Compte rendu 26/03/2007

Compte rendu de la séance du Conseil communal du 26 mars 2007


Des mesures controversées…
C’est sans surprise que les points de l’ordre du jour qui donnèrent lieu au plus de discussion furent l’ordonnance de police quant à la vente et à la consommation d’alcool sur la voie publique et le règlement communal sur les night-shops et bureaux privés de télécommunication. Annonçant que son groupe voterait contre, Anne Cattiez  (Ecolo) qualifia la première mesure de « hypocrite, inique et inacceptable », orientée vers les marginaux et sdf. La rue renforce les assuétudes et la Ville ne dispose pas de structure pour prendre en charge l’alcoolisme. Pour la Conseillère, il s’agit d’une mesure brouillonne, mal préparée, incohérente alors que l’image de Charleroi devrait passer par une image de cohésion sociale. Anne-Marie Bouckaert (PS) décrivit cette ordonnance comme un maillon législatif qui manquait à la police pour faire suivre un mode de conduite applicable en société et dont le but est d’améliorer la sécurité objective, le sentiment d’insécurité, la propreté, la qualité de vie. La Conseillère rappela les nombreuses dispositions qui existent dans la lutte contre les assuétudes avant de souligner que cette ordonnance constituerait un outil positif pour Charleroi et que la Ville devait prendre ses responsabilités. Etienne Knoops (MR) s’exprima en faveur de l’application de cette ordonnance en appelant à la vigilance nécessaire de la police. Une mesure qui doit cependant être appliquée avec modération car Charleroi doit rester une ville agréable et festive. Il souligna sa confiance au Bourgmestre quant aux dérogations accordées. Le Bourgmestre Léon Casaert souligna que toute personne au comportement agressif après une consommation d’alcool représente une menace pour la ville, ses citoyens et ses visiteurs. Il félicita tous ceux qui ont travaillé à la conception de cette ordonnance. Le Bourgmestre expliqua également que la propreté, le civisme devaient s’apprendre à la maison et à l’école, et que la compréhension du civisme constituait une question importante.

Au sujet du règlement sur les night-shops,  annonçant que son groupe voterait contre, Luc Parmentier (Ecolo) exprima ses doutes quant à ce que la première métropole wallonne arrête de vivre la nuit, avec la fermeture des cafés à 1 h et celle des night-shops à minuit. Pour le Conseiller, il faut savoir vivre avec son temps et des gens vivent et travaillent la nuit à Charleroi. Il faut pouvoir encadrer la vie nocturne pour qu’elle soit harmonieuse. Or, à terme, cette mesure entraînera la disparition des night-shops. Latifa Gahouchi (PS) remercia ceux qui travaillé sur ce règlement qui n’est pas négatif et devrait permettre, au contraire, une véritable reconnaissance de la plupart de ces commerces, soulignant qu’au Canada on les appelle « dépanneurs », ce qui veut tout dire…
Serdar Kilic (PS) expliqua que les commerces de nuit sont plus souvent victimes de l’insécurité qu’ils n’en sont la cause et que cette mesure les visant sans distinction les pénaliserait. Le Conseiller annonça son abstention quant au vote de ce point. Suite à une interpellation d’Anne Cattiez (Ecolo) dressant un tableau fort sombre des conditions de travail du Service Incendie, le Bourgmestre Léon Casaert fit, en quelque sorte, le point sur l’évolution du service et présenta une longue nomenclature de son matériel. Les premières esquisses de la future caserne des pompiers devaient être présentées le 18 avril à la Région wallonne. Le matériel endommagé suite à une intervention est immédiatement remplacé quand nécessaire. Au sujet des véhicules, une circulaire ministérielle impose de maintenir en service les véhicules lourds au moins 15 ans et de 20 à 25 ans pour les véhicules de missions spéciales. Deux nouvelles autopompes devraient être livrées au cours du second semestre 2007. Deux camions citernes ont été mis en service l’an dernier et le programme d’acquisition porte sur un 3e véhicule de ce type. Jean-Claude Finet (MR) interpella l’Echevin de l’Urbanisme Eric Massin (PS) quant à un lotissement contenant un puits de mine à Mont-sur-Marchienne et aux précautions prises avant de délivrer le permis de lotir.  Si, dans ce cas précis, le service de l’Urbanisme ne pouvait être averti de la présence de ce puits, il a, pour l’avenir sollicité la Direction des Ressources du Sous-sol pour disposer de sa cartographie des puits de mine. A défaut, le Collège pourrait toujours demander systématiquement l’avis de cette Direction dans tous les dossiers de construction, mais cette démarche pourrait allonger le temps d’obtention à l’heure où de nombreux demandeurs se plaignent déjà des délais… Dans le cas cité, la DPA a demandé à l’entrepreneur et propriétaire d’effectuer les recherches pour dégager le puits d’extraction et procéder à la sécurisation des deux puits par remblayage et dalle en béton armé. Elle subordonne également les travaux à une étude géotechnique et demande à la Ville de soumettre à son avis les demandes de permis situées dans un rayon de 25 m de l’axe des deux puits.

Eric Massin (PS) apporta également les éclaircissements demandés par Erica Hélin (Indépendante) quant à la problématique des graffitis.  L’Echevin a clairement dissocié le Graffiti, forme artistique mise en valeur par les festivals Urban Dream et le tag, acte délinquant. Pour ce dernier, la Ville, en collaboration avec les instances du tribunal, a voulu que les tagueurs fassent l’objet de peines d’intérêt collectif comprenant le nettoyage des tags.  L’Echevin Eric Massin (PS) répondit également à une question d’actualité de Fabienne Janot-Manandise (CdH) au sujet de l’installation d’un pylône de mobilophonie à la rue Janson à Marcinelle. Notons que le comité de riverains, présent dans la salle du Conseil, avait remis au Bourgmestre, en début de séance, une pétition contre cette installation. L’Echevin de l’Environnement Philippe Sonnet (MR) répondit, pour sa part, à une question d’actualité de Mohamed Fekrioui (CdH) quant à la présence d’un important dépôt d’immondices entre la rue Spinois et la rue de la Neuville à Montignies-sur-Sambre.