Charleroi
Photographie : Christophe Vandercam

Comment nos modes de déplacement s’adaptent au confinement

S i les bus et trams des TEC continuent à circuler (presque) normalement, à Charleroi, les avions eux sont pour la plupart bloqués sur le tarmac de BSCA. Mais voilà que le vélo fait son retour en force dans les rues du centre ville…

En ce qui concerne les transports en commun, le mieux reste de se renseigner auprès des TEC et de la SNCB pour connaître les toutes dernières adaptations éventuelles.

En ce qui concerne les déplacements en avion, l’aéroport a fait savoir qu’il fermait l’accès à ses infrastructures aux passagers et aux compagnies aériennes à partir du mardi 24 mars (23.59).

Etant donné la suspension de la majorité des vols des différentes compagnies opérant à Brussels South Charleroi Airport, la fermeture de plusieurs services aux passagers (horeca, duty free, etc) ainsi que de l’impact socio-économique en résultant, l’aéroport a fermé l’accès de ses infrastructures aux passagers et aux compagnies aériennes à partir du mardi 24 mars 2020 (23.59) et ce, jusqu’au 05 avril 2020, avec la possibilité d’extension de la mesure au-delà de cette période en fonction de l’évolution de la situation. Cette fermeture ne s’applique néanmoins pas complètement aux vols de maintenance, d’Etat et sanitaires” font savoir les instances de l’aéroport.

Etant donné qu’il a été décidé, ce vendredi 27 mars à l’issue d’un Conseil national de Sécurité, de prolonger jusqu’au 19 avril les mesures de confinement, sans doute que la date du 5 avril sera elle aussi revue par les autorités aéroportuaires.

Plus d’infos :

https://​www​.brussels​-charleroi​-airport​.com

De la place pour le vélo dans la ville

En cette période de confinement, la mobilité en ville a pris un tout autre visage. L’espace public, habituellement envahi par la voiture, ne l’est plus du tout, le trafic ayant fortement diminué.

Cette disparition d’une forme de pression automobile semble pousser un nombre croissant d’usagers de la route à utiliser le vélo, non plus seulement dans un contexte de loisir mais aussi de déplacement.

Les Ravels ont enregistré des pics de fréquentation, surtout au cours de ces week-ends ensoleillés que nous avons connus : le besoin de prendre l’air, de se dégourdir les jambes a poussé bon nombre de familles sur ces chemins de randonnée. Au risque parfois de la saturer : les allées des Ravels ne sont par essence pas très larges, une affluence en cette période où la distanciation physique est capitale, n’est pas souhaitable.

C’est dans ce contexte que l’échevin de la Mobilité, approuvé dans sa démarche par le Gracq, le groupe de recherche et d’action des cyclistes quotidiens, rappelle aux cyclistes les règles de distanciation sociale et les invite à se réapproprier les artères de la ville moins encombrées actuellement. « Les grands boulevards comme les routes secondaires sont bien moins fréquentés, la circulation des vélos y est facilitée et la qualité de l’air améliorée par l’absence de pollution automobile, rend cet exercice encore meilleur pour la santé. On ne peut pas parler d’aubaine dans ce contexte dramatique mais se préparer, dans ces circonstances particulières, à une autre mobilité, me paraît pertinent », déclare l’échevin.

Le Gracq, tout comme l’échevin de la sécurité routière rappellent cependant aux cyclistes qu’ils doivent impérativement respecter le code de la route : il ne faut pas oublier que, dans des circonstances exceptionnelles comme lors des journées sans voiture, de nombreux cyclistes ont tendance à considérer la route comme leur appartenant et à oublier la plus élémentaire courtoisie mais surtout les principes essentiels de sécurité.

Mais il convient d’alerter également les automobilistes qui ne doivent surtout pas baisser leur niveau d’attention au motif que le trafic est plus fluide : ceux-ci doivent en effet plus particulièrement encore, être attentifs aux cyclistes et éviter les vitesses excessives.

En cette période troublée d’épidémie, les cyclistes se doivent aussi de prendre garde à la contagion : outre garder ses distances, ne pas cracher au sol, tousser dans son coude et rouler chill : inutile en effet, recommandent les médecins de faire des efforts inconsidérés au guidon, il vaut mieux rouler à un rythme qui ne soit pas trop contraignant pour l’organisme.

Les déplacements, quel que soit le mode de transport, ne sont autorisés qu’en cas de nécessité et pour des raisons urgentes, comme le trajet domicile-travail, les achats de nourritures, etc.

Les activités physiques en plein air (marche, jogging, vélo) restent autorisées à condition de les pratiquer individuellement ou uniquement entre membres de la famille vivant sous le même toit ou encore avec toujours le même ami, en respectant d’1,5 mètre entre chaque personne. Les entraînements collectifs sont par contre interdits jusqu’au 19 avril inclus.