Charleroi
Photographie : Christophe Vandercam

Comment nos modes de déplacement s’adaptent au confinement

L e port du masque obligatoire pour tous les passagers dès l’âge de 12 ans : la graduelle reprise des activités des sociétés de transports en commun s’accompagne de cette mesure contraignante depuis ce lundi 4 mai.

En ce qui concerne les transports en commun, le mieux reste de se renseigner auprès des TEC et de la SNCB pour connaître les toutes dernières adaptations éventuelles. 

Mais on sait qu’il ne sera plus possible de monter à bord d’un bus ou d’un train sans avoir mis au préalable son masque ou toute autre alternative en tissu. Mieux : il sera obligatoire dès l’entrée en gare, sur les quais ou encore aux arrêts.

En ce qui concerne les déplacements en avion, l’aéroport a fait savoir qu’il fermait l’accès à ses infrastructures aux passagers et aux compagnies aériennes à partir du mardi 24 mars (23.59). Là aussi, le mieux est de se renseigner auprès de Brussels South Charleroi Airport

https://​www​.brussels​-charleroi​-airport​.com

De la place pour le vélo dans la ville

En cette période de confinement, la mobilité en ville a pris un tout autre visage. L’espace public, habituellement envahi par la voiture, ne l’est plus du tout, le trafic ayant fortement diminué.

Cette disparition d’une forme de pression automobile semble pousser un nombre croissant d’usagers de la route à utiliser le vélo, non plus seulement dans un contexte de loisir mais aussi de déplacement.

Les Ravels ont enregistré des pics de fréquentation, surtout au cours de ces week-ends ensoleillés que nous avons connus : le besoin de prendre l’air, de se dégourdir les jambes a poussé bon nombre de familles sur ces chemins de randonnée. Au risque parfois de la saturer : les allées des Ravels ne sont par essence pas très larges, une affluence en cette période où la distanciation physique est capitale, n’est pas souhaitable.

C’est dans ce contexte que l’échevin de la Mobilité, approuvé dans sa démarche par le Gracq, le groupe de recherche et d’action des cyclistes quotidiens, rappelle aux cyclistes les règles de distanciation sociale et les invite à se réapproprier les artères de la ville moins encombrées actuellement. « Les grands boulevards comme les routes secondaires sont bien moins fréquentés, la circulation des vélos y est facilitée et la qualité de l’air améliorée par l’absence de pollution automobile, rend cet exercice encore meilleur pour la santé. On ne peut pas parler d’aubaine dans ce contexte dramatique mais se préparer, dans ces circonstances particulières, à une autre mobilité, me paraît pertinent », déclare l’échevin.

Le Gracq, tout comme l’échevin de la sécurité routière rappellent cependant aux cyclistes qu’ils doivent impérativement respecter le code de la route : il ne faut pas oublier que, dans des circonstances exceptionnelles comme lors des journées sans voiture, de nombreux cyclistes ont tendance à considérer la route comme leur appartenant et à oublier la plus élémentaire courtoisie mais surtout les principes essentiels de sécurité.

Mais il convient d’alerter également les automobilistes qui ne doivent surtout pas baisser leur niveau d’attention au motif que le trafic est plus fluide : ceux-ci doivent en effet plus particulièrement encore, être attentifs aux cyclistes et éviter les vitesses excessives.

En cette période troublée d’épidémie, les cyclistes se doivent aussi de prendre garde à la contagion : outre garder ses distances, ne pas cracher au sol, tousser dans son coude et rouler chill : inutile en effet, recommandent les médecins de faire des efforts inconsidérés au guidon, il vaut mieux rouler à un rythme qui ne soit pas trop contraignant pour l’organisme.