Au Conseil communal du 21 mars

Vendredi 25 Mars 2016 - 12:37

Gestion des déchets en milieu urbain, avenir de l'académie de musique de Marcinelle, projets de verdurisation, de revalorisation urbanistique Europan, à Gilly, mais aussi de l'E420, présence de nos policiers à la Côte belge, etc, sont quelques-unes des quatorze questions et interventions orales inscrites à l'ordre du jour du Conseil communal du 21 mars présidé par le bourgmestre en titre Paul Magnette.

Lequel, une fois le pv de la séance du 29 février 2016 approuvé sans remarques, céda d'emblée la parole à Sofie Merckx, qui se demande s'il ne serait pas possible d'envisager, à Charleroi, comme cela est le cas par exemple à Anderlues, une procédure d'interpellation plus souple du Conseil communal par les citoyens. « Depuis le début de cette mandature, je pense qu'une seule intervention citoyenne a eu lieu (...). Les procédures de mise à l'ordre du jour ou de consultation populaire semblent très compliquées à mettre en place alors que la démocratie, c'est bien plus que remplir un bulletin de vote tous les 4 ou six ans » insista l'élue du PTB. « Je suis sûre que si une procédure simple et une publicicité suffisantes étaient mises en place, de nombreux Carolos répondraient à l'appel; la démocratie ne pourrait en être qu'améliorée».

Cette démarche est bien prévue par le ROI du Conseil à l'article 83, l'informa l'échevine Déléguée, F. Daspremont. Et ses modalités sont d'ailleurs disponibles sur le site internet de la Ville à la rubrique « Participation du Citoyen ». cela dit « Je constate, comme vous, qu'une seule intervention dans ce cadre a eu lieu. Mais doit-on attribuer, comme vous le sous-entendez, ce manque d'enthousiasme à la lourdeur de la procédure? Personnellement, je ne le pense pas. J'attribuerai plutôt cette faible présence d'interpellation au Conseil, aux nombeux outils et à la forte présence des autorités communales sur le terrain ».

Des outils ou des dispositifs, à l'instar des Conseils de participation installés au sein des différents districts. A ce propos, l'édile a rappelé que trois CP avaient été mis en place à Charleroi, Gilly et Gosselies (ses représentants signaient la Charte qui règle leur fonctionnement une demi-heure avant l'entame de la séance) et que deux autres le seraient avant la fin de la législature.

Ces CP, diversement représentés ont entre autres, précisa F. Daspremont, la possibilité de porter des projets en collaboration avec les autorités communales (sur bien des matières), ce qui leur confère une dimension dynamique supplémentaire. « Il s'agit, bien entendu, d'un processus long, qui commence à produire des effets concrets comme le révèle (notamment) une évaluation externe réalisée par l'Université de Liège. Ils contribuent, indéniablement, au dialogue citoyen-politique ».  Par ailleurs, nous réfléchissons actuellement à une formule, encore à définir, qui pourrait étendre, à côté de ces Conseils, la dynamique à d'autres territoires de la Ville ». Aussi, conclut l'échevine Déléguée, sans remettre en cause la démarche de démocratie directe à laquelle vous faites référence, le Collège a privilégié l'action citoyenne collective à l'interpellation directe et individuelle ».

Qu'à cela ne tienne, « ces questions individuelles ne doivent cependant pas rester sans réponse ». Et elle de rappeler l'existence du service « relations aux citoyens » et du numéro vert 0800 13 126 et la possibilité pour tout un chacun de s'adresser aux 45 relais de quartiers qui sont de véritables courroies de transmission entre la population et l'aurotité communale pour toute une série de petits désagréments.

Par rapport à ce faible taux d'interpellation, « je pense, reprit S. Merckx, que quand quelque chose ne fonctionne pas, il faut justement mettre en cause les outils qui sont en place et changer de méthode; je pense que l'exemple (d'Anderlues) fonctionne bien et je suis donc étonnée du fait que vous êtes tellement frileux à faire cette même démarche, ici, à Charleroi. Je pense qu'on a à y gagner en transparence et en matière d'exercice de la démocratie ».

Le fait que cette démarche soit sous-utilisée, la chose est aussi préoccupante selon X. Desgain (Ecolo). « Je pense que beaucoup de nos concitoyens méconnaissent ce règlement ». Et lui de (re)plaider à ce qu'on en fasse régulièrement la publicité. Car, « je ne pense pas que c'est parce que tout va bien dans l'action politique qu'il y a si peu d'interpellation. Nous avons déjà fait, à plusieurs reprises, des propositions pour assouplir les dispositions. On doit veiller à lever les freins qui existent aujourd'hui dans le règlement dont nous disposons. »

Quant à la mise en place des CP, s'il s'en réjouit, X. Desgain demande à ce qu'on n'oublie pas les comités de quartier: « Nous avons des comités de quartier qui font un excellent travail et avec lesquels, je pense, il faut aussi pouvoir améliorer le contact et la participation par rapport au collège et le conseil communal.

Le mot du bourgmestre P. Magnette pour conclure: « Je pense que s'il n'y a pas eu beaucoup d'intervention, c'est parce qu'il n'y a pas encore une culture de la participation. Mais elle est en train de se mettre en place et on aura l'occasion d'y revenir ».

Lors de la présentation du deuxième rapport de la Commission de Sauvegarde du haut fourneau n°4 début février dernier, une proposition « particulière » faite par sa présidente aurait particulièrement retenu l'attention du conseiller J-Ph. Preumont (PS): Celle d'aménager, sur le site industriel de la route de Marchienne, une salle de concert et de spectacle à un jet de scories du Rockerill.

« Au-delà du manque de considération (vis-à-vis de ceux qui ont investi de l'argent, beaucoup de temps et de passion depuis 10 ans dans l'animation et la rénovation des anciennes forges de la Providence) et de réalisme, ne serait-ce pas une gabegie que d'aménager une salle de concert là où il en existe déjà une?

Renseignements pris, informa l'échevin en charge du Patrimoine, Mohamed Fekrioui, « les sentiments que vous rapportez ne correspondent pas à la réalité qui m'a été relatée par les responsables du Rockerill. Selon eux, il n'a jamais été question d'inquiétude ou de colère dans leur chef. Pour reprendre leurs mots: il s'agit d'une tempête dans un verre d'eau». Pour votre information, ajouta l'édile, la présidente présentera l'état d'avancement du rapport du groupe de travail lors de la prochaine commission fixée le 20 avril. Ce sera l'occasion de clarifier ses propos, d'apporter toutes les informations nécessaires dans ce dossier et répondre à toutes les questions ».

« Si effectivement la tempête a pu être calmée, c'est tant mieux, reprit le conseiller socialiste. « C'est donc l'ancien journaliste qui a mal compris, les gens qui ont mal interprété mais je pense qu'il était à tout le moins dangereux d'exprimer ce genre de projet, en tout cas à ce stade du travail de la Commission ».

Précisions de la présidente de ladite commission, Véronique Salvi (cdH): « Si effectivement des propos vous ont été rapportés, vous devez savoir tout de même que les responsables du Rockerill font justement partie de cette commission depuis le début. Et dès le début, l'ensemble de ses membres a toujours pris en exemple deux merveilleuses réussites du patrimoine industriel que sont et le Bois du Cazier à Marcinelle et le Rockerill. Et si à la lecture de la presse vous avez vous-même interprété les choses, je le regrette, car les propos n'étaient pas ceux d'une présidente mais du rapport de commission ».

La culture et les outils qui sont là pour la desservir à l'image de nos académies restent, ainsi que l'a indiqué Fabienne Devilers (MR) restent, un formidable levier social et économique". Oui mais voilà, pas toujours facile de laisser se réaliser ce bel idéal quand certains de nos outils sont mis à mal. C'est le cas de l'académie de Marcinelle, selon la conseillère. Relayant un article paru dans la presse locale, elle a rappelé « l'insécurité qui plane autour des lieux de façon quasi permanente, les difficultés de cohabitation, les comportements inadéquats; les condidions de travail au sein même des bâtiments dont question semblent peu propices à l'épanouissement ainsi qu'à la progression des élèves ».

Bien au fait de la situation, l'échevin Serdar Kilic informa que le Directeur général de l'administration ainsi que le Chef de Corps avaient été sensibilisés à la nécessité de sécuriser les lieux, surout après 15h00/16h. Par ailleurs, il a indiqué qu'après une visite des lieux, des recommandations avaient faites en ce sens et elles se traduiront, notamment, très prochainement, par la pose d'une gâche électrique sur la porte d'entrée principale. « J'ai également demandé qu'une étude soit réalisée afin d'envisager la fermeture du passage qui relie la rue Aurélien Thibaut à la rue du Grand Pont ».

Pour le reste, en matière de cohabitration, « j'ai demandé aux inspectrices pédagogiques en charge des académies et de l'enseignement fondamental d'organiser une réunion sur place à ce sujet. Enfin, en ce qui concerne une possible délocalisation, ainsi que le suggérait Mme Devilers, « il ne me semble pas opportun d'envisager un autre lieu à ce stade ». D'autant que, pour l'édile, « il me paraît important de maintenir, dans ce quartier, un lieu d'apprentissage d'excellence dont la notoriété et le talent, comme vous le dites, dépassent les frontières de Charleroi »

« C'est vrai qu'on ne peut que souligner le travail et le dynamisme de l'équipe mais qui, aujourd'hui, entre en contradiction avec l'état des locaux » indiqua pour sa part S. Merckx (PTB). Qui estime aussi qu' « aujourd'hui, il faut penser à un site propre pour cette académie ». Et pourquoi-pas la reloger dans l'ancien bâtiment vide de l'Inami sis avenue Meurée?

X. Desgain, «Je pense qu'il est important que cette école ait deux vies: une vie pendant le temps scolaire et une vie après. Pour la vie du quartier ça me paraît vraiment important ». Du reste, « s'il y a vraiment des problèmes d'insécurité et de petite délinquance, je ne pense pas que ce soit en fermant un sentier qu'on va régler les problèmes. Je pense qu'il y a plutôt un travail d'animation de quartier à faire avec les jeunes qui sont trop souvent, en dehors du temps scolaire, livrés à eux-mêmes ».

Pour suivre, des problèmes de feux de signalisation encore et toujours avec Ph. Hembise (PS). Qui est (re)monté au créneau. « Force est de constater que 6 mois plus tard (lors du conseil d'octobre 2015 l'échevin E. Goffart se réjouissait qu'un marché stock devait pouvoir amener des solutions), les rues que j'avais pris en exemple sont toujours privées de ces précieux feux de signalisation ».

« La Ville de Charleroi n'a pas été en mesure, pendant des années, d'entretenir de manière efficace l'ensemble des feux de signalisation sur son territoire ( elle en gère 21 au total), mais depuis le lancement de ce marché (stock), qui effectivement doit suivre une procédure longue et fastidieuse, 5 réparations ont été effectuées. Il en reste huit, les choses avancent et la situation est moins pire qu'avant ».

Dans ce cadre, Eric Goffart est revenu sur cette étude de Touring Secours qui montre que, d'une manière générale, certains feux de signalisation peuvent être supprimés sans conséquences sur la sécurité routière. A ce stade, selon l'édile et la Commission Trafic Mobilité, il ressort que 5 feux de signalisation pourraient être utilisement supprimés (et remplacés par d'autres dispositifs) ».

Fort bien mais « je n'ai toujours pas délai » s'est étonné Ph. Hembise. « Cela fait un an et demi que je pose la question et je commence à trouver le temps long d'autant que c'est pour un problème de marché public qui est résolu. Et que l'on peut invoquer l'urgence et la sécurité ».

« Je comprends le constat et l'impatience mais il faut comprendre aussi les contraintes techniques » a conclu l'échevin Goffart rappelant la disparité du parc et la difficulté à se procurer, parfois, les pièces de remplacement.

Alors remplacer certains feux par d'autres dispositifs? S'il s'agit de ronds points, attention à la sécurité du piéton a averti en guise de conclusion de l'incident X. Desgain.

L'arrivée du Sporting de Charleroi, à Jumet, sur le site de l'ancienne plaine de jeux: Info ou intox? La question était posée par Mohamed Kadim (cdH) au bourgmestre P. Magnette.

Lequel a confirmé que des discussions étaient bien en cours mais qu'elles n'avaient pas (encore) abouti. « Il est vrai que le Sporting a entrepris une démarche auprès des autorités communales évoquant sa volonté de créer un centre d'entraînement pour les élites et la formation des jeunes ».

En termes de besoins, selon le bourgmestre, ce sont 4 terrains aux dimensions internationales, un parcours jogging santé, un bloc bâti pour l'accueil, les bureaux, les salles, le mess, un bloc bâti pour les supporters, un bloc dédicacé à la détente et aux exercices physiques, aux locaux médicaux et techniques et une zone de parking.

Des premières investigations, « il est apparu que le site de l'Epée pourrait êre une piste intéressante et qu'on pourrait faire d'une pierre 3 coups: régler le problème de chancre urbain (dénoncer par le conseiller humaniste), permettre au club du Sporting de développer une infrastructure de très grande qualité, réanimer un quartier dont il faut reconnaître qu'il connaît un certain nombre de difficultés ». Avant, a ajouté P. Magnette, il faut d'abord trouver un modus operandi entre le Sporting et d'autres opérateurs toujours présents sur le site; cela suppose ensuite d'imaginer le développement complet du site dans le cadre d'un concours d'architecture. « Pour la Ville ce serait gagner une académie de foot sans grever son budget puisque l'ensemble des investissements seraient consentis par le Sporting tout en se débarassant d'un chancre ». Histoire de ne pas léser les Dogues,« si un accord était trouvé avec le Sporting, les terrains de l'Olympic seraient mis à dispositions selon des conditions identiques ».

Dossier à suivre donc. En attendant, M. Kadim a plaidé, en ce 21 mars, pour que le site puisse faire l'objet d'un grand nettoyage de printemps.

« Ce n'est pas un espace public mais un espace privé de la Ville et nous ne sommes donc pas autorsés à procéder au nettoyage. On peut toutefois le faire via un arrêté du bourgmestre et une mesure d'office » informa l'échevin C. Devilers.

Alors le site restera-t-il en l'état comme s'en inquète M. Kadim? « Non, mais la meilleure solution, à terme, ce n'est pas laisser un chancre vide et de le nettoyer de temps en temps mais d'y remettre de l'activité, ce qui est la meilleure prévention pour éviter qu'il ne devienne un dépôt clandestin et c'est bien à ça que nous travaillons », devait conclure le bg P. Magnette.

On ne le sait pas forcément mais en même temps que le développement de son centre commercial Rive Gauche, Saint-Lambert Promotion s'est engagé, ainsi que l'a rappelé Antoine Tanzilli (cdH) à réaliser une série d'investissements complémentaires afin d'améliorer l'intégration urbaine du centre commercial et de favoriser la mixité du quartier. »

Quel est l'état d'avancement de ce programme (d'acquisition, de rénovation et de construction d'immeubles) et quelles sont exactement les intentions du promoteur dans le quartier situé entre la place Buisset et le bd Tirou? Deux des questions posées au bg Paul Magnette.

« En effet, un engagement unilatéral a été pris en ce sens par le groupe à l'égard de la Ville » informa ce dernier. Bien entendu, le dialogue se poursuit mais il faut déjà retenir, qu'à ce titre, plus de 67 millons d'euros ont été injectés par la société dans le périmètre immédiat du centre commercial selon P. Magnette. Pêle-mêle: il a cité l'immeuble Renaissance Magister à la rue J. Monnet (24 millions d'euros), l'immeuble Paribas-Fortis au bout du bd Tirou (19 millions d'euros), la reconfiguration et aménagement de l'ensemble de l'îlot Buisset (14,5 millions d'euros), la reconfiguration complète de la (ancienne) place Albert 1er en place verte (3,6 millions d'euros) ainsi que l'acquisition de deux immeubles dans le Triangle ville basse à réhabiliter pour un montant de 6,8 millions d'euros. « La société nous dit qu'elle reste intéressée par un certain nombre d'acquisitions et de développements tant en matière de logements que de bureaux notamment. Ceci dépendra bien entendu des possibilités d'acquisition et par ailleurs des lignes directrices que la Ville a bien voulu fixer (notamment au travers du Life Business Park).

Petite précision ainsi que le demandait le conseiller A. Tanzilli: Le PRU 3 est bien une partie du PRU initial, le morceau situé dans la partie la plus occidentale de la zone.

« J'entends dans votre réponse qu'actuellement c'est le logement qui est le parent pauvre; je le regrette » fit savoir de son côté X. Desgain, « car je trouve que c'est important qu'on ramène du logement dans ce quartier-là. Je ne peux que constater que ce n'est pas là que l'investissement du promoteur se porte en priorité ».

Comme elle y était invitée lors d'un précédent conseil, Malika El Bourezgui (Ecolo) est revenue plus précisément sur cette problématique de la gestion des déchets en milieu urbain. Et pour cause puisque, dit-elle, « malgré ses efforts et les sanctions administratives, le service propreté peine à réduire les incivilités en matière de déchets et à maintenir ses quartiers  propres». Principalement, selon la conseillère, dans les quartiers populaires à forte proportion de logements verticaux. « Cela s'expliquerait par l'exiguïté des logements et l'absence d'espace pour stocker les poubelles ». Alors, quelle(s) solution(s)?

« Comme le disait feu Umberto Eco: A tout problème complexe, il existe une solution simple et elle est mauvaise » indiqua d'emblée l'échevin C. Devilers. Raison pour laquelle « nous devons donc nous inscrire dans une action multiple. Là où je vous rejoins, dit-il, c'est que chaque ville a ses spécificités: Charleroi a du logement vertical et cela nécessite donc d'avoir des solutions durables adaptées et innovantes ».

A propos de solutions innovantes, il a profité de l'occasion pour détailler ce projet pilote présenté le matin même du conseil à la presse.  Il s'agit en fait de la collecte sélective de déchets via des sacs biodégradables et des conteneurs groupés. C'est le fruit de la réflexion entre les services de la Ville, l'ICDI et différentes sociétés de logement, en l'occurrence La Sambrienne pour ce qui concerne Charleroi. « Nous allons opérer un test pendant un an pour environ 250 logements répartis sur les quartiers Warmonceau d'une part et celui de l'Egalité, à Marchienne ». Question budget, « on ne peut pas demander aux communes seules d'investir dans ces nouveaux dispositifs; nous allons réfléchir à cet aspect durant cette année de test ».

Pour C. Devilers, « ce nouveau dispositif devrait encourager (les habitants) à gérer mieux et à jeter moins même si, a rappelé l'édile, en la matière, « Charleroi a une solide base en terme de tri puisque 64% des déchets sont triés sur la zone ICDI ».

Mais l'échevin a également rappelé les autres initiatives qui existent à Charleroi: La Ressourcerie du Val de Sambre (collecte gratuite des encombrants sur tout le territoire communal), les campagnes de prévention, de sensibilisation et de formation dispensées par l'ICDI, l'accompagnement des associations qui développent des dynamiques dans les quartiers, les actions visant plus spécifiquement les enfants ou les primo-arrivants,... et puis, aussi, cette étude académique confiée à des étudiants à qui on a demandé d'analyser et trouver des propositions « sur mesure » pour Charleroi. « Je pense d'ailleurs qu'il est plus pertinent d'étudier quelque chose à Charleroi, de voir la spécificité de notrre ville plutôt que de glaner des études sur le web et d'essayer d'appliquer ce qu'on trouve concernant Paris ou Québec à notre réalité carolo ».

« C'est justement en allant voir ce qui se fait ailleurs que l'on peut avoir des idées pour améliorer ce que l'on fait chez nous » lui rétorqua avec une pointe d'humour Malika El Bourezgui. Laquelle regretta au passage n'avoir pas eu d'explication à propos du fort taux de rotation locatif constaté dans certains logements/quartiers empêchant l'émergeance d'une norme collective régulant les modes d'habiter.

Ainsi que l'a expliqué Luc Parmentier (Ecolo), Paris, ville « minérale », veut végétaliser ses murs et ses toits et proposera dans les mois qui viennent, en s'inspirant de ce qui se fait à Bruxelles ou Chicago, 40 sites pour y faire pousser fleurs ou légumes. Alors, Charleroi emboîtera-t-elle le pas?

On peut s'inspirer de certains modèles certes, mais, lui rétorqua l'échevin Cyprien Devilers, « les spécificités de notre ville sont à respecter. Il ne faut pas les perdre de vue et nous devons adopter non seulement des positions ambitieuses mais également réalistes et pragmatiques ». Car, ajouta-t-il, derrière l'idée de végétalisation, il y a aussi l'idée d'entretien. En bref, « l'entretien s'avère complexe et les moyens à dégager seraient importants pour se lancer dans cette aventure". D'autant, rappela l'édile, que Charleroi est une des villes les plus vertes de Wallonie avec ses 33 parcs verts, ses 36.000 mètres de haies, ses 631.000 m de parterres, ses 1,294 million de m2 de pelouses et ses 35 terrils.

N'empêche, la volonté d'accroître cette verdurisation existe. Elle pourra se concrétiser, ajouta l'édile, notamment au trravers du projet Charleroi DC à la ville haute. Rappelant au passage aussi toutes les initiatives citoyennes soutenues en ce sens par la ville, à l'image des jardins partagés Jacquady, la grainothèque, etc, C. Devilers conclut en précisant que « Charleroi est une ville verte mais qu'il faut un juste équilibre. Il ne suffit pas seulement de rêver mais de mettre en place des projets que nous sommes en mesure d'assurer. Nous devons avoir les moyens de nos ambitions mais cela veut dire également que nous devons être réalistes dans les objectifs que nous nous fixons. Le durable c'est aussi le payable ».

A propos de moyens, Luc parmentier n'a justement pas omis de souligner que les effectifs étaient en perte de vitesse du côté du service de l'Ecologie urbaine. D'où l'intérêt, selon lui, de garder à l'esprit ce permis d'ensemencer (sur lequel il a regretté n'avoir pas eu ses apaisements) qui permettrait précisément de diminuer la main d'oeuvre dont la ville a besoin pour entretenir tous les petits pieds d'arbres notamment.

La Ville poursuit sur sa lancée et va, on le sait, s'engager dans la rénovation de quelques 80 rues en 2016 réparties sur l'ensemble du territoire. Pour Philippe Hembise (PS) tout cela est bien beau mais qui a décidé des rues à rénover en urgence demanda-t-il à l'échevin Eric Goffart.?

« Je suis interpellé après chaque article paru dans la presse pour me demander quel piston ont utilisé les riverains de la rue X pour que cette rue, certes en mauvais état, soit réparée avant la rue Y qui est est devenue réellement impraticale « . A l'instar de la rue du Mazy, à Jumet par exemple, indiqua le conseiller.

Pas de cirage de pompe et de passe-droit qui tiennent dans le cas présent selon Eric Goffart qui a rappelé que ce tri s'opérait bel et bien sur base de critères objectifs. Mais d'abord, petite mise au point après les allégations de son interlocuteur. Cirer les pompes de l'échevin pour que sa rue soit (re)faite avant les autres? « C'est une vision très ancienne de la politique, un mode de fonctionnement qui a eu lieu dans cette ville pendant de très nombreuses années et les Carolos en ont payé le prix fort. C'est votre lecture de l'action publique mais pas la mienne", présisa Eric Goffart qui a par ailleurs trouvé étonnant, voire de très mauvaise foi «  de venir expliquer au Conseil que la commission Travaux n'est pas associée à la mise sur pied de la stratégie d'investissements ».

A part ça, sur le fond, comment choisit-on les rues à rénover?

Pour l'échevin Goffart, il y a lieu de distinguer celles faisant l'objet d'une subsidiation de la part de la Wallonie ou la SPGE (la précédure est dans ce cas souvent plus longue et plus complexe) et celles à rénover sur fonds propres. Pour ces dernières, il s'agit généralement de rénovations plus légères pour lesquelles « on a voulu, croyez-le ou non, mettre en place une méthode objectivée étalée en plusieurs étapes ».

En fait, une fois la liste (évolutive) des rues les plus dégradées établie, elle est passée au tamis de critères objectifs que sont, par exemple, l'ampleur de la dégradation, les conséquences en matière de sécurité, la présence de lieux publics tels qu'écoles, crèches, hôpitaux, la charge de trafic, etc. La suite, c'est la prise de contacts avec divers impétrants comme Ores, Proximus, etc pour voir si, par ailleurs,  ils sont capables de leur côté de suivre au niveau des investissements. « Sur cette base, cela nous permet de choisir les chantiers et de les prioriser ».

Depuis décembre 2015, l'hôpital Notre Dame de Grâce, à Gosselies, a rendu le parking payant. Pour Sofie Merckx (PTB), « il semble que la taxe instaurée à la Ville de Charleroi depuis 2015 ( 90€/place/an) qui taxe le parking gratuitement mis à disposition est en partie en cause de ceci. Je pense, ajouta la conseillère, que se rendre à l'hôpital ne peut être comparé à aller faire ses courses dans un centre commercial; le paiement du parking s'ajoute dès lors aux dépenses en soins de santé et est une barrière supplémentaire à l'accessibilité aux soins ».

Pour l'échevine Déléguée aux Affaire mayorales, Françoise Daspremont, « Contrairement à ce que vous exprimez dans votre intervention, et comme cela a très bien été expliqué par la directrice de l'hôpital ND de Grâce, la taxe est de loin la raison pour laquelle les décideurs ont instauré le paiement de leur parking ».

Premièrement, a précisé l'édile, l'hôpital se trouve à proximité de l'aéroport et le parking était jusqu'à alors utilisé par les voyageurs qui voulaient éviter de payer un emplacement dans une des nombreuses autres zones de parking situées à proximité. « Les patients ne trouvaient dès lors plus de places pour se garer; c'est pour moi, là, réellement une entrave à l'accès aux soins de santé ».

Deuxièmement, selon F. Daspremont, les bénéfices engendrés permettront dans ce cas précis d'entretenir les parkings non plus sur fonds propres; troisièmement, « les patients atteints de maladies chroniques ou qui doivent être hospitalisés pour de longues durées (25% de la patientèle) ne paieront pas. L'expérience démontre qu'opter pour un parking payant est malheureusement la solution qui pose le moins de souci et qui permet d'éviter un encombrement de ces dernières ».

Enfin, en ce qui concerne le CHU, F. Daspremont a indiqué qu'étant une intercommunale, conformément à la loi, celle-ci reste exempte de toute imposition communale.

« Je prends note de votre réponse mais (concernant plus spécifiquement le cas de l'hôpital ND de Grâce) conclut quant à elle S. Merckx, « je trouve très dommage que vous ne remettiez pas en cause ce fait là. On est là devant une politique fiscale qui veut rapporter de l'argent dans la caisse et c'est finalement quand même le citoyen qui, une fois encore, doit payer les conséquences ».

« Si on les exonère et qu'ils continuent à rendre leur parking payant c'est juste un subside aux hôpitaux et ce n'est pas ça le but; le but, ajouta le bg P. Magnette, c'est vraiment d'aider les citoyens à trouver une place de parking et comme cela a été dit déjà beaucoup d'exonérations existent pour tous les malades ».

Comme d'autres zones de police, il apparaît que celle de Charleroi a participé aux contrôles frontaliers instaurés près de De Panne, à la Côte. « Alors même, dixit X. Desgain qui s'émeut de la chose, que « notre ville manque d'effectifs sur le terrain au quotidien, tant pour assurer des missions essentielles de maintien de l'ordre que pour assurer une présence quotidienne de proximité rassurante des agents de quartier ».

X. Desgain a dit ne vraiment pas comprendre « pourquoi  votre majorité a accepté cette mission bien loin du territoire communal alors qu'elle conteste régulièrement la norme KUL fixant un cadre de policiers subsidié moins favorable à Charleroi par rapport aux autres grandes villes du pays et que notre ville a une longue tradition d'accueil et de solidarité envers les migrants ».

Sur la question de la norme KUL, F. Daspremont a tout d'abord indiqué qu'il était exact que notre zone de police manque de moyens. « La norme minimale fixée par AR est de 1058 policiers; aujourd'hui, les mesures imposées par le plan de gestion nous limitent à 931 policiers, notamment à cause d'un sous financement du fédéral à notre égard (-22% de dotation par rapport à Liège!). Qui plus est, dans la réalité, « il se fait que nous n'atteignons pas ces effectifs ». A la date du 1er mars 2016 en effet, nous serions à 910 agents compte non tenu des incapacités notamment pour maladie.

« Malgré cette situation, a informé l'édile, il est exact que la zone de police a fourni des renforts à la Côté dans le cadre des opérations MEDUSA imposées par le gouvernement ». Au total, Charleroi a fourni des renforts à trois reprises (les 1er, 8 et 14 mars 2016) pour un total de 23 policiers et 316h45'. « Ces mécanismes de renfort sont prévus par la loi. Ils font l'objet d'une Circulaire ministérielle contraignante appelée MF02 prise en date du 30/07/2014. Cette Circulaire gère ce que l'on appelle communément les règles relatives aux mécanismes de solidarité entre zones des police en matière de renfort pour des missions de police administrative. »

Il faut savoir, a ajouté F. Daspremont, que c'est cette mécanique qui permet par exemple à la zone de police d'Anderlues-Binche de disposer de renforts ponctuels lors du carnaval. Et le même raisonnement vaut d'ailleurs pour Charleroi lorsqu'elle sollicite des renforts pour gérer des événements importants récurents ou non.

F. Daspremont a encore indiqué que cette Circulaire fixe une ligne de crédit annuelle qui, dans le cas de Charleroi était, en 2015, de pouvoir fournir un maximum de 23.885h en renfort extérieur. « Fin décembre, nous avons fourni 23,86% de ce total alors que d'autres zones de police ont fourni jusqu'à 64% de leur ligne de crédit. Lorsque nous sommes en incapacité de fournir un appui, nous refusons toute sollicitation. Ce ne peut toutefois pas être un refus systématique car il mettrait à mal le principe de solidarité et aurait, inévitablement, comme conséquence que, réciproquement, nous n'aurions plus, au besoin, de renforts extérieurs.

Précisions de F. Dasprement: Les décisions de renfort ne sont soumises ni à l'approbation du Collège ni du bourgmestre mais relèvent de l'autonomie de gestion du Chef de Corps des zones de police.

« Je trouve néanmoins dommage, insista X. Desgain, que notre police participe à une opération comme celle-là; je pense que ce n'est pas la même chose de distraire des hommes que de surveiller des frontières pour empêcher de laisser passer des gens, qui ont fui une guerre, de passer d'un pays à l'autre ».

Pour suivre, une question posée par J-Ph. Preumont (PS) donna l'occasion au bourgmestre Paul Magnette de revenir sur le fameux projet Europan, celui-là même qui, à terme, devrait refaçonner tout le périmètre de la place Destrée, à Gilly.

Ainsi que l'a indiqué P. Magnette, ce concours est au départ une initiative de la Cellule du Bouwmeester. « Comme vous l'avez indiqué, il a suscité beaucoup d'intérêt puisque de nombreux projets ont été rentrés. Parmi ceux-ci, le jury en a retenu quatre. Aujourd'hui, la procédure se poursuit. Nous allons dialoguer avec les 4 équipes en lice jusqu'à la fin de l'année 2016, début 2017. Ensuite il y aura attribution, à l'un d'eux, d'un marché pour l'élaboration d'un Masterplan, c'est-à-dire une « intention » de réaménagement de cette zone qui devra servir à l'ensemble des opérateurs présents ».

L'objectif de ce concours, a ajouté P. Magnette, c'est bien de faire en sorte que le quartier des 4 Bras de Gilly retrouve ses lettres de noblesse. Un quartier très structurant et choisi précisément parce qu'il s'inscrit dans cette logique qui est d'investir partout sur notre territoire. « Toutes les fonctions urbaines s'y trouvent là concentrées mais sans que, néanmoins, on puisse considérer ce lieu comme un vrai lieu public qui vit à la hauteur de l'ensemble de ces fonctions. L'idée de ce concours est de demander à de jeunes architectes (sans bourse délier), de nous proposer des suggestions, des idées à même d'en faire un quartier modèle. » Beaucoup plus convivial et agréable à vivre pour tout le monde...

Bis repetita pour l'opération Be Wapp: Ce grand nettoyage de printemps se tiendra du 15 au 17 avril sur l'ensemble du territoire wallon. Dixit Lucie Demaret (MR) Charleroi aurait d'ores et déjà marqué son accord pour participer à cet événement de grande envergure. Mais quel sera le taux de mobilisation? « Un des objectifs principaux de cette vaste campagne consiste à fédérer la population autour d'un projet qui nous concerne tous: préserver et embellir son environnement ».

Fédérer la population? En la matière, l'échevin C. Devilers s'est fait fort de rappeler toutes ces initiatives menées main dans la main tant avec les associations ou comités de quartiers que les sociétés de logement à l'instar de la Sambrienne où le SPW. « Notre leitmotiv est de fédérer et de travailler ensemble. En 2015, la Ville de Charleroi comptait quelques 18 groupes de citoyens qui représentaient environ 400 personnes avec des actions spécifiques qui ont permis de récolter plus de 1000 kg de déchets. En 2016, nous espérons faire aussi bien voire mieux. En fonction des inscriptions, le service propreté s'inscrira de manière à soutenir ces opérations. Aux dernières nouvelles, nous avons déjà 250 participants, dont des écoles communales. Les Carolos ont à plusieurs reprises manifesté leur sens de la participation et leur implication pour une ville propre. Nous sommes heureux de les soutenir dans leur démarche citoyenne en fournissant le meilleur appui possible dans la mesure des moyens disponibles ».

Quid du projet (de dédoublement?) de l'E420?. Mi-mars, une réunion d'information sur le projet de tracé autoroutier au sud de Charleroi était organisée à l'initiative du ministre Carlo Di Antonio, à Loverval.

Pour X. Desgain, « force est de constater que les conséquences de ce projet sur la ville de Charleroi n'ont été que très peu évoquées(...). J'aimerais donc savoir pourquoi une telle réunion d'information n'a pas été organisée à Charleroi pour que toutes les personnes concernées par ce projet puissent recevoir les informations utiles ».

Selon l'échevin Eric Goffart, cette réunion était ouverte à l'ensemble des habitants et mandataires de chacune des communes concernées par ledit projet. « Il faut bien rappeler que l'initiative du ministre Carolo Di Antonio visait à assurer la meilleure communication possible dans la mesure où, à ce stade-ci de la procédure, il n'y avait pas de séance d'information obligatoire ».

Sur le fond, devait-il ajouter, « la question est de savoir quel impact le projet aura sur les riverains notamment de la N5 à Couillet et Marcinelle dans la mesure où il vise à modifier la route de Philippeville en bd urbain et donc sans doute les conditions, le cadre de vie largement amélioré par rapport à l'autoruute urbaine actuelle. Je vous rejoins totalement en ce qui concerne l'importance à être particulièrement vigilant vis-à-vis des aménagements futurs à Marcinelle dans le quartier des Haies et de la Bruyère. C'est l'intention de notre Collège communal d'être attentif à ce que ce dossier suive son cours; notre rôle, en tant qu'autorité publique, est de négocier pied à pied avec les aurotités régionales tout au long du processus qui va s'étendre encore sur 4 ou 5 années. Afin de faire en sorte que les conditions dans lesquelles le projet trouvera exécution puissent être les meilleures pour toutes les personnes qui vivent dans ces quartiers ».

« Je trouve la réponse un peu légère car quand ont lit l'arrêté du Gouvernement, il n'est pas question d'étudier les incidences sur l'environnement pour les riverains de l'A503 et de l'A54 » reprit X. Desgain. « Ca me pose vraiment un problème. Aujourd'hui, dans l'arrêté qui a été adopté, il n'est pas prévu d'étudier en détail (cet aspect du projet), de même que l'impact des émissions des gaz à effet de serre sur le territoire de la Ville de Charleroi. C'est la raison pour laquelle j'interviens ici: Qu'ils soient effectivement étudiés ». Et X. Desgain d'insister pour que la Ville prenne une initiative pour bien informer sa population et demander que les aspects de santé et de qualité de vie au quotidien soient étudiés tout au long de l'infrastructure et pas seulement sur le tronçon devant faire l'objet de travaux.

« Le cahier des charges est beaucoup plus précis et fait état des précisions que vous souhaitez » indiqua l'échevin E. Goffart, lequel rappela que l'objectif du projet était de reporter une grande partie du trafic sur le R3.

« On verra bien ce qu'il y a dans le cahier des charges mais je pense que, dans la procédure, ça doit être une position de la Ville de Charleroi par rapport à sa population. Alors faire croire qu'en créant une nouvelle route qui va amener des voitures de la N5 directement sur l'A503 et le petit ring ça va faire en sorte d'avoir moins de voitures et de camions qui vont venir en centre ville, il faudra m'expliquer comment vous pensez que ça aura cet effet là », conclut le conseiller écologiste.

« Tout simplement par l'application d'une tarification différenciée qui va devenir la règle dans toute l'Europe » informa quant à lui le bg P. Magnette. « Je vous rappelle qu'avant que ces routes ne soient installées, on a encore dix ou quinze ans et d'ici là les technologies auront terriblement évolué. Bien entendu, l'ensemble du Collège veille à ce que les intérêts des Carolos soient directement pris en considération ». Nous aurons le débat au moment (de la prise de connaissance) du cahier des charges ».

Dans le reste de l'ordre du jour, on retiendra que le Conseil était invité, en son point 10, à se prononcer sur la décision de recourir aux bons soins d'Igretec pour une mission d'étude de l'aménagement de la place Albert 1er, à Montigneis/Sambre pour un montant de 17.941,88€. Au grand soulagement du conseiller cdH Albert Frère, qui a fait remarquer l'ancienneté de ce projet n'ayant, malgré les promesses, jamais fait l'objet d'inscription budgétaire.