Balsamine de l’Himalaya : ensemble contre cette espèce invasive
D eux équipes d’étudiants interviennent en juillet sur les cours d’eau de plusieurs communes à Charleroi et en dehors, pour lutter contre la balsamine de l’Himalaya, une plante invasive qui fragilise les berges et favorise leur érosion. Cette action, menée depuis plus de dix ans, reste essentielle pour protéger les milieux naturels.
Objectif : Lutter Contre Les Espèces Exotiques Envahissantes
Une plante qui menace nos cours d’eau
Originaire d’Asie, la balsamine de l’Himalaya (Impatiens glandulifera) a été introduite en Europe pour ses qualités ornementales et mellifères. Aujourd’hui, elle est considérée comme une espèce exotique envahissante et colonise de nombreuses berges de cours d’eau en Wallonie.
Ses graines sont facilement transportées par l’eau, ce qui favorise sa propagation. En prenant la place des plantes indigènes, elle appauvrit la biodiversité et perturbe le fonctionnement naturel des milieux aquatiques. En hiver, ses racines superficielles ne retiennent plus les sols, ce qui accentue l’érosion des berges et dégrade les habitats de nombreuses espèces.
Une mobilisation sur le terrain
Chaque été, le Contrat de Rivière Sambre & Affluents (CRSA) organise des actions d’arrachage de la balsamine de l’Himalaya sur de nombreux cours d’eau de la région. Durant tout le mois de juillet, deux équipes d’étudiants sillonnent le territoire pour limiter sa propagation.
Le travail mené, bien que fastidieux, est essentiel et s’inscrit dans une action de longue durée menée depuis plus de dix ans, avec des résultats déjà visibles dans certaines communes. N’hésitez pas à encourager les équipes sur le terrain : leur action contribue concrètement à la protection de nos cours d’eau et de la biodiversité.
Comment la reconnaître ?
La balsamine de l’Himalaya peut mesurer jusqu’à 2,5 mètres de hauteur. Entre juin et octobre, elle produit de grandes fleurs roses à pourpres. Ses fruits, sous forme de capsules, éclatent à maturité et projettent les graines à plusieurs mètres, contribuant à sa rapide dissémination.
Comment agir ?
Chacun peut participer à la lutte contre cette espèce invasive :
- apprenez à la reconnaître ;
- ne l’achetez pas et ne la plantez pas ;
- signalez sa présence au service Environnement de votre commune ;
- si elle est présente en petit nombre dans votre jardin, arrachez-la avant la formation des graines.
En adoptant ces gestes simples, chacun peut contribuer à préserver la biodiversité et la qualité de nos cours d’eau.




