Valtris: Le centre de tri de l'avenir reprend du service, à Couillet

Jeudi 12 Octobre 2017 - 09:27

Valtris, ça redémarre ! Après des travaux d’optimisation qui viennent de s’achever, ce centre de tri de PMC, le plus récent et le plus performant de Belgique a repris ses activités, ce mercredi, sur le site de l’ICDI, à Couillet.

"C'est une grande fierté, parce que Valtris est né d’une volonté politique forte de maintenir l’emploi au sein d’une filière de tri basée à Charleroi » soulignait à cette occasion Françoise Daspremont, présidente de l'ICDI.

Pour rappel, la structure de Valtris est née en 2012 dans la perspective de moderniser drastiquement l’ancienne chaîne de tri qui était déficitaire et ainsi renouer avec l’équilibre financier, tout en maintenant l’emploi. A ce titre, cette décision a permis de maintenir 25 emplois structurels, mais également de développer une filière de réinsertion professionnelle grâce au partenariat avec les CPAS de la région au travers d’une mise à disposition d’une dizaine d’emplois sous contrat article 60.

Quant à la chaîne de tri proprement dite, elle a été réalisée en 2013 et optimisée cette année, par la société Ar-Val, avec l’aide d’Igretec et Van Gansewinkel.

« Ce projet, environnementalement, économiquement et socialement responsable, a pu voir le jour grâce à l’investissement de trois intercommunales, le BEP Environnement, l’IBW et l’ICDI, dont je tiens à souligner l’engagement sans faille, mais aussi du personnel, qui a permis d’aboutir à un partenariat équilibré et au succès que nous connaissons. Gageons que ce partenariat et bien d’autres encore se développeront dans les années à venir » soulignait encore Françoise Daspremont lors de cet événement auquel étaient notamment présents le directeur de l’intercommunale carolo Olivier Bouchat et des membres du Conseil d’administration des différents opérateurs.

Concrètement, Valtris, créé à partir de capitaux publics, assure le tri de quelques 22.000 tonnes de PMC (bouteilles et flacons en plastique, emballages métalliques et cartons à boissons), ce qui correspond à la production de plus de 1,3 million d’habitants. « Pour atteindre ces ambitieux objectifs de tri de PMC, Valtris a réalisé, depuis sa création, un investissement total de l’ordre de 9 millions d’euros, ce qui lui permet aujourd’hui de pouvoir trier  4‘fois plus de PMC qu’en 1995 et de diminuer le prix de revient par 3 pour atteindre l’équilibre financier indispensable à la pérennité de l’activité. Mais surtout, concluait F. Daspremont, cet investissement a été réalisé de manière réfléchie afin de pouvoir accueillir, demain, le P+MC (une série de projets test qui examinent la faisabilité d’une collecte élargie des PMC).

Valtris disposerait en effet désormais, grâce aux travaux d’optimisation qui viennent de s’achever, d’une flexibilité et d’une adaptabilité inégalées. « Ces atouts lui permettront de définir et d’implémenter rapidement les équipements complémentaires qui s’avèreront le cas échéant nécessaires pour trier avec l’efficacité que nous lui connaissons la totalité du P+MC qui lui sera apporté."

Dans les faits, le dispositif de tri automatique mis en œuvre par Valtris est une machinerie bien huilée particulièrement impressionnante : les sacs bleus de PMC sont ouverts et débarrassés de leurs impuretés fines. Ensuite, l’acier et l’aluminium sont enlevés du flux par un électro-aimant et un « courant de Foucault » respectivement. Les sacs bleus, plus légers que le reste du flux, sont récupérés par gravité à l’aide d’équipements balistiques. Subsistent alors dans le flux les emballages en plastiques et les cartons à boisson qui sont à leur tour scindés en quatre fractions différentes grâce à des machines de tri optique qui reconnaissent chaque emballage en fonction de sa matière et de sa couleur. Ce qui reste dans le tri s’appelle le résidu. Celui-ci représente environ 15% du contenu du sac bleu, est valorisé énergétiquement. La plupart des matières triées automatiquement passent enfin par une cabine de « surtri » dans laquelle les trieurs corrigent les erreurs de tri des citoyens et des machines pour pouvoir atteindre le niveau de qualité élevé qui est demandé.