Le "nouveau" Musée des Beaux-Arts entre en scène aux Ecuries

Lundi 26 Juin 2017 - 13:24

 

Après Charleroi Danses, c'est le Musée des Beaux-Arts qui rejoindra, à l'été 2018, le site des anciennes casernes Defeld. Fonctionnel, simple, ouvert sur la ville, les œuvres et le public, telle sera la vocation de cet outil à même de relever les ambitions culturelles de Charleroi. La Tour de Police y veillera...

On ne peut plus parler d’hypothèse cette fois mais bien d’une confirmation : Le Musée des Beaux-Arts prendra bien ses quartiers dans une des ailes du bâtiment historique Defeld, au bd Mayence. D’ici un peu plus d'un an environ, l’institution, qui occupe depuis 2007 des salles du Palais des Beaux-Arts sis place du Manège, rejoindra donc avec armes et bagages ce prestigieux bâti dont on se souviendra qu’il fut construit en 1887 pour accueillir un corps de cavalerie de la gendarmerie et, plus tard, la police.

« Quand on voit ces grands espaces, nous avons pensé qu’il était dommage qu’ils ne trouvent pas une affectation permanente; on a longuement négocié avec la police pour récupérer ces volumes afin de se doter d’un musée digne des ambitions culturelles d’une ville comme Charleroi » soulignait le bourgmestre en titre, Paul Magnette, lors d’un point presse, ce lundi matin in situ. « Nous sommes très contents que ce musée puisse rester en centre-ville. Les Carolos, et plus particulièrement les enfants vis-à-vis desquels nous nous sommes donné pour objectif qu’ils puissent visiter tous les musées de Charleroi durant leur scolarité mais aussi tous les visiteurs, qui sont de plus en plus nombreux, n’en profiteront que mieux ».

« On souhaiterait que ce nouvel outil soit fonctionnel, simple, clair et lumineux; qu’il soit le lieu d’une certaine convivialité; un outil au service des œuvres, des artistes et du public; on souhaiterait aussi qu’il soit un espace intuitif et inventif, un champ de tous les possibles où le visiteur sera amené à découvrir, mais aussi réfléchir et développer son sens critique; à donner lui-même un sens à ce qui lui est présenté » résumait de son côté Coralie Aliboni, conservatrice du Musée des Beaux-Arts.

 

Ouvert sur les œuvres, les artistes et le public, le « nouveau » Musée le sera aussi sur la ville. « Le projet d’aménagement global du Musée des Beaux-Arts (porté par le bureau d’architectes Goffart-Polomé) vise l’expression d’une identité forte dans son rapport au contexte territorial et au contexte culturel et historique. »

Concrètement, afin de profiter de la haute visibilité du lieu dans la ville, sans se retrouver à l’ombre de la Tour de Police, l’entrée principale publique du musée sera aménagée côté bd Mayence, ce qui, dit-on, devrait permettre à celui-ci d’acquérir son identité propre. « Cette nouvelle façade pignon garantit la visibilité et la promotion de l’activité culturelle alors que l’esplanade conserve son statut de parvis de tour. Elle n’en est pas moins activée par les relations visuelles que l’on peut avoir avec l’agora culturelle où œuvres s’exposent et visiteurs déambulent. »

L’aile concernée par ce projet est l’aile dite D (Nord). Dans ce bâtiment non classé en brique rouge et pierre bleue, de caractère, l’espace de 2080 m2 qui sera dédié au musée y sera réparti sur 3 niveaux en ce compris les espaces administratifs.

 

« Les réserves muséales font quant à elles l’objet d’une étude séparée pour un déménagement qui devrait avoir lieu en 2020 ; en rejoignant l’espace dit des Ecuries, les missions muséales spécifiques de collecte et de conservation, d’étude et de gestion, d’exposition et de communication du patrimoine, devraient pouvoir se développer pleinement. Aux côtés d’expositions temporaires événementielles, le Musée propose de présenter, dans ces nouveaux espaces, en moyenne près de 200 pièces issues des collections communales qu’il gère et qui comptent désormais au total près de 5000 numéros d’inventaire. Au fil d’approches et de thématiques diverses, la mise en regard, sur un mode mobile et dynamique – d’œuvres anciennes et contemporaines y rendra lisible une politique de collecte qui constitue le fondement de la construction de notre patrimoine. Le Musée des Beaux-Arts, dont les collections sont depuis longtemps reconnues, trouvera ici sans conteste une légitime reconnaissance territoriale ».

Cette légitime reconnaissance territoriale, le Musée des Beaux-Arts devra attendre jusqu’à fin septembre 2018, date prévue pour l’ouverture de ses portes au public. Quelques six mois de travaux – dont coût total 1.250.000 euros (mode et conditions étaient à l’ordre du jour de la réunion du conseil communal de ce lundi 26 juin) - seront au préalable nécessaires pour finaliser cette ambitieuse scénographie qui sera un maillon de plus dans la constitution d’un véritable pôle culturel dans ce quartier de la ville haute lui aussi en pleine mutation urbanistique.  

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Plan R +2

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MBA