Charleroi

La Défense à Charleroi : Le Quartier du futur se concrétise

Quartier du futur Charleroi
Quartier du futur Charleroi

Le Quartier de la Défense : un pont entre modernisation, innovation et revitalisation du territoire

L e Quartier de la Défense à Marchienne-au-Pont/Dampremy se concrétise. Situé sur les anciens sites sidérurgiques Duferco/​Carsid, le projet prendra place sur 30 hectares, et accueillera plus de 1.500 militaires d’ici 2032. Au delà de la caserne, c’est un tout nouvel écosystème, de la cybersécurité, de l’innovation, de la formation et bien sûr, des emplois.

Projet Quartier du Futur”

Issu d’une collaboration renforcée entre les niveaux fédéral, régional et communal, le Quartier du futur est symbole d’une synergie entre secteur militaire, innovation civile, technologies vertes et économie. Porté par la Défense et SORESIC (Igretec et Wallonie Entreprendre), ce projet est amené à redynamiser tout un quartier de la ville.

La Défense investira près de 600 millions d’euros pour ce Quartier toute nouvelle génération, qui alliera au sein de ses infrastructures modernes sécurité nationale évidemment, mais aussi cybersécurité, formation, innovation technologique et développement durable.

Le site, qui appartient toujours au groupe Duferco Wallonie, bénéficie d’une situation idéale : proche du centre-ville, facilement accessible en transports en commun et situé dans un environnement de qualité, hors zone SEVESO. Il dispose aussi d’un bon potentiel de développement et se trouve à proximité des pôles technologiques A6K/E6K et des formations liées aux métiers de la Défense.

Bien au-delà du projet miliaire, c’est une dynamique inédite et un nouvel écosystème pour Charleroi ; c’est une nouvelle page de son avenir qui s’écrit.

L’assainissement du terrain : le cœur du chantier

La zone a été mandatée pour être dépolluée et réaménagée en un pôle dédié aux activités économiques durables : les énergies renouvelables seront au cœur du projet.

Les études de sols ont débutées en juin 2022, et approuvées début 2025. Le permis pour l’assainissement de 25 hectares et le reprofilage du site a été lancé quelques mois plus tard, pour être octroyé début 2026.

L’assainissement des sols occupe donc la majorité du chantier actuellement, avec en cible des certificats de contrôle de sol pour mi 2027.

Concrètement, cela concerne 17 spots de pollution à excaver et prétraiter ; soit 85.000 tonnes : 10.500 à traiter localement biologiquement et 19.000 tonnes à expédier en centre de traitement physico-chimique ou thermique.

Il s’agit également de 40.000 m³ de béton à broyer et valoriser en construction, mais aussi le traitement de l’eau avec 3 zones à traiter, et le reprofilage du site avec des terres meubles qualifiées (apport de 150.000 m³.)

Ce nouveau complexe militaire et civil se veut moderne et ouvert sur la ville. Il combinera des infrastructures dédiées à la Défense avec des espaces accessibles au public, comme des installations sportives, une crèche, des espaces horeca et un centre médical.

Le projet intégrera également un parcours cyclo-piétonnier reliant la gare de Marchienne-au-Pont à une future station de métro.