Monceau/Sambre: La statue d’Yvonne Vieslet retrouve son socle après restauration

Mercredi 10 Octobre 2018 - 08:20

Ce 12 octobre 2018, il y aura tout juste cent ans que la petite Yvonne Vieslet perdait la vie pour avoir osé défier les troupes allemandes.  Ce mardi après-midi, la statue de cette petite fille, symbole de la résistance, a retrouvé son socle à la rue Albert Camus, à Monceau-sur-Sambre. 

La statue en résine d’Yvonne Vieslet, dont le bronze avait été volé en 2007, a été la cible d’actes de vandalisme (main coupée, pied endommagé, peinture arrachée). C’est l’auteur-même de cette réplique, Fabrice Ortogni, qui a assuré la réparation qui s’élève à 3.569 euros. Ce montant a été pris en charge par le budget « culture » de la Ville de Charleroi.

Yvonne Vieslet est en effet considérée comme la petite martyre belge de la Première Guerre Mondiale. Elle fut assassinée par les Allemands en 1918 alors qu’elle donnait du pain à un prisonnier français qui venait d’être arrêté.

La statue représente la fillette souriante en train d’offrir une couque à travers des barreaux, sous le regard bienveillant de sa conscience. Yvonne Vieslet avait 10 ans alors que la guerre est sur le point de se terminer. Habitante de Monceau-sur-Sambre, elle accompagne sa maman, le 12 octobre 1918 pour aller porter le diner à son papa travaillant à Marchienne. Son chemin croise celui d’un groupe de prisonniers français parqués derrière les grilles au cercle Saint Edouart, un camp de transit. Les voyant affamés, la fillette offre spontanément à l’un d’eux un morceau de pain sans se soucier des injonctions. Une sentinelle allemande apercevant la scène fait feu en direction du groupe et blesse mortellement l’enfant qui succombera à ses blessures quelques heures plus tard. Ses obsèques se déroulèrent le 16 octobre 1918, elle est inhumée, après une émouvante cérémonie, au cimetière de Monceau-sur-Sambre.

En 1956, la Fédération nationale des combattants de la section de Marchienne lui fait ériger une statue en bronze réalisée par le sculpteur Ernest Patris, rue A. Camus (anciennement rue Ferrer) à Monceau-sur-Sambre. Cette statue est placée devant l’école qu’Yvonne avait fréquentée pendant son enfance.

 La statue est dérobée en 2007 et remplacée par une réplique en résine réalisée par Fabrice Ortigni en 2010.