L'actu' du Collège

Jeudi 27 Décembre 2018 - 09:01

Lors de sa dernière réunion, le Collège communal a notamment décidé de prolonger l’abonnement de stationnement en voirie à 120 € et commandité une étude pour faire de Charleroi une "Smart City".

Initialement annoncé pour une période transitoire sur les années 2017, 2018 et 2019, l’abonnement de stationnement en voirie à 120 € au lieu de 300€ est en effet prolongé jusqu’à la fin de l’année 2021. En effet, le collège, à l’initiative du bourgmestre Paul Magnette, en charge du budget et de l’échevin de la Mobilité, Xavier Desgain, a adopté une décision de principe en vue de proroger la réduction de 60 % pendant deux années supplémentaires.

Pour mémoire, l’implémentation, en janvier 2017, d’un plan de stationnement pour mieux réguler l’usage de la voiture en centre-ville a été assortie d’une période transitoire de trois années pendant lesquelles, l’abonnement était frappé d’une réduction de 60%, portant son prix annuel à 120€ au lieu de 300€ et mensuel à 30 € au lieu de 50€.

« Le plan lancé en 2017 tient ses promesses et nous constatons une baisse de la pression du stationnement d’en moyenne 30 à 40% dans les endroits les plus encombrés. Il est donc important de maintenir cette mesure de mobilité qui, je le rappelle, a été adoptée démocratiquement en 2016. Néanmoins, compte tenu du fait que nous allons au-devant d’une phase de travaux de rénovation des espaces publics de la Ville-Haute et que d’autres chantiers vont être mis en œuvre dans les prochains mois, nous avons estimé qu’il était opportun de maintenir, pour le moment et jusqu’à la fin de l’année 2021, l’abonnement à son prix actuel de 120€. Ce qui ne nous empêche pas d’encourager d’autres pratiques de mobilité », précise le bourgmestre Paul Magnette.

De son côté l’échevin de la mobilité Xavier Desgain précise : « Nous devons continuer à encourager toutes les alternatives possibles à savoir, les transports en commun, la mobilité douce, le co-voiturage, etc. … Il sera important que toutes ces mesures alternatives permettent de se déplacer sans encombre grâce à d’autres modes de déplacement. Le recours aux modes de transports collectifs et à la mobilité douce sont et resteront les principales alternatives au stationnement payant  ».

Autre modification, les riverains domiciliés dans les rues directement adjacentes à la zone de stationnement payant et ce, dans une limite géographique de 100 m, pourront bénéficier de maximum deux cartes « riverain » gratuites valables dans la zone de stationnement payant immédiatement proche.

Il convient enfin de rappeler que le stationnement est toujours gratuit pour les riverains (une carte gratuite en centre-ville, jusqu’à deux cartes gratuites pour les habitants des zones blanches) et qu’il est plus que jamais temps, au vu des enjeux non seulement de mobilité mais aussi d’ordre climatique, d’envisager des changements de comportements en terme de mobilité, il y va d’un cadre de vie moins pollué et plus agréable pour tous.  

Attribution de marché pour la rénovation de la place Matteoti à Jumet

Sur proposition du bourgmestre Paul Magnette et de l’échevin en charge des Travaux, Eric Goffart,  le collège a approuvé aussi l’attribution du marché de travaux visant la rénovation complète de la place Mattéoti à Jumet pour un montant de 1.337.182,02€ subsidié à 50% par la Wallonie. 

« Aujourd’hui  la place Matteoti est une grande mare d’asphalte, sur laquelle on se stationne de manière désorganisée », indique le bourgmestre Paul Magnette en charge de l’Aménagement urbain et de la Mobilité. « C’est pourtant l’une des plus grandes places du District Nord qui comprend une église et une école. Avec le bureau d’étude et Charleroi-Bouwmeester, nous avons réfléchi à une reconfiguration de qualité avec plus d’une cinquantaine d’arbres, dont 20 arbres d’ornements et 30 au moins sous forme d’un verger qui bordera l’église et se situera donc à proximité immédiate de trois écoles. De quoi offrir de nouvelles activités pédagogiques en plein air ! Par ailleurs, en réorganisant la circulation autour de la place, une plus grande fluidité sera assurée aux abords de l’école de même qu’une plus grande sécurité pour les parents et les enfants ». 

« Le projet prévoit la réfection de 3.000m² de voirie (chaussée de Gilly) et de 1900 m² de trottoirs. La réfection des 2.600m² de la place se fera en pavés de pierre. Il est prévu de créer des places de stationnement en dalles engazonnées, 500m² de pelouse pour le verger, 110 m² de cheminements dans le verger, la plantation de 56 arbres et de 120 plants de lierre. Une attention particulière est apportée aux cheminements cyclistes puisqu’un SUL est créé et qu’un marquage spécifique est prévu le long de la chaussée de Gilly  », explique l’échevin des Travaux Eric Goffart.

Cette place dont les travaux sont attendus de longue date permettra d’offrir un espace convivial et pourra accueillir dignement les différentes manifestations qui animent le quartier comme la brocante de Jumet Houbois.     

Une étude pour faire de Charleroi une « Smart City »

Sur proposition de l’échevin du Développement Numérique Eric Goffart, le Collège communal a décidé d’attribuer un marché de services d’un montant de 18.000€ à la société Smart Belgium Services, une filiale de Belfius qui travaille en partenariat avec PwC & Strategy. Objectif : réaliser un diagnostic « Smart City » de la ville de Charleroi.

« Cet état des lieux nous servira à déterminer les priorités en matière de « Smart city », en fonction des caractéristiques et des atouts de la ville ainsi que des moyens à sa disposition et des initiatives déjà prises. Il est indispensable que Charleroi se dote d’une roadmap, d’une feuille de route qui nous permettra d’avoir une approche globale pour aborder différents volets : la participation citoyenne, la mobilité, l’environnement, l’éducation, la culture, etc. Notre objectif est de faire de Charleroi une véritable Smart City, une ville intelligente et durable, à l’horizon 2024 », précise Eric Goffart.

La société chargée de proposer des solutions « smart » a un délai de 120 jours calendrier (4 mois) pour mener à bien sa mission. « Nous avons sollicité trois entreprises. Deux d’entre elles ont soumissionné. Smart Belgium Services s’est démarquée au niveau de la qualité des services proposés. La méthodologie est réfléchie et rodée. Nous avons apprécié aussi son approche dynamique qui utilise les nouvelles technologies de l’information (Smart City Scan en ligne)», poursuit l’échevin du Développement numérique.