Kursk: Deux scènes du film tournés ce lundi à Charleroi

Lundi 17 Juillet 2017 - 13:34

Le réalisateur danois Thomas Vinterberg va porter à l’écran la tragédie du Kursk, le sous-marin russe dans lequel avaient péri 118 marins russes en août 2000 au large de la mer de Barents. Après l’église orthodoxe de Péronnes-lez-Binche ou le port d’Anvers, c’était au tour de Charleroi Expos et des Casernes Trésignies de servir de décor, lundi, à deux scènes de ce film attendu dans les salles début 2018.

Edgar et la Douze Demoiselle, la French, Odette Toutelmonde, les Rayures du Zèbre, le respect… Nombreux sont les longs métrages et autres documentaires tournés chaque année à Charleroi. Charleroi, terre prisée de... prises de vues : Rien que pour l’année 2015 par exemple, le Collège communal a autorisé 10 tournages. Et c’est semble-t-il loin d’être fini. La preuve : Ce lundi encore, c’est Thomas Vinterberg, le réalisatreur de Festen, primé à Cannes voici quelques années, qui y est venu mettre en boîte deux scènes de Kursk, son dernier film qui sortira sur les écrans début 2018 . « Il y a un potentiel incroyable à Charleroi ; il n’y a qu’à se baisser pour ramasser ; et puis les gens sont formidables ; il y a ici de nombreux endroits très « cinématogéniques » nous confiait dans l'effervescence que l'on imagine Luc Noorbergen, chargé du repérage et du fixing. Des gens formidables ? In primus, au sein des différents départements de la Ville, de la police,… qui en conjuguant leurs bonnes volontés, se félicitait notre interlocuteur, ont permis la concrétisation de cette nouvelle et belle aventure chez nous.

Luc Noorbergen, c’est donc lui qui s’est chargé de repérer le site de Charleroi Expos et des casernes Trésignies ou le parachèvement de cette production franco-belge (Luc Besson + Belga Films) a pu avoir lieu dans le courant de ce lundi 17 juillet. Pour le tournage de deux scènes d’un film où Léa Seydoux – alias l’épouse d’un marin russe-, Mattias Schoenaerts, Peter Sinonischek ou encore Colin Firth, auréolé de l’oscar du meilleur acteur en 2011 pour le Discours d’un Roi et l’agent secret très spécial dans Kingsman en seront les interprètes principaux.

« Ca correspondait esthétiquement  exactement à ce que l’on recherchait et puis cela nous permettait de tourner les deux scènes durant la même journée, nous confiait Laurent Hanon, directeur de la production. « On a choisi l’Europe car c’était bien trop compliqué de tourner en Russie ».  

En ce qui concerne Charleroi expos (le lieu-dit Fer à Cheval situé au bas de la rampe du parking principal), il était sensé rappeler l’extérieur d’un bâtiment officiel de l’armée russe à Saint-Pétersbourg là où cette dernière annonça aux familles la catastrophe du sous-marin nucléaire.

Un petit mot de la synopsis pour rappeler que le Kursk (ou Koursk), fleuron de la flotte russe du Nord, avait coulé après l’explosion d’une torpille en mer de Barents le 12 août 2000. Les 118 membres d’équipage avaitent péri faute d’avoir été secouru à temp ; la marine russe étant incapable de les mettre en œuvre et le Kremlin refusant de longs jours l’assistance étrangère. La suite au cinéma...