Doublons odonymiques: Six nouvelles rues changent de nom

Mardi 06 Septembre 2016 - 08:25
Sur proposition de l’échevine Anne-Marie Boeckaert, dans le cadre de l’élimination des doublons odonymiques, le Conseil Communal de ce lundi 5 septembre 2016 a approuvé les modifications d’appellations de voiries suivantes : 
 
6041 – Gosselies : « Rue de l’Avenir » devient « Rue Jean Herbet »
 
Jean Herbet (1645 - 1718), prêtre à Nalinnes puis curé de Gosselies, crée en 1688 un ordre appelé "Les Filles dévotes", ordre chargé de donner aux jeunes filles pauvres une éducation chrétienne, l'instruction nécessaire à la vie pratique, et l'instruction aux travaux adaptés aux spécificités locales.
En 1720, les "Filles dévotes" prennent le nom de "Filles de la providence"; plus tard, elles s'appelleront "Sœurs de la providence". De 1840 à 1879, elles ouvrent 40 écoles dans les environs de Gosselies.
 
6030 - Goutroux : « Rue de la Libération » devient « Rue de Morgnies »
 
La rue se dirige vers le hameau de Morgnies. La station de métro "Morgnies" est toute proche.
 
6030 - Monceau-sur-Sambre : « Rue Goffart » devient «Chemin des Aireûs »
 
Y aboutissait un chemin des Aireûs. Les aireûs étaient les ouvriers qui transportaient, à dos d'âne, le charbon de bois qu'ils avaient fabriqué sur l'"aire", de hameau jusqu'aux forges de Marchienne (A. Carlier et E. Dony : Toponymie de Monceau-sur-Sambre, p. 293).
 
6044 – Roux : « Rue des Bruyères » devient « Rue des Hauts de Roux »
 
L'appellation correspond à la topographie, et est fréquemment utilisée pour désigner l'endroit.
 
6032 – Mont-sur-Marchienne : « Rue des Combattants » devient « Rue du Pont Marion »
 
Pour rappeler la "ruelle du Pont Marion" qui unissait le Trieu du Scouf à la place du Longtry, en traversant le "Courtil Marion".
Le pont enjambait un minuscule ruisseau. Le nom de la femme était Marion Gorlen, veuve de Jean Damade. (voir Guy Weyn, Histoire et souvenirs…, p. 175)
 
6032 – Mont-sur-Marchienne : « Place Communale » devient « Place Roger Desaise »
 
Né le 20 juin 1895 à Montigny-le-Tilleul, décédé le 16 mars 1960 à Charleroi. Instituteur de poète.
 
Œuvres : Poésie ("Cantate des sept portes", "Ode à l'inconnue", etc.); Théâtre (tragédies) : "Polyxène", "Jason", etc. Il habitait au n° 8 rue de la Ronche à Mont-sur-Marchienne; dans le jardin, on a installé un bloc de rocher supportant un médaillon-portrait en bronze du poète, œuvre d'Alphonse Darville.
 
Norge (alias Georges Mogin) a dit de Desaise qu'il était "assez prince pour héberger des dieux"; et Emile Lempereur ajouta "que sa création lyrique est comme un rêve éveillé". Source : E. Lempereur, "Les jeudis de Roger Desaise". Voir Emile Lepereur, "Petit Musée littéraire du Pays Noir".
 
La plaque de rue portera en outre la mention : Poète (1895 - 1960).