Charleroi

On en a marre : Contre les incivilités, Charleroi agit. Et vous ?

On en a marre - Charleroi campagne incivilité

On en a marre : Contre les incivilités, Charleroi agit. Et vous ?

L a lutte contre les incivilités constitue un enjeu prioritaire pour la Ville de Charleroi, tant en matière de propreté publique que de qualité du cadre de vie. Elle s’accompagne d’actions concrètes de terrain, de sensibilisation, mais aussi de responsabilisation et de sanctions. 
Elle passe aussi par une toute nouvelle campagne choc : On en a marre.

La situation actuelle

Quelques chiffres

La propreté est une priorité forte pour la Ville de Charleroi.

De nombreuses actions concrètes contre les incivilités sont menées chaque jour sur le terrain, à un rythme soutenu. 

En 2025, la Ville a recensé 10.778 dépôts sauvages, traités en moyenne en 34,4 heures.

Mais aussi environ 3.000 dossiers (soit plus de 30% que 2024) reçus pour des infractions au Règlement Général de Police et en matière environnementale, avec un taux de poursuite moyen de 70%.

En matière d’arrêt et de stationnement : environ 10.500 PV, avec un taux de poursuite d’environ 90%.

Le renforcement des contrôles a quant à lui permis de dresser près de 2.000 PV après fouille de plus de 32.000 sacs poubelles.

Ces chiffres augmentent encore en 2026.

Pour soutenir ces efforts, 244.000 € ont été investis dans un dispositif de surveillance dissuasif, tandis que des actions de sensibilisation sont organisées chaque semaine.

En parallèle, la lutte contre les tags se poursuit avec environ 60 interventions annuelles et un budget prévu de 60.000 € en 2026.

Un travail de fond, quotidien, qui combine prévention, répression et réactivité pour améliorer durablement le cadre de vie.

La sensibilisation : une base solide pour la suite

Ainsi le thème des incivilités dans l’espace public s’est bien installé depuis 2024. Les règles et les sanctions ont été de plus en plus mises en avant, par plusieurs actions de communication, de sensibilisation, mais aussi par une approche ferme, structurée et pédagogique.

La Ville a ces deux dernières années posé des bases solides pour :

  • Rappeler, mettre en avant et clarifier les règles et les sanctions en vigueur
  • Renforcer la sensibilisation et la responsabilisation des citoyens
  • Donner de la visibilité aux actions de terrain menées.

Cependant, ces actions constituent une première étape mais ne font pas tout.

On en a marre” et on passe à l’action

Malgré les actions de prévention, les incivilités persistent

L’année 2026 marquera encore un tournant dans la stratégie de lutte contre les incivilités.

Après plusieurs campagnes axées sur la sensibilisation et la prévention, la Ville souhaite à présent adopter une communication plus directe, plus visible et encore plus affirmée.

L’objectif n’est plus seulement de sensibiliser : il est de marquer une limite claire.

De cette manière, la Ville veut :

  • reconnaître l’exaspération croissante des habitants, des travailleurs, de leurs entreprises, mais aussi des visiteurs
  • affirmer la position de l’autorité communale
  • sortir d’une approche pédagogique et conciliante, certes utile, mais insuffisante aujourd’hui.

Passer d’une communication de sensibilisation à une communication de responsabilisation, c’est le positionnement que prend la Ville en 2026 : en renforçant ses actions de contrôle et surtout, de sanction.

Concrètement

Parce que les incivilités fatiguent les habitants, parce qu’elles dégradent le cadre de vie, en plus des espaces publics. 

Parce qu’un message trop doux n’est plus audible, la Ville veut affirmer une position claire : une amende s’étend de 500€ à 200.00€, si elle est environnementale.

Face aux incivilités quotidiennes, les sanctions administratives communales (SAC) agissent concrètement en faveur de la qualité de vie des citoyens.

Pour rappel, ces infractions s’élèvent à : 

  • Tapage nocturne : ±150€
  • Tapage diurne : ±100€
  • Uriner sur la voie publique : ±100€
  • Dépôts de déchets ou non-respect des horaires de collecte : à partir de ±150€
  • Manque de respect envers les agents : entre 100 et 150€
  • Défaut d’entretien d’un bâtiment : entre 100 et 150€

Ces montants sont néanmoins uniquement indicatifs, car chaque dossier est analysé au cas par cas : la sanction peut évoluer à la hausse ou à la baisse en fonction des éléments du dossier et d’une éventuelle récidive. Elle est également toujours proportionnée aux faits constatés.

Par ailleurs, outre l’amende, le fonctionnaire sanctionnateur peut proposer des mesures alternatives, comme une médiation ou encore une prestation citoyenne, selon les situations.

Une fois la décision rendue et les délais de recours écoulés, en cas de non-paiement, le dossier est transmis à un huissier de justice pour en assurer l’exécution.

« On en a marre »

La nouvelle campagne de communication est un message fédérateur : elle représente la compréhension du sentiment collectif de ras-le-bol partagé. Elle répond à une attente forte des citoyens respectueux des règles.

Cependant, elle ne vise pas une population, mais des comportements non acceptables.

Charleroi souhaite ainsi marquer les esprits, et rendre les incivilités d’une part visibles et, d’autre part, inacceptables.

Et qui sait, faire écho à la responsabilisation de chacun, et faire changer, petit à petit, ces comportements, pour une Ville plus propre, plus respectueuse et plus responsable.