Médiation Sanctions Administratives Communales (SAC) & Décret délinquance environnementale
L a Médiation SAC permet à l’auteur d’une infraction au règlement communal de réparer ou d’indemniser le dommage causé ou d’apaiser le conflit. La Médiation environnementale permet quant à elle à l’auteur d’une infraction au règlement communal et/ou audit décret de réparer le dommage matériel ou moral causé (ex. dépôt clandestin).
Médiation Sanctions Administratives Communales (SAC)
La médiation dans le cadre des Sanctions Administratives Communales (S.A.C) permet à l’auteur d’une infraction au règlement communal et à la victime de discuter et de trouver un moyen de réparer le dommage matériel ou moral causé.
Les parties cherchent une solution au travers de l’intervention d’un médiateur.
Celle-ci est légalement définie comme une mesure permettant au contrevenant, grâce à l’intervention d’un médiateur, de réparer ou d’indemniser le dommage causé ou d’apaiser le conflit (Article 4 §2 2° de la loi sur les sanctions administratives communales du 24 juin 2013).
Procédure
Le Fonctionnaire sanctionnateur communal peut proposer la médiation au contrevenant majeur. La proposition de médiation est obligatoire pour les mineurs âgés d’au moins 14 ans au moment des faits. A cet effet, il transmet le Procès-Verbal ou le Constat au médiateur qui se chargera de la proposition et de la suite de la procédure.
A la fin de la médiation, le médiateur transmet un bref rapport d’évaluation au fonctionnaire sanctionnateur précisant l’une des trois mentions suivantes :
- La médiation a été refusée
- La médiation s’est conclue par un échec
- La médiation a abouti à un accord.
Lorsque la médiation aboutit favorablement, aucune amende ne peut être infligée pour les faits concernés.
En cas de refus ou d’échec de la médiation, le fonctionnaire sanctionnateur pourra appliquer la sanction administrative prévue.
Médiation – Décret délinquance environnementale
La médiation dans le cadre du Décret délinquance environnementale permet à l’auteur d’une infraction au règlement communal et/ou audit Décret (tel qu’un dépôt clandestin) et à la victime de discuter et de trouver un moyen de réparer le dommage matériel ou moral causé. Les parties cherchent une solution avec l’intervention d’un médiateur.
Celle-ci est définie comme une mesure éducationnelle et réparatrice permettant au contrevenant, grâce à l’intervention d’un médiateur, de mettre en place des mesures correctrices, de réparation ou d’indemnisation, ou une prestation citoyenne… (Article D.202 §1er al4 du décret délinquance environnementale du 6 mai 2019).
Procédure
Le Fonctionnaire sanctionnateur (provincial ou régional) informe le contrevenant de la possibilité de recourir à la médiation, lui communique les coordonnées du médiateur désigné et transmet le dossier complet. Le médiateur présente alors la procédure au contrevenant et recueille son accord.
En cas d’acceptation, une décision formelle est prise et notifiée aux parties. Le cas échéant, le médiateur reçoit les objectifs à atteindre de la part du fonctionnaire sanctionnateur et organise les échanges de façon confidentielle avec le contrevenant, les victimes éventuelles et les parties concernées, afin de rechercher un accord satisfaisant pour tous.
Lorsque le(s) accord(s) est/sont conclu(s), il est/sont formalisé(s) dans une convention soumise au fonctionnaire sanctionnateur pour homologation. Suite à cette homologation, le(s) accord(s) peut/peuvent être exécuté(s). En cas de parfaite exécution du/des accord(s), l’homologation met fin à la procédure et permet au contrevenant d’éviter l’amende administrative.
En cas de refus, d’échec de la médiation ou de non-respect de la convention, le Fonctionnaire sanctionnateur peut alors appliquer les sanctions prévues.
Concrètement
Dans les deux situations, un Médiateur qualifié, neutre, indépendant et impartial installe un cadre de dialogue et facilite l’émergence d’une solution négociée. La procédure légale est également expliquée, discutée et rappelée. La médiation est un processus volontaire, gratuit, rapide et totalement confidentiel.
Ces médiations s’inscrivent dans la volonté communale de privilégier des solutions réparatrices, éducatives et adaptées aux situations telles que des prestations citoyennes au bénéfice de l’administration. L’objet de ces médiations est toujours de responsabiliser et de conscientiser un citoyen auteur d’une infraction administrative (un contrevenant) à la norme enfreinte.
Foire aux questions (FAQ)
On répond à vos questions
L’auteur de l’infraction au règlement de police : la personne majeure ou mineur âgée de 14 ans ou plus au moment des faits.
La victime : la Ville ou une personne privée (particulier ou personne morale).
La médiation permet aux parties de pouvoir agir directement sur leur conflit. Elle leur donne l’occasion de s’exprimer librement sur les faits et leurs conséquences.
La solution au conflit n’est pas imposée. L’auteur des faits peut expliquer son acte, prendre ses responsabilités vis-à-vis de la victime et reçoit l’opportunité de réparer le dommage qu’il a causé.
La médiation permet aussi à la victime d’être prise en considération. Elle reçoit une réponse aux questions qu’elle se pose et elle obtient une réparation rapide de son dommage matériel ou moral.
Pour les mineurs de 14 à 18 ans, la médiation a pour objectif d’apporter une réponse adaptée dès les premières incivilités réalisées et ce, afin d’empêcher l’escalade et d’autres faits plus répréhensibles. La médiation favorise la prise de responsabilité et évite l’intervention systématique des parents dans le paiement de l’amende.
Vous avez reçu un courrier d’un Fonctionnaire sanctionnateur et souhaitez demander une médiation ?
Deux conditions sont nécessaires :
- Reconnaître les faits reprochés.
- Introduire la demande auprès du Fonctionnaire sanctionnateur. Il prendra alors la décision de renvoyer ou non votre dossier vers le médiateur.
Retrouvez la liste des sanctions visées : ici
