, « d'autres bâtiments feront l'objet d'un traitement similaire ». Dans le cas présent, « nous examinerons en Collège, de manière spécifique, la situation du bâtiment en regard de la politique immobilière que nous menons en la matière. Quant à l'aspect sécuruité: « Un marché général de placement de clôtures a été attribué en décembre dernier. Il devrait aboutir dans les prochains mois ou semaines ».

Sur base de quels critères, les personnes, associations, sociétés sont-elles intégrées dans le listing du Protocole de la Ville de Charleroi? Maxime Sempo, (MR) pose la question car il parfois le sentiment que « des gens sont invités sans qu'ils soient en lien direct avec la Ville et/ou l'événement et, à contrario, que des personnes qui auraient dû être présentes n'ont pas reçu l'invitation en bonne et due forme »

« Tout listing protocolaire » indiqua l'échevine F. Daspremont, répond à des critères précis de personnalité. Le listing restreint de Charleroi se limite aux autorités communales ainsi qu'aux représentants locaux des pouvoirs provinciaux, fédéraux et régionaux. Le grand protocole reprend en plus les représentants des villes voisines, des Corps constitués, les syndicats et groupements professionnels, associations patriotiques et principaux représentants des milieux associatifs, culturels, sportifs et économiques qui sont invités en fonction de leurs affinités avec les associations ou personnalités reçues officiellement par la Ville, ce qui représente entre 300 et 900 invitations. Les coordonnées de toutes ces personnes sont bien entendu tenues à jour automatiquement. Il faut également y ajouter une liste de courtoisie définie sur base de l'attachement indéfectible de certains citoyens à notre Ville pour lesquels nous avons bien entendu été fort vigilant quant au choix posé. Le service du Procole, a ajouté l'édile, n'a jamais remarqué la présence de personnes qualifiées d'indues à leurs réceptions; tout au plus, un manque de réponse positive à nos invitations. Le sentiment que vous exprimez n'est pas assez précis pour que nous puissions analyser objectivement d'éventuelles lacunes ». Cela dit, elle s'est dit prête à les examiner avec M. Sempo, dans la mesure où ils ne sont frappés d'aucune mesure de confidentialité.

On le sait, le système de tarification des garderies scolaires a été modifié, ce qui n'est pas pour plaire à Sofie Merckx, laquelle est (à nouveau) montée au créneau pour dénoncer l'augmentation du coût pour les familles. A titre d'exemple, selon des chiffres avancés par l'élue, la garderie du mercredi après-midi serait passée de 1€ à 4,30€. « Actuellement, si on utilise toutes les plages, c'est 1,50€/jour pour chaque enfant; il n'y a plus de dégressivité non plus des tarifs pour les familles nombreuses. Quand on prend plus de recul, on constate que la participation des parents était d'environ 600.000€ entre 2006 et 2010; depuis, elle a décollé pour être budgétisée à 1,2 million d'€, soit une hausse de 100%' » conclut-elle, tout en demandant les chiffres de fréquentation d'un service qui, pour elle, est un droit inconditioinnel, représentant une fonction sociale, éducative et économique, favorisant la lutte contre la pauvreté.

« Je peux comprendre que, particulièrement à la période actuelle, vous soyez peu sensible à certains arguments, que je me permets de vous rappeler » indiqua l'échevin Serdar Kilic. Tout d'abord, « nous avons apporté une simplification administrative au niveau de la facturation, ce qui nous a permis de dégager, chaque mois, l'équivalent de 5 jours de prestations aux directions d'écoles. Elles ont ainsi pu se recentrer davantage sur leur travail pédagogique ». Ensuite, « contrairement à certaines acccusations, la majorité des parents payent moins qu'avant, puisque nous avons pu établir un système de facturation plus juste. Néanmoins, si une certaine minorité s'avérerait lésée, des adaptations pourront être opérées. La réforme, a ajouté l'édile, a aussi pour objectif d'améliorer le statut du personnel encadrant, les conduisant à profiter, professionnellement, d'une situation plus pérenne ».

Quant à l'évaluation de la fréquentation, actuelement, a-t-il poursuivi, « nous ne pouvons fournir que les chiffres liés à la première période de facturation établie fin novembre dernier. Les prochains chiffres seront disponibles fin avril ».

Toujours au niveau des chiffres, un peu moins de 90% de recouvrements ont été constatés par la Ville pour la première période de facturation. Enfin, quant à la gratuite évoquée par Mme Merckx, « il s'agit, certes, d'un beau projet politique, si les moyens de mise en oeuvre sont décidés à un autre niveau de pouvoir ».

Abondant dans le sens de son échevin, P. Magnette ajouta que si « la contribution des parents s'élève à 2,065 millions d'€, celle de la Ville s'élève à 5,661 millions d'€, c'est donc un service dans lequel la contribution de la Ville est significative. »

« J'ai demandé des chiffres précis et vous êtes incapables de me les fournir » regretta S. Merckx, surtout en ce qui concerne l'estimation de la fréquentation du mercredi après-midi, jour où la hausse du coût est la plus significative. Je ne comprends pas non plus pourquoi vous dites que la gratuite dépend d'un autre niveau de pouvoir alors que l'organisation et la facturation des garderies sont du ressort de la Ville. Il s'agit d'un service public qu'il faut rendre à la population et ce serait vraiment bien si le coût pouvait diminuer ».

Une application Smarphone Ville de Charleroi, on sait qu'il ne s'agit pas d'une utopie mais d'une réalité qui pourrait se concrétiser notamment au travers du projet Friendly City introduit par notre cité dans le cadre du concours Mayors Challenge. « Mais d'autres pistes à caractère « Smart City » sont-elles à l'étude afin que Charleroi (à l'image de sa consoeur liégeroise) devienne une ville connectée et collaborative, » interrogea Lucie Demaret (MR)?

« Dans le cadre du projet Friendly City, le jury a conçu une application Smarphone: le principe consiste à mobiliser les Carolos dans le tourisme de proximité. La mise en oeuvre de cet outil, informa P. Magnette, implique bien entendu des moyens financiers et des équipes pour le gérer au quotidien. Si nous ne sommes pas retenus par le Mayors Challenge, nous avons néanmoins décidé de soutenir ce projet. Des crédits ont déjà été prévus au budget 2014 pour l'acquisition et la conception d'une application. Il faut en outre rappeler qu'il existe déjà une application Ville de Charleroi -« One Day Ville de Charleroi »-, fruit d'une initiative privée. Elle a déjà été téléchargée par plus de 2000 utilisateurs. Les autorités communales, a conclut P. Magnette, sont conscientes de l'importance de la communication on line pour modifier l'image de Charleroi. La perception de la ville par les habitants et par les visiteurs sera transformée par ce type d'outil mais également par la nouvelle identité visuelle à laqelle nous travaillons. Tout cela devrait se concrétisre dans les prochains mois »

C'est Elio Paolini (PS) qui le dit: « les riverains de la rue de la Sambre à Mont/Marchienne, prolongée par la rue Station de la Sambre à Marchienne se sentent abandonnés, depuis plusieurs années déjà, dans les divers problèmes qu'ils connaissent au niveau de leur quartier: voirie et trottoirs abîmés, vitesse, lourd charroi, dépôts clandestins, stationnement, etc. Il s'est donc fait leur porte-parole pour demander l'opportunité d'instaurer une zone 30 (à défaut, de réinstaller et de faire respecter le panneau 50 km/heure disparu), de créer une voirie à côté de l'ancienne gare afin de limiter le trafic, de remettre en état la rue et les trottoirs, d'envisager le stationnement en saillie.

Réponse de l'échevin Eric Goffart: « Selon l'analyse du service Voirie, la structure de la voirie à cet endroit est adaptée au type de charroi et au régime de circulation à double sens. Par ailleurs, l'état actuel de la voirie n'est pas jugé critique, même si sa rénovation devra être envisagée dans le futur ». En ce qui concerne la circulation, « Le service Etude mobilité de la police a constaté que, d'une manière générale, le fait de se stationner aux endroits autorisés, permettait à la fois d'assurer la circulation correcte des piétons, de préserver l'intégrité des trottoirs et des impétrants, de réduire de manière sensible la vitesse pratiquée. Cela étant, le stationnement permet d'éviter le placement d'autres dispositifs ralentiseurs. C'est la raison pour laquelle, depuis plusieurs années déjà, au niveau de la Ville, on refuse systématiquement d'instaurer ce type de stationnement ». Appelé, selon Eric Goffart, a disparaître progressivement dans les sections où il est encore autorisé.

Pour le reste, comme suggéré, C. Devilers admis la possibilité d'étendre à l'endroit le circuit de l'auxiliaire propreté. « Malheureusement, le gisement de dépôts que nous observons régulièrement est assez important; il conviendrait dès lors plutôt d'envisager le passage d'un camion et d'une équipe entière. Au-delà de celà, ajouta l'édile, ce qui est important c'est le contrôle social. J'appelle aussi chaque citoyen à participer à l'effort propreté de la ville. Il y une collaboration de chacun qui est indispensable. Il faut travailler à plus de civisme, comme au travers de ces actions menées en collaboration avec la police locale appelées à se poursuivre.

Une question de Luc Parmentier (Ecolo) permit au bourgmestre P. Magnette de faire le point sur l'état d'avancement des divers chantiers Phénix.

On appris ainsi que, s'agissant de Phénix 1, (redynamisation de la ville basse: rénovation de voiries et percées urbaines pour un montant de 6.361.000€ ( quartier délimité par les rues du Collège, de Marchienne, du Comptoir, du Moulin, Desandrouin, Pater, du Commerce, de la Fenderie et place Recloux) les travaux sont réalisés à 95%. Les marchés liés à la démolition des immeubles concernés par les percées urbaines sont réceptionnés provisoirement, le bardage technique des pignons mis en place est provisoire (il y a une validité de permis d'urbanisme de 2 ans) jusqu'à ce que le promoteur en charge du centre commercial puisse planifier une intervention sur ce site. Les travaux liés aux réalisations des voiries: les marchés sont en voie de finalisation; l'entreprise pose actuellement le mobilier urbain, les éclairages et les végétaux et la réception provisoire des travaux de voirie est prévue pour mai 2014.

En ce qui concerne la liaison ville basse - ville haute (Phénix 2- budget de 2.679.000€): les travaux ont été réceptionnés provisoirement le 3 octobre 2012.

Phénix 3: Aménagement de la Place de la Digue (13.891.000€): travaux en cours de finalisation et mise à disposition avant les grandes vacances.

Phénix 4 et 8: Rénovation des Quais et passerelle sur la Sambre (13.197.000€): Les travaux sont réalisés à 70%; des travaux de plantations sont en cours; la fin de ces travaux est prévue pour juin 2014. L'entreprise en charge de Phénix 4 devra ensuite intervenir (juillet 2014) après la pose de la passerelle et après la finalisation du Quai de l'Image pour des travaux de finition.

En ce qui concerne la passerelle, elle est réalisée à 70% en atelier. Elle sera posée par barge le 10 mai 2014. Des essais dynamiques sont en cours de réalisation. Les finitions seront réalisées en avril 2014.

Plus particulièrement en ce concerne la Porte des Arts, les travaux (11.364.000€) sont réalisés à 35% mais le chantier avance bien et devrait être terminé en décembre 2014.

Phénix 6 (centre de distribution urbain- 5.171.000€ pour des travaux de voirie et réalisation de ronds-points) ils sont réalisés à 90%. Il reste une barrière de fermeture à placer dans le courant du mois d'avril. S'agissant du centre de distribution lui-même, les travaux sont réalisés à 95% et devraient être terminés très prochainement. La mise en exploitation est actuellement à l'étude. « Comme on peut le voir, les travaux de l'ensemble de la zone avancent bien. Sans négliger les travaux de finition, les Carolos pourront se réapproprier cet espace cet été en même temps que s'achèveront les travaux de démolition liés au projet Rive Gauche » conclut P. Magnette.

Une question d'Albert Frère (cdH) pour suivre au sujet des activités de la société Euro-Service S.A, laquelle semble poser pas mal de soucis à des riverains montagnards en termes de nuisances environnementales. L'élu a tenté de savoir quelle réponse leur serait apportée par le Collège sachant qu'ils se sont mobilisés derrière une pétition et que l'enquête publique visant la mise en conformité administrative de l'implantation et de l'exploitation d'une plate-forme de transbordement de produits en vrac et de conteneurs à l'endroit s'est achevée le 11 mars dernier.

« Une demande de permis unique a bien été déposée auprès de mes serices » confirma l'échevine Ornella Cencig. Elle a été déclarée complète et recevable en février dernier; le 5 mars, mon cabinet recevait le Comité de quartier et il s'est montré très sensible à ses préocuppations. Les résultats de l'enquête publique reprendront bien évidemment la pétition (forte de 165 signatures) qui m'a été transmise. Maintenant, le dossier est à l'instruction à la RW. Un rapport de synthèse est attendu des fonctionnaires délégué et technique pour le 16 avril ou le 16 mai. Le Collège se positionnera endéans le mois, le 16 juin au plus tard donc. Nous serons bien entendu très attentifs à ce dossier » a conclu O. Cencig.

« J'ai pu remarquer que les interventions sont efficaces. Et c'est tant mieux », répliqua A. Frère. « Nous sommes en majorité, nous avons un devoir vis-à-vis de la population qui est de leur rendre le bien-être qui leur est dû. Nous sommes d'accord. Et donc ensemble allons jusqu'au bout et tenons nos promesses» .

L'augmentation de la fréquence des vols et de certains dysfonctionnements constatés dans la gestion des caisses décentralisées a amené le Collège communal à mettre en place de nouvelles procédures. A la demande de L. Parmentier, elles ont été précisées par l'échevine Françoise Daspremont.

Tout d'abord, il faut savoir qu'il y a, au sein de la Ville de Charleroi, 99 caissses décentralisées (fonds allant de 0,41€ à 30.170,17€), 15 terminaux Bancontatcs+ 4 mobiles pour les marchés implantés aux Finances, aux accueils des citoyens, aux services «décès », « titres d'identité » et à l'école industrielle de Charleroi. Le coût par appareil varie entre 845€ à 1036€/an auquel il faut y ajouter le coût des transactions.

Quant aux mesures adoptées, le Collège a décidé:

  1. la clôture de toutes les caisses décentralisées au 31 décembre 2013 avec obligation du transfert des fonds sur les comptes bancaires dédicacés à cet effet pour le 10/01/2014;

  2. Entre le 6 et le 10/01/2014: mise à disposition d'un fond de roulement à chaque gestionnaire d'une caisse contre délivrance d'un reçu;

  3. tous les avis de débition justifiant les mouvements comptables pour l'année 2013 devant être rentrés avant la fin janvier 2014.

Parallèlement, 2 séances d'information ont été organisées au DEFI à destination des gestionnaires d'une caisse: « Elles ont permis de rappeler les principes de base de la gestion d'une caisse, à savoir un contrôle quotidien en fin de journée et, au minimum, une clôture mensuelle obligatoire. Les fonds collectés doivent être déposés sur les comptes bancaires attachés à ces dépôts au minimum 1 fois/mois et les mêmes dépôts ne peuvent chevaucher deux périodes de clôture ». Enfin, a conclu l'édile, depuis le 1er janvier dernier, les documents comptables doivent être rentrés auprès des RFA pour le dernier jour ouvrable du mois.

Le chapitre des questions d'actualité pour suivre avec la première, posée par Sofie Merckx, au sujet des maisons de quartier, des lieux de cohésion sociale dont notre ville a tant besoin. Quel sort sera réservé plus particulièrement à celles de la Brouchetre (Charleroi), du Roctiau (Montignies/Sambre), et du Sart Allet (Gilly) (suppressions, pertes d'emplois?) sachant qu'elles seront bientôt placées sous la tutelle du CPAS, c'est ce que voulu savoir la conseillère qui interrogea le président Eric Massin.

Eric Massin: « Nous sommes ici en présence d'une harmonisation de compétences, à tel point qu'il n'y a pas de suppressions d'emplois envisagée, pas de  souhait de suppression des maisons de quartier. Il y aura un plan qui sera fait en partenariat avec la direction des Maisons de quartier du CPAS pour voir à une harmonisation, une intégration par rapport aux trois espaces citoyens qui existent déjà. L'ensemble des activités sont menées dans le cadre du Plan de cohésion sociale; il n'y a donc aucune raison de mettre à mal les actions qui y sont réglées ».

Luc Parmentier encore au sujet du parking dit des « bretelles », situé à l'arrière de la gare du sud sous le pont de l'A503. « Il ressemble de plus en plus à un champ de bataille! Le chaos y règne depuis que les peintures au sol délimitant les différentes places de parking ne sont plus visibles, sans parler des nids de poule qui y sont légion, des avaloirs bouchés et les problèmes d'insécurité,etc... Un petit courrier adressé à la SNCB ne serait-il pas opportun suggéra l'élu écologiste?

Le Collège, rappela P. Magnette, s'est prononcé favorablement sur l'étude d'un masterplan envisagé pour la zone située à l'arrière de la gare du Sud (il sera présenté lors du Conseil communal du 28 avril 2014). « Il s'agit d'un vaste programme qui reprend en outre une promotion immobilière devant la gare, une galerie commerciale sous les voies, la recouverture des quais, etc et qui comporte aussi un réaménagement complet du parking de la Villette. Il sera complété par des arbres en bordure de voirie, bref, d'un espace vert a même de le rendre plus convivial et plus agréable pour les usagers et les riverains ». En attendant, conclut le bg, les services de police effectuent des passages réguliers (ce qui a permis d'intercepter dernièrement l'auteur d'un grand nombre de délits opérés dans les véhicules) et décision est prise d'y placer des caméras de surveillance.

On le sait, comme le rappela Malika El Bourezgui (Ecolo) le Gouvernement wallon a approuvé, en date du 27 février 2014, le décret relatif au parcours d'accueil pour les primo-arrivants souhaitant s'installer durablement chez nous. A Charleroi, c'est le CRIC qui assurera la mise en oeuvre de ce processus d'intégration. Mais comment s'articulera ce dispositif avec la commune, quels seront les collaborations et partenariats prévus au niveau local avec les praticiens de l'intégration et le secteur associatif, quels seront les acteurs pressentis, quels seront les moyens, comment s'organisera le dispositif,etc, autant de questions posées à l'échevine Véronique Salvi...
Tout d'abord, « il faut savoir que nous avons, au sein de nos services, un agent assistant social arabophone disponible auprès du public étranger » indiqua cette dernière. Il faut savoir aussi qu'une action individualisée à Jumet-Hamendes en partenariat avec l'asbl D'cole permet d'assurer une sensibilisation à la citoyenneté, des formations à la langue française et à l'informatique. »

Plus particulièrement au sujet du décret dont question, Véronique Salvi précisa que ce sont bien les communes qui seront chargées d'avertir le CRIC de la présence d'un primo-arrivant; un rendez-vous sera dès lors pris avec lui afin d'établir un bilan social. « L'équipe du CRIC prépare ce dispositif depuis plus d'un an puisqu'il était projet pilote, cela lui a permis, en partenariat avec le service population et « actions migrants » de la Ville de Charleroi, d'engager une phase expérimentale de test. Durant cette période, l'organisme a bien entendu entreptris une série de démarches auprès des acteurs sociaux, l'objectif étant de mobiliser un maximum de partenaires afin de répondre aux besoins des primo-arrivants. Les différentes plate-formes d'opérateurs sont d'ores et déjà mobilisées afin de faire face aux nouvelles demandes afin de constituer un parcours de qualité. Tout le réseau maillé du CRIC sera concerné ».

Le dispositif, a encore précisé l'édile, sera évalué au bout de 2 années et demi de fonctionnement. « Le CRIC continuera d'informer les acteurs de terrain et à assurer une formation permanente du dispositif afin de détecter les besoins qui seraient éventuellement non couverts. » Quant aux régions couvertes par le CRIC, elle rappela qu'il s'agit des communes de Charleroi, Châtelet, Aiseau-Presles, Courcelles, Farciennes, Fleurus, Fontaine-l'Evêque, Gerpinnes, Ham-sur-Heure-Nalinnes, Les Bons Villers, Montigny-le-Tilleul, Pont-à-Celles, Beaumont, Chimay, Froidchapelle, Lobbes, Merbes-le-Château, Momignies, Sivry-Rance et Thuin.

Quant aux moyens? « A ce stade-ci, ils n'ont pas encore été budgétisés. Il y aura sans doute un arrêté d'exécution qui passera en 3è lecture vraisemblablement début mai prochain ».

Enfin, comme le demandait aussi Mme El Bourezgui, Véronique Salvi a indiqué que des sanctions n'étaient pas envisagées envers les primo-arrivants qui ne se plieraient pas aux différentes obligations tant que l'ensemble du dispositif ne serait pas opérationnel.

Le CECIFOOT, c'est un jeu de football à cinq pour déficients visuel. Une discipline assez peu connue du grand public que J-P. Deprez (MR) a pu apprécier dernièrement en la salle omnisports de l'Ipsma, à Marcinelle, en compagnie d'anciennes gloires du ballon rond. Oui, mais voilà, cette pratique spectaculaire nécessite une aire de jeu adaptée, ce dont ne dispose pas le club carolo. D'où la requête du conseiller, à savoir, une infrastructure spécifique, soit un terrain (même extérieur) de 40m sur 20m avec une bordure « encerclante » robuste d'1m de haut. Tant qu'à faire, pourquoi Charleroi n'organiserait-elle pas sur son territoire une compétition internationale digne de ce nom, pq pas aussi une équipe nationale, parrainée, à l'instar de David Beckham pour l'équipe d'Angleterre, par son échevin des Sports?

« Nous sommes à la recherche d'une solution, devait indiquer l'échevin Ph. Van Cauwenberghe, tout en sachant que nous manquons de créneaux horaires dans les salles de sport gérées par la Ville. Néanmoins, « il ressort que ce club travaille avec le Sporting de Charleroi, gestionnaire du site de Marcinelle. C'est peut-être une piste à explorer. Etant donné que le club évolue à l'Ipsma pour ses matchs, je ne manquerai pas de sensibiliser mon collègue député provincial Yves Lardinois en ce qui concerne l'acquisition de matériel adéquat. Une autre piste serait peut-être de partager les frais. Sur le plan purement sportif, conclut l'édile, je me suis engagé à soutenir leur action via l'octroi d'un subside. Enfin, je réitère ma disposition à soutenir l'organisation d'une grande compétition et me mets à la disposition des dirigeants du club pour en discuter ».

Ainsi que l'a rappelé M. Fekrioui (cdH), Charleroi prend une part active dans la commémoration des 50 ans de présence de l'immigration marocaine en Belgique et plus particulièrement à Charleroi. Divers événements ont déjà eu lieu, mais l'un d'entre eux, une pièce de Théâtre « La vie c'est comme un arbre », programmée à l'Espace Marignan pour le public scolaire a été supprimée. Il a voulu en connaître la raison auprès du bg P. Magnette. « La raison de cette suppression est purement technique l'a rassuré ce dernier. Elle aura lieu le 6 mai 2014, à 13h, en la Ruche Théâtre de Marcinelle ».

Le 20 août dernier, la Ville, au travers de la RCA validait la mise en concession de Marcinelle-en-Montagne, pour un bail de 2 ans, à Lou Capitelle. L'hiver s'achèvant, Nicolas Tzanétatos (MR) a souhaité connaître un premier petit bilan de la fréquentation du site depuis la reprise en main par l'opérateur français.

« Les chiffres nous indiquent une fréquentation assez identique aux années antérieures, ce qui signifie la participation de nos écoles communales, de 9 écoles libres et d'une école de la fédération W-B » précisa l'échevin Serdar Kilic. « Manifestement, les retours qui nous ont parvenus (des Balcons du Mont Blanc, la nouvelle appellation du site), exprimaient une grande satisfaction des professeurs et des élèves; leurs témoignages ont mis en évidence le professionnalisme des animations et la grande qualité de prise en charge. Néanmoins, une grande réunion sera organisée au mois de mai avec l'ensemble des parteniares et nous pourrons alors tirer un bilan définitif de satisfaction ». Quant au bilan financier, l'édile a indiqué qu'il était en cours d'analyse.

« Nous réfléchissons aussi, comme l'a indiqué mon collège, à une forme d'enquête pour objectiver les données » ajouta pour sa part l'échevin C. Devilers. « Par ailleurs, il y aura lieu d'établir une sorte de plate-forme de communication afin de fludifier l'échange d'informations ». La tenue de réunions récurentes in situ, au moins 2 fois/an, serait également une autre nécessité selon l'édile dans la mesure où une extension des activités est envisagée. « Il y a de toute façon un constat à tirer, conclut-il: « C'est le très grand professionnalisme de l'opérateur choisi; il a d'ailleurs toute une série de projets de développement qui sont dignes d'un village de vacances ». Cela dit, il a rappelé que la concession était valable deux ans et, qu'au terme du bail, comme l'exige la loi, une mise en concurrence serait faite entre divers opérateurs.

Dernière question d'actualité, celle d' A.Tanzilli (cdH), au sujet de la prostitution. On se rappellera que, fin juin 2011, le Conseil communal approuvait un nouveau règlement tendant à limiter le phénomène sur l'espace public et à le reporter du côté de la rue des Rivages. « Depuis quelques semaines, il me revient régulièrement que les prostituées ne respectent plus tout à fait ce règlement pourtant toujours d'application; elles reviennent par exemple à la rue Léopold où, ne l'oublions pas se trouve une école primaitre. Un des objectifs du règlement communal était que la prostitution échappe le plus possible aux regards des plus jeunes. Force est de constater que l'objectif n'est plus rencontré ».

« Le problème est, et il avait été soulevé à l'époque tant par les prostituées que leurs représentants » que le règlement n'est, pratiquement, pas applicable » indiqua P. Magnette. « Il faut donc se résoudre à le revoir. C'est dans cet esprit que nous avons mis en place un groupe de travail et projettons d'organiser un panel citoyen afin de susciter une démarche participative dans la prise de décision ».

« Je pense qu'en continuant à manier utilisement la prévention, le dialogue et la répression, surtout durant les heures où les enfants et les élèves circulent le plus, il y a tout de même un message à faire passer vis-à-vis de ce règlement qui, s'il est difficile à appliquer, reste, dans sa totalité, toujours d'application » répliqua A. Tanzilli.

Dans le reste de l'ordre du jour, le Conseil a approuvé les MB1 de la Zone de Police et du budget communal. Comme l'a expliqué la Directrice ff du Budget, Mme Géraldine Dubois, les cahiers de premières modifications du budget de l'exercice 2014 présentent un boni de 11.875.000€ à l'exercice ordinaire et de 8.374.000€ au service extraordinaire. Le résultat de l'exercice propre (service ordinaire) montre un boni de 1.476.000€, soit une amélioration de la situation à l'exercice propre de 4 millions. Il faut toutefois préciser, à indiquer Mme Dubois, que cette variation s'explique principalement par un transfert de dépenses de l'exercice propre vers les exercices antérieurs. Au niveau global, cette modification a un impact positif de 394.894€ au service ordinaire. Elle est nécessitée principalement par 3 éléments:

  • le besoin de pouvoir réinscrire des projets budgétés en 2013 qui n'ont pas pu être attribués

  • l'impact du basculement du régime de vacances du secteur privé vers le secteur public pour les travailleurs contractuels et APE

  • la nécessité de se conformer, quant aux choix économiques, aux remarques de la tutelle qui préconise de retenir le libellé officiel des articles et non plus les durées d'amortissement des biens concernés.

Le Conseil a également pris acte des rapports d'activités 2013 du Conseil Consultatif de la Personne Handicapée et Egalité Femmes Hommes. Deux remarques à ce propos de Mme El Bourezgui (Ecolo). La première au sujet de la carte de stationnement; la seconde au sujet d'un manque de retour observé dans les avis et recommandations posés par ces deux organes.

Quant à la carte de stationnement, l'échevine Véronique Salvi a indiqué qu'une évaluation aurait bel et bien lieu. « On verra de quelle manière une décision pourra être prise lorsque le règlement communal sur le stationnement reviendra au niveau du Conseil communal; quant à la seconde remarque, « le travail est bien mis en place pour que les avis et recommandations puissent suivre une voie administrative et qu'ils atterrissent par un dossier normatif en Collège ».

Dans les points urgents, l'un concernait l'ordonnance de police réglant l'affichage électoral du scrutin du 25 mai 2014. Elle fut adoptée après l'examen d'une motion proposée par le PTB+. Pourquoi une motion? « Pour le PTB, indiqua Sofie Merckx, un scrutin véritablement démocratique se doit de donner des chances égales à toutes les listes démocratiques. Le règlement proposé ce jour prévoit d'octroyer un panneau pour chaque parti présent au pouvoir, les 7 ou 8 autres se partageant les 2 panneaux restant. Je pense donc que ce qui est proposé est un déni de démocratie. De plus, il n'y a pas de (dé)marquage prévu entre les différents partis sur les panneaux; je pense que cette anarchie déplaît à beaucoup de citoyens. Je constate, avec regret, que le règlement proposé continue à donner avantage aux partis déjà établis surfinancés et surmédiatisés ». La motion a été rejetée avec deux votes pour (Sofie Merckx et Malika El Bourezgui) et 3 abstentions.