Charleroi
Photographie : Miguel Henriques sur Unsplash

Mieux vivre

M ieux vivre et mieux vivre ensemble : Inspirés par le Plan de Cohésion sociale (PCS), éducateurs de rues ou de la Cellule d’Intégration par le sport, médiateurs de quartier, etc, s’emploient au jour le jour à résoudre les conflits, à lutter contre toute forme de précarité, à assurer à tous les Carolos l’égalité des chances et des conditions de vie dignes

Plan de cohésion sociale wallon (PCS)

La cohésion sociale est définie comme étant l’ensemble des processus qui contribuent à assurer à tous l’égalité des chances et des conditions, l’accès effectif aux droits fondamentaux et au bien-être économique, social et culturel.

Le Plan de Cohésion sociale de la Ville de Charleroi se compose de 27 actions, celle-ci visent le développement social des quartiers et la lutte contre toutes formes de précarité, de pauvreté et d’insécurité au sens large. Les actions qui y sont proposées se déclinent en 4 axes :

  • L’insertion socioprofessionnelle ;
  • L’accès à un logement décent ;
  • L’accès à la santé et le traitement des assuétudes ;

Le retissage des liens sociaux, intergénérationnels et interculturels.

Le Plan de Cohésion sociale est un dispositif qui s’appuie sur des besoins locaux identifiés grâce à un indicateur d’accès aux droits fondamentaux (ISADF) élaboré par l’institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEP). De plus, un diagnostic recense les initiatives publiques et privées déjà mises en œuvre sur le territoire communal ainsi que les attentes de la population et les manques à satisfaire au regard des objectifs du Plan.

En Belgique, le gouvernement Wallon, sous l’impulsion du Conseil de l’Europe a lancé un premier appel à projet en 2008 à l’adresse des Villes et Communes de langue française. C’est ainsi que 169 d’entre-elles ont proposé un ensemble d’actions. Encouragé par les résultats obtenus, un nouvel appel a été proposé en 2013 et c’est ainsi qu’aujourd’hui, 181 sur 253 communes wallonnes bénéficient d’un Plan de cohésion sociale pour une période de 5 années de 2013 à 2019. 

Ce programme vise à soutenir localement les administrations publiques qui s’engagent à promouvoir l’exercice de 6 droits fondamentaux garantis par l’article 23 de la Constitution Belge (DiCS, 2014):

  • Le droit à un revenu digne ;
  • Le droit à la protection de la santé et à l’aide sociale et médicale ;
  • Le droit à un logement décent et à un environnement sain ;
  • Le droit au travail ;
  • Le droit à la formation ;
  • Le droit à l’épanouissement culturel et social.

A travers le Décret du 6 novembre 2008 relatif au plan de cohésion sociale dans les villes et communes de Wallonie, la Région Wallonne définit la « cohésion sociale » comme étant :« L’ensemble des processus qui contribuent à assurer à tous les individus ou groupes d’individus l’égalité des chances et des conditions, l’accès effectif aux droits fondamentaux et au bien-être économique, social et culturel, afin de permettre à chacun de participer activement à la société et d’y être reconnu, et ce quels que soient son origine nationale ou ethnique, son appartenance culturelles, religieuse ou philosophique, son statut social, son niveau socio-économique, son âge, son orientation sexuelle, sa santé ou son handicap » (Moniteur Belge, 2008 : 1).

D’une manière générale le plan vise le développement social des quartiers et la lutte contre toutes formes de précarité, de pauvreté et d’insécurité au sens large.

Les actions qui y sont proposées se déclinent en 4 axes (Dics, 2014):

  • L’insertion socioprofessionnelle ;
  • L’accès à un logement décent ;
  • L’accès à la santé et le traitement des assuétudes ;
  • Le retissage des liens sociaux, intergénérationnels et interculturels.

De plus, la Région Wallonne a publié en 2016 un nouveau plan de lutte contre la pauvreté qui renforce la priorité aux actions adressées directement aux publics des plus démunis.

Une direction

La Ville de Charleroi a confié la gestion de ce Plan à la Direction de la Prévention et de la Sécurité. Celle-ci gère déjà des financements du Ministère fédéral (Plans stratégiques) ainsi que des fonds émanant du Ministère Fédéral de la Politique des Grandes Villes, aujourd’hui régionalisée. En concentrant la gestion de l’ensemble des aides dans une seule et même direction, la VDC bénéficie d’une vue globale des actions menées et favorise la transversalité de celles-ci.

Un Chef de projet

Comme le PCS est avant tout un plan communal, c’est donc au sein de cette Direction qu’elle a désigné le Chef de projet qui doit assurer, outre le secrétariat et le suivi des décisions de la Commission d’accompagnement, la supervision et la gestion journalière du Plan, ainsi que la coordination des partenaires. 

Une Commission d’accompagnement

Pour mettre en place son PCS la Ville de Charleroi a dû faire appel à son réseau associatif local. Cette instance est imposée par la RW et toutes les décisions relatives au plan doivent être soumises à son attention avant d’être proposées au Conseil Communal. Elle regroupe une cinquantaine d’associations qui militent dans le champ de l’action sociale carolorégienne (voir liste en annexe. 

La Présidence du PCS

Le PCS présente une particularité. En principe sa présidence est assurée par le Bourgmestre en personne ou par défaut par un échevin. A Charleroi, la présidence est assurée par le Président du CPAS. En 2014, le Bourgmestre a souhaité qu’une partie du Plan soit transféré au CPAS et c’est dans cette négociation que la présidence a été confiée à cette institution.

Le Bureau du PCS

Il est composé du Président, d’un Vice-président représentant de la Ville (l’échevin de la participation et de la vie associative) et d’un second Vice-président représentant des associations. On retrouve également dans ce bureau, le Directeur Général de la Ville de Charleroi et le Directeur Général du CPAS. Le Chef de Projet et l’évaluateur interne participent aux rencontres de ce bureau. Celles-ci ont lieu deux fois par an et c’est lors de ces dernières que les décisions politiques et stratégiques sont prises.

Médiation de quartier

La médiation de quartier offre aux citoyens carolos une alternative à la procédure en justice en proposant un processus de résolution amiable et volontaire des conflits, assuré par des médiateurs professionnels. Cette médiation doit permettre aux citoyens de se réapproprier la gestion de leurs conflits de voisinage et/​ou de quartier.

Cette dynamique participative peut soit : établir, rétablir ou restaurer un lien entre habitants ou groupes d’habitants impliqués dans un conflit qui génère de la souffrance et bien souvent une escalade dans la violence.

Conditions et recommandations :

  • Vous vivez un conflit de voisinage
  • Vous habitez l’entité de Charleroi ou y disposez d’un bien
  • Vous souhaitez plus d’informations sur la pratique de médiation de quartier
  • Vous souhaitez résoudre un conflit à l’amiable
  • Vous êtes prêt à vous engager volontairement dans une démarche où vous serez acteur de changement

Vous pouvez demander gratuitement les conseils d’un médiateur avant d’entamer une quelconque procédure en justice.

Avantages :

  • Objectivité, flexibilité, gratuité « en tant que service public ».
  • Participation active et expression de chacun
  • Respect des points de vue
  • Conclusion d’accords, même partiels, pouvant obtenir force de loi” auprès de la Justice de Paix.

Educateurs de rue — Conflits intergénérationnels et nuisances urbaines

Ce service a été mis en place pour rencontrer l’émergence de conflits générés par la présence de groupes de jeunes dans les espaces publics.
Ce phénomène a été observé lors des rencontres organisées dans le cadre de conflits déclarés par les habitants de nos quartiers.
Le service met en œuvre des projets à moyen et à long terme à destination des jeunes isolés, fragilisés, sans emploi, inscrits ou non dans une formation scolaire/​professionnelle visant à la lutte contre :

  • les nuisances sociales,
  • la délinquance et primo-délinquance,
  • la radicalisation à portée violente,
  • les nuisances publiques liées aux assuétudes,
  • le cyber harcèlement.

Depuis sa création, cette équipe est régulièrement sollicitée par les habitants et nos partenaires pour aller à la rencontre des jeunes et développer des attitudes propices au dialogue.
Le service travaille dans l’objectif de lutter contre le désœuvrement afin d’amener les jeunes à être des acteurs positifs au sein de leur quartier.

Conditions et recommandations :
Vous vivez un conflit intergénérationnel et/​ou interculturel dans votre quartier.
Votre enfant est victime de racket et/​ou de harcèlement à l’école, aux abords de l’école ou dans le quartier.
Vous rencontrez des difficultés relationnelles avec vos enfants ou des jeunes de votre quartier.
Vous habitez l’entité de Charleroi ou y disposez d’un bien.
Vous souhaitez avoir plus d’informations sur notre pratique et sur les projets que nous mettons en œuvre.
Notre équipe d’éducateurs de rue ayant une connaissance pointue des groupes de jeunes et de leurs modes de fonctionnement est à votre écoute.
Demandez gratuitement les conseils d’un éducateur.

Cellule d’intégration par le sport

Les activités développées par la C.I.S. au sein de l’infrastructure du Hall d’Initiation par le Sport financier dans le cadre du programme de la Politique des Grandes Villes (P.P.G.V.) de Marchienne-au-Pont s’inscrivent dans la philosophie de trois des axes prioritaires du Plan de Cohésion Sociale 2014 – 2019 (P.C.S.) initiés par le Service Public de Wallonie :

L’insertion socioprofessionnelle ;

L’accès à la santé et le traitement des assuétudes ;

Le retissage des liens sociaux, intergénérationnels et interculturels.

La C.I.S. est chargée de la gestion administrative et logistique de cette infrastructure sportive ainsi que de l’animation des activités. Le public bénéficiaire est un public précarisé et les activités proposées sont toujours en rapport avec un des axes du P.C.S. La C.I.S. conclut des conventions de partenariats avec des associations qui travaillent dans ce sens.

Ainsi, ce sont plus d’une trentaine d’associations et/​ou services différents qui utilisent la pratique sportive au sein de ce Hall Omnisports comme un outil complémentaire aux programmes de réinsertion.

L’infrastructure est occupée par la C.I.S du lundi au Vendredi de 08h00 à 17h00.

L’Echevinat des sports quant à elle organise de son coté, des plages horaires en autonomie et totale indépendance, sur les créneaux horaires ne correspondant pas aux critères et à la philosophie des activités d’insertion sociale en référence aux trois axes cités plus haut. Les occupations gérées par l’Echevinat des sports seront payantes au tarif en vigueur et définis par la Ville de Charleroi.

Tous services /​institutions /​associations ne correspondant pas aux critères des activités d’insertion sociale devront être réorientés vers l’Echevinat des sports.

Outre ces activités, la C.I.S. travaille sur d’autres projets et/​ou activités tels que :

L’organisation de la Belgian Homeless Cup en partenariat avec le Sporting , Playing For success en collaboration avec les Spirou et les castors Braine…

L’organisation d’ateliers, d’animations extérieures et de stages ;

La participation active à la Journée des Voisins, aux Quartiers d’été, Noël des mômes, carrefour des générations….